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[RP] Pension Garnier à Saint-Denis
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Joris.de.Florensac
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MessagePosté le: 17/02/2017, 19:51    Sujet du message: [RP] Pension Garnier à Saint-Denis Répondre en citant

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La Pension Garnier à Saint-Denis  



Pendant une heure environ, Joris s’aérait la tête en s’évadant de cette contrainte forcée qui devrait lui pourrir la vie pour un certain temps et de ses sombres pensées contre cette petite peste d’Anastasie. Mais cela fut de courte durée quand malheureusement, il se sentait obligé de poser pied à terre devant la dites Pension Garnier qui avait pignon sur rue. Lui-même, il prenait le temps de regarder l’endroit pour s’en faire une idée précise. La façade de l’immeuble, monté sur quatre étages, semblait bien entretenue et des rideaux aux couleurs chatoyantes ornaient toutes les fenêtres de celle-ci, côté rue. Il frappa fortement avec le heurtoir en forme de main prévu à cet effet sur la porte cochère de l’établissement. Un homme au visage fermé venait de passer la tête par l’entrebâillement du portillon.

Oui, c’est pourquoi ?

Etrange accueil que celui-ci, se disait-il ?

Bonjour, je suis Joris de Florensac et je suis attendu par Madame Garnier au sujet d’un appartement. Si vous voulez bien m’y conduire, je vous en serais gré.

Cela suffisait comme explication car vu l’intéressement qu’il manifestait, il n’avait point besoin d’en savoir plus. L’homme hocha la tête en guise de réponse et ouvrit la grande porte. Joris entra avec Cyrus à l’intérieur d’une grande cour où trônait en son centre un bassin surmonté d'une fontaine. Dans un grognement presque inaudible, l’homme lui fit signe aussi que les écuries étaient à sa gauche et que le bureau de la maîtresse des lieux était à sa droite. Il remercia l’homme en laissant pour le moment Cyrus dans la cour, puis il s’empressa de toquer à sa porte.



Madame Garnier


Je vous en prie, prenez la peine d’entrer !

Il ouvrit la porte sur une dame au visage doux et avenant qui s’était levée de son siège pour l’accueillir. L’accueil fut chaleureux malgré les non présentations d’usage et avec un charmant sourire, elle lui fit signe de prendre place dans l’un des deux confortables fauteuils en cuir qui faisaient face à son bureau.

- Mes hommages, Madame ! Je suis Joris de Florensac et je viens de la part de Maître Froissard.

- Monsieur De Florensac, je suis au courant de votre arrivée par Maître Froissard qui est d’ailleurs mon notaire et un grand ami de longue date. Il m’a parlé également de Mademoiselle Lévis-Mirepoix et de l’affaire de succession qui vous incombe.

Jeune homme, n’ayez aucunes inquiétudes, Maître Froissard m’a mis au fait de la situation et des circonstances actuelles et à venir. Demain matin, je verrais tout cela avec vous et vous pourrez voir que par la suite, je peux faire preuve d’un esprit conciliant si le besoin s’en faisait ressentir.


- Je ne sais que dire, Madame, à part de grands remerciements pour votre générosité et votre gentillesse. Sachez, Madame que je vous suis et serais éternellement reconnaissant pour tout ce que vous ferez pour nous.

- Plus tard, Monsieur De Florensac, nous verrons cela plus tard, l’important pour le moment est de savoir si l’appartement que je vous propose vous convient à vous et à la demoiselle et d’ailleurs, je suis surprise de ne point la voir.

- Euh ! Ah ! Oui ! Veuillez pardonner l'absence momentanée de Mademoiselle Lévis-Mirepoix. Elle est allée récupérer ses affaires au couvent d’Abbecourt et je pense qu’elle ne va pas tarder à arriver.


Il regarda la pendule murale qui lui faisait face et qui ornait le mur derrière son bureau. Il faisait vite le décompte et s’apercevait que plus de deux heures trente de temps était tout de même long pour aller chercher quelques bagages. La voix douce de la dame le sortit de ses pensées tout en faisant mine de se lever de son fauteuil.

Je vais moi-même vous accompagner, il se trouve au deuxième étage… Si vous vouliez bien me suivre, Monsieur de Florensac !

Ce qui découvrit en entrant dans l’appartement ne lui plaisait qu’à demi. La grande salle à vivre était propre, sobre et coquette à la fois mais bien ajourée par une porte fenêtre exposée côté rue, donnant sur un petit balcon et une grande fenêtre, côté cour. Jusque là rien à redire à par que dans la seule, l’unique et principale pièce, il y avait qu’un lit à baldaquin qui trônait dans un coin de celle-ci avec un grand paravent et une coiffeuse. Il regarda autour de lui et fut légèrement soulagé de voir un sofa entre deux fauteuils contre l’autre côté du mur qui se trouvait à proximité d'une cheminée et d’un petit secrétaire. Puis son regard se posa en son centre dans lequel une table ronde et quatre chaises prenaient appui sur un large tapis rond de sol, lui-même sur un parquet qui venait d’être refait récemment. Elle regarda Joris avec un large sourire et ne donnant pas son avis sur la chose afin de ne point l’embarrasser, il se contenta de lui rendre simplement son sourire.

- Alors, Monsieur De Florensac, qu’en pensez-vous ? Est-ce qu’il répond à vos attentes ? Bien sûr, j’ai fait en sorte de vous trouver un appartement approprié à votre budget du moment.

- Oui, l’appartement me convient et je ne vous remercierai pas assez pour votre compréhension et votre amabilité, Madame Garnier.

- Bien ! bien ! Je vous laisse vous installer ! Vous trouverez une salle d’eau avec baignoire dans le couloir ainsi qu’un coin d’aisance. Je vous laisse les clés sur le petit guéridon et si vous avez besoin de quelque chose, n’hésitez pas à venir me voir.

- Merci, Madame, je n’y manquerai pas.


Et le voilà encore plongé dans ses pensées. Lui, il s’en arrangerait bien de l’appartement mais comment la petite peste va-elle réagir ? Il descendit dans la cour pour récupérer sa malle et la monta puis il redescendit prendre « Cyrus » afin de le guider aux écuries de la pension puis prenait un fiacre pour le couvent d’Abbecourt car il était quasiment certain qu’elle s’y trouvait.

Topic déplacé à la demande du joueur afin que la localisation IG de son personnage soit la même sur le Forum.
Khan le 23.03.2017

  

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Dernière édition par Joris.de.Florensac le 23/03/2017, 11:29; édité 1 fois
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Anastasie Lévis-Mirepoix
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MessagePosté le: 08/03/2017, 10:36    Sujet du message: [RP] Pension Garnier à Saint-Denis Répondre en citant

[suite]

Anastasie marque un long moment d'hésitation avant de franchir la porte d'entrée de sa nouvelle prison. Quelques larmes coulent sur ses joues car elle sent bien que les portes de l'espoir se referment sur elle pour longtemps tandis que celle de son nouveau lieu de vie va s'ouvrir pour la voir à la merci d'un homme dont elle ignorait tout il y a seulement quelques heures. Que va être son existence à compter de maintenant ? Devoir s'en remettre à ce Monsieur de Florensac pour régenter sa vie qui commence à peine ? Elle renifle une ou deux fois, respire à pleins poumons pour se donner le courage qui lui manque et se décide à entrer.
Elle découvre une pièce d'accueil bien tenue et très propre. C'est toujours çà, au moins il semble qu'elle ne vivra pas dans un bouge.

Elle parcourt la pièce du regard et avise une petite plaque fixée sur une porte : "Cuisine". Un simple mot qui raisonne non pas dans sa tête mais droit du côté de son estomac qui gargouille depuis quelques heures. Sans réfléchir, elle se dirige vers cette porte miraculeuse et la pousse sans hésiter.  De subtiles odeurs de plat mijoté lui monte aux narines et sans plus réfléchir, elle pose épée et sac de voyage et se place devant un comptoir sur lequel sont disposés du pain, du jambon et une belle coupe de fruits. Affamée, elle rompt un gros morceau de pain dans lequel elle croque goulument, elle cherche un couteau qu'elle trouve accroché au-dessus du plan d'eau et s'empresse de découper une large tranche de jambon dans lequel elle mord sans prendre le temps de l'étaler sur son pain. Par Épicure ce qu'elle avait faim ! Elle dévore pain, jambon et s'attaque à présent à une pomme juteuse à souhait. Hélas pour elle, elle ne peut croquer dedans avec délice qu'une seule fois. Monsieur de Florensac suivi de Madame Garnier viennent de faire leur entrée et la regardent avec des yeux atterrés. Ce n'est pas le moment pour elle de se laisser décontenancer par ces quatre yeux réprobateurs.


- Quoi ? Moi quand j'ai faim : je mange !

Bouche pleine, elle ose de nouveau défier son tuteur en mastiquant bruyamment pour l'agacer. Madame Garnier quant à elle regarde Monsieur de Florensac ne sachant comment réagir.

- Comme çà sent bon ici ! Quel est le plat du jour ? J'en veux bien une belle assiette !

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Joris.de.Florensac
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MessagePosté le: 09/03/2017, 19:44    Sujet du message: [RP] Pension Garnier à Saint-Denis Répondre en citant

Un large sourire sur ses lèvres lorsqu’elle lui rétorqua qu’il était son tuteur.

Désolé de vous le rappeler à chaque fois puisque vous avez tendance à grandement l’oublier.

A son grand soulagement, elle joua le jeu devant la dame. Sentant sa main dans la sienne, il avait qu’une seule envie, celle de la tirer fortement vers lui puis de la laisser choir entre le marchepied et le trottoir pour qu’elle se prenne les pieds dans le caniveau nauséabonde où on y trouvait des choses qui provoquaient le dégoût voire même la répulsion afin de lui donner une bonne leçon de savoir-vivre.

Cependant, il ferma les yeux de peur d’entendre ce qu’il ne fallait pas au moment où elle s’adressa à Dame Garnier. Le bonjour y était mais ce qui suivait n’était point encourageant pour la dame ni pour la suite à venir. Puis il ouvrit les yeux pour être un des deux témoins d’une parodie enfantine. La honte pour cette gamine immature le fit rougir jusqu’aux oreilles. Elle avait osé lui tirer la langue devant la dame pour voir comment il réagirait devant elle. Il resta silencieux tout en regardant Dame Garnier avec un timide sourire.

Bon, le plus dur restait à venir. Hésitante, la petite peste resta un long moment devant la porte de l’appartement avant de se décider à y entrer et comme un déclic, elle fonça tête baissée vers la cuisine dans laquelle, il y avait de quoi se sustenter. Une bonne odeur de plat mijoté se dégageait de la pièce, surpris, il interrogea du regard la maîtresse des lieux tout en traversant la pièce pour accéder à la cuisine.


- J’ai voulu vous faire une petite surprise et considérez cet encas comme un cadeau de bienvenue.
Pour tout vous dire, avant de prendre la gérance de la pension, avec mon époux, nous tenions une auberge qui faisait aussi relais de poste. Mon époux étant un excellent cuisinier, nous avons voulu garder cette tradition même au sein de la pension.
Vous avez pour cela, une salle à manger qui est située au rez-de-chaussée où chaque jour, trois repas sont servis aux pensionnaires, matin, midi et soir. Bien sûr, vous avez également l’entière liberté de faire votre propre cuisine et de manger dans votre appartement.


- Maintenant, je comprends mieux et je n’ai plus qu’à vous remercier, votre époux et vous, de ce geste de gentillesse et de générosité.


Arrivés tous les deux dans l’embrasure de la porte, la terreur avait fait déjà son œuvre. Tous deux consternés par ce qui se passait, elle trouva encore à rétorquer avec la bouche pleine, contente et fière d’elle. Mais combien avait-elle d’âge mental pour se comporter de la sorte ?

Il se mordait la lèvre inférieure pour ne point avoir la tentation de la prendre sur ses genoux et de la fesser devant la dame. Il savait qu’elle le provoquait en mastiquant fort une pomme sans aucunes retenues. Il planta son regard noir dans le sien tout en se disant que si elle avait été à la place de la pomme, il l’aurait mangé avec délectation.


- Veuillez, je vous prie, l’excuser, Madame Garnier ! C’est probablement dû la fatigue et la faim et que demain, cela ira mieux après une bonne nuit de repos.

- Bien sûr, Monsieur De Florensac, je comprends fort bien et pour vous répondre, Mademoiselle, le plat du jour est un navarin d’agneau accompagné de légumes.


Cela tombait radicalement au point car il avait fringale et il était plus que l’heure de manger.

Un navarin d’agneau ? Vous nous avez gâtés, Madame Garnier !

Elle acquiesça de la tête avec un large sourire lumineux qui éclairait son visage avant qu’elle ne quittât l’appartement.

Bien, je vais vous laisser manger et finir de vous installer. Monsieur De Florensac, nous nous revoyons demain matin en mon bureau pour faire le point et si vous avez besoin de quoi que soit, n’hésitez point à me demander ou à venir me voir.

Dame Garnier sortait de l’appartement en refermant la porte derrière elle, les laissant seuls. Avant qu’elle ne prenne la parole pour lui jeter encore son venin à la figure, il la devança en lui lançant.

Arrêtez de vous goinfrer et ayez tant soit peu l’obligeance de regarder pour une fois la réalité en face. Vous avez dû sans doute remarquer qu’il n’y a qu’un lit pour deux et pas de salle d’eau ni de coin d’aisance dans l’appartement même, à part un pot de chambre caché derrière le paravent.

Bien, ceci dit, vous trouverez ce qui manque ici dans le couloir. Baignoire à disposition deux portes à gauche après la nôtre et pour l’évacuation de la tuyauterie, c’est au fond du couloir.

Donc, j’aimerais savoir quelles sont vos dispositions afin que je puisse prendre les miennes.

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Anastasie Lévis-Mirepoix
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MessagePosté le: 22/03/2017, 13:17    Sujet du message: [RP] Pension Garnier à Saint-Denis Répondre en citant

Prise la main dans le sac, ou plus exactement la pomme en bouche,  Anastasie n'a plus qu'à avaler à la va-vite son morceau de fruit. Décidément, ce Monsieur de Florensac ne la laissera jamais en paix pas même pour se restaurer. La jeune fille assiste, impassible, aux échanges entre son tuteur et la patronne des lieux. Une bien brave femme, elle ne peut pas dire le contraire. Elle lui adresse un petit sourire reconnaissant, çà lui arrive de temps en temps, tandis qu'elle foudroie du regard celui qui est son empêcheur de tourner rond. Quoi qu'en pense son tuteur, elle ne compte pas attendre pour se servir une pleine assiette de navarin d'agneau. Il faut dire que ce met cuisiné est bien loin de ce qu'on pouvait lui servir au couvent où les plats n'étaient là que pour remplir les ventres sans songer à satisfaire les papilles par quelques épices savamment dosées.

Nonchalamment, comme si tout était normal,  elle se dirige vers le vaisselier et en retire deux assiettes ainsi que des couverts qu'elle dispose sur le comptoir de la cuisine. Elle charge son assiette plutôt copieusement et va même jusqu'à servir celle destinée à Joris. Qu'il ne compte pas qu'elle l'attende pour enfourner une belle bouchée de ce plat qui sent si bon et qui s'avère être fort appétissant. La bouche pleine et pour continuer d'agacer son tuteur, elle salue Madame Garnier sur le départ en mastiquant bruyamment.


- Hum ché délichieux Madame. Au revoir.

Madame Garnier lui adresse un sourire mi-figue mi-raisin, certainement outrée par ce qu'elle voit et entend de la part de la jeune fille, puis, elle quitte le petit appartement. C'est à ce moment précis qu'Anastasie réalise qu'à compter de maintenant, elle va devoir supporter celui qui se tient debout face à elle et qui la dévisage comme si elle sortait tout droit d'un cirque. L'appétit lui en serait presque coupé tant ce constat l'effraie.

- Vous devriez manger tant que c'est chaud. Ne comptez pas sur moi pour vous réchauffer votre assiette.

Une seconde bouchée est enfournée mais avec moins de hâte cette fois ci puisque Joris la prend à partie pour lui révéler ce qu'elle n'avait pas décelé en entrant dans l'appartement. Son regard se porte vers la chambrette où en effet, un seul grand lit est disposé à l'opposé de la fenêtre. Immédiatement, Anastasie lâche sa fourchette et s'avance vers cette unique pièce de vie. Elle reste un long moment plantée dans l'encadrement de la porte sans pouvoir dire un mot. Il doit y avoir une erreur à moins que ce ne soit une sale blague que souhaite lui jouer ce monstre. Comment peut-on vivre de la sorte, dans un espace si petit et avec un seul lit alors qu'il y a deux locataires !

- Je n'apprécie pas votre humour Monsieur de Florensac. Vous savez fort bien qu'un homme et une femme ne peuvent pas dormir dans le même lit ! Alors vous allez faire ce qu'il faut pour que Madame Garnier nous trouve un appartement avec deux chambres. Et ... séparées les chambres !

Anastasie s'avance de quelques petits pas dans cette chambre où il est question de la faire vivre sans s’imaginer une seule seconde -personne ne lui a jamais enseigné les relations possibles entre un homme et une femme-  qu'un grand lit peut accueillir bien des plaisirs et des embrasements entre un homme et une femme . Dire qu'elle est horrifiée est encore bien loin de tout ce qui défile en horreurs dans sa petite tête en ébullition. Entre autre horreur qui lui vient en tête présentement est celle consistant à devoir partager sa couche avec cet étranger. Plutôt mourir. Son regard se pose alors sur un sofa dans la partie salon de la pièce. C'est un petit sofa et aussi bien Joris, qu'Anastasie, sont de bonne taille. Autant dire qu'imaginer y dormir relève de l'exploit. Elle doit trouver comment se sortir de ce guet-apens. Son index pointe le sofa en question et avec un ton se voulant aussi ferme que possible elle donne son avis sur ce qui s'offre à eux comme possibilité.

- Ce sofa sera parfait pour vous accueillir pour la nuit. Si vous ne voulez pas y dormir toutes les nuits, il ne vous reste plus qu'à régler cela avec Madame Garnier.

Plutôt satisfaite de cette bonne résolution, elle retourne dans la cuisine et avale deux grosses bouchées de navarin, l'une après l'autre, avec appétit.

- Vous vouliez connaître mes dispositions. Vous les connaissez à présent.
 Oh ! Et j'ajoute : si cela ne vous convient pas alors retournez voir le notaire et dites-lui que vous ne souhaitez plus être mon tuteur. Chacun retrouvera sa vie d'avant et les vaches seront bien gardées.


Une troisième grosse bouchée de navarin est enfournée avec un sourire narquois adressé à Joris  en prime. Anastasie se sent sûre d'elle et pense avoir eu le dernier mot. Comment pourrait-il en être autrement ?






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Joris.de.Florensac
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MessagePosté le: 25/03/2017, 17:10    Sujet du message: [RP] Pension Garnier à Saint-Denis Répondre en citant

L’essentiel était dit et la question posée. Malgré qu’il était attiré irrésistiblement vers l’assiette servie, fumante et alléchante, il ne bougea pas et frotta nerveusement sa main sur une barde de trois jours soigneusement taillée comme s’il voulait effacer cette journée plus qu’éprouvante, attendant une réponse de sa part tout en sachant qu’elle ne cesserait jamais de mastiquer bruyamment.

Aux phrases s’était substitué un instant de silence et même ses mâchoires avaient respecté cela afin de bien cadrer la situation qui se présentait à ses yeux. Et comme il s’y attendait, le couperet tomba tranchant et décisif. La terreur avait fait son choix, tout pour elle et rien pour les autres. Il n’avait plus qu’à s’incliner et avec un sourire jaune, il lui rétorqua.


Quel humour ? Invraisemblablement, je crois bien que vous oubliez que nous sommes dans une situation financière qui ne nous permet pas pour le moment d’avoir une mode de vie extravagante. Un appartement avec deux chambres serait trop onéreux pour notre bourse. Cela pourrait être envisageable plus tard après avoir trouvé un travail et une certaine stabilité financière.

Il détailla le sofa un peu trop petit pour sa haute et imposante stature puis son regard se reposa sur la petite peste, le menton haut, un sourire narquois sur ses lèvres. Comment aurait-il pu imaginer que cette petite gourde allait partager le lit au moins pour dormir ce soir et non pour la bagatelle ? Plutôt se pendre que de la tenir dans ses bras.

Très bien, votre décision est prise, je me contenterais donc du sofa pour cette nuit et demain, je verrai avec Madame Garnier si je peux changer celui-ci par un plus grand ou un lit de camp.

Il riait encore à ses dernières paroles pleines de méchancetés tout en s’approchant de son assiette pour y déguster l’excellent navarin d’agneau.

Ben voyons ! Cela vous arrangerait, hein !

Puis il avala un grand verre d’eau avant de croquer avidement dans une grosse pomme juteuse. Il laissa un instant son fruit sur la petite table pour la jauger des pieds à la tête tout en esquissant un petit sourire moqueur sur les lèvres.

Demain matin à la première heure, je dois me rendre à la mairie de la commune puis à Paris, donc, ne m'attendez pas pour le repas de midi car je serais absent toute une grande partie de la journée. Que comptez-vous faire de la vôtre ?

Mais avant que vous ne répondiez effrontément, laissez-moi vous dire une chose importante que vous avez l’air de ne point vous en souciez et dites-vous que la vie oisive du couvent est vraiment terminée et que vous devez vous comporter comme une jeune femme mature de dix-neuf ans qui se prend par la main afin d’affronter les contraintes de la vie quotidienne comme d’assurer les tâches ménagères et de cuisiner.

Et il est grand temps pour vous de soulever vos manches et de vous mettre au travail et surtout d’apprendre à gérer convenablement et économiquement l’argent que je vous laisserais pour payer la nourriture afin d’avoir de quoi manger le midi et le soir à mon retour et les jours suivants et ceci dit en passant, je suis votre tuteur et le resterais jusqu’à votre majorité que cela vous plaise ou pas et vous verrez que plus tard, vous m’en remercierez.


Puis il grimaça en haussa un sourcil pour ajouter.

Et quant aux vaches, elles seront bien gardées du moment que vous ferez l’effort de vous salir les mains et de mettre votre insolence au placard... Sur ce, je vais aller me coucher car demain j’ai une rude journée qui m’attend.
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Anastasie Lévis-Mirepoix
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MessagePosté le: 26/03/2017, 11:02    Sujet du message: [RP] Pension Garnier à Saint-Denis Répondre en citant

Assommée. Voilà comment Anastasie se sent après la longue prise de parole de son tuteur. Ainsi donc, elle n'a plus aucune alternative que celle de devoir supporter cet homme. Elle regarde son assiette à présent vidée de son navarin d'agneau et ne sait plus quoi dire. Idéalement, elle devrait s'insurger, se rebeller contre tout ce qu'elle vient d'entendre et qui est bien loin de la satisfaire. Le tableau de sa nouvelle vie qui vient d'être brossé est absolument terrifiant. Cuisiner ? Faire du ménage ? Et puis quoi encore ? Lui cirer les bottes avant son départ chaque matin ? Cet homme déraisonne et çà, elle doit le lui dire.

- Cuisiner et faire du ménage ? Non mais vous perdez la tête ! Me prendriez-vous, par hasard, pour votre bonne à tout faire ?

Un peu brusquement, elle repousse l'assiette qui est devant elle et regarde son tuteur.

- Père était à la tête d'une petite fortune et vous voudriez me priver de ce qui me revient et en plus me traiter comme une esclave. Ne comptez pas la-dessus, Monsieur.

Elle a bien conscience que tout ce qu'elle pourra dire dorénavant sera contré par ce monstre. Anastasie est dépitée, au bout du rouleau. Elle maudit son père d'avoir rendu l'âme sans avoir pris préalablement des dispositions plus réalistes et surtout plus justes. Elle sent que les larmes sont sur le point de jaillir et que sa colère décuple au long de ce qu'elle découvre de sa nouvelle vie à venir. Pour ce soir, s'en est assez pour Anastasie. Elle quitte la cuisine et va chercher dans son sac de voyage de quoi se vêtir pour la nuit après une bonne toilette dans ce que son tuteur appelle les "commodités". Devoir partager cet endroit avec des inconnus, l’écœure. Pourtant elle s'y dirige sans un mot et se débrouille comme elle peut puisque d'eau chaude elle n'a pu demander. Sa toilette se fait donc avec une eau glacée ce qui rajoute à sa colère. Même au couvent, elle pouvait avoir de l'eau chaude pour sa toilette du soir ! Si Anastasie se comporte souvent en garçon manqué surtout avec son maître d'arme, elle n'en reste pas moins très soucieuse de son hygiène corporelle.
En chemise de nuit, pieds nus, sa serviette de bain trempée, elle revient dans l'appartement et étend sa serviette sur le paravent qu'elle déplace devant le sofa où son tuteur repose à présent. Sans un regard pour lui mais en lui tirant la langue elle s'attelle à faire son lit où des draps propres sont déposés. Voilà encore un nouvel exercice pour elle : faire un lit. La pièce est fraîche pour ne pas dire glaciale. Doit-elle aussi se charger de raviver le poêle à bois ? Et puis quoi encore ! Pourtant, elle s'empresse d'y mettre deux bûches avant de souffler sa bougie et de se glisser dans son lit. Enfin, elle peut laisser couler ses larmes  et exprimer son chagrin et son incompréhension sur tout ce qui lui arrive en veillant à ne pas pas être entendue. Quelques soubresauts ébranlent son corps ...

Quelques heures plus tard, au cœur de la nuit.

Elle n'arrive pas à trouver le sommeil, l'inquiétude la gagne peu à peu. Plus que de l'inquiétude d'ailleurs, c'est la peur qui s'immisce en elle. La peur de cet avenir sombre et de ce qu'elle devra ou ne devra pas faire.
La jeune fille n'a personne à qui se confier, personne pour la réconforter. Sa vie est un immense trou noir et son avenir une multitude d'incertitudes. Elle se tourne et se retourne dans son lit et s'énerve de constater que son tuteur arrive à dormir comme un bébé. Comment peut-il être aussi serein dans son sommeil, lui qui vient de bouleverser la vie d'Anastasie ?  Sans un bruit, elle quitte son lit et s’approche du sofa. Joris dort paisiblement avec un très léger souffle qui rappelle qu'il est bien vivant. Ce souffle est si léger qu'on ne l'entend pas.

Anastasie hésite quelques secondes puis se décide à secouer son tuteur sans le ménager. Quelques légères tapes sur le buste, des draps qu'elle tire brusquement afin de le découvrir et elle se met à hurler :

- Comment voulez-vous que je dorme ! Vous ronflez comme un sonneur !

Dans son empressement à vouloir s'éloigner de la couche de son tuteur, Anastasie bute contre le paravent qui va s'échouer sur le sofa et sur ... Joris.

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Joris.de.Florensac
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MessagePosté le: 28/03/2017, 17:50    Sujet du message: [RP] Pension Garnier à Saint-Denis Répondre en citant

Heureux d’avoir touché une corde sensible, il lui répondait d’un air toujours moqueur.

Et oui, chère demoiselle, cela sera comme çà et pas autrement. Non pas pour vous rabaisser au simple statut de boniche mais comme une jeune personne de bonne famille qui se respecte et respecte les autres avec un certain savoir vivre que les bonnes Sœurs du couvent ont dû, sans doute, vous apprendre depuis toutes ces années passées en leur compagnie.

En êtes-vous capable ? Hum ! Laissez-moi vraiment en douter !


Il pouffa intérieurement en lui tourna le dos pour se diriger vers sa malle qu’il avait posée près du sofa tout en étant sûr et certain que ce coin lui avait été déjà prédestiné d’avance malgré son plein désintéressement aux mobiliers qui composaient la pièce. Il eut juste le temps de l’ouvrir qu’il se retourna vers sa protégée avec toujours cet air amusé qui ne le quittait plus

Une esclave ? Fichtre ! Vous y allez fort, il me semble. Mais, de toute façon, je n’attendais pas moins de vous.

Puis soudainement n'y tenant plus, Joris s’approcha et la dévisagea, l’air plus sombre accompagné d’une froideur inattendue.

Et arrêtez donc de dire des stupidités à tout bout de champ. Je pourrais vous raconter et vous faire croire bien d’autres choses qui n’ont aucun rapport avec la vérité de la situation qui nous incombe mais il se trouve que je suis un homme honnête, juste et droit et qui ne veut que votre bien-être. Je n’ai jamais été partisan de tel procédé à vouloir détrousser autrui comme vous savez outrageusement me le jeter à la figure. J’ai une mission à remplir et je l’honorerai jusqu’au bout.

Il faudra vous y faire, Mademoiselle Anastasie Lévis-Mirepoix, même si cela vous déplait.


Après cette petite démonstration de force, il garda tout de même un air embarrassé jusqu’à ce qui se couche et la seule chose qu’il voulait pour le moment avec ferveur était de s’allonger, de fermer les yeux et de dormir profondément et d’une traite jusqu’à demain matin pour ne plus l’entendre car il détestait se mettre en colère surtout après une femme.

A la lumière du chandelier posé sur le guéridon, il s’allongea sur le sofa tout en se recroquevillant sur lui-même et tira le drap et la couverture à lui. Après quelques minutes pour trouver une posture assez supportable pour le reste de la nuit, finalement, il s’endormit.

Lorsqu’au milieu de la nuit, il fut tiré de son profond sommeil avec perte et fracas. En rien de temps, il était la proie d’une agression physique et verbale et n’ayant pas eu le temps de savoir ce qui se passait vraiment qu’il empoigna fermement la forme qui l’agressait, prit le dessus et roula sur elle, le poing levé, prêt à frapper quand soudain, il écarquilla grand les yeux, étonné de voir le visage de la petite peste à quelques centimètres de son visage et de son poing.


Vous ? Mais que...

Subjugué par sa beauté, il resta un instant figé et son regard vert émeraude attiré comme un aimant, ne quittait pas ses lèvres. Il avait une envie irrésistible d’écraser ses lèvres sur les siennes au risque de se prendre une gifle mais la raison lui disait de ne point lui donner le plaisir de le faire. En fait, il était trop surpris pour être en colère de la voir si près et la sentir coller contre lui. Conscient de la rondeur ferme de ses seins plaqués contre son torse, un frisson lui parcourait le corps et c’était assez dur de ne point succomber à la tentation qui se présentait à lui mais bon, il n’était point homme à se jeter sur tout ce qui bouge comme elle s’était jetée sur lui sans aucunes retenues.

Il se redressa lestement la laissant allongée sur le sofa. Heureusement qu’il avait gardé sa chemise et son pantalon pour dormir puis il s’avança vers le guéridon pour regarder les aiguilles de sa montre à gousset, il était trois heures dix du matin. Il souleva les épaules et les yeux au ciel tout en soupirant profondément puis jambes écartées, les mains posées sur ses hanches, il se planta devant elle avec un sourire plus moqueur qu'amusé.


Mais qu’est ce que je vais bien pouvoir faire de vous ? Même la nuit, vous ne pouvez plus vous passer de moi et si vous vouliez partager le sofa, pourquoi ne l’avoir pas demandé avant, cela aurait bien évité des désagréments nocturnes. Moi, contrairement à vous, je me serais fait un plaisir de partager mon lit avec votre jolie et belle personne et ne me dites pas que je ronfle comme un sonneur car vous seriez la première femme à me le dire.

Malgré cette situation assez cavalière et cocasse, Joris lui tendit la main pour l’aider à se lever du sofa.

Si vous voulez bien regagner votre lit afin que je puisse continuer ma nuit encore quelques heures, je vous en serais fort gré !
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Anastasie Lévis-Mirepoix
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MessagePosté le: 29/03/2017, 12:14    Sujet du message: [RP] Pension Garnier à Saint-Denis Répondre en citant

- Euh ... oui ... c'est moi ... ahem ... Murmure-t-elle.

Pour être surprise : elle l'est. Anastasie est un peu comme l'arroseur arrosé. Outre ce paravent qui s'est échoué sur la couche de Joris, puis finalement sur le sol, elle-même s'est emmêlée les pieds et se retrouve tout bonnement à recouvrir de son corps celui de son tuteur. Une situation plus qu'embarrassante d'autant qu'avec quelques filtres de la lune et quelques réverbères encore allumés venant éclairer leur appartement, elle peut nettement voir le poing brandi sous son nez.  Il ne va tout de même pas lui coller un bourre-pif et l’assommer ? Son instinct lui recommande de ne plus bouger et d'attendre. Comme c'est gênant ! Des secondes qui deviennent des heures tant elle ne sait plus quelle attitude adopter. Ce grand rapprochement inattendu la trouble. Jamais encore elle n'a été aussi près du corps d'un homme. Elle en rougit mais grâce au ciel, ce monstre de tuteur ne le verra pas, du moins, elle l'espère bien. Il ne manquerait plus qu'il note son embarras pour le claironner haut et fort et se gausser d'être troublant aux yeux de la demoiselle. C'est à peine si elle ose respirer mais son regard sombre ne quitte pas celui émeraude. Une façon pour elle de lire ce qui peut bien passer par la tête de cet homme dans ce moment si particulier. Leurs souffles se mélangent et elle se garde bien de prononcer le moindre mot, préférant que cette prise de parole revienne à Joris. Elle est pourtant à l'origine de cette situation cocasse mais se défend de devoir en supporter le prix. Une simple chemise de nuit n'est pas franchement un rempart idéal pour se mesurer à son adversaire. D'ailleurs, elle commence à grelotter. Maudit poêle qui s'est déjà éteint ! Est-ce le froid de la pièce ? Est-ce le corps puissant et musclé de son tuteur qu'elle peut sentir à travers le fin tissu de sa tenue de nuit  ? Est-ce le trouble lié à cette position pas conforme du tout ? Les minutes ne sont plus des heures mais une éternité qui la voit toujours incapable de bouger ou de prononcer un mot.

Finalement, son tuteur se lève, l'abandonnant à sa condition de petite fille prise en faute. Elle se presse de se couvrir d'un drap tandis que Joris la dévisage avec un aire amusé ou moqueur, elle ne saurait dire. Moqueur, plus vraisemblablement surtout lorsqu'elle l'entend pérorer au sujet de ce sofa sur lequel elle se tient. Il ne manque pas d'air ! Elle note cependant le premier compliment qui lui est adressé entre deux horreurs. Mieux vaut qu'elle ne le relève pas. Ce doit être un piège qu'il lui tend pour tenter de la réduire au silence.

- Gnagnagna. Il n'y a rien à partager, Monsieur. Surtout pas avec ce ridicule sofa déjà trop petit pour vous.

 Au moins sait-elle reconnaître que ce sofa ne saurait convenir longtemps à Joris. Elle est amusée cependant par ce qu'il vient de lui dire. Voici la seconde fois de la journée qu'elle note l'humour de cet homme.

- Madame Garnier devrait vite trouver une solution pour que vos nuits soient plus confortables car si vous partagez, moi je ne compte pas partager le grand lit.

C'est plus fort qu'elle, il faut toujours qu'elle ait le dernier mot. Ou du moins, qu'elle pense l'avoir car elle ne connaît pas suffisamment cet homme pour savoir jusqu'où il pourrait aller pour lui tenir tête. Sans rechigner, elle en a assez fait pour ce soir, elle accepte la main offerte et se lève à son tour en veillant que le drap de cette couche l'enveloppe toute entière. Elle ne va pas insister et consentir à regagner son lit, il sera bien temps, dans quelques heures, de se manifester de nouveau pour faire comprendre à Joris que s'il compte mener sa mission de tuteur jusqu'à sa majorité, elle ne lui facilitera pas la tâche.

- Bonne nuit, Monsieur.

En courant presque, elle retourne se coucher et depuis son lit, lance en direction de Joris le drap subtilisé sur son sofa.

Le lendemain matin

Finalement, elle a pu dormir un peu bien qu'elle se soit réveillée plusieurs fois en se demandant où elle était. Ce nouvel appartement, ce nouveau lit, ces nouveaux bruits, tout contribue à la déstabiliser et à la faire se sentir perdue. Elle entend que Joris s'agite dans l'appartement et cela la ramène très vite à sa condition de jeune fille orpheline, dépendante d'un inconnu. Elle en pleurerait. Une nouvelle journée commence sans qu'elle sache comment elle occupera son temps. Pas question de cuisiner ou de nettoyer. et encore moins de lambiner dans cet espace réduit. Mais alors ? Que va-t-elle bien pouvoir faire ? Ici, elle ne recevra plus de leçons de la part de ses préceptrices et elle doit avouer que cela va lui manquer, elle qui est curieuse de tout et plutôt très intelligente et instruite. Et ses leçons d'escrime ! Comment va-t-elle pouvoir améliorer son jeu ? Pas question que çà aussi lui soit retiré. Voilà, elle vient de trouver comment occuper son temps. Quand son tuteur partira, elle ira rejoindre son Maître d'arme et trouvera le moyen de le faire patienter pour qu'il soit payé de ses heures de cours. En attendant, pas question de sortir de son lit avant que Joris ne quitte l'appartement. Elle remonte son drap jusque sous son nez, regarde son tuteur qui s'apprête, sans doute pour cette fameuse journée à Paris dont il lui a parlé la veille. Innocemment et pour l'endormir sur ce qu'elle compte faire, elle demande :

- J'ai besoin d'un peu de liquidité si vous voulez dîner ce soir.

Elle achètera deux pommes sur un marché, du pain et l'affaire sera réglée. C'est plutôt confiante qu'elle attend que Joris lui dépose cet argent avant de partir affronter sa journée.

- Oh ! Et il faut aussi que je fasse livrer du bois, il fait un froid de canard ici. Donc, hum ... prévoyez large, Monsieur.

Elle se réjouit d'avance de ce dîner à venir et du bon tour qu'elle compte jouer aujourd’hui.



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MessagePosté le: 01/04/2017, 18:07    Sujet du message: [RP] Pension Garnier à Saint-Denis Répondre en citant

En êtes-vous certaine ? Alors comme ça, il n’y a rien à partager parce que d’après vous ce serait la faute à l’étroitesse de ce pauvre sofa. J’espère que vous n’êtes pas trop étriquée dans le confort du vôtre et que vous pourrez bien dormir sur vos deux oreilles tout en vous donnant bonne conscience et sans vous en formalisez pour autant.

Etonné de sa docilité en prenant sa main, Joris l’aida à se lever du sofa pour qu’elle puisse réintégrer son lit derrière le paravent en espérant vivement qu’elle se taise et qu’elle ne bouge plus le restant de la nuit. Sans gêne, elle récupéra le drap de Joris dans lequel elle s’était enroulée pour aller jusqu’à son lit. Tant pis, malgré la froideur de la pièce, il se contenterait que de la couverture lorsqu’il reçut le drap emprunté sur la tête. Façon bien à elle de le remercier comme d’habitude.

Oui, bonne nuit !

Les deux heures qui suivirent furent un supplice. Elle lui avait gâché le reste de la nuit et il n’arrivait plus à retrouver le sommeil, si bien qu’il se leva à la faible lueur de la bougie qui s’était consumé une grande partie de la nuit et surtout sans faire de bruit pour ne point la réveiller. Il ouvrit doucement sa malle et extirpa son nécessaire de toilette et du linge de rechange puis se dirigea à pas feutrés dans le couloir puis vers la salle d’eau pour y faire de minutieuses ablutions et un rasage de près enlevant ainsi une barde de quatre jours. Avant de quitter la salle d’eau, il scruta le reflet de son visage dans le miroir mural et ce qu’il voyait ne le satisfaisait point, des cernes de fatigue s’étaient installées sous ses yeux assombrissant ainsi son regard.

C’était la faute à cette petite peste, se disait-il ? Soit je vais la fesser ou la manger toute crue un de ces moments si elle s’entête toujours à vouloir lui empoisonner la vie tous les jours et toutes les nuits que le Tout Puissant fait. Tout beau, tout propre, il revenait dans l’appartement. Etant donné le silence religieux qui régnait, il pensait qu’elle dormait mais sans considérer que la voix qu’il ne comptait pas entendre jusqu’à ce soir, déchira ce silence comme un claquement. Il sursauta après avoir ajouté deux bûches de bois pour raviver la braise dans l’âtre de la cheminée puis se redressa pour lui répondre.


C’est ce qui était prévu, je crois… Je vous laisserai une certaine somme sur la petite table du salon.

Cette éventuelle installation, à laquelle elle n’avait pris part que d’une façon très distraite, ne l’avait pas empêchée à demander le plus important, les piécettes bien sonnantes et trébuchantes. Devait-il se sentir rassuré ou s’était-elle finalement amadouée et, contre toute attente, avait même été celle qui avait pris les devants pour s’approprier les mérites de lui faire à manger pour ce soir. Venant d’elle, ce changement paraissait inquiétant mais bon, il fallait bien un commencement à tout. Fallait-il lui faire confiance ou pas ? Toujours indécis, il rajouta.

Oui c’est vrai, vous avez raison, il faisait froid cette nuit et il ne reste que peu de bûches pour les jours à venir.

Et arrêtez de m’appeler Monsieur, à la fin… Joris… Oui, appelez-moi Joris et moi je vous appellerai Anastasie… Non, plutôt Ana, c’est court et moins pompeux. Question de commodité, vous le comprenez, n'est-ce pas ?


Un peu agacé, il allait prestement à la cuisine pour prendre au passage de quoi se sustenter qu’il mettait dans sa sacoche puis puisant dans le petit coffre quelques pièces qu’il posait sur la table à son intention, remettant celui-ci dans sa malle sans compter que dans la précipitation il avait complètement oublié de refermer sa malle à double tour, laissant la clé dans la serrure. Ensuite il prit la direction de la porte tout en lui lançant à travers la pièce.

N’oubliez point de fermer la porte à clé quand vous sortirez, je vous ai laissé le double de la clé à côté de l’argent, faites en bon usage et passez une bonne journée… A ce soir... Ana !

Refermant la porte derrière lui, il descendit jusqu’au bureau de la maîtresse des lieux au sujet du sofa qui, avec une extrême gentillesse lui proposa gracieusement un simple lit de camp sans une augmentation du loyer puis alla récupérer « Cyrus » aux écuries.
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MessagePosté le: 02/04/2017, 12:06    Sujet du message: [RP] Pension Garnier à Saint-Denis Répondre en citant

- Oui ... à ce soir ... JO ! La dernière syllabe est prononcée en hurlant tandis que la porte claque sur Joris. Aura-t-il entendu qu'elle peut aussi se montrer moins "pompeuse" ?

Elle reste encore un petit moment dans son lit pour cogiter à tout ce qui vient d'être dit et surtout à comment elle va employer cette première journée sans bonnes sœurs ou tuteur sur le dos. Une petite vague de liberté se dessine alors et elle compte bien en faire "bon usage" comme le lui a précisé son tuteur sauf que ce n'est certainement pas de la façon dont il l'entendait en le lui disant. Elle sourit aux anges, déjà impatiente de pouvoir agir comme bon lui semble. La pièce étant plutôt agréablement chauffée, elle bondit de son lit et commence à piétiner ici et là à la recherche de la première bêtise à faire. D'abord, elle doit remplir son petit bidon qui crie famine. C'est donc vers la cuisine qu'elle se dirige. En constatant le désert des étagères, elle pousse un gros soupir de découragement. Une pomme est attrapée dans laquelle elle croque avec appétit tandis qu'elle s'aventure du côté du sofa où a dormi son tuteur. Il n'a pas fait son lit !

- Non mais et puis quoi encore ! Il ne compte tout de même pas que je plie ses draps et ses couvertures !

Instinctivement, elle s'assoit sur le sofa pour découvrir plus avant ce nouvel espace de vie. Elle va devoir s'habituer à cet endroit, pour combien de temps, elle ne saurait dire mais le fait est que c'est ici qu'elle va devoir affronter sa nouvelle vie. Distraitement, son regard se porte sur son lit, la cheminée où brûle un bon feu, la tapisserie plutôt neutre et neuve, la table basse sur laquelle brillent quelques pièces déposées par Joris. Elle secoue la tête, mécontente d'en voir si peu. Il n'y a pas là de quoi s'offrir un festin ou s'acheter quelques fanfreluches complètement inutiles ! Sans compter qu'elle doit commander du bois et probablement le payer sur le champ. Quel rat ce tuteur ! Qui dit que lui ne va pas se taper la cloche dans un grand restaurant avec SON ARGENT à elle ! De nouveau, elle soupire tout en découvrant la malle de Joris. Son intérêt est tout à coup terriblement sollicité et elle s'agenouille pour regarder de plus près de quoi il retourne. Une chance pour elle : la malle n'est point fermée et mieux encore : la clé est dans la serrure.

 - Ah Monsieur de Florensac ! Votre négligence va vous jouer des tours. Marmonne-t-elle.

 Sans le moindre scrupule, elle lève le couvercle tout en croquant dans le reste de sa pomme.

- Voyons voir ce qui se cache là !

Et son inspection commence. Elle laisse de côté les vêtements qui n'ont pas d'intérêt sauf à constater que ce Monsieur a le goût du beau et du raffiné. Son regard se porte sur une rapière qu'elle prend en main en s'étonnant de l'intérêt
de cet homme pour l'escrime . C'est probablement leur seul point commun.  La rapière est reposée très vite près de la malle, sur le sol, car ce qu'elle découvre alors la voit pousser un petit cri.
 
- OOOOOOOOOOOOOH !

Un pistolet est soigneusement calé entre deux vêtements. Elle n'ose y toucher, ne connaissant rien au maniement des armes. Son esprit inventif ne fait qu'un tour. Et si son tuteur comptait la tuer pour s'emparer plus rapidement de son héritage ?  Anastasie se met à douter bien plus sérieusement de la véritable intention de son tuteur. Un tuteur-tueur ! Une lettre pour tout changer des perspectives à venir. Tout ce cirque ne serait-il pas pour la duper, tout comme il a déjà dupé son défunt père ? Elle doit absolument subtiliser cette arme d'un futur crime odieux en probable préparation. Avec une infinie précaution, c'est sous le matelas de son lit qu'elle glisse le pistolet. Ce n'est certes pas la cachette idéale mais cela lui permettra de réfléchir à quoi faire de cette arme, plus tard. Plutôt contente de sa cachette sans pour autant être rassurée, elle retourne s’asseoir sur le sol face à cette malle aux secrets. La jeune fille ne connaît rien des secrets que peuvent avoir les hommes, cet exercice s'avère donc être très instructif. Un petit coffre est posé au fond de la malle. Pas de clé, elle peut donc l'ouvrir aisément. Elle y découvre billets et pièces et ses yeux s’illuminent de contentement. Voilà de quoi dépenser ! Deux billets de banque sont ôtés du coffre. Après tout, cet argent est le sien. Elle ne pense évidemment pas que cet argent est là pour subvenir à leurs besoins immédiats, c'est bien au-dessus de ses préoccupations du moment. Anastasie pense davantage à ce qu'elle va pouvoir s'offrir sans demander la permission. Sous les pièces et billets de banque du coffre, une pile de lettres enrubannées attitre son attention. Avec précaution, elle fait glisser ce qui ressemble à un pli simple puisqu'il n'est pas enfermé dans une enveloppe.  La jeune fille termine sa pomme et laisse négligemment choir le trognon dans ...la malle ! Elle s'empresse de prendre connaissance du contenu de ce pli et écarquille les yeux à sa lecture :

 
Citation:

Mon amour,

Nous ne devons plus nous revoir. Je vous écris à la hâte, mon époux venant de rentrer de son voyage d'affaires.

Demain, je partirai pour la maison familiale accompagnée par mon époux qui ne compte plus repartir avant un long moment... hélas pour nous.

Je vous emporte avec moi pour l'éternité.

Vôtre L.


Le visage d'Anastasie est alors étiré par une grosse grimace de dégout mélangé à de l'incompréhension. Comment un homme peut-il se conduire de la sorte avec une femme mariée ?

- Beurkkkkkkkkkk ! Réussit-elle à dire en replaçant le pli dans la pile de lettres, refermant en suivant, le coffre puis la malle dans lequel son trognon de pomme ne va pas tarder à empester. C'est chargée de tout ce qu'elle vient de découvrir qu'elle se décide à faire sa toilette, à s'habiller et à quitter l'appartement. La porte est claquée sans qu'Anastasie ait pensé à prendre la clé. En revanche, les quelques pièces laissées par Joris sont bien au chaud dans son manchon avec les deux billets volés, non :  repris est plus juste.

A l'accueil, la jeune fille glisse quelques mots à Madame Garnier :

- Bonjour Madame Garnier !
 Belle journée, n'est-ce pas ? Du bois va être livré aujourd'hui, pourrez-vous accueillir le livreur afin qu'il le monte jusqu'à l'appartement, je vous prie ?
 A ce soir !

Anastasie est à présent dehors, fière de son petit pécule qu'elle va pouvoir dépenser comme bon lui semble, une fois le bois commandé et payé ...


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MessagePosté le: 05/04/2017, 01:21    Sujet du message: [RP] Pension Garnier à Saint-Denis Répondre en citant

Il semblerait que l’abrégé de son prénom avait été hurlé à travers la porte sans l’ombre d’une hésitation. « Œil pour œil, dent pour dent », telle était la devise de cette petite peste. Mais c’était de bonne guerre car cela prouvait qu’elle n’appréciait guère qu’il écourtait le sien et il s’en contenta et partit dans un fou rire qu’il eut du mal à maîtriser jusqu’au bureau de la logeuse.

L’après-midi était déjà bien entamée quand il arriva à la porte de Saint-Denis. Il dirigea Cyrus en direction du centre ville où se trouvait la Pension Garnier. Il passa du trot au pas à cause de la densité de la populace qui noircissait les grandes artères et les abords du marché. Il avait peu mangé depuis ce matin et se sentait une faim de loup malgré que quelque chose le turlupiner depuis son retour dans la ville.

Plus il s’approchait de l’endroit, plus il avait comme un pressentiment car il y avait des matins comme ce matin, on partait la fleur au fusil mais on rentrait, le soir tombé, le moral en berne. L’air absent, il ne cessait de répéter : « ne pas poser de questions dont on ne veux pas connaître les réponses… Ne pas… » Il avait eu beau se répéter cette phrase comme un mantra qui lui brûlait les lèvres depuis un moment maintenant car la connaissant, il s’interrogeait sérieusement sur ce qui allait découvrir en rentrant.

La porte cochère était grande ouverte, il entra et mettant pied à terre, il guida son équidé jusqu’aux écuries. Prenant ses sacoches et son sac qui mettait en bandoulière, il allait passer la porte lorsqu’il croisa la logeuse. Elle lui demanda de prendre dans la réserve et de monter le lit de camp qu’elle lui avait promis, que le bois avait été livré et qu’Ana n’était point encore rentrée. Là, il commençait à être mal car même pas dans une heure, la nuit serait tombée.

Après l’avoir remercié, il grimpa l’étage avec le lit pliant sur les épaules. Devant la porte, il posa tout son barda pour récupérer la clé de l’appartement dans l’une des poches de sa redingote. Oui mais voilà, il la ferma au lieu de l’ouvrir. Il était évident de constater que la porte n’était point fermée à clé. Il poussait celle-ci en pénétra dans la pièce. Rien n’avait été fait depuis son départ et il ne restait plus rien à grignoter à part une tranche de pain sec de la veille.

Il commençait par allumer les chandelles et à tirer les doubles rideaux pour ensuite alimenter en bois l’âtre de la cheminée puis installer son lit pour la nuit lorsqu’il buta son talon contre un objet métallique. Il fixa l’objet dur sur le parquet fort étonné de trouver sa propre rapière à même le sol. Il la ramassa puis son regard sur porta sur sa malle où la clé était dans la serrure. Il ouvrait la malle et s’aperçut rapidement sans l’avoir vidée qu’elle avait été visitée. Il regardait le contenu du coffre, de l’argent et son pistolet avaient disparus.

Comment était-ce possible ? Que s’était-il donc passé ? Et si elle s’était enfuie ? La surprise fut totale et la soirée fort réussie que ses mains s’étaient mises à trembler et il lui fallut un moment avant qu’il ne parvienne à calmer les battements de son cœur qui, soudain, s’était emporté comme un cheval fou quand, d’un coup de poing rageur, il l’enfonça entre les cousins du sofa avant d’aller prendre une bouffée d’air sur le petit balcon qui donnait sur la rue.

Une fois calmé, il allait s’installer devant le secrétaire pour y faire les comptes lorsqu’il entendit des bruits de pas et de voix dans le couloir puis devant la porte. En grandes enjambées, il traversa les quelques mètres qui le séparaient de la porte et l’ouvrit en grand, surpris de voir la petite peste accompagné d’un homme autant haut que large qu’il ne connaissait pas. Il inclina légèrement la tête pour le saluer.


Oui… C’est pourquoi Monsieur ?
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MessagePosté le: 05/04/2017, 11:01    Sujet du message: [RP] Pension Garnier à Saint-Denis Répondre en citant

Maintenant toujours le bras de la dame, le primeur est presque étonné de voir la porte s'ouvrir si vite. Sa première préoccupation est de s'assurer que celui qui vient de le saluer ne soit pas armé. Aussi pose-t-il un regard insistant sur l'homme face à lui en scrutant avec soin chacun de ses gestes, la prudence n'est-elle pas mère de sûreté ? De toute façon, il ne compte pas s'éterniser ici, lui tout ce qu'il veut c'est empocher le prix de ses pommes : un sou est un sou et par les temps qui courent, il ne peut se permettre de faire l'impasse sur le moindre petit bénéfice.

- J'vous ramène vot'dame !

Lui qui vit au quotidien sur les marchés et qui respire tout un tas de puanteurs, se trouve pourtant gêné par l'odeur infecte qui se dégage de la dame en question. S'assurant à présent qu'il va pouvoir toucher son dû, il lâche le bras de la dame pour pouvoir prendre un peu de distance avec les relents poissonniers qu'elle diffuse.

- Feriez bien d'la coller au bain. Elle empeste l'poisson !

Il sort de sa poche les deux pommes volées et les tend à l'homme face à lui.

- J'veux être payé d'mes pommes ! C'pas bien d'demander à votre épouse d'voler ! Un autre qu'moi l'aurait conduite au poste d'police l'plus proche.
J'chuis pas un mauvais bougre, alors payez-moi mes pommes et l'affaire s'ra classée sans suite.

Il hésite à parler des coups que la dame ne manquera pas de recevoir d'après ce qu'elle lui a dit. Il ose cependant y faire une légère allusion.

- Savez, cogner sa femme, çà la rend pas plus docile. Enfin, j'dis çà, j'dis rien ! C'pas mes oignons !

Le bras d'Anastasie venant enfin d'être relâché, elle se place un peu en retrait sans plus oser bouger d'un poil. Elle peut s'attendre à passer un sale quart d'heure et préfère se faire toute petite-petite. Le constat de ce premier jour de liberté est une véritable catastrophe. Comment va-t-elle pouvoir expliquer qu'elle n'a plus un sou, qu'elle ne comprend pas ce qui a pu lui passer par la tête en volant ces pommes ? Qu'elle empeste le poisson parce qu'on l'a violemment poussée ?
Il est vrai qu'elle cocotte sévère ! Elle-même ne supporte pas l'horrible fumet pestilentiel qui a, à présent, envahi tout le couloir de l'étage.

Sentant le regard émeraude de son Tuteur se poser sur elle, elle lève légèrement la main, qu'elle agite avec discrétion en prononçant péniblement quelques mots.

- Bonsoir Jo.

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MessagePosté le: 05/04/2017, 18:50    Sujet du message: [RP] Pension Garnier à Saint-Denis Répondre en citant

Il plissa un instant le nez à l’odeur de poiscaille qui provenait directement du couloir. Non mais là, il avait l’impression de rêver tout éveillé. D’après l’homme, il ramenait sa femme puis il lui demandait de voler et en plus, il la cognait par la même occasion.

Bon sang, il ne manquait plus que ça pour couronner la journée. Stupéfait, il écoutait l’homme qui lui brossait un beau palmarès dont il faisait les frais, sans broncher cependant tout en ne revenant toujours pas de ce qu’entendaient ses oreilles.
Malgré un regard assombri et interrogateur, il parvint à regarder l’homme puis sa protégée qui s’était faite toute petite ainsi que sa superbe, il l’entendait presque réfléchir à la version farfelue qu’elle allait encore inventer pour s’en sortir.

Maintenant, il savait à peu près de quoi il s’agissait et cet homme honnête avait vraiment cru les inepties les plus trompeuses de la petite peste, il devait donc jouer le jeu au risque de passer pour ce qu’il n’était pas aux yeux du bonhomme puisqu’il ignorait réellement dans quelle situation catastrophique elle s’était jetée tête baissée. Il s’en suivit un long silence de réflexion avant qu’il ne réponde à ce ramassis de mensonges tout en restant courtois et accommodant.


Très bien, Monsieur, je vais vous payer les deux pommes que mon épouse vous a dérobées.

Il prenait une pièce de monnaie de sa poche et la donnait à l’homme qui en échange, lui remettait les deux pommes. Il faisait mine de chercher dans ses poches pour lui rendre la différence quand Joris l’arrêta.

Je vous en prie, Monsieur, gardez tout, cela sera une compensation pour le dérangement occasionné et merci pour ne point avoir voulu alerter la police pour ce vol à l’étalage et je vous en suis gré.

De mauvaise grâce, il avait donc dû s’incliner, mais rapidement il avait su se montrer rusé et efficace car en effet, ce n’était pas ses oignons. L’affaire étant réglé, il saluait l’homme qui content de lui, tournait les talons pour s’évaporer, laissant planter une Ana nauséabonde et terriblement timide et embarrassée devant la porte.

Bonsoir Ana ! Alors vous rentrez ou avez-vous l’intention de prendre racine sur le paillasson… Et, s’il vous plaît, allez vite enlever cette robe qui empeste la pièce.

Voulant élucider cette histoire autant bizarre que cocasse, il n’attendait pas qu’elle soit plus présentable que déjà il commençait à la questionner.

Ana !… J’attends toutes vos explications sur ce qu'il vient de se passer depuis mon départ, ce matin et surtout ne me mentez pas et dire la vérité, vous changera un peu.
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MessagePosté le: 06/04/2017, 11:46    Sujet du message: [RP] Pension Garnier à Saint-Denis Répondre en citant

Elle ne se fait pas prier pour filer derrière le paravent afin d'ôter sa boule de tissu puant. Ni une, ni deux, elle se dévêt sans autre formalité pour n'être plus recouverte que par une fine chemise près du corps puisque de corset elle ne porte pas. Contre toute attente, Joris la suit et ne cherche même pas à attendre qu'elle soit décente pour s'offrir à son regard. Anastasie fronce les sourcils, étonnée de cette familiarité à laquelle elle ne s'attendait pas. Ce n'est pas franchement le moment pour elle d'ouvrir la bouche pour lui en faire la remarque. Elle trouve son Tuteur incroyablement calme en regard de la situation qu'elle vient de lui faire vivre.
Bizarre. Très bizarre. Très, très, très bizarre. Serait-ce le calme avant la tempête ?

C'est le moment de se montrer experte en mensonge. Experte veut dire convaincante. Là est tout l'enjeu. D'abord, elle conserve sa petite mine de chien battu, çà peut aider. Ensuite, elle se racle la gorge à plusieurs reprises pour montrer son embarras. Enfin, elle se lance dans ce qui sera son explication avec une voix au ton plutôt neutre, du moins pour commencer. Elle ne garantit pas que tout son monologue puisse suivre le même tempo.

- C'est simple, Monsieur de Florensac, tout ceci n'est qu'un concours de circonstances malheureuses.

Elle utilise sciemment le nom de Joris pour marquer sa déférence, du moins, en apparence, car au fond, elle n'en a que peu ne se sentant coupable que du vol des pommes.

- D'abord, je me suis perdue dans Saint-Denis, ensuite en arrivant au marché, on m'a bousculée violemment, je suis tombée au sol. Là, elle fait mine d'avoir mal aux fesses en les montrant de la main.

- Je dois avoir un sacré bleu tant le choc fut rude ! Et puis d'ailleurs : j'ai mal ! Très, très mal.

Elle marque une petite pause, mime la moue de la douleur en serrant ses lèvres pulpeuses, histoire d'attendrir son Tuteur puis elle reprend.

- Au moment où je me suis retrouvée à terre, un gamin s'est proposé pour m'aider à me relever. Là, j'ai bien senti que mon manchon était malmené mais vous comprendrez, j'espère, que j'étais toute étourdie par ma chute et que je n'ai pas songé que ce sale mioche pouvait me le voler. Ce qu'il a fait ! Oui, oui, oui ! Il m'a volé mon manchon avec tout l'argent qu'il contenait. L'argent et le reçu du fournisseur de bois.

A dire vrai, jusque là, elle ne ment pas vraiment sauf qu'elle n'a absolument pas mal aux fesses et qu'elle présume n'avoir aucun bleu. Quoique, la chute fut rude tout de même. Enfin, çà ne mange pas de pain que de feindre la douleur.

- Après, je devais avoir la tête à l'envers, ma chute en étant certainement la cause. Je ne sais pas pourquoi j'ai volé ces deux pommes. Enfin, si ! Je ne voulais pas vous laisser mourir de faim ... Ahem ...

Et ma sœur : elle bat le beurre ! Elle sait pertinemment que ce n'est pas une pomme de rien du tout qui va remplir le ventre de Joris et le sien par la même occasion.

- Voilà, vous savez tout.

Presque tout car elle se garde bien de parler de son voyage aller-retour à Poissy, des billets de banque volés dans le coffre de Joris, pas plus qu'elle ne donne les détails de sa présentation au primeur du marché. Ben quoi ? Faut pas pousser non plus ! Elle a dit l'essentiel. C'est le moment pour elle de porter l'estocade finale à sa démonstration. Elle n'a du reste pas besoin de se forcer beaucoup. Sa fine chemise ne suffit pas à la réchauffer, elle grelotte presque.

- J'ai froid ...

Cette fois, la moue mimée est celle de la pauvre jeune fille démunie devant cet homme qui la dévisage, elle qui n'est que fort peu couverte.

- ... Et je n'ai plus rien à me mettre toutes mes affaires étant encore à Poissy.

"Et toc ! Prends çà dans la tête, Jo ! Tu devais faire livrer ma malle à Saint-Denis !" Songe-t-elle silencieusement.



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MessagePosté le: 08/04/2017, 17:47    Sujet du message: [RP] Pension Garnier à Saint-Denis Répondre en citant

Il se tenait près du paravent tout en gardant par pudeur la tête tournée côté fenêtre. Il attendait qu’elle lui réponde car il était impatient de savoir et quand elle se présenta devant lui, son regard, évidemment, tomba sur les formes harmonieuses de sa nudité qu’il devinait sous le voile mince de sa chemise. Comme un enfant pris en faute, il détacha rapidement ses yeux de sa maigre tenue avec regret pour la regarder droit dans les yeux.

Il l’écoutait jusqu’au bout sans l’interrompre et bien évidemment son récit des faits le laissait quelque peu perplexe. Se posant toujours la même question : devait-il la croire ou pas ? Elle avait fait tellement de bêtises monumentales depuis deux jours qu’il ne savait pas encore comment il allait s’y prendre pour lui inculquer les choses courantes de la vie et lui mettre du plomb dans la cervelle.

Elle soutenait fermement la thèse de la chute et le vol du manchon qui semblerait assez plausible à priori mais le vol des pommes à l’étalage qui s’avérait exact, restait inadmissible et en plus, elle se foutait ouvertement de sa tête et bien sûr, comme il y avait généralement cause à effet, le fautif, c’était lui car elle ne voulait pas le laisser mourir de faim… Oh, la belle excuse, plutôt rire qu’en pleurer ! Comment aurait-elle pu également imaginer qu’il allait gober un mensonge aussi gros que celui de sa malle ? Il avait oublié de la fermer à clé et elle s’était probablement empressée d’y mettre son nez voir même y dérober certaines choses dont la plus importante serait d’avoir soustrait quelques billets à la somme prévu pour trois mois de budget à venir. Il était désespéré en imaginant la scène. Comment pouvait-on être voleur et si irrespectueux envers la vie privée d’autrui ?


Ah, oui… Croyez-vous que je vais me contenter de cette version tirée par les cheveux… Pour qui me prenez-vous, pour un demeuré ?

Malgré qu’elle avait arborée cet air triste, soumis et résigné, inventant des soi-disant douleurs aux fesses, il restait impassible à ce genre de maquillage qui sonnait mal la sincérité, connaissant que trop bien le sacré loustic et sa mentalité.

D’après vos affabulations, j’aurais tout de même la faiblesse de croire à votre chute et au vol de votre manchon mais… Oui car il y a toujours un mais !… Le vol à l’étalage est répressible pénalement soit d’une amende et d’une peine de prison et en d’autres, l’incitation au vol de la part de l’époux de la voleuse ainsi que des agressions physiques contre sa personne sont passible également d’emprisonnement et d’amendes... Et nous pouvons remercier Epicure car nous avons eu une chance inouïe que l’homme n’ait point porté plainte auprès des services de police.

J’espère que vous vous rendiez bien compte dans quelles circonstances fâcheuses nous aurions pu nous retrouver à cause de votre immaturité, de votre maladresse et de votre désinvolture.
Mais vous pensiez à quoi, petite écervelée ? Et comme je vous l’avais déjà signifié hier, vous n’êtes plus dans les jupes des religieuses alors ouvrez grand les yeux et comportez-vous comme une jeune fille de 19 ans et non comme une gamine entêtée ou une enfant gâtée.


Elle grelotait. Il était vrai que la chaleur émanant de la cheminée n’avait pas encore entièrement réchauffé la pièce. Lui-même qui était en chemise n’avait pas très chaud.
Oups ! Autant pour lui, il avait complètement omis d’aller faire quérir les malles de la petite peste et du coup, elle se retrouvait nue enfin presque.


Oui, effectivement, vos malles sont toujours au couvent de Poissy. Promis, je m’en occuperais demain matin.

Il pensait aux vêtements qui se trouvaient dans sa malle. Il l’ouvrit en plissant du nez, une mauvaise odeur empestait sa malle. Il sortit tout son contenu en découvrant l’objet de cette puanteur : un trognon de pomme. Il mit ses main sur sa tête en la maudissant.

Ce n’est pas vrai… Ana… Dîtes-moi que ce n’est pas vrai… Vous ne m’auriez quand même pas fait ça ?

Il savait déjà qu’il manquait son pistolet puis regardant plus en détail le petit coffre contenant le pécule, deux billets s’étaient évaporés par enchantement. Il fallait donc par la même occasion, élucider ces deux disparitions puisque en fait, le trognon de la pomme était la preuve formelle que c’était bien elle la fautive.

Et n’allez pas me dire surtout que ce n’est pas vous, je ne vous croirais pas… Alors, non contente de voler des pommes vous avez fait main basse sur l’argent du coffre et sur mon pistolet et que comptez-vous en faire, le revendre ?

A cet instant, il avait de la peine à se contenir et à se retenir pour ne pas la fesser car elle en méritait une bonne et bien claquante.
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 16:45    Sujet du message: [RP] Pension Garnier à Saint-Denis

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