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[RP/Privé] Les malheurs d'Anastasie
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Anastasie Lévis-Mirepoix
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MessagePosté le: 04/04/2017, 13:20    Sujet du message: [RP/Privé] Les malheurs d'Anastasie Répondre en citant

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"Ce n'est pas s'humilier que reconnaître ses torts ; au contraire, c'est se relever." Sophie Rostopchine - Comtesse de Ségur
Oui ! Mais pas pour Anastasie !
               



Avoir quitté le petit appartement de la pension Garnier pour quelques heures est une belle et grande chose. Oui, mais voilà, que va faire Anastasie de tout ce temps ? Elle n'a ébauché que quelques pas l'éloignant de sa prison que déjà elle s'angoisse devant ce temps libre dont elle ne sait par quel bout le prendre. Dans quelle direction aller, elle qui ne connaît pas cette ville de Saint-Denis ?  La pension Garnier est certes en plein cœur de la ville mais lorsqu'on n'a jamais voyagé autrement qu'à pied pour se rendre d'un point A vers un point B dans un espace réduit - comme celui du couvent d'Abbecourt - on se trouve très vite désarmé devant l'immensité des rues et des divers axes routiers.

Sa toute première idée était de regagner Poissy pour aller trouver son Maître d'arme afin de continuer l'enseignement dispenser par ce brave homme, ami de son père. Plutôt guillerette à cette perspective, il ne lui fallut que peu de temps pour réaliser que la mission s'avérait impossible. D'une, Anastasie n'était point en tenu, stupide fille qu'elle était en ayant revêtu une robe ce matin ! De deux, elle avait oublié de prendre avec elle sa précieuse épée. Et... de trois et pas la moindre des contrariétés : en voulant faire demi-tour pour remonter dare-dare jusqu'à l'appartement, elle réalisa qu'elle avait aussi oublié de prendre la clé lui permettant d'accéder à sa prison. Tout çà en étant installée dans un fiacre la conduisant ... à Poissy ! Autant dire qu'elle allait devoir supporter le prix d'une course aller et retour pour rien. Voilà que déjà fondait son petit pécule et qu'elle se maudissait d'être aussi peu organisée et attentive.

Il a bien fallu quatre bonnes heures, au bas mot, pour qu'Anastasie se retrouve à son point de départ : à savoir le centre ville de Saint-Denis. Tout çà pour çà. L'après-midi est déjà bien entamé sans qu'elle ait pu faire quoi que cela soit. Elle ne va tout de même pas rentrer à la pension et attendre devant la porte que Joris revienne de sa journée à Paris ? Ce serait reconnaître son étourderie et afficher sa stupidité. Pas question ! Et puis elle doit dépenser ce qui lui reste de son pécule, là aussi, pas question de le remettre à son voleur d'héritage. Parce qu'elle a eu bien froid la nuit dernière, elle s'enquiert de trouver du bois à faire livrer.  La tâche n'est point simple quant on ne connaît pas l'endroit où l'on se trouve. Bon an, mal an, elle parvient tout de même à trouver le fournisseur qui s'empresse de la satisfaire et lui assure une livraison dans les deux heures. La commande est payée rubis sur l'ongle et elle a même la présence d'esprit de demander un reçu de sa commande et de son paiement.

Plutôt contente de cet exploit et rassurée quant à sa future nuit bien au chaud, il lui faut à présent s'enfoncer dans le grand marché de la ville pour y acheter de quoi dîner et petit-déjeuner. Là encore, Anastasie reste sur sa position initiale : quelques pommes et du pain feront l'affaire. Elle ne sait pas bien encore ce qu'elle s'offrira pour se faire plaisir mais elle veut au moins assurer de quoi ne pas voir son tuteur hurler famine.
Il y a foule sur ce marché et la jeune fille doit bousculer, forcer son passage pour pouvoir avancer. Voilà encore une chose toute nouvelle pour elle. La foule, elle n'y est pas habituée. La tête lui tournerait presque. A mesure qu'elle avance, elle a l'impression d'être cernée de toutes parts, jusqu'à être bousculée à son tour, violemment et sans ménagement. A un point tel qu'elle s'en trouve à valser au sol, les fesses baignant dans les immondices d'un poissonnier.
Une horreur ! L'odeur lui donne la nausée et le petit attroupement de badauds qui se fait autour d'elle, l'exaspère au plus haut point. C'est un gamin qui l'aide à se relever en se penchant sur elle avec exagération. Elle sent bien que son manchon est malmené mais la honte d'être par terre, les quatre fers en l'air, prend le dessus et elle accepte l'aide proposée en se relevant avec sa dignité perdue. Elle empeste le poisson et sa robe est tâchée de boue et de chair de poissons. Elle s'éloigne de l'étal du poissonnier pour constater que son manchon a disparu corps et biens.  La voici sans un sou !

- Au ... au voleur !  Cherche t-elle à crier entre deux spasmes de panique.

Les badauds se sont déjà dispersés et le poissonnier la regarde en riant. Il lui faut fuir au plus vite et regagner ses pénates avec la promesse d'une bonne engueulade de la part de son tuteur. L'odeur de poisson lui colle à la peau ce qui a au moins un avantage : faire que la foule s'écarte d'elle en grimaçant. Il ne lui reste que peu à parcourir avant de pouvoir quitter ce marché quand elle avise un primeur qui expose de belles pommes. Ce qui lui passe alors par la tête restera une énigme pendant bien longtemps. Anastasie se colle à l'étal et l'air de rien, subtilise deux pommes qu'elle se dépêche de cacher au creux de ses mains. S'empressant de s'éloigner, une main ferme se pose sur son épaule et une voix masculine qui n'a pas le ton de la rigolade se fait entendre :

- Où croyez-vous aller avec mes pommes, ma p'tite dame,  sans les avoir payées ?

La jeune fille bafouille, cherche à se dégager de l'emprise du primeur qui vient de se poster devant elle avec un air furibard.

- Je ... mon époux m'ordonne de voler notre pitance de chaque jour, Monsieur... laissez-moi partir sans quoi je vais être battue et enfermée. Pitié, Monsieur.

Anastasie en tendant les mains pour rendre les pommes, prend un air de chien battu qui doit probablement émouvoir le bonhomme qui pourtant ne la lâche pas. Il se tourne vers celle qui doit être sa femme et lui dit :

- T'entends çà la Marie ! Si c'est pas malheureux  ! Surveille l'étal, j'm'en vais t'lui dire deux mots à c'mari là !
Z'où qu'vous créchez, M'dame ? J'vais m'faire payer d'mes pommes et dire ma façon d'penser à votre époux.


Anastasie se décompose sur place.
- Non, non, Monsieur, pitié ! Je travaillerai pour vous rembourser mais il ne faut pas venir voir mon tuteuhhh ... euh... mon époux. Il a une arme !

- Hahaha ! J'ai fait la guerre avec le grand Empereur ! C'pas une p'tite arme d'rien qui va m'faire peur !

Déjà, il entraîne Anastasie en dehors du marché en la maintenant par le bras avec fermeté. Elle n'a d'autre choix que de le conduire jusqu'à la pension Garnier ...

La suite ici






 


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Anastasie Lévis-Mirepoix
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MessagePosté le: 30/12/2017, 12:24    Sujet du message: [RP/Privé] Les malheurs d'Anastasie Répondre en citant

"Dans un ménage, il faut de petites querelles." Jean-François Collin d'Harleville
"Un beau petit ménage, ça se dispute, mais ça s'adore !" Jean Anouilh

       

30 décembre 1823

Voilà deux jours que Joris lui fait la tête mais vraiment la tête. Il est bougon, irascible, ne lui parle quasiment plus et ne la regarde qu'à peine. Ana n'en comprend pas la raison. Qu'a-t-elle bien pu dire, ne pas dire, faire, ne pas faire, pour que son époux soit aussi remonté après elle ? Elle a beau chercher, se remémorer ses paroles ou ses actions de ces derniers jours : elle ne trouve pas ce qui rend son époux ronchon de la sorte. La veille au soir, il a même refusé le baiser qu'elle voulait lui donner à son arrivée après sa journée au Barreau. Elle en est restée toute bête, ne sachant comment réagir. Voilà même pas un mois qu'ils sont mariés et déjà il se serait lassé d'elle ? C'est un cauchemar ! Elle qui pensait que leur union serait inaliénable, intouchable, incassable, il semble qu'elle soit en train de prendre le jus. Alors à cause de tout çà, Anastasie est dépitée, inquiète et même sur le point d'exploser. Elle compte bien tirer au clair ce qui semble fâcher son époux. En cette fin de journée du 30 décembre, elle est fermement décidée à savoir ce que son mari peut bien avoir à lui reprocher. Elle est rentrée de la Procure bien plus tôt que d'ordinaire, a fait une halte à la Mairie de Saint-Denis afin de vérifier que le marché ne manque de rien puis elle est passée chez Madame Garnier en lui demandant de faire monter leur dîner un peu plus tard que d'habitude. Joris ne dînera pas tant qu'il n'aura pas craché le morceau ! Non mais ! Ana est remontée comme un coucou suisse ! Ce qu'elle ne sait pas encore, c'est comment entamer cette discussion qu'elle réclame à corps et à cri. Doit-elle se montrer douce comme un agneau qui vient de naître ? Doit-elle, au contraire, tempêter dès que Joris aura posé un pied dans leur appartement ? Elle y réfléchit. Va-t-elle se hasarder à quémander un baiser, qu'il se peut, soit repoussé par un Joris toujours pas disposé à le lui donner ? Vont-ils encore passer une nuit chacun tourné de son côté  dans leur grand lit commun ? Deux nuits où pas une caresse, pas un mot tendre, pas un baiser ne fut échangé entre les jeunes mariés. Deux jours où le si beau regard émeraude de son époux a viré au noir charbon tant il la regarde avec un poids lourd de reproches. Mais où va donc leur mariage ? Anastasie est affolée, terrifiée, à l'idée que Joris puisse avoir réalisé que ce mariage était une erreur et qu'il veuille l'annuler. Que ferait-elle alors ? Elle n'en sait rien mais ce qui est certain, c'est qu'elle ne va pas tarder à savoir
ce qu'il en est, du moins elle l'espère,  puisque Joris vient de rentrer. Avec agacement, il jette ses clés sur le guéridon et pénètre dans le salon sans un regard pour elle.

Ana se tient debout près de la fenêtre. Elle suit Joris du regard. Est-il temps de crever l'abcès ? Oui.


- Bonsoir. As-tu passé une bonne journée ?

Elle a décidé, finalement, de commencer en douceur. Selon comment Joris réagira, il sera temps de changer son fusil d'épaule et de montrer combien ses crocs peuvent être bien affûtés. Dans l'immédiat, elle n'en mène pas large ne sachant pas à quoi s'attendre. Ses deux billes sombres restent fixées sur cet époux qu'elle ne reconnaît plus. Doit-elle lui redire combien elle est folle amoureuse de lui ? Combien sa vie ne serait rien sans lui à ses côtés ? Peut-être est-cela qu'il veut entendre ? Elle n'a pourtant cessé de lui dire et de lui redire. Alors ? En faut-il plus ? Mais plus comment ? Ana est complètement perdue car elle ne comprend pas ce qui motive l’attitude de son époux depuis ces deux derniers jours.

Elle est comme suspendue aux paroles de Joris. Ces paroles se feront-elles entendre ?


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MessagePosté le: 31/12/2017, 13:42    Sujet du message: [RP/Privé] Les malheurs d'Anastasie Répondre en citant

Là où le bât blesse, c’était qu’il venait l’apprendre par personnes interposées au lieu d’avoir eu le privilège d’en être directement informé par sa propre épouse tout en croyant comme un idiot que le mariage était l’échange et le partage des idées avant de prendre les décisions adéquates à deux mais non, il venait de découvrir qu’il n’en était rien. Elle faisait ses petites combines dans son dos sans préalablement lui en parler et lui demander son avis, cela le mettait hors de lui.

D’après ce qu’il venait d’entendre dans les couloirs du Palais de Justice où certains s’employaient joyeusement à en faire des gorges chaudes, genre : « Héhé ! Elle n’a plus en s’en faire la belle Proc du Roi, elle est en plus Maire de Saint-Denis et surtout dans les bonnes grâces du prince », il essaya de comprendre le pourquoi du comment. Au début, il pensait à une malfaisante rumeur infondée de couloir comme bien tant d’autres mais quand il eut la confirmation sur le panneau de la place du centre ville de Saint-Denis qu’elle remplaçait en plus le prince ad intérim depuis le 27 décembre 1823, il en resta sans voix.

Son sang se glaça et il n’avait plus le goût de partager ses impressions avec qui que ce soit. Il avait été le dernier à le savoir et son cœur se serra et depuis ce jour, il s’enferma dans son chagrin. Le coup était dur et son visage s’assombrit au point de devenir une pierre.

Il redoutait de rentrer chez lui depuis deux jours, de la côtoyer dans le même appartement et surtout coucher dans la même couche. Il ne se reconnaissait plus car il n’avait jamais connu une telle expression de fureur. Il ne décolérerait pas jusqu’à ce qu’elle décide de lui dire tout mais en vain, elle persistait gravement dans son silence. Il faudra bien un de ces jours, percer l’abcès car c’était devenu invivable et pourtant, il l’aimait comme un fou, prêt à se damner pour elle.

Joris monte les degrés de l’escalier avec nonchalance et un dégoût certain de rentrer chez lui et l’idée de la retrouver lui jeta un froid dans le dos. Pourquoi donc lui avait-elle fait ça ? Il rentra dans la pièce sans poser un regard sur Ana tout en balançant les clés sur le guéridon puis alla tout droit se servir un verre de cognac pour ensuite s’installer dans un des fauteuil du salon tout en regardant fixement le liquide brun de son breuvage à l’intérieur du verre.

Quand la voix d’Ana déchira le lourd silence de la pièce qui baignait dans une tiède chaleur ouatée. Le regard toujours rivé sur son verre, il daigna ouvrir la bouche pour lui balancer une banalité.


Comme d’habitude.

Puis il réfléchissait rapidement à la perche qu’elle lui tendait et il était temps pour lui d’avoir une explication à ses interrogations. Il maintenait tout de même dans le sérieux de sa voix, un mélange de ton sarcastique pour lui faire comprendre qu’il ne riait pas et même plus.

Je trouve que depuis deux jours, maintenant, tu rentres plus tôt et j’espère que tu n’as point oublié de faire ton petit tour par la mairie de la ville car le prince pourrait s’en inquiéter. Est-ce exact ? Ma chère épouse !
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Anastasie Lévis-Mirepoix
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MessagePosté le: 01/01/2018, 10:47    Sujet du message: [RP/Privé] Les malheurs d'Anastasie Répondre en citant

Comme d'habitude ? Non mais c'est une plaisanterie qu'il lui sort là. Rien n'est comme d'habitude. Toujours plantée devant la fenêtre, elle l'observe prendre place et préférer mirer son verre plutôt qu'elle.

- Mon Cher, rien, absolument rien n'est comme d'habitude. Vous voici métamorphosé à un point tel que je peine à vous reconnaître.

Employer le vouvoiement lorsqu'on sent que l'on va se mettre en colère est certainement le plus prudent à faire. Et, Anastasie sent bien que la moutarde lui monte au nez. Quelle est cette attitude, ce dédain à son endroit ? Franchement, elle ne comprend rien à rien, pas même lorsque Joris consent enfin à se montrer un peu plus causant. Elle fronce les sourcils, étonnée. Mais que lui raconte-t-il là ? C'est à se le demander. Elle effectue quelques pas, nerveusement, en veillant à ne pas s'approcher de trop près de son époux. Puis, après ces quelques pas, elle reste plantée comme un piquet au beau milieu du salon en le fixant.

- Je me demande ce qui vous chagrine le plus. Que je rentre plus tôt, pensant vous faire plaisir en passant plus de temps auprès de vous ? Que je passe en mairie m'assurer que tout aille au mieux ? Que le Prince se montre inquiet ? De quoi pourrait-il s'inquiéter ? On se le demande en vous entendant et d'ailleurs que vient faire le Prince dans cette conversation ?

La voilà de nouveau à faire quelques pas, çà la calme, ou du moins cela donne l'apparence qu'elle se calme car au fond, elle commence à bouillir.

- Soyez plus clair dans vos propos, Monsieur, car je ne comprends pas ce qui vous donne le droit de me faire subir votre courroux. Vous décrétez soudainement que je ne représente plus rien, que je ne mérite pas même un regard, que je suis quantité négligeable et vous voudriez en plus me servir du n'importe quoi ? Dites plutôt franchement que vous avez réalisé que notre mariage est une erreur et que vous souhaitez qu'on cesse là. Ce serait plus honnête et courageux de votre part.

Anastasie n'ose imaginer que Joris aille dans ce sens car alors sa vie en serait finie. Elle est tremblante mais tente de n'en rien montrer.

- Allons Monsieur, ne cherchez pas à noyer le poisson et dites que vous souhaitez recouvrer votre liberté puisque, visiblement, il semble que je vous fasse horreur.

Anastasie est loin, bien loin de s'imaginer ce qui a modifié le comportement de son époux. Elle voudrait pouvoir s'agenouiller devant Joris, poser sa tête sur ses genoux et de nouveau, sentir la chaleur de cette main masculine caresser sa chevelure tout en entendant des mots d'amour comme avant. Mais çà : c'était avant ce moment cauchemardesque.
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MessagePosté le: 01/01/2018, 11:56    Sujet du message: [RP/Privé] Les malheurs d'Anastasie Répondre en citant

Lui, un sourire toujours accroché à ses lèvres, semblait désarçonné par ses propos auxquels il ne répondit pas directement, faisant juste le brassage de tout ce qu'elle disait en le chassant par une gestuelle de sa main. Il semblait également s’être pris une gifle à son tour. L’échange des mots durait depuis quelques instants à peine qu’il avait déjà envie de tourner les talons pour se diriger vers la sortie en claquant violemment la porte.

Cependant, il tenait bon et même à contrecœur, il fit un effort et choisit donc de rester. Bonne ou mauvaise idée, il allait le savoir tout en rassemblant ses idées afin de pouvoir se concentrer sur les lignes directrices qui le fracassaient au plus au point. Devait-il faire preuve de subtilité ? Non, en avait-elle eu en le trahissant ? Et par la même occasion, il lui fallait donc coûte que coûte dompter sa fièvre amoureuse, ce qu’il n’avait jamais jusque là, appris à faire. Il alla donc à l’essentiel sans trahir le son de sa voix en employant toujours le tutoiement tout en ancrant un regard profond et emprunt de reproches dans le sien.


Comment est-ce possible ? Tu as pris seule la décision de t’engager à la Mairie de la ville et je suppose à la demande pressente du prince, et ne me dit pas le contraire. Comment as-tu pu faire cet état de chose sans préalablement m’en parler, moi, ton époux ?

Dois-je te rafraîchir la mémoire et te rappeler que nous sommes deux à prendre les décisions qui s’imposent ? Tu sais ce que la charge d’une mairie impose, d’être à demeure et à son service vingt-quatre heures sur vingt-quatre heures et tu savais pertinemment que nous devions descendre dans le Sud pour notre voyage de noces et tu viens de tout gâcher pour faire plaisir à ton... A cet homme.


Il détacha un instant son regard noir du sien pour inspirer profondément car la question qu’il le turlupinait depuis qu’il savait, n’allait pas lui être facile à sortir. C’était la première fois qu’il avait une certaine crainte viscérale d’entendre une réponse positive de la part de son épouse. Il positionna à nouveau ses yeux aussi noirs dans ceux de sa femme.

Est-ce que le prince est ton amant ?
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Anastasie Lévis-Mirepoix
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MessagePosté le: 01/01/2018, 15:26    Sujet du message: [RP/Privé] Les malheurs d'Anastasie Répondre en citant

Elle écoute tout ce qui est dit mais tout ce qu'elle retient : c'est la dernière question posée par Joris. Une question qu'elle reçoit violemment, en pleine face. Une question qui lui fait réaliser combien Joris n'a pas confiance en elle. Pire, une question qui laisse à entendre qu'elle serait une femme volage, une femme de mauvaise vie. Ana est blessée, meurtrie au plus profond de son être. Elle chancelle légèrement et cherche à trouver appui sur un meuble afin de ne pas s'effondrer. Elle retient ses larmes avec beaucoup de difficulté et se sent pâlir petit à petit. Ainsi donc n'a-t-elle pas su convaincre Joris de l'amour sincère et exclusif qu'elle lui porte ? Où donc a-t-elle failli dans ce qu'elle croyait être si sincère et franc ?

Elle prend un peu de temps avant de répondre à celui qui se tient toujours assis devant elle avec le regard qui pourrait la tuer sur place. Elle, n'a plus ce regard fixe, au contraire, elle a le regard fuyant tant elle a mal après ce qu'elle vient d'entendre.

- Je me suis rendue au bureau du Maire uniquement après avoir lu sa dernière annonce qui précisait que la mairie allait être laissée à l'abandon. Personne ne m'a convoquée, j'y suis allée spontanément et dans l'urgence car l'annonce spécifiait qu'urgence il y avait. Je me suis proposée sans qu'on me le demande, pour aider le temps qu'un Maire fixe soit trouvé. Je voulais juste apporter mon aide à notre ville d'adoption.

Elle contient ses larmes, son immense chagrin, sa déception. Oui, elle doit tout contenir afin de dire tout ce qu'il y a à dire. Parce qu'après, elle ne dira plus un mot, elle ira ramasser quelques affaires et elle quittera l'appartement. Après, il sera bien temps de verser toutes les larmes de son corps et laisser sortir sa colère, sa tristesse, sa déception. Lorsqu'elle sera seule.

- Tu as raison, j'aurais dû t'en parler avant et avoir ton avis et en cela je te demande pardon mais comme je viens de te l'indiquer, tout s'est fait dans l'urgence. Je regrette d'avoir compromis notre voyage de noces mais je crois qu'à présent ...  dans tous les cas …

Elle n'arrive pas à dire l'indicible. A quoi bon un voyage de noces, aujourd'hui ou demain, puisque Joris n'a aucune confiance en elle et remet en question sa fidélité ? Comment peut-il oser imaginer qu'elle soit la maîtresse de quiconque ? Elle qui n'a eu de cesse de lui dire combien elle l'aimait ? Joris a-t-il déjà oublié leur serment de la Saint-Epi ? C'était il y a à peine cinq jours ! Comment peut-il effacer tout ce qui a été ? Ce qui a été n'a-t-il été qu'un écran de fumée ? Le mal est fait alors sans trop savoir ce que la suite sera et estimant que le pire est déjà là, d'une voix restant incroyablement calme elle répond à cette fameuse dernière question.

- Bien sûr que le Prince est mon amant. Tout comme le Roi l'est aussi. Tout comme le sont les hommes puissants et fortunés de ce royaume. Il faut savoir donner pour recevoir, ne le savais-tu pas ? Et moi, je veux beaucoup alors je donne beaucoup de ma personne ... toute entière.

Plus, elle ne pourrait le dire car ce qui vient d'être énoncé est déjà assez ignoble, infamant, dégradant pour elle mais certainement pas autant que ce que Joris a osé penser. Autant sortir des mensonges, des énormités immondes qui sont à l'opposé de ce qu'elle est, de ce qu'elle pense réellement puisque Joris n'a pas confiance en elle et imagine le pire.

- Rassure-toi, tu n'auras pas à avoir honte de moi. Laisse-moi juste le temps de réunir quelques affaires et je quitterai cette demeure au plus tard dans deux heures.

Sa fine main pousse de toutes ses forces sur la table où elle a trouvé appui afin de ne pas choir au sol comme une poupée de chiffon. Ses yeux sont gonflés de larmes mais aucune d'elles n'a encore roulé sur ses joues.
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MessagePosté le: 03/01/2018, 01:17    Sujet du message: [RP/Privé] Les malheurs d'Anastasie Répondre en citant

Il avait été meurtri dans sa peau, son esprit mais au prix de quoi ? Cependant, comment allait-il redresser la situation qui n’était plus que désolation depuis sa funeste intervention. Il avait beau sondé son âme, son corps et son cœur, désespéré, il se demandait s’il était à la hauteur et capable de lui rendre tout ce qu’elle lui donnait en lui apportant un amour absolu et exclusif. Peut-être avait-il encore à apprendre de l’amour à deux ? Etait-elle plus dotée que lui dans ce domaine ? Il venait tout simplement de réaliser son erreur d’appréciation, de jugement et il commençait à s’angoisser par l’idée qu’elle le quitte pour toujours. Jamais au grand jamais, il ne voulait la perdre, plutôt mourir. A quoi ressemblerait sa vie sans elle et sans son amour ?

Il ne vouait aucun sentiment à ce prince étranger au comportement démoniaque car celui-ci l’avait manqué dès le premier jour en l’agressant verbalement et il le savait capable au point de pouvoir tirer profil de certaines situations auxquelles il n’avait que faire, en exerçant son pouvoir surtout chez la gent féminine.

La seule chose réelle, regrettable et honteuse dans tout ceci, était qu’un membre de la famille royale avait mis en péril la ville de Saint-Denis en annonçant un ultimatum déconcertant faisant référence à la mort du petit cheval et cela à la face des habitants de celle-ci. Comment le Roi a-t-il pu laisser faire cela sans intervenir et à juste titre dans son propre royaume ? La monarchie n’était plus ce qu’elle était. C’était vraiment déplorable à un point qu’il en frissonna de dégoût. Du coup, le cognac n’avait plus le goût du cognac, sentant comme une certaine amertume dans la bouche envers celui qui en était la cause.

Cette fois-ci, il l’avait écouté avec beaucoup plus d’attention que précédemment. Il posa son verre sur la table basse et la noirceur de son regard se dissipait peu à peu, refaisant place au naturel émeraude et en prenant ainsi conscience que le manquement à ses devoirs envers son épouse ainsi qu’à la règle morale imposée, venait de lui-même et non de sa bien-aimée qui chérissait par dessus tout malgré les apparences du moment.

Il se leva du fauteuil pour aller vers la fenêtre et ferma les yeux un instant pour rassembler et remettre de l’ordre dans ses idées. Avant de prendre la parole, il passa vigoureusement sa main dans ses cheveux comme pour en extirper les ondes néfastes et garder le meilleur de lui-même. Puis se tournant vers sa femme, il la vit prendre appui sur la table en croyant un instant qu’elle allait défaillir.


Oui, c’est vrai, tu aurais dû le faire mais tu t’es proposée afin de parer rapidement à cette tragédie. Je dirais qu’il est assez simpliste de le penser quand l’autre se dérobe magistralement de sa charge sans aucun scrupule et en plus, tu es allée le voir de ton propre chef. Quelle chance inespérée pour lui ! Il attendait la bonne poire. Tu as pris une charge qui selon moi, ne sera point de courte durée car tu sais tout comme moi que l’intérim perdure fortement et fermement dans les petites bourgades.

Joris se fit amical, compréhensif et plus complice tout en s’approchant timidement d’elle en prenant soin de respecter un écart pour ne point l’effaroucher car il comprenait que son épouse pensait bien faire aux détriments des calomnies méprisantes de toutes sortes. Il employa un ton de voix plus rassurant et plus doux.

Je pense qu’il y a en Toi, l’étoffe d’une grande dame, une force qui fait défaut à beaucoup de femmes de ce pays, un appétit de vivre intensément au mépris des préjugés et un professionnalisme que nul n’égale, pas même moi.

Oui, je… Je sais que j’ai été très dur parce que je dis ce que je pense sans détour et avec franchise mais j’ai perdu la mesure sous la colère. C’est vrai qu’un coup entre les deux yeux m’aurait moins secoué que de l’apprendre par d’autres que Toi. Je suis vraiment désolé de t’avoir traitée ainsi et surtout dans l’ignorance de beaucoup de choses. Pourrais-tu me pardonner pour le mal que j’ai pu te causer.


Il voulait la prendre par le bras ou lui posait une main sur son épaule et par crainte d’être rejeté, il n’osait toujours pas. Il continuait donc dans sa lancée.

Ana, j’ai… J’ai confiance et je crois en Toi et je sais que tu es épouse aimante et fidèle. Mais c’est en cet homme que je n’ai point confiance et je ne sais quel sentiment te rattache à lui. Cet homme n’aime pas son prochain et ni le peuple de France car il l’a prouvé en laissant volontairement à l’abandon comme il a fait, une institution communale importante qui fait vivre une des villes du département de la Seine et qui appartient à la Couronne du Royaume de France et qu’il prétend servir au péril de sa vie, est, ma foi, la chose la plus basse et vile qu’on puisse faire.

J’espère que maintenant tu as un aperçu de la mentalité de cet homme et même si un lien d’amitié de rattache à lui alors soit fort méfiante et je ne peux que m’incliner, mais, je t’aurais prévenu. Pense déjà comment nos amis ont été remerciés. Serions-nous les suivants sur la liste ?


Puis vint la moquerie, il ne s’en offusquait pas car il avait bien mérité. Il baissa le regard avec humilité en se disant qu’il avait été vraiment nul d’avoir douté d’elle. Et c’était là que le rideau tomba aussi sec sur la scène dramatique et il ressentit comme un haut-le-cœur qui lui tordit les boyaux. Il avança de quelques pas en l’étreignant dans ses bras pour la serrer fortement contre lui.

Non, j’ai honte de moi et je te prie de rester ! J’ai tant besoin de Toi et mon amour pour Toi est si puissant que je ne m’en remettrais jamais.
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Anastasie Lévis-Mirepoix
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MessagePosté le: 03/01/2018, 11:10    Sujet du message: [RP/Privé] Les malheurs d'Anastasie Répondre en citant

Ana a bien du mal à rester debout et à ne pas s'écrouler au sol. Elle n'est pourtant pas une petite nature qui s'évanouit pour un rien et à chaque instant. Pourtant, là, présentement, la tête lui tourne, ses oreilles bourdonnent et son cœur se serre par un énorme tiraillement douloureux au fond de sa poitrine. Elle suffoque presque tant elle a mal. En une fraction de seconde sa vie est sur le point de basculer. De la lumière perçante et resplendissante qui a été sa vie depuis qu'elle est mariée, elle sent qu'il n'y a qu'un pas, un minuscule petit pas, pour qu'elle franchisse les ténèbres obscures et terrifiantes. Ainsi est-cela le bonheur ? Est-il si fragile que le moindre grain de sable venant s'immiscer dans son rouage, il ne soit plus qu'un bonheur illusoire et éphémère que l'on a juste touché du bout des doigts ? Un bref instant, elle ferme les yeux et sa vie défile comme l'éclaire. Que sera sa vie sans Joris ? C'est inimaginable pour elle. Il est son pilier, sa moitié, son double. Il est le souffle indispensable dont elle a besoin pour pouvoir respirer à pleins poumons. L'amour qu'elle ressent pour lui est si fort, si inexplicable, si puissant, que cela en est presque effrayant. Il est vrai qu'avant Joris, elle n'a jamais aimé et qu'elle n'est donc pas en mesure de faire la moindre comparaison mais, ce qu'elle sait avec certitude, c'est que jamais elle n'aimera un homme comme elle aime Joris. Aucun homme, même le plus brillant d'entre tous, ne saurait venir remplacer son époux et enflammer son cœur, son âme, comme Joris le fait.

Alors oui, elle tremble, elle est à deux doigts de vaciller à l'idée de le perdre. Elle sait que si elle franchit la porte de leur demeure, elle en mourra dans quelques petites heures à peine. A quoi bon vivre sans lui ? Plus rien n'aura d'importance. Elle fournit de gros efforts pour se maintenir debout et ne pas flancher. Aussi, quand Joris la prend dans ses bras et la serre contre lui, elle lâche ce qui lui servait d'appui et se réfugie de tout son poids contre le torse masculin.  Si jamais Joris la lâche, elle ne pourra pas se tenir debout seule car elle n'a plus de contrôle sur ses jambes qui refusent de la porter. Ses forces l'ont abandonnées d'un coup d'un seul. Elle n'est plus qu'une poupée désarticulée dont la pâleur est extrême et probablement peu rassurante à voir. Elle a du mal à respirer, cette fois, elle suffoque pour de bon. Oui, l'amour que porte Ana pour Joris est effrayant tant il la dévore jusqu'au fin fond de ses entrailles.

- Je ... je n'arrive plus à respirer.

Elle cherche de l'air et suffoque encore plus fort. Ses bras se placent d'instinct autour du cou de Joris  mais si faiblement qu'il suffirait d'un rien pour qu'ils retombent le long de son corps qui ne réagit plus.

- Je t'aime tant ... par ... pardon ....

Ana vient de perdre connaissance et pourtant il lui semble flotter au-dessus de Joris. Elle peut le voir, l'entendre, mais son corps refuse de se mouvoir. Sa tête, elle, fonctionne bizarrement à plein régime mais sans qu'il lui soit possible d'émettre un son ou d'ouvrir les yeux. Pourquoi en sont-ils là ? Bon sang ! Si Joris savait combien elle se fout du Prince, là maintenant, tout de suite ! Il n'y a que son époux qui compte et qui comptera jusqu'à son dernier souffle. Qu'est-ce qui lui a pris de vouloir aider sa ville ? Quelle idiote elle fait ! A cause de cette idée, elle risque de perdre celui qu'elle aime. Elle se fout tout autant des honneurs et des titres ou de passer pour une femme forte. Tout ce qu'elle voulait : c'est aider. Le Prince serait un homme n'aimant pas son prochain ? Tant pis pour lui ! Il y perd plus qu'il ne le pense. Elle voulait juste aider.
Joris lui dit avoir confiance en elle ? Alors pourquoi cette question si blessante à propos du Prince ? Oh ! Serait-il jaloux ? S'il est jaloux alors c'est qu'il l'aime vraiment ? Il ne veut pas qu'elle parte ? Elle n'en a pas envie non plus. Pourtant, de là où elle est, dans les méandres de son évanouissement, il lui semble partir, s'éloigner petit à petit de l'amour de sa vie. Son cœur lui fait si mal tant il se contracte fortement dans sa poitrine. Elle manque d'air. Au secours !  Elle vole au-dessus de Joris et s'éloigne de lui contre son gré.

"Oh Très Haut : je ne veux pas mourir ! Je veux rester auprès de mon époux, je vous en supplie."

Personne ne lui répond et Ana sombre de plus belle.


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MessagePosté le: 05/01/2018, 20:52    Sujet du message: [RP/Privé] Les malheurs d'Anastasie Répondre en citant

Un mouvement général de désarticulation d’un corps mou se faisait spontanément entre ses bras et cela lui faisait tout drôle. Prenant juste conscience qu’elle allait au plus mal et perdant connaissance, il ne devait point faiblir et ne savait que faire alors la première chose qui fit, était d’appeler en criant de le secourir à qui voulait bien l’entendre. Voyant que personne ne répondait à son appel de détresse, il para au plus urgent en l’allongeant sur une des méridiennes du salon puis posa plusieurs coussin sous sa tête et sous son dos afin de lui faire prendre la position semi-assise pour que la respiration ne soit point comprimé et que l’air des poumons passe mieux. Il tapota ses joues, ses mains pour la stimuler mais rien n’y faisait. Il commença à paniquer grandement, ouvrit la porte et appela à nouveau.

Une femme de ménage qui se trouvait dans le couloir à l’étage au-dessus, se pencha sur la rampe de d’escalier. Aussi pâle que sa femme, Joris leva les yeux vers la personne.


Je vous en prie, Mademoiselle, mon épouse a perdu connaissance et n’est pas bien du tout, voulez-vous avertir Madame Garnier pour qu’elle fasse appel à un médecin… Faites vite, c’est urgent !

La demoiselle acquiesça et partit en courant chercher du secours. Pendant ce temps, il prenait une bassine d’eau claire et un linge propre pour rafraîchir son visage qui était tellement pâle, qu’il en prit peur.

Bon sang, qu’ai-je donc fait ? S’il lui arrive quelque chose par ma faute, je ne me le pardonnerais jamais.

Quelques minutes plus tard, on frappait à la porte qui s’ouvrit sur deux femmes, une qui ne connaissait pas et sa logeuse. Ensemble, leur regard convergeait directement vers la méridienne où se trouvait son épouse toujours sans conscience. La logeuse prit la parole en premier.

- Monsieur de Florensac, qu’arrive-t-il à votre épouse ?

- Je ne sais comment vous expliquer, elle a tout à coup perdue connaissance. Elle respire mais difficilement comme si elle suffoquait mais devant ce cas, je ne suis point efficace car je n’y connais rien en médecine.

- Rassurez-vous, Monsieur de Florensac, je vous présente Madame Pascal qui est une de nos pensionnaires et qui est également infirmière à l’Hôtel-Dieu de Paris. Elle a beaucoup d’expérience dans le métier et va examiner votre épouse en attendant le médecin qu’une de mes employées est allé quérir.


Joris hocha la tête avec un sourire mi figue, mi-raisin et fit entrer les deux femmes. Elles s’avancèrent vers Ana et l’infirmière l’examina. Puis après avoir appuyé ses doigts contre son poignet, elle sortit d’une trousse, une petite fiole de sels qu’elle agita sous ses narines. D’où il était, il fit une moue grimacière car les vapeurs qui émanaient du flacon, avaient une odeur assez nauséabonde. L'infirmière ne pipait mot et cela augmentait encore plus son angoisse. Vivement que le Doc arrive.
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Louis d'Ambert
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MessagePosté le: 06/01/2018, 01:18    Sujet du message: [RP/Privé] Les malheurs d'Anastasie Répondre en citant

Tout en traversant la rue qui me sépare de l'immeuble d'en face, en gravissant les escaliers me menant à l'appartement où je dois consulter, je secoue un peu brutalement la demoiselle qui me conduit. On croirait qu'elle est muette la malheureuse mais j'obtiens tout de même quelques informations afin de gagner du temps. Mon temps est précieux. Je suis introduit dans l'appartement et trouve qu'il y a bien trop de monde. Si j'ai bien compris, un mari s'inquiète de ce que sa femme ait fait un malaise. Rapidement, j'avise l'homme puisqu'il est le seul parmi ce troupeau de bonnes femmes. Pas le temps de passer par les salamalecs d'usage. Pas le temps et surtout pas l'envie. Je suis un rustre.

Allez voir ailleurs si j'y suis. Y'a trop de monde ici. Vous, Monsieur, restez un moment.

Une femme d'un certaine âge m'indique que la femme se tenant près du sofa où est alitée la patiente, est une infirmière de l'hôtel Dieu.

Qu'elle reste, elle me servira à un moment ou à un autre, ou pas. Toutes les autres : foutez-moi le camp !

D'un œil avisé et expert, je regarde la patiente sans encore la toucher. Très vite, j'ai déjà quelques pistes possibles. Il faut que je les creuse sans perdre de temps mais de ce que je vois, la souffrance respiratoire dont on m'a parlé ne semble pas dangereuse. Je me rapproche du mari, pâle comme un linge, le regarde des pieds à la tête avec un sourire narquois.

On a eu peur ? Je vais ausculter l'endormie mais avant, y a-t-il quelque chose que je dois savoir ? Cette dame suit-elle un traitement ? A-t-elle un problème de santé reconnu par un confrère ?

Je suis presque certain de recevoir deux réponses négatives, d'instinct comme çà. Mais je peux me tromper alors mes questions sont importantes et je m'empresse tout de même de piquer un peu le mari. Chaque fois que je le peux, j'aime bien piquer comme l'aiguille qui traverse les peaux.

Les malaises chez les femmes sont fréquents. Il peut s'agir d'un simple étourdissement et dans ce cas avec deux ou trois bonnes taloches bien senties, sur les joues, on réveille l'endormie ou ce qui est très possible aussi....

Je m'arrête de parler et détaille avec insistance l'entrejambe du mari puis je reprends, le plus sérieusement du monde avec l'envie de pouffer de rire devant ses yeux horrifiés.

Votre service trois pièces doit rendre hommage à votre dame de temps à autre, s'il est en bon état de marche ? L'est-il ? Si oui, cela ne vous étonnera donc pas si je vous indique qu'il se peut que votre dame ait un polichinelle dans le tiroir ?

Ne me reste plus qu'à attendre que le pauvre type face à moi, qui a l'air paumé de chez paumé, reprenne ses esprits, reprenne aussi un peu de couleurs car le bougre se décompose à vue d’œil.

J'ai pas toute la nuit alors si vous pouviez répondre rapidos que je puisse passer à l’auscultation. Vous attendrez dehors. Rassurez-vous, l'infirmière m'assistera. Votre dame n'est pas mon genre, vue d'ici, elle ne me semble pas assez plantureuse.

Je mime de mes deux mains, en les plaçant au bon endroit sur mon corps, la protubérance des seins et celle du fessier en exagérant largement les proportions idéales. Je me marre, bon sang ce que je me marre d’embarrasser ce jeune homme !

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MessagePosté le: 06/01/2018, 16:57    Sujet du message: [RP/Privé] Les malheurs d'Anastasie Répondre en citant

Un homme de haute taille à l’apparence terne, mal rasé et de nature négligée fit une apparition dans le salon aussi sèche qu’une lame de rasoir. C’était point homme à s’embarrasser de préambules ni de politesse. Joris le regardait assez effaré lorsqu’il entendit également son langage. A première vue, l’énergumène semblait faire le vide autour de lui en s’adressant aux deux femmes présentes mais d’une telle façon que Joris se retenait difficilement pour ne pas lui clouer le bec. Mais pour qui se prenait-il, ce goujat !

Après n’avoir dit ni bonjour ni merde, il apostropha l’infirmière en la gardant sous le coude et congédia la logeuse avec perte et fracas. Pauvre Madame Garnier, se faire foutre hors de chez elle par ce sauvage, ne présageait rien de bon pour sa douce et tendre moitié.

S’il soignait comme il causait et se comportait envers ses patients, il se devait de le mettre à la porte. Il allait lui signifier sa pensée quand celui-ci lui demanda de rester un moment dans le salon puis l’homme resta un moment à regarder en silence Ana sans la toucher. Mince alors, il attendait quoi, le dégel !

Puis toujours muet comme une carpe, il se rapprochait de Joris tout en le jaugeant des pieds à la tête. Il se sentait tout à coup mal à l’aise, regardant le regard bleu perçant du bonhomme qui le dévisageait sans vergogne. L’endormie ? Oh ! Quel toupet ! Et oui, il l’avouait, il avait eu une peur viscérale de la perdre et le malappris
commençait à bien faire et à l’énerver.

Enfin il se décida pour avoir quelques indications et Joris le renseigna.


Non, pas à ma connaissance… Pas plus de problèmes de santé bien au contraire.

Ce qu’on pouvait appeler un Doc dans le sens commun du terme, parlait de les happer de leur étourdissement en leurs infligeant de bonnes taloches retentissantes sur les joues. Un vrai bourreau de bonnes femmes afin de les extirper sans ménagement de leur hystérie passagère.

Par le Tout Puissant, bien étrange façon de faire comprendre au mari qu’il pourrait éventuellement être père. Etonné par l’insolence dont il faisait preuve, il suivit la trajectoire de son regard bleu vers son entrejambe et vit qu’il se moquait ouvertement de lui en lui parlant indirectement de ses bijoux de famille. Il reprenait des couleurs en rougissant jusqu’aux oreilles en présence de l’infirmière qui restait pantois et sans voix à tout ce qui se disait.


Oui, en effet, il serait donc possible que cela rentre dans les paramètres potentiels d’un début de grossesse.

Ben heureusement que ce n’était point son genre et à tout bien considéré, il n’avait pas tout à fait tort. Un peu plus en chair sur la partie des seins et sur les fesses, serait parfait. Et pourtant elle mangeait plus que lui.
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MessagePosté le: 06/01/2018, 19:28    Sujet du message: [RP/Privé] Les malheurs d'Anastasie Répondre en citant

Je me débarrasse de son plouc de mari qui a repris des couleurs et lui dit d’attendre dans le couloir. La mocheté qui me sert d’assistante attend que le vent la pousse et me regarde comme une bête de foire. J’espère que je ne lui ai pas tapé dans l’œil car elle serait mal barrée et confidence pour confidence, je n’aime que moi.

Revenant sur l’endormie qui avait le beau rôle et qui ne finissait plus de se pâmer, faisant ainsi durer le plaisir de faire mijoter son abruti de mari lui faisant croire que les corneilles étaient aussi blanches que les corbeaux. Toutes pareilles ces poulettes, un pet qui ne sortait pas de leur cul et s’était la fin du monde. Je m’avance vers la décharnée qui n’avait que la peau sur les os et passe directement à la visite. Devant la mocheté et malgré un envie irrésistible de réveiller la momie pour l’assommer de baffes, je ne tente pas l’envol d’une paire de gifles mais cette fois-ci, je grimace en coin en regardant l’autre à côté de moi.


Passez-moi votre flacon de sels de pâmoison.

L’odeur succulente des sels d’ammoniaque est fort plaisante lorsqu’on veut avoir un résultat spontané et efficace et même l’intérieur d’une chaussure ferait aussi du meilleur effet. Et la voilà qui s’agite, dodeline de la tête, tousse ses poumons et revient à la vie.

Vous avez bien dormie ? Ce n'est pas le moment de faire votre cirque et il est temps de savoir de quoi il en retourne.

Pas épaisse, la jeune femme avait un corps frêle et à la moindre pression, je redoutais de passer mon doigt ou ma main à travers sa carcasse tellement qu’elle était mince. Son mari devait la faire crever de faim pour être si plate et plein d’os. Je procède à la palpation de l’abdomen et elle avait bien un polichinelle dans le tiroir. Satisfait car facile, je regarde l’endormie avec des cocards de hibou bien rondelets et je lui offre ma plus belle grimace de contentement.

Vous êtes enceinte d’environ trois mois et pour mener une grossesse à bien et à son terme, il faut vous remplumer, ma petite, vous êtes trop maigre. Vous mangez quoi, des ortolans à la baguette ou bien des lentilles avec une épingle à chapeau ? Bien manger, bien boire pas du pinard, évidemment, rester au calme, prendre du repos et faites-vous aider. Prenez quelques embonpoints et tout ce passera bien et si vous avez besoin encore de moi, vous savez où je niche.

Sur ces mots, je suis content de prendre la tangente et de retourner dans ma jungle où un bon bourbon et un cigare m’attendent. Et sans oublier mes honoraires, ben oui, quoi ! Toute perte de temps a bien droit à une rémunération, non !

Je vous enverrai la douloureuse.

Au passage dans le couloir, je balance vers l'idiot du village qui lui servait de mari.

Félicitations et un petit sourire, vous êtes l’heureux géniteur du premier d’une série !

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Dernière édition par Louis d'Ambert le 07/01/2018, 10:53; édité 3 fois
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Anastasie Lévis-Mirepoix
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MessagePosté le: 07/01/2018, 00:32    Sujet du message: [RP/Privé] Les malheurs d'Anastasie Répondre en citant

Quelle est cette odeur qui flotte autour d’elle ? Beurkkk ! çà empeste ! Qui vient troubler son sommeil ? Hein ? Si elle n'a cessé de prier le Très Haut pour ne pas qu'elle soit soustraite à l'amour de sa vie, il n'empêche qu'elle était plus que bien à survoler les airs et à se sentir aussi légère qu'une plume. Alors qui ose ? Lentement, elle ouvre les yeux et ne voit qu'un type aux yeux d'un bleu qui ferait peur à une armée entière tant ce bleu est perçant. Elle tourne légèrement la tête à la recherche de Joris. Il faut à tout prix qu'elle le touche, qu'elle l'embrasse, qu'elle lui dise que de là-haut, elle l'a vu et qu'il était encore plus beau qu'elle ne l'avait encore vu en bas. Bon, il risque de se moquer d'elle, de lui dire qu'une bonne fois pour toutes, il faudrait qu'elle grandisse et qu'elle abandonne son âme d'enfant. Elle le cherche mais ne le trouve pas. Il faut dire qu'elle est encore dans le potage la Ana. Mais qu'est-ce que fabrique ce bonhomme ? Non mais ...
... Il vient de soulever sa robe et ses jupons et il lui palpe le ventre ! Mais c'est un grand malade ce mec là ! Ana tente de se soulever un peu mais le sale type lui ordonne de se tenir tranquille.


- Joris !

Murmure-t-elle car elle a bien du mal à parler plus fort. Pourquoi n'empêche-t-il pas ce malade de la toucher ? Où est-il d'ailleurs ? Pourquoi ne se tient-il plus à son chevet ? Aiiiiiiiiiiie ! c'est que l'autre cinglé lui fait mal à palper d'un côté, puis de l'autre, son petit bidou tout mimi que seul Joris a le droit de toucher. Qu'est-ce que c'est que ce binz ? Cette fois s'en est trop, Ana se redresse aussi solidement qu'elle le peut - c'est pas gagné mais elle essaie - et fusille du regard celui qui vient enfin de replacer ses jupons et sa robe sur son corps tremblant. Un cinglé qui ne lui laisse pas le temps d'en placer une et qui lui sort une énormité comme si il lui demandait de lui passer le sel en plein milieu d'un dîner !

Q U O I ? A-t-elle bien entendu ce qu'elle vient d'entendre ?


- Joris !

Là, elle commence à paniquer sévère. Si elle n'en est plus à croire qu'il suffit d'un simple baiser pour tomber enceinte elle ne croit pas davantage l'abruti qui fanfaronne sous son nez. Profitant de ce qu'il a le dos tourné, elle tente de s'extirper de la bergère où elle se tenait endormie et cherche son époux, désespérément, d'un long regard circulaire à travers le salon. Arfff bon sang, la tête lui tourne encore.

- Joris !

Mais où est-il ! Et voilà que l'autre taré lui intime l'ordre de manger plus alors qu'elle dévore toute la sainte journée ! Elle est menue, oui et alors ! Il en a de bonnes avec ses conseils à la noix, elle ne peut même pas lui poser de questions puisque, déjà, il quitte le salon comme un furibard, suivi d'une jeune femme qu'elle ne connaît pas. Non mais dans quel monde de cinglés elle vient d'atterrir après ce sommeil inattendu ?

- Joris !

La voilà qui se retrouve toute seule, abandonnée sur sa bergère, sonnée littéralement par tout ce qui vient de se passer. Si c'était une blague, Anastasie la trouve de très mauvais goût. Oui, vraiment d'un goût douteux. Elle enceinte ? Et puis sa sœur bat le beurre ? Il n'empêche, çà cogite ferme dans la caboche d'Ana. Et si c'était vrai ? Et si ....

- J O R I I I I I S !

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MessagePosté le: 07/01/2018, 13:09    Sujet du message: [RP/Privé] Les malheurs d'Anastasie Répondre en citant

Les talons collés au tapis de sol du couloir, Joris resta comme deux ronds de saucisson en le regardant passer avec sur le visage, des traits machiavéliques de foldingue. Il lui annonçait en toute simplicité qu’il était père et c’était pour lui une situation nouvelle à laquelle il devrait faire face. Toujours sur le palier de la porte et n’en revenant toujours pas d’avoir un héritier, il s’avança dans le salon lorsqu’Ana l’appelait. Tellement heureux de la retrouver saine et sauve, son visage s’illumina de mille éclats.

Ô mon Amour, je me suis tant inquiété pour Toi, que j’en ai été malade… Maintenant, nous devons penser à notre enfant qui va naitre dans quelques mois… Mon bel Ange, tu as fait de moi, le plus heureux des hommes et je t’en aime encore plus.

Les yeux larmoyants de joie, il la prit dans ses bras et la serra fortement tout contre lui.
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MessagePosté le: 07/01/2018, 14:15    Sujet du message: [RP/Privé] Les malheurs d'Anastasie Répondre en citant

Là de suite, tout ce dont elle veut profiter c'est de la chaleur, de la présence de son époux. Anastasie ne réalise pas encore ce qui lui arrive. A entendre Joris, lui aussi est convaincu de sa future paternité à venir. Comment peut-il prêter foi aux paroles de ce cinglé ? Sans trop se détacher de ses bras, elle prend un léger recul et le regarde avec attention, droit dans les yeux. Et ... ce qui devait arriver, arriva : elle le noie sous un flot de paroles sans chercher à maintenir un ordre dans ce qu'elle lui dit. Tout arrive de façon décousue. Joris n'aura plus qu'à faire le tri, à remettre tout dans le bon ordre.

- Non mais tu te rends compte que tu es encore plus beau vu d'en haut ? Tu es craquant comme tout ! Si, Si, je t'assure !
- Il y avait pourtant dans l'air, une odeur pestilentielle. Il faudra penser à aérer la pièce pour la chasser.
- Comment as-tu pu laisser un autre homme que toi, me tripoter le bidon ? Tu as perdu la tête ou bien ? Il a osé soulever mes jupons sans la moindre retenue !
- Je vais le traîner en Justice ! Il finira sa vie au fond d'une cellule de la prison de la Force ! Non mais !
- Heu, ce type est un sale type. Existe-t-il vraiment ou bien était-ce le fruit de mon imagination ?
- Tout compte fait, un tel homme ne doit pas exister en vrai. Tu sais ce qu'il a eu le culot de me dire ? Que j'étais trop maigre ! Non mais dis-moi que je rêve ?
- Dis ? Tu me trouves trop maigre ? Moi, j'ai pas envie de ressembler à une grosse dondon ! Ah non alors !
- Pourtant je mange bien plus que toi ! C'est à n'y rien comprendre.
- Hein que tout ce que cet homme a pu me dire, n'est pas vrai ?


Ana regarde Joris plus intensément encore, histoire de se conforter dans l'idée que tout ceci n'était qu'un rêve stupide tiré de son imagination débordante.

- Dis-moi que tu ne crois pas un mot de ce que cet homme a pu dire ? Il t'a embrouillé la tête, hein ?
- Comme moi, je le vois bien, il a réussi à te faire prendre des vessies pour des lanternes. Dis-le-moi mon Amour !


- J'ai une faim de loup, je pourrais dévorer un bœuf !
-  Oh ! Et si nous buvions une coupe de champagne pour fêter mon retour d'un autre monde ? Je crois même que je boirais la bouteille toute entière tant je suis soulagée de te retrouver.

Elle termine son monologue par un baiser passionné qu'elle offre à un Joris interloqué.

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MessagePosté le: Aujourd’hui à 16:45    Sujet du message: [RP/Privé] Les malheurs d'Anastasie

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