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[RP] Quand deux anniversaires sont à fêter
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Anastasie Lévis-Mirepoix
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MessagePosté le: 16/07/2017, 12:23    Sujet du message: [RP] Quand deux anniversaires sont à fêter Répondre en citant

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Appartement de la Pension Garnier le 10 juillet 1823
- Début de matinée -

Ana vient de prendre connaissance du dernier billet de Joris. Elle sourit, largement. Même dans un simple billet, ce jeune homme est capable de lui faire toute une tirade sur le "bien-faire" sur les "vous n'êtes qu'une jeune écervelée" ou "vous n'êtes tout simplement qu'une petite peste !". Pourquoi petite d'abord ? Autant voir les choses en grand, non ?

S'il n'avait pas tort sur le fait que trop préoccupée par sa petite personne, elle n'avait aucune idée de quand Madame Mère de Florensac avait donné le jour à son fils prénommé Joris, elle n'allait pas laisser passer cette occasion d'enfin lui faire comprendre combien il comptait pour elle. Oui mais : à sa façon ! Grande amatrice de romans du grand Ouest, très en vogue par delà les océans mais pas encore en France, elle avait pu en lire quelques uns et se construire quelques rêves et histoires imaginaires à sa façon. Anastasie n'étant pas de celles à aimer les contes à l'eau de rose quoi que ... - s'il lui arrivait de pouvoir en vivre un, ferait-elle l'indifférente ? Pas sûr - Donc persuadée de ne jamais tomber dans de tels travers de midinettes, elle se mit à réfléchir au moyen de fêter dignement les vingt-six printemps de Joris. D'abord, il lui fallait trouver un cadeau - le cadeau - qui marquerait cette journée. Ensuite et parce qu'il lui avait donné rendez-vous dans la cour de la pension Garnier en fin de journée, elle devait aussi trouver la mise en scène idéale. Autant dire qu'elle avait fort à faire pour être fin prête le moment venu.

Elle fit donc sa toilette, s'habilla de façon à pouvoir être à l'aise et à pouvoir parcourir les rues parisiennes sans être encombrée de trop d’épaisseurs de jupons. L'été  étant là et bien là, elle n'eut point trop de mal à choisir sa robe, légère et fluide. Elle se changerait à son retour car déjà se mettait en place son scénario de façon très précise. Pour cela, elle aurait besoin de la contribution de Madame Garnier qu'elle descendit voir sans attendre. La vieille dame, à présent habituée aux frasques d'Anastasie partit dans un grand éclat de rire lorsque le plan d'Ana lui fut détaillé.

- Oh Mademoiselle ! Vous ... Hahahahaha ! ... Vous n'oserez pas ?
- Mais si voyons Madame Garnier ! C'est un jour à marquer ... à la mode Ana !

Finalement, elle consentit et se fit complice d'Ana. Madame Garnier se chargerait de dresser un jolie table à l'abri de la tonnelle de la cour de la pension et de leur concocter un menu de fête. Grâce à ses ventes de lait et de madeleines, Ana possédait à présent un beau petit pécule. Elle put donc surseoir aux frais engendrés  et laissa à Madame Garnier de quoi acheter tout ce que nécessaire à cette fête.
De son côté, Ana fila en trombe jusqu'à Paris pour chercher ce qu'elle avait en tête....

Dans la cour de la Pension Garnier, ce même jour
- Dix huit heures -

Dire qu'Anastasie a couru toute la sainte journée est un doux euphémisme. C'est éreintée qu'elle s'en revient chez elle. Éreintée mais satisfaite car elle a tout trouvé et a remué ciel et terre pour que sa réalisation soit prête dans les temps. Un sourire, un petit clin d’œil amical et chaleureux, çà aide pour que l'impossible soit rendu possible et ... dans un temps incroyablement court. Avec rapidité, elle grimpe jusqu'à l'étage pour pouvoir se baigner et se changer. Madame Garnier de ce qu'elle a déjà entre-aperçu depuis la cour, s'est surpassée.

Fraîche, sentant bon une discrète fragrance florale, sa longue chevelure blonde maintenue par un large bandeau de satin, habillée d'un pantalon flambant neuf, d'une chemise d'un blanc  immaculé avec un grand col ouvert à dentelle, des bottes cirées à se voir dedans, Ana descend pour placarder à tous les endroits accessibles de la cour, l'affiche qu'elle a fait réaliser chez un imprimeur parisien. Joris ne pourra pas ne pas les voir. Sous la tonnelle à l'abri de tous regards, une table est dressée avec chandeliers dont les flammèches dansent dans ce début de nuit qui pointe son nez. Une vaisselle, des verres  et des couverts raffinés sont disposés  Au travers de la table : deux épées sont posées. Elle scintillent d'éclat tant elles ont été bichonnées par Ana. Il y a la sienne bien sûr et une autre achetée aujourd'hui même pour Joris qui en tant qu'officier de son père saura la manier aussi bien qu'elle, sinon mieux.

Il est temps pour Anastasie de se cacher dans un recoin de la cour et d'attendre son adorable Joris....



    
 
  

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MessagePosté le: 17/07/2017, 13:14    Sujet du message: [RP] Quand deux anniversaires sont à fêter Répondre en citant

Note HRP : je reprends une partie du texte de Joris posté à la Pension Garnier pour que mon Ana puisse intervenir à son tour.

Joris.de.Florensac a écrit:


Le 10 juillet 1823


Encore vingt-un jour d’attente pour avoir le bonheur de prétendre à une chambre bien à soi dans un appartement quatre fois plus grand que celui actuel. Bien sûr, le prix du loyer était en conséquence avec un plus grand espace à vivre et les commodités que le nouvel appartement mettrait à leur disposition. En quelques mois, il avait engrainé pas mal d’argent grâce à la multiplication de nombreux boulots autant à Saint-Denis qu’à Paris et ainsi économisé la somme que lui avait remis le notaire. Actuellement, il faisait le négoce de sacs de blé et de madeleines pour les marchés.

Maintenant qu’ils faisaient tous deux des études de Droit à l’Université Royale de Paris, ils refaisaient surface en remontant la pente sans avoir eu recours au notaire. Il avait même fait un énorme cadeau pour l’anniversaire de sa protégée. Cadeau d’ailleurs qu’il lui fut livré par un garçon d’écurie à quelques mètres de la pension Garnier car il avait tenu de lui offrir en personne dans la cour intérieure de celle-ci. Il compulsa sa montre à gousset et l’heure tant attendue arriva. Il prenait les rennes dans sa main et fit entrer le cheval pas à pas dans la cour et accrocha les lanières à l’anneau mural prévu à cet effet juste en dessous de notre fenêtre puis attendit près de l’équidé patiemment qu’elle montre son petit bout de nez. Ce qui ne saurait tarder tout en s’imaginant la tête qu’elle allait faire en voyant son présent.

Toutefois une question de dernière minute se posa à laquelle il n’avait pas pensé. Savait-elle monter à cheval ?


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Anastasie Lévis-Mirepoix
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MessagePosté le: 17/07/2017, 13:14    Sujet du message: [RP] Quand deux anniversaires sont à fêter Répondre en citant

Cachée dans un recoin de la cour de la Pension Garnier - Ce même jour le 10 juillet 1823 -
Dix-huit heures et des brouettes
....

Elle s'impatienterait presque Ana. Il faut dire, comme le lui a répété à moult reprises son cher Joris, que la patience ne fait pas franchement partie de son vocabulaire et encore moins de ses qualités. Que voulez-vous : Nobody's Perfect !

Planquée comme une parfaite petite guerrière, les peintures sur le visage en moins, elle veille au grain, est à l'affût du moindre bruit, du moindre pas qui viendrait lui signifier qu'il est enfin là. Il serait en retard ? Ou il aurait décidé de lui tendre un piège, genre, je vous promets un cadeau mais vous ne l'aurez pas et vous ne me verrez pas non plus ! Alors là, s'il lui joue ce tour là, Joris est un homme mort, foi d'Ana. Elle le trucidera de la pointe de son épée d'un Z qui veut dire Zorro ... heu ... d'un A comme Ana.
A moins que le M E R V E I L L E U X cadeau qu'il s'apprête à lui faire soit si grandiose que le temps lui soit trop court pour mener à bien son exécution ? Hum ... prévoyant et organisé comme l'est Joris, elle doute que ce soit la raison. Mais alors ? Que fabrique-t-il, bon sang de bois ! C'est qu'elle commence à avoir des crampes à rester plantée là comme un piquet. Et puis, elle a faim, très faim. Dingue comme son estomac est moteur de toute chose. Ana est un estomac sur pattes, elle pourtant si menue et fine. C'est à n'y rien comprendre.


Soupir d'impatience ... Long, long, long S O U P I R !
       

Et puis soudain, çà s'agite à l'entrée de la cour ! Pas trop tôt mon P'tit Chatounet d'amour ! Pourtant Ana tique. Elle n'entend pas seulement des pas d'humain sur le pavé de cette cour. Il lui semble reconnaître ceux d'un ... d'un cheval ?
Anastasie écarquille les yeux et tend l'oreille avec attention. Plus elle s'applique à écouter et plus le bruit de sabots raisonnent sur le pavé. Mince alors ! Ce n'est pas Joris mais un visiteur venant s'enquérir d'une chambre ou en visite. Il lui faut en avoir le coeur net. En veillant à ne pas se faire voir, elle sort de sa cachette et s'avance discrètement en mode ... guerrier sauf qu'elle, elle ne rampe pas au sol. Elle risquerait de se tâcher et veut pouvoir être toute propre et un tant soit peu présentable lorsque son Jo arrivera.

Elle s'avance de quelques pas encore et découvre que c'est bien Joris qui se tient là, tenant par la bride le cheval dont elle a reconnu le pas si particulier. Pendant quelques secondes, Ana reste interdite. Que doit-elle faire ? C'est que tout son plan risque de tomber à l'eau ! Ni une ni deux, elle fait marche arrière, s'empare des deux épées posées sur la table et vient se poster en conquérante devant Joris avec l'air solennel en exécutant quelques pas d'ouverture à la tirade qu'elle s'apprête à donner :


Musique d'ambiance pour imaginer la scène


Elle tient fermement son épée de sa main droite, la lame pointant en direction de Joris, l'autre épée étant glissée sous son bras gauche. Elle exécute quelques moulinets avec son épée regardant Joris qu'elle trouve fort beau ce soir et fort élégant aussi. Quelle prestance nom d'un petit bonhomme ! Ne pas se déconcentrer surtout.

- Monsieur de Florensac ? Dit "Jo le P'tit Chatounet ?
Vous êtes démasqué ! Si vous ne voulez pas finir en brochette pour mon dîner de ce soir, attrapez donc cette épée et venez défendre votre honneur !


Elle vérifie que Joris est bien prêt à recevoir l'épée et la lui lance de façon à ce qu'il l’attrape par le bon bout, faudrait pas non plus qu'elle le blesse ou l'écorche. C'est qu'elle y tient à son P'Tit Chatounet. Prête à en découdre, elle ajoute d'un ton plus doux, en regardant le magnifique cheval qui a fière allure auprès de Joris, tout en veillant bien que la pointe de son épée reste fermement dirigée vers Joris.

- Jolie monture que vous avez là, Monsieur. Vous devriez l'écarter un moment de ma trajectoire. Il serait dommage que du mal lui arrive.

Non loin, les flammes des bougies éclairent joliment l'endroit, d'autant qu'Ana a rajouté deux braseros pour que la cour soit parfaitement éclairée le temps de ce "combat" de deux jeunes gens dont l'une est certainement un peu fofolle encore mais si pressée de pouvoir souhaiter un bon anniversaire à celui qui lui fait face, de façon à ce que ce moment reste unique dans leur mémoire et leur histoire commune.
       
       


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MessagePosté le: 17/07/2017, 19:36    Sujet du message: [RP] Quand deux anniversaires sont à fêter Répondre en citant

Pas de bout de nez dépassant de quelques ouvertures ou recoins sur l’immédiat. Aurait-elle oubliée le rendez-vous ? Certes pas mais que faisait-elle ? Elle voulait le faire poiroter pour se moquer de lui encore une fois. Il s’avança donc de quelques pas et leva la tête vers la fenêtre mais n’osa pas hurler son nom. Il souffla tout en baissant le regard et au passage, ses yeux tombèrent sur des affiches placardées un peu de partout dans la cour. En entrant dans la cour, il n’avait pas fait attention à celles-ci. Il en déchira une et aperçut son portrait. C’était un avis de recherche et sa tête avait été mise à prix mort ou vif accompagnée d’une somme bien rondelette. Il souleva le visage et son regard circulaire embrassa toute la cour, toujours rien à l’horizon. Méfiant et connaissant bien la blondinette, il se tenait sur ses gardes car ces affiches n’avaient été placardées là par hasard. Il arpenta nerveusement le pavé de la cour quand soudain une apparition fit son entrée l’épée en main et se planta devant lui, faisant des tourniquets avec la lame de son épée puis la pointa vers Joris.

Il l’examina en arquant les sourcils d’étonnement. La surprise était de taille. Il ouvrit la bouche pour faire une réflexion, puis se ravisa tout sourire. Habillée en garçon, elle n’en était pas moins jolie et belle à croquer surtout quand elle tenait sa vie au bout de sa lame. Il ne broncha pas de sa place et planta son regard dans le sien.


Oseriez-vous me menacer ? Ma Petite Chatounette chérie ! Si j’étais vous, je ne prendrai point se risque car on ne sait jamais avec qui on croise le fer et je n’ai nulle intention de finir en brochette ? Par contre, je suis vraiment attiré par les beaux boutons dorés de votre très belle chemise et il serait ennuyeux pour vous de les voir sauter un à un et ainsi voir dévoiler une petite partie de votre anatomie.

Et je ne pense pas que vous le souhaitiez, ma chère !


Il jouait le jeu et l’appréciait vraiment. Elle lui lança l’autre épée qui lui était destiné et l’attrapa au vol par la garde.

Très bien, ma chère, vous l’aurez voulu ! En garde !

Puis elle parla de l’équidé qui se trouvait derrière lui.

Ah oui, vous voulez parler de la jument qui m’accompagne. Superbe animal, en vérité et cela serait fort dommage pour vous si vous l’embrochiez pour le dîner de ce soir. Pauvre bête, terminée en brochettes par les bons soins de sa nouvelle maîtresse… dur ! dur !

Il avait envie de rire mais s’abstenait tout en pointant sa lame vers la sienne, prêt à riposter.
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MessagePosté le: 18/07/2017, 11:03    Sujet du message: [RP] Quand deux anniversaires sont à fêter Répondre en citant

Joris se prête volontiers à son petit jeu. Pourtant, ne dit-on pas : "jeux de mains, jeux de vilains ?". En l'occurrence ici, les mains ne feront que manier l'épée et encore, une seule main sera suffisante, l'autre assurant l'équilibre de ce ballet qui va démarrer. Elle sourit, amusée de la répartie de son vis-à-vis. Fugacement, lui revient en mémoire cette fameuse nuit où Joris s'était chargé de la sortir de son bain, de la sécher et de la coucher. Alors sa mise en garde contre des boutons qui sauteraient au risque de laisser poindre ses seins ne l'affole pas mais ne lui plait pas non plus. Et puis quoi encore ? Elle compte bien livrer bataille et ne pas se voir vaincue. Le problème est qu'elle ne connaît pas la qualité d'escrimeur de Joris. Elle se doute qu'au contact régulier de son père, il a été à excellente école. Voilà qui ne va pas être simple, elle n'étant encore qu'en apprentissage mais en étant une très bonne élève aux dires de son maître-d'arme. Le mot est lâché : "En garde !". Joris est décidé à montrer ce qu'il sait faire, cela tombe bien, elle aussi.

Ana jette un œil sur le cheval afin d'évaluer ses pas puis prend appui sur sa jambe gauche, tout en réfléchissant à ce que vient de lui annoncer Joris, l'air de rien à son propos. Sa propriétaire ? Elle ? Mais qu'est-ce qu'il raconte là ? Elle tend sa lame de sa main droite, lève le bras gauche et commence à s'avancer avec assurance vers Joris.


- En garde mon P'tit Chatounet ! Il est temps de croiser le fer.
Vous devriez ôter votre redingote pour être plus à l'aise.

Elle lui laisse le temps d’obtempérer afin que la partie soit équilibrée car se battre en tenue de ville n'est pas pratique. Commence alors ce ballet qu'elle aime par dessus tout. Au contact de son épée, Ana se sent revivre. Elle tente plusieurs fois une approche ferme et combattive mais Joris ne s'en laisse pas compter et répond à ses attaques avec assurance et dextérité. Un bouton de sa chemise saute.

Décontenancée, elle ne prend pourtant pas le temps de s'arrêter et reprend son attaque. Elle tente une autre approche en opérant deux pas de côté puis un troisième pas plus grand qui la voit se rapprocher de Joris avec une épée qui frôle à son tour la chemise masculine mais sans en toucher fermement le tissu. Joris se défend comme un brave guerrier et crée un nouvel engagement en forçant Ana à se reculer d'au moins quatre pas. Un second bouton de sa chemise saute.


- Est-ce ainsi, Monsieur, que vous déshabillez les femmes ?

Tout en invectivant son adversaire, elle évalue ses arrières et sent que Joris cherche à la coincer contre le mur ce qui ferait alors qu'elle serait irrémédiablement vaincue car ne pouvant plus se mouvoir aisément. Lui reste bien sûr les côtés et c'est à présent ce qu'elle tente de jouer. Après que la lame de Joris ait forcé un nouvel engagement, Ana cherche le moyen d'un désengagement et opte pour trois pas sur le côté gauche. Joris est déjà sur elle à bloquer son avancée. Un troisième bouton de sa chemise saute.

- Vous semblez pressé d'ôter ma chemise. Je vous pensais moins réactif mon Chatounet adoré.

Ne lui reste à ce moment là qu'un seule solution : celle de l'esquive. Agile et souple, Ana se baisse rapidement pour désolidariser sa lame de celle de Joris et effectue deux pas sur le côté droit. Une double esquive donc qu'elle réussit mais Joris ne rend pas les armes pour autant et par elle ne sait quelle sorcellerie, là voilà collée au mur sans plus pouvoir bouger. Elle n'a pas la distance nécessaire pour brandir son épée au risque sinon de blesser grièvement Joris. Ce que jamais elle ne fera.

Sans doute que le bruit des lames ont fortement raisonnées dans la cour. Madame Garnier surgit alors et semble horrifiée par ce qu'elle voit. La petite ne lui a jamais parlé d'un règlement de compte dans cette cour mais d'un dîner en tête à tête !  La vieille femme bien dodue cherche alors à s'interposer entre les deux jeunes gens, au risque de se prendre un coup de lame. L'inconsciente !

- Voyons, voyons mes enfants ! Vous n'allez tout de même pas vous entre-tuer ! La vie est devant vous, soyez raisonnables !

Ana collée au mur, profite de ce moment pour tenter un nouvelle esquive en essayant de se baisser à nouveau  mais sans succès, Joris est à présent tout contre elle, lame pointant vers le sol afin de ne pas la blesser. Cette fois, elle est foutue. Un quatrième bouton de chemise vient lui aussi de rouler au sol, découvrant ainsi un bout de son sein droit.

Voyant que tout se calme, Madame Garnier s’éloigne en pestant tout en haussant les épaules. Ana quant à elle, peut sentir le souffle chaud de Joris caresser son visage en sueur d'avoir tant combattu. Dans un murmure, elle lui dit alors toute essoufflée :

- Ni brochette de Jo, ni brochette de cheval.



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MessagePosté le: 19/07/2017, 09:50    Sujet du message: [RP] Quand deux anniversaires sont à fêter Répondre en citant

Cette attaque surprise avait éveillé en lui l’instinct de conservation et d’orientation. Il ne savait pas ce qu’elle valait au maniement de l’épée mais restait méfiant car il ne fallait jamais sous estimer son adversaire. Il évalua le lieu et le contraste des lumières données par les flammes des bougies et des deux braseros qui éclairaient avantageusement la cour afin d’éviter si possible les blessures autant dans un camp comme dans l’autre. Son but précis étant de la coller dos au mur pour qu’elle rende les armes.

Se débarrassant de sa redingote, il se mit en garde et attendit le premier coup de son assaillante. Il ne connaissait pas les qualités de son maître d’arme, mais il constatait qu’elle lui présentait plusieurs cas de figures en dilettante. Malgré cela, elle se débrouillait bien, attaques, défenses, parades, ripostes étaient assez bien orchestrées.

Un premier bouton de sa chemise sauta après une riposte mais ce qu’il n’avait pas prévu, c’était qu’elle l’obligeât à faire un écart pour lui laisser une ouverture et dans l’engagement, il sentit le bout de sa lame frôler sa chemise. Il l’obligea à son tour de reculer de quelques pas pour avoir le plaisir de faire sauter le deuxième bouton de sa chemise. Il esquissa un sourire moqueur lorsqu’elle pesta contre lui.


Alors vous ne renoncez jamais lorsqu’il est question de toucher la récompense pour avoir ma tête… Il est vrai et j’en conviens que la somme proposée pour ma capture n’est point négligeable et quant à déshabiller les femmes, je n’ai point recours à ce système, elles le font généralement toute seule comme une grande et je dirai même que cela dépend également de notre bon vouloir à leurs faire plaisir à les effeuillant une à une de leurs pétales de rose.

Le « presser d’ôter sa chemise » et le « moins réactif », le fit rire de bon goût. Il reprit son sérieux en bloquant son avancée lors d’un désengagement, elle se retrouva coincée le dos au mur et de viser le troisième bouton doré de sa chemise qui s’envola pour aller choir à ses pieds.
Le cliquetis sonore des lames avaient probablement alerté quelques curieux. Voyant surgir la logeuse dans tous ses états au risque d’être blessé, il la rassura aussitôt.


Ne vous faites aucuns soucis, Madame Garnier, ce n’est qu’un combat amical, rien de plus.

A moitié tranquillisée, la logeuse s’éloigna de nous en tempêtant.

Voyant qu’Ana ne pouvait plus reculer, elle essaya en vain d’esquiver en se baissant à nouveau mais il avait déjà évité le coup et avant qu’elle ait eu le temps de rompre, il lui fit sauter le quatrième bouton de sa chemise, dévoilant ainsi un bout de son sein droit.

Comprenant que le contrôle de la situation lui échappait et se sentant prisonnière entre le mur et le corps de Joris, elle baissait enfin les bras. Autour d’eux, le silence se fit subitement. La lutte s’était terminée aussi brusquement qu’elle avait commencé. Il tenait sa lame la pointe en bas pour éviter toutes blessures puis répondit dans le même ton à sa phrase murmurée près de son oreille.


Eh, non ! Ma petite Chatounette chérie ! Point de brochettes de Jo et de cheval au dîner, il faudra vous y faire. Par contre, si vous voulez goûter aux brochettes d’Ana, je me ferai un plaisir de la couper en rondelles.

A ce moment précis, la jument émettait un hennissement bien sonore comme si elle était d’accord avec ses paroles. Ce moment taquin n’était pas pour lui déplaire puis…

Plus sérieux que jamais, il resta un instant immobile contre elle. Leur corps en sueur au plus près de l’autre se confondait. Leur visage se touchaient presque, il la regardait intensément dans les yeux et son souffle devenait court, rapide et saccadé comme l’étaient les battements de son cœur. Enivré par le doux parfum qui émanait de sa personne, il osa effleurer sa joue puis ses lèvres de son index pour ensuite lui prendre délicatement le menton qu’il souleva avec douceur afin de déposer un léger baiser sur ses lèvres. Quand il se dégagea doucement de son étreinte après l’avoir longuement regardé, il s’attendait au pire. Avait-elle apprécié ce rapprochement amoureux, ce sentiment qu’elle ne connaissait pas ?

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Anastasie Lévis-Mirepoix
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MessagePosté le: 19/07/2017, 13:43    Sujet du message: [RP] Quand deux anniversaires sont à fêter Répondre en citant

Anastasie est vaincue. Irrémédiablement et définitivement vaincue. Toujours le dos collé au mur, la jeune fille est toute chose ... et ce, à plus d'un titre.

Sa fine main passe doucement sur ses lèvres encore chaudes du doux et léger baiser reçu. Ce baiser était comme une délicieuse gourmandise, comme la douceur du velours, comme une saveur encore inconnue qu'on ne voudrait jamais voir se dissiper. Ana vient de recevoir son premier baiser, son tout premier baiser que jamais elle n'oubliera. Et puis, il y a cette proximité troublante qu'elle vient de vivre : Joris se montrant particulièrement doux et attentionné avec cette délicate caresse venant effleurer sa joue, ses lèvres. Ce corps à corps qui n'a plus rien à voir avec le combat mené peu avant et qui lui laisse à comprendre qu'il en existe peut-être d'autres dont elle ne soupçonne pas l'existence ou du moins qu'elle ne fait que réaliser en cet instant. Ces longs échanges de regards qui en disaient tant sans mot prononcé. Elle est chamboulée :  tout ceci est nouveau pour elle.
Déjà, Joris s'est éloigné d'elle, la laissant, toute seule, comme une âme perdue qui ne sait plus bien où elle est et ce qu'elle fait là. Il n'est pas bien loin d'elle mais suffisamment pour qu'elle ne puisse pas ... Qu'elle ne puisse pas quoi ? Tendre timidement ses lèvres pour goûter une nouvelle fois à cette vertigineuse friandise ? Exiger des explications à cette liberté prise ? Entrer dans une colère noire et gifler Joris ?

Anastasie est tout simplement incapable de dire un mot, ou de faire un geste. Elle regarde Joris s'éloigner et réajuste sa chemise livrant ses seins aux regards. Ne vient-il pas de lui dire, avec un certain aplomb, qu'il aimait effeuiller les femmes de leurs vêtements si celles-ci en émettaient le souhait ? Jamais elle ne l'aurait imaginé capable de telles "attentions" avant qu'il ne lui livre ses goûts et préférences en la matière.  Du reste, que sait-elle de toutes ces choses ? Absolument rien. Elle en a les joues qui rougissent tant elle s'en trouve étonnée, surprise et furieuse aussi de savoir ce qu'elle sait maintenant.
Serait-elle jalouse de ces dames ? Comment pourrait-elle savoir ce qu'est la jalousie puisqu'elle ne sait rien des sentiments amoureux ? Tout de même : elle est en colère que des femmes puissent profiter de telles largesses de la part de Joris.

C'est un second hennissement de la jument, sûrement impatiente que l'on s'occupe d'elle, qui la force à réagir et à sortir de cette étrange torpeur. Lentement, sonnée par ce combat mené à l'épée, par ce baiser reçu comme s'il ce fut agit d'un trophée dérobé à la vaincue par son vainqueur, elle ébauche quelques pas en titubant presque. Elle s'approche de la magnifique jument à la robe somptueuse, aussi blanche que sa chemise, et caresse avec douceur la tête chevaline dont les grands yeux cherchent les siens pour faire connaissance. Volontairement, elle tourne le dos à Joris.

Elle sent bien pourtant que son beau brun l'observe et qu'il attend sa réaction. Elle s'adresse à lui à présent mais sans se retourner, en continuant de caresser la jument pour se donner du courage et sans doute aussi pour y puiser un peu de force. Et c'est une pluie de questions qui fusent à l'attention de Joris ! Ana parle, parle, parle, sans même faire le tri de tout ce qu'elle veut dire. Elle parle d'un ton doux, presque monocorde, tant on peut sentir le trouble qui l'anime encore.


- Comment appellerez-vous cette belle demoiselle ? Ana n'a toujours pas capté que Joris lui offre cette jument.
- Ne faudrait-il pas lui donner un peu d'eau ?
- Ainsi, effeuillez-vous les femmes qui succombent à vos charmes ?
- Sont-elles nombreuses ?
- En aimez-vous une en particulier ?
- Ne serait-il pas temps de passer à table ? N'avez-vous pas faim ?
- Ce baiser était-il le prix de votre victoire ?
- N'avez-vous pas peur de vous empoisonner avec les rondelles d'Ana ?
- Oh, j'allais oublier l'essentiel : bon anniversaire Joris ... et ... félicitations pour ce combat mené de mains de maître. Cette épée qui vous a mené à la victoire est vôtre désormais. Votre nom est gravé sur la lame avec la date anniversaire d'aujourd'hui et non celle de votre naissance. Car ... ce jour n'est-il pas particulier quand on y songe ?


Anastasie est groggy par cet amas de sensations qui l'habitent toute entière  et probablement pour un long moment : sa défaite au combat, sa curiosité à propos des relations intimes de Joris avec ses conquêtes, ce baiser qu'il lui semble encore sentir sur ses lèvres, ce rapprochement tendre qu'elle ne connaissait pas. Tellement encore sous le choc  : elle reste plantée devant le cheval sans cesser de lui délivrer de douces caresses, sans oser se retourner pour faire face à Joris.

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MessagePosté le: 20/07/2017, 15:06    Sujet du message: [RP] Quand deux anniversaires sont à fêter Répondre en citant

Après la surprise de la retrouver là face à lui, l’épée à la main, suivie de la joie de pouvoir contempler à nouveau ses traits si fins et son allure souple et gracieuse, était venu le temps du doute. Certes, il ne s’attendait pas à de grandes effusions démonstratives et il était conscient de l’incongruité de la situation. Joris pensa vivement que ce baiser avait été un fiasco et que la soirée avait été bien gâchée par son comportement. Ana ne réagissait pas pour la simple raison qu’elle n’avait pas apprécié son étreinte. Elle devait le maudire qu’il fasse preuve à sa place de quelques autorités.

Que s’était-il donc passé ? Qu’est-ce qui avait bien pu la contrarier à ce point ? Il ne pouvait plus mettre cette retenue sur le compte de la discrétion. Il y avait forcément autre chose.

Il était certain qu’elle lui tournait volontairement le dos car son occupation auprès de la jument n’était qu’un prétexte. Il était néanmoins surpris par la douceur du ton qui était le sien lorsqu’elle s’adressa à lui. Se décidant enfin de bouger, tel un automate, après deux enjambées, il se glissa derrière elle et posa ses deux mains sur chacune de ses épaules afin de répondre à certaines questions qu’il trouvait assez gênantes et hors de propos surtout ce soir. Il se courba jusqu’à être très près de son oreille droite, il lui parla avec douceur.

Je vous souhaite également un bon anniversaire et désormais, le choix du nom de cette magnifique jument à robe blanche vous appartient car c’est votre cadeau d’anniversaire.

Ma chère, le croisement de fer n’a été qu’un combat amical où chaque duelliste a pris plaisir à se prêter au jeu. Peut-être ai-je plus d’expériences en la matière que vous mais croyez-moi, vous vous défendez fort bien et je vous avouerai que j’ai eu un peu de mal à vous maîtriser malgré quelques petites erreurs de maniement… Et, je vous remercie pour l’excellent cadeau car l’arme est belle, très maniable et de très bonne facture.

En effet, on peut dire que c’est un jour particulier.

Aussi étrange qu’il y paraisse, elle faisait cas des femmes qu’il aurait connu et séduit. Pourquoi voulait-elle savoir ce qui appartenait maintenant au passé. Depuis des mois, Joris ne parvenait pas à chasser Ana de ses pensées et la côtoyer jour et nuit, était devenu un supplice. Cela le déstabilisait d’être pris au dépourvu, il cherchait de quoi alimenter ses réponses car il ne savait que dire. Il lui semblait qu’elle mettait les choses au point et situé leur relation strictement amicale. En fait, il avançait moult choses qu’il ignorait encore puisqu’elle ne prenait aucune décision et ne faisait aucun commentaire en ce qui concernait leur véritable relation.

Est-il vraiment indispensable d’en parler ? Ana, je ne saurais vous dire quoi que ce soit sur mes relations amoureuses avec les femmes que j’ai connu. Maintenant, elles font partie d’un passé que je souhaiterai oublié et quant au baiser que je vous ai donné, il était vraiment sincère, rien avoir avec une soi-disant victoire à fêter.

Il s’approcha d’avantage d’elle, lui moulant presque le dos de son corps. Plaçant sa tête près de la sienne, resserrant légèrement l’emprise de ses mains au niveau de ses épaules, il inspira profondément avant de lui déclarer son amour.

Ana, je vous supplie de me croire, je suis vraiment amoureux de vous et je vous aime de toutes mes forces. Puis tout bas dans un murmure à peine audible. Oh, Ana, j’ai tellement besoin de toi !

En réalité, il ne savait pas quelle allait être sa réaction. Bonne ou mauvaise, sentiment partagé ou pas, il aura tenté le tout pour le tout. Par contre, son estomac faisait des siennes et commençait à le torturer.

Cela m’a donné faim tout ça, pas vous ? Oui, je crois qu’il est temps de passer à table.

Bien évidemment, l’histoire des rondelles d’Ana n’était que pure plaisanterie et il me plait à penser que les mots « peur d’être empoisonné » n’ont point été lancés comme un reproche à celui qui vous taquinait sans arrière pensée.
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MessagePosté le: 21/07/2017, 13:58    Sujet du message: [RP] Quand deux anniversaires sont à fêter Répondre en citant

Une main se pose sur son épaule, puis, une seconde main sur l'autre épaule. La pression de ces mains est à la fois ferme et douce. Ana sait pertinemment qu'il ne peut s'agir que de Joris, pas utile qu'elle se retourne pour s'en assurer. Elle sourit. Rassurée de le savoir à nouveau si proche. Rassurée mais tremblante tout de même. Veut-il qu'elle défaille tout à fait ? Car, elle ne sait toujours pas comment se comporter et comment lui dire certaines choses, certains ressentis. On ne lui a pas appris çà au couvent !

Lentement et parce qu'elle sent à présent que tout le corps de Joris est plaqué contre le sien, elle bascule la tête en arrière, la posant en douceur contre ce torse masculin si protecteur. Sans doute est-ce une première forme d'abandon et de grande confiance placée en cet homme qui compte tant pour elle. Voilà plus de six mois qu'ils se côtoient chaque jour.  Si les débuts furent compliqués, houleux, tendus, féroces même, voici à présent quelques semaines qu'ils ont appris à s'apprivoiser et  .... à s'apprécier. Anastasie ne saurait dire à quoi tout cela la mène mais ce dont elle est certaine à présent c'est qu'elle ne conçoit pas sa vie sans Joris auprès d'elle. Il est vital, essentiel à son avenir, son futur. Alors, elle l'écoute lui répondre sans commenter tout en prenant les mains masculines qu'elle déplace de ses épaules pour les placer autour de sa taille afin qu'elle puisse s’abandonner davantage. Ses fines mains se posent sur celles rassurantes de Joris. Voilà, comme çà elle se sent protégée.

Elle peut sentir le souffle chaud de Joris lui chatouiller l'oreille et lui murmurer tout ce qu'il a à lui dire. Elle ne bronche toujours pas. Ses petites mains serrent celles de Joris lorsqu'il lui déclare être amoureux d'elle. La voilà qui se met à trembler de plus belle. Elle a presque peur de ce qu'elle vient d'entendre. Peur que ce ne soit qu'un mirage, qu'un rêve de petite fille et qu'elle va s'éveiller en constatant que tout ceci n'est pas réel.
Ce soir, elle refuse de mettre sur la balance toutes ces questions qu'elle a maintes fois repassées dans sa tête. " En veut-il à son héritage ? " "Est-ce un intérêt dirigé pour assouvir ses attentes financières ?"
Pas ce soir. Et ... si possible ... plus jamais.

Joris souhaite éluder ce qui appartient à son passé amoureux. Sans doute a-t-il raison, elle n'a pas à savoir et mieux vaut-il qu'elle ne sache pas qu'il a aimé avant elle. A ce niveau, il aura toujours une sacrée longueur d'avance sur elle ! Ce qui lui donne une idée de prénom pour sa jument. De nouveau elle sourit et presse les mains de Joris qui sont fermement posées sur son ventre.

- Que pensez-vous de Lovely ? A journée si particulière, s'impose un nom très particulier emprunté à nos voisins de l'autre côté de la Manche.

Bon, elle préférerait être "la Lovely" de Joris mais elle trouve cette idée charmante pour baptiser l'équidé. Leur jument à tous deux car elle sait que désormais, elle partagera tout avec celui qui est si précieux dans son cœur et dans tout son être. Oui, mais comment oser dire tout ceci ? Ne se trompe -t-elle pas ? N'est-ce pas prématuré de déclarer tout ce qu'elle ressent ? Et puis surtout quels mots employer ?  Lentement, sans lâcher les mains de Joris, elle se tourne enfin vers lui. Les braseros les éclairent tous deux et ses yeux sombres vont se noyer dans ceux si clairs de son beau brun.

- J'ai besoin de toi encore bien plus ! Ne t'éloigne plus jamais de moi.

Elle se hausse sur la pointe des pieds et va déposer un long, tendre et léger baiser à la commissure des lèvres de Joris puis elle l'entraîne à pas pressés, sans lui lâcher la main, vers la table qui n’attend qu'eux.

- Venez vous installer  ! Moi aussi j'ai une faim de loup !

Dans ces simples mots, il y a toutes les espérances d'Ana, tout ce qu'elle pressent de sa vie aux côtés de Joris qu'elle aime plus que tout. Demain : elle saura le formuler clairement et distinctement mais là, elle est trop tourneboulée pour trouver la bonne tournure linguistique collant à ses sentiments.

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MessagePosté le: 22/07/2017, 19:05    Sujet du message: [RP] Quand deux anniversaires sont à fêter Répondre en citant

Ce silence venant de sa part, devenait assez lourd. Pendant un laps de temps, il avait l’impression que la forteresse qui l’habitait, n’était peuplée que de contradictions entre le mensonge et la vérité. Pensait-elle toujours à cette idée fixe et récurrente qu’il agissait ainsi pour récupérer son héritage ? L’avait-il torturé au point d’anéantir sa personnalité ? Sans compter que sa personnalité ne se laissait pas anéantir facilement. Elle avait un esprit solide, une conscience très nette de sa valeur et surtout un caractère fort, défiant toute concurrence.

Croyez ce que vous voulez, mais rappelez-vous que je suis sincère en ce qui vous concerne. Si vous vous imaginez que j’obéis à des mobiles afin de…

Ne terminant pas sa phrase, il se tut car il ne pouvait cependant déceler de véritable malice dans ses propos étant donné qu’elle s’était plongée volontairement dans le mutisme. Tentant le tout pour le tout, il avait enfin fait le premier pas, ce premier pas d’amour difficile à entreprendre surtout si la personne qui lui faisait face ne partageait pas les mêmes sentiments, ignorant totalement s’il y aurait un retour.

Sa réponse fut telle qu’il en tremblait presque. En silence et sans se retourner, sa tête se renversa en arrière en prenant appui tout contre son torse puis ses mains prirent les siennes pour les placer autour de sa taille et comme si elle cherchait protection, ses fines mains venaient se poser sur les siennes. Le cœur de Joris battait la chamade à ce contact corporel rassurant et plein de tendresse. L’aimait-elle comme il l’aimait ? Ses grandes mains étaient maintenant sur son ventre, sentant la pression plus accentuée par les siennes, si fines, si effilées et si menues par rapport aux siennes.


« Lovely » est un bien joli nom pour une jument et je suis si heureux que mon cadeau vous plaise.

Puis lentement sans lâcher prise, elle se retourna pour lui faire face et éclairés par les flammes incandescentes des braseros, ses yeux se fixèrent profondément dans les siens et ce qu’il entendit, lui réchauffait le cœur.

Aussi incroyable que cela paraissait, il s’aperçut qu’elle pensait que qu’elle disait. Tout comme il savait que le rose qui lui montait à ses joues venait de la joie d’une confidence partagée.


Je t’ai, je te garde, j’en fais le serment pour la vie.

Elle osa enfin se dévoiler partiellement en l’embrassant innocemment à la commissure de ses lèvres. Il lui souriait car il fallait bien un commencement à tout puis toujours la main dans la sienne, elle le dirigea à pas rapide vers la table dressée pour eux en cette occasion.
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Anastasie Lévis-Mirepoix
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MessagePosté le: 23/07/2017, 10:13    Sujet du message: [RP] Quand deux anniversaires sont à fêter Répondre en citant

"Il me garde !" "Pour la vie ?" Deux petites phrases qui repassent dans la tête d'Anastasie comme un leitmotiv tandis qu'ils s'installent à la table. Devrait-elle lui demander de préciser ce que "pour la vie" signifie ? Va-t-il pouvoir supporter la petite peste toute une vie durant ? That's THE question.

A présent attablés, ils se regardent comme s'ils se voyaient pour la première fois, tout du moins, c'est le cas pour Anastasie. Ce n'est plus son Tuteur qu'elle suit du regard à présent mais le jeune homme qui vient de lui déclarer sa flamme. Et çà change tout ! Ah là pour le coup, Ana fait moins sa fière en pensant avoir raison sur tout et en toute chose. Elle ne joue plus du tout dans la même cour. Il est ici question de sentiments. Et ... les sentiments, elle ne sait pas trop comment les gérer, les organiser, les formuler. Alors elle se noie dans le regard émeraude de Joris pour y chercher les réponses. Lui saura comment faire...

Madame Garnier qui a suivi tout ce cirque dans un coin de la cour est à présent parfaitement rassurée et s'empresse de retourner dans sa cuisine pour aller y chercher l'entrée de ce dîner ainsi que du champagne comme le lui a expressément demandé Mademoiselle Anastasie. Chemin faisant elle marmonne :

- Ah l'amour ! Ah ces jeunes !

Elle ne tarde pas à se présenter à la table des jeunes gens et à servir de chauds petits pâtés à la viande avec une salade composée ainsi qu'une bouteille de champagne. Elle a le sourire.

- Voici pour vous jeunes gens ! Monsieur de Florensac, je vous laisse le soin de sabrer le champagne ... l'épée n'est pas loin à ce que j'ai vu !
Bon appétit à vous deux !

Et de partir en riant pas mécontente de sa blague.


Ana éclate de rire en entendant Madame Garnier et regarde Joris amusée.

- Je n'avais jamais remarqué combien cette charmante dame pouvait être drôle.

En demandant ce champagne ce matin, elle comptait fêter dignement leur anniversaire respectif ne s'attendant sûrement pas à fêter la naissance d'un amour entre les deux jeunes gens. Ana ne réalise toujours pas. Aussi, continue-t-elle à sauter du coq à l'âne, dans un discours décousu mais pétillant car avouons-le, ce soir Ana est heureuse comme cela ne lui était plus arrivée depuis longtemps. Si longtemps.

- Ainsi Lovely est adoptée à l'unanimité ! Que diriez-vous que nous allions nous promener avec elle après le dîner ? Il fera nuit mais ce n'est pas grave, n'est-ce pas ? Il y a un étang pas loin, nous pourrions y faire quelques pas pour digérer ?

Heureuse est Ana avec l'envie que cette soirée ne se termine jamais.

- Il y a fort longtemps que je ne suis plus montée à cheval. La mère supérieure en furie m'a dit un jour : Mademoiselle Lévis-Mirepoix si votre père consent à ce que vous vous comportiez comme un garçon, ici il vous faudra choisir entre l'escrime et l'équitation ! Nous sommes dans un couvent et non dans un camp militaire !

Ana marque un temps de pause, touchée de se souvenir de tout ceci et de la mort de ce père qu'elle n'a que peu connu. Une mort pas si lointaine finalement.

- Vous l'aurez compris, mon choix s'est porté sur l'escrime.

Elle picore une feuille de salade puis regarde de nouveau Joris avec de la tendresse et une vision nouvelle de cet homme qu'elle aime, à présent, sans savoir comment le lui dire.

- Et vous Joris ? Comment occupiez -vous vos loisirs ? Hum ... j'imagine que père ne devait pas vous laisser souvent au repos, rigide comme il était, strict aussi... Enfin ... peut-être qu'avec vous il a été plus doux et attentionné ?

Ils ne savent rien, ou pas grand chose l'un de l'autre. Durant plus de six mois ils se sont appliqués à se haïr alors il y a du temps à rattraper. Sa petite menotte vient caresser celle de Joris, en douceur, comme pour lui dire : "Cette fois, je veux vraiment tout savoir de toi. La guerre est terminée." Elle lui sourit, impatiente de l'entendre. Puis sa curiosité étant plus forte que tout, elle ajoute dans un souffle :

- Pour la vie ?

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Dernière édition par Anastasie Lévis-Mirepoix le 04/08/2017, 10:17; édité 1 fois
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MessagePosté le: 27/07/2017, 19:40    Sujet du message: [RP] Quand deux anniversaires sont à fêter Répondre en citant

Ils prirent place à la table, face à face. Un dîner aux chandelles pour amoureux. Il ne s’était pas attendu à cela surtout ce soir. Après avoir fait un tour de table, il se sentit fort troublé par le regard insistant de la belle blondinette. Elle avait un autre regard qu’il ne lui connaissait pas. Avait-elle tout à coup, pris conscience de ne jouer qu’à partir de ce soir dans la cour des grands, laissant un tout autre registre moins mature derrière elle ? Il était temps pour elle de décider comme une adulte de son devenir surtout quand elle savait pertinemment en quoi s’en tenir avec les nouveaux sentiments qu’elle venait de découvrir chez Joris.

Une bonne odeur de pâtés à la viande lui parvenait jusqu’aux narines lorsque la logeuse vint les servir. Une salade composée et une bouteille de champagne accompagnaient la mise en bouche. Toutes deux complices, elles avaient bien organisé leur coup. Surpris par la drôlerie de la situation, le voilà pris au piège et fort ennuyé de devoir sabrer la champagne. Il grimaça car la dernière fois qu’il avait sabré le champagne, il avait fait exploser la bouteille, arrosant la plupart des invités. Il souriait mais jaune et sentant le regard amusé d’Ana braqué sur lui, il n’avait plus qu’à s’exécuter en se leva de son siège.


Madame Garnier, je tiens à vous avertir que je ne sais pas sabrer le champagne et je ne réponds pas aux éventuels accidents que cela pourrait entraîner si je rate mon coup. Puis regardant Ana en dodelinant la tête avec un sourire en coin. Et ça vous fait rire, hein !

Il maintenait penché et ferme la bouteille dans sa main gauche et l’épée offert par Ana dans sa main droite et après avoir enlevé la cage de métal retenant la bouchon, il prit soin d’y aller à tâtons avant de faire vibrer la bouteille en donnant un coup sec et précis au niveau du goulot afin de faire sauter le bouchon. Sans compter que le coup trop rapide fit exploser la partie haute de la bouteille et les bulles partaient en jets avec son bouchon, les arrosant au passage. Avec sa serviette, il enroba la bouteille et parvint à sauvegarder le trois quart de son contenu et verser le liquide ambré pétillant dans les deux coupes. Il regarda Ana avec amour et tendresse en levant son verre en l’air.

Mes meilleurs vœux de bon et joyeux anniversaire, ma très chère Ana !

Il but quelques gorgées puis reposa sa coupe sur la table.

Délicieux ce vin champenois ! Mes félicitations pour votre choix, ma chère !

Il attendit qu’Ana fasse mine de s’asseoir et commence à manger pour en faire de même. Galanterie obligeait, maintenant qu’Ana se montrait ouverte aux valeurs simples à la vie. Cela avait été laborieux avec une grosse dose de patience et de tolérance et enfin, les résultats étaient là et fut fort heureux du chemin parcouru depuis des mois.

Nous sommes d’accord sur ce point, j’aime ce nom car ça sonne bien pour une jument… Bien sûr, si vous le désirez, je me ferai un plaisir d’une promenade à cheval au bord du lac en votre compagnie. Il souriait gentiment à ses propos. La mère supérieure avait raison, en fait, un couvant n’est point un champ de bataille car il est vrai que des fois vous vous comportez comme un garçon manqué mais personnellement, cela m’importe peu puisque je suis vraiment ravi que nous partagions les mêmes goût en matière d’escrime et d’équitation. Je suis en fait assez partisan d’une certaine expression d’esprit et de liberté chez la gente féminine mais tout en restant bien évidemment dans un contexte de bonne éducation inculqué aux filles depuis leur plus jeune âge.

Il avala son premier petit pâté avec fringale puis un deuxième et l’accompagna de feuilles de salade. L’amour et les émotions, ça creusaient. Il prenait sa coupe en sirotant quelques gorgées gazeuses qui lui chatouillaient le gosier et l’arrière nez. Il avait soudain des envie de renvoi mais se retint en pinçant discrètement son nez puis le petit malaise passé, il répondit, s’assurant que plus rien ne remontait.

Certes, vous tenez bien une épée avec une certaine dextérité mais vous avez encore beaucoup à apprendre pour avoir une certaine maîtrise du maniement de la lame face à l’adversité. J’aurai pu vous désarmer dès notre premier engagement de fer mais je ne l’ai point fait puisque je voulais savoir quel était votre degré de compétence en la matière.
Et quand, j’ai fait l’acquisition de Lovely, j’ignorai totalement si vous saviez monter à cheval ou pas. Vous savez, monter à cheval ne s’oublie point, c’est comme l’excrime.


Il épuisa tous ses petits fours et voyant son assiette vide, il plongea ses yeux gourmets dans le saladier à proximité. Trouvant son bonheur, il puisa de quoi se caler au moins le quart de sa dent vide en attendant de quoi combler et calmer sa faim avec plus de solidité. En même temps, la soif de savoir et de connaître tout sur lui, la rendait fort bavarde.

Euh ! Mes loisirs quand je vivais à Poissy chez votre père ? Ben, avec un retour dans le passé, je dirais que votre père aimait guerroyer, il se trouvait bien sur un champ de bataille. Lorsqu’il m’a fait mander pour le servir, au départ, je faisais office de domestique puis plus tard de secrétaire. D’un caractère sectaire, dur et autoritaire, il était craint de ses hommes et je reconnais que personnellement, il était plus attentionné et avait tendance à me ménager. Avec les années durant et l’handicapante blessure de son bras droit, il quitta la scène de première ligne pour une retraite forcée et définitive sur ses terres. Cela a été un sale coup pour votre père et supposant qu’il ne voulait point de retrouver tout seul, il me demanda de le suivre. Ne faisant que du cheval en ma présence, il avait appris également à se servir de sa main gauche pour écrire et manier l’épée. Il passait la plupart de son temps dans son bureau plongé dans les livres et à établir une sorte d’arbre généalogique, l’arbre de sa famille ancestrale comme il l’appelait. Le seul ami qu’il avait à part moi, était le notaire. Il déjeunait ou dîner souvent ensemble.

En fait, je n’avais pas à me plaindre, je sortais comme je voulais, même il m’arrivait de découcher. Je ne savais rien de ce qui se mijotait entre eux car il était très secret, ignorant même jusqu’à votre existence jusqu’au jour où j’ai entendu accidentellement une conversation avec le notaire à votre sujet.


Il sentit sa petite menotte caressait sa main comme si elle voulait lui passer un message de réconciliation doublé de tendresse. Il se fondit comme miel et ses yeux enrobèrent les siens, ne voyant plus que l’éclat ambré de son regard. Plus rien n’existait autour d’eux et il avait plus qu’une envie, celle de poser ses lèvres sur les siennes. Puis un doux murmure émit par la tiédeur de son souffle, le surprit agréablement.

Pour la vie ? Oui, ma très chère Ana, cela veut dire que je te garde pour toujours, à jamais avec moi !
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Anastasie Lévis-Mirepoix
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MessagePosté le: 28/07/2017, 11:17    Sujet du message: [RP] Quand deux anniversaires sont à fêter Répondre en citant

C'est par un gigantesque éclat de rire que réagit Ana qui vient de se voir éclabousser de champagne, en beauté. Comme douche pétillante : on ne peut faire mieux. Elle rit à gorge déployée de voir Joris obtempérer à la demande de Madame Garnier.

- Et bien on peut dire que votre épée est baptisée !

Négligemment et à l'aide de sa serviette, elle essuie les gouttelettes éparpillées sur sa chemise qui si cela continue à ce rythme, risque de n'être plus très blanche. Puis, à son tour, elle lève sa coupe et vient la heurter délicatement contre celle de Joris.

- Merci cher ex-tuteur ! A mon tour, je vous souhaite un magnifique anniversaire. Et ... une heureuse liberté retrouvée.

Elle rit de plus belle faisant allusion au fait que puisque la voici majeure, de tuteur elle n'a plus besoin.

- Comment allez-vous occuper votre temps à présent ? J'espère que vous n'allez pas partir en quête d'une nouvelle protégée à chapeauter ?

Ah çà oui, elle l'espère vivement et même : elle ne l'autorisera jamais. Madame Garnier revient afin de déposer sur la table, la suite de ce dîner qui prend une tournure joyeuse et plutôt insouciante bien que ce que lui livre Joris sur sa vie aux côtés de son père la laisse songeuse et même envieuse, pourquoi le cacher. Elle préfère pour l'instant, rebondir sur ses prouesses à l'escrime. Elle reviendra sur son père, sur Joris avec son père mais ce soir, elle ne veut pas ternir ce moment unique.
Madame Garnier s'applique à servir les deux jeunes gens d'une belle tranche de gigot, de haricots verts et de pommes de terre sautées. Le tout sent délicieusement bon et Ana tout comme Joris, affamés tous deux, se jettent sur leur assiette. Après quelques bons coups de fourchettes, Ana repose ses couverts et fixe tendrement Joris.

- Puisque le fait que je sois un garçon manqué ne vous gêne pas ... hum hum ... Ana marque une très légère pause en souriant avec amusement à cette révélation.
Je me demandais, plutôt que de recourir à mon Maître d'arme, accepteriez-vous de parfaire ma technique au maniement de l'épée ? Je sais que je suis encore loin d'égaler vos engagements, je l'ai bien senti durant notre combat. Ce qui me fait dire que vous étiez à bonne école auprès de Père... Ahem ...quelle chance vous avez eue ...

Est-il utile de préciser qu'elle : aura eu beaucoup moins de chance de pouvoir profiter de la présence de ce père fantôme ? Tôt ou tard, Ana va devoir se faire une raison et accepter que Joris ait été celui qui avait sa préférence. C'est ainsi, personne ne peut changer ce qui a été. Tout de même ce constat est rude à avaler.

- Un arbre généalogique ? Grand Dieu mais pourquoi donc puisqu'il n'avait que moi pour famille ? Enfin ... j'imagine que remonter jusqu'à Clovis pour prouver combien les Lévis-Mirepoix sont une ancienne famille française a dû le contenter. Pour ce qu'il en reste aujourd'hui ... Les terres et le domaine du Languedoc, de Poissy, oui, mais quand pourrons-nous en profiter ? Quand pourrons-nous faire revivre ce qui a été créé au long de tous ces siècles passés ? Le savez-vous Joris ?

Elle soupire. Jamais Anastasie n'a eu dans l'idée de ne pas voir perdurer l'histoire de sa famille. Aujourd'hui, elle accepte que Joris se batte à ses côtés pour bénéficier de ce qui lui revient à lui aussi puisque ainsi le voulait son père. Jamais elle ne laissera s'éteindre le nom des Lévis-Mirepoix pas plus que les terres et tout ce qui va avec.

- Vous ... vous découchiez ? Heu ... Ah ?

Elle ne comprend pas trop ce que cela veut dire. Alors elle se l'imagine et spontanément livre le fond de son analyse.

- Vous voulez dire que vous faisiez le mur ? Comme moi je le faisais parfois au couvent ?

Elle rit de bon cœur à cette idée. Elle l'imagine surpris par son père, à son retour d'une virée nocturne.

- Père ne vous a jamais surpris en flagrant délit de "découchage" ? Vous attendait-il épée à la main pour demander réparation ?

Les assiettes sont vidées et bien vidées. Des jeunes gens en pleine santé : çà mange ! Ce qui permet à Ana de rebondir à la révélation dernière de Joris. Elle en est émue bien que ne mesurant pas vraiment comment Joris pourrait la garder auprès de lui pour toujours.

- Puisque vous souhaitez me garder avec vous pour toujours, que pensez-vous de l'idée d'aller savourer le dessert au bord de l'étang avec Lovely ?

Pour lui proposer cela, elle s'est levée de table, lui a murmuré la proposition au creux de l'oreille. Ni une, ni deux, Ana file en cuisine - celle de Madame Garnier - se munit d'un panier dans lequel elle dépose quelques fruits, deux parts de gâteau au chocolat, une bouteille de vin blanc frais et une lampe à huile qui leur sera bien utile puisque la nuit est tombée sur Saint-Denis. Elle revient au pas de course auprès de Joris, lui tend le panier et le tire avec énergie de son autre main.

- Allez en route  !

L’entraînant joyeusement vers Lovely qui patiente gentiment, elle le regarde et lui murmure :

- Qui monte ? Qui guide ? A moins que vous me proposiez de me caler contre vous comme le ferait un Prince charmant sur son beau cheval blanc ?

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MessagePosté le: 01/08/2017, 19:41    Sujet du message: [RP] Quand deux anniversaires sont à fêter Répondre en citant

Et voilà, ce qu’il n’espérait pas, arriva malgré lui et en plus elle riait aux éclats de sa stupide maladresse. Regardant son épée trempée, il hocha la tête positivement.

Vous avez raison, le nom de « champenoise » lui ira fort bien.

Ils trinquèrent puis elle riait en le titillant à nouveau sans compter qu’il avait failli s’étrangler avec la dernière gorgée en entendant ses derniers propos. Il la taquina à son tour.

Et oui, ma chère, heureusement pour nous deux, que je n’ai été qu’un tuteur de courte durée. En six mois, je reconnais que cela a été assez laborieux et mouvementé.

Il dodelina du chef en grimaçant légèrement.

Ah non, six mois m’ont suffit, j’ai rendu mon tablier et je ne désire plus recommencer cette pénible expérience avec qui que se soit.

La suite du repas fut servie par les bons soins de la logeuse. Son époux les avait gâtés sur la qualité des mets. Regardant avec curiosité le contenu des deux assiettes, il se demandait où elle allait mettre tout ça, toute menu comme elle l’était, son estomac devait contenir la même capacité qu’un estomac d’homme. Il n’en revenait toujours pas. Après un long moment de silence causé par la mastication des aliments, elle finit par reposer ses couverts pour le fixer tendrement. En plus elle mangeait vite. Il souleva le nez de son assiette pour l’écouter tout en mettant un morceau de viande de gigot piqué au bout de sa fourchette dans sa bouche avant de la reposer dans l’assiette. Après l’avoir mâché et avalé, il s’essuya les lèvres à l’aide de sa serviette pour boire quelques gorgées de vin rouge.

Il souriait à sa remarque amusée de garçon manqué ainsi que le sous entendu qui en découlait. Il la regarda avec une moue mi-figue, mi-raisin afin de la laisser mijoter un instant dans son jus avant de lui donner une réponse au sujet des cours d’escrime. Ils ne pouvaient plus s’empêcher de se taquiner, c’était maintenant impossible de passer outre car ils aimaient se titiller sans relâche.


Vous allez donc sans préavis donner congé à votre fidèle Maître d’arme, le pauvre homme ! Qu’a-t-il bien pu faire qui ne vous ait point plus ? Il éclata d’un rire sonore. Bien sûr que oui, voyons ! Que ne ferais-je point pour vos beaux yeux et votre belle frimousse, ma très chère Ana !

Parlons-en de son arbre généalogique. Il le couvait tellement que cela devait cacher sûrement quelques intrigues. Pourquoi, le Vicomte ne lui en parlait jamais ? Ana avait encore raison, pourquoi s’acharner ainsi sur un parchemin tout en sachant qu’il n’avait qu’une fille unique. L’arrivée de Joris au sein de la famille Lévis-Mirepoix, l’héritage, une adoption envisagée pour Joris avant la mort du Vicomte. Tout bien considéré, c’était assez bizarre.

Au sujet de ce parchemin, j’irai voir le notaire et il va m’entendre. Je compte bien lui faire comprendre que le Vicomte n’est plus là pour lui donner des ordres mais qu’il faudrait qu’il prenne conscience que maintenant vous êtes majeure et que nous avons strictement respecté les termes du testament et à ce jour, c’est nous deux qui ordonneront et il sera dans l’obligation de s’exécuter que cela lui plaise ou non. Viendrez-vous avec moi chez le notaire ?

Pour calmer ses idées fixées sur ce vieux bouc de notaire, il avait besoin d’un petit remontant. Il reprit son verre et sirota quelques gorgées. Il faillit à nouveau s’étrangler en buvant.

De qué, quel mur ? Faire le mur mais pourquoi donc ? Il était toujours entré et sorti ou vice-versa par la grande porte quand il découchait. Puis il comprit par la suite ce qu’elle voulait dire. Son innocence la rendait encore plus belle et attirante.


Eh, ben ! C’est du joli ! Faire le mur du couvent pour une jeune fille de bonne famille relève de l’impudence et de la malhonnêteté envers ces bonnes sœurs. Vous n’aviez pas honte ?

Il repartit dans un fou rire, imaginant Ana faire le mur au nez des nonnes, quel garçon manqué ! Et par-dessus le marché, l’image du Vicomte l’attendant l’épée à la main pour demander réparation.
Ensuite, elle se leva, se pencha vers lui en lui murmurant à l’oreille. La proposition tentante le séduit fortement. Il lui chuchota sa réponse avant qu’elle détale, il ne sait où ?


Proposition séduisante que je ne saurais refuser. Vos vœux sont les miens et ne saurais pour quelle raison vous contredire.

Un lapin n’aurait décampé pas plus vite qu’elle. Revenant avec un panier qu’elle lui remit, elle le prit par la main, le secoua comme un prunier en le guidant vers la jument.

L’image était loin de ce qu’elle s’imaginait. Le Prince charmant sur son beau cheval blanc. Elle avait dû lire trop de contes de fées. Pensant qu’elle allait vivre réellement son rêve, son fantasme, il joua le jeu en s’inclinant bien bas en signe de respect pour sa Princesse adorée.


Voulez-vous, ma douce et tendre Princesse, que je vous aide à mettre le pied à l’étrier en vous haussant jusqu’à la selle. Puis je monterai à mon tour derrière vous pour vous enrober de mes bras et vous caler contre mon cœur qui ne cesse de battre pour vous.

Une fois qu’elle avait enfourché Lovely, il lui passa le panier avant de sauter en selle à son tour. Bien callée contre son torse, il prit les rênes et passa la porte de l’enceinte de la pension en direction de l’étang.
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Anastasie Lévis-Mirepoix
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MessagePosté le: 04/08/2017, 11:06    Sujet du message: [RP] Quand deux anniversaires sont à fêter Répondre en citant

Bien sûr que la Princesse petite peste consent ! Ana se laisse aider et prend place sur Lovely puis sent que Joris la cale, en effet, tout contre lui afin qu'elle ne chute pas, ce qui serait ballot et mettrait immédiatement fin à cette balade improvisée. Quelle chance qu'elle porte un pantalon ! Pas d'entrave et pas de chichis à avoir sur la monture. Ils quittent la pension puis le centre ville, il est donc temps pour elle d'activer la lampe à huile car l'éclairage se fait rare et il ne s'agirait pas qu'ils s'égarent ou se vautrent dans un talus.

Elle n'a pas perdu une miette de tout ce que Joris lui a dit peu avant et tandis qu'ils cheminent vers l'étang, Anastasie rend ses réponses, comme d'habitude : d'un bloc, d'un seul.


- Savez-vous que si vous m'aviez dit vouloir chapeauter une autre demoiselle, vous auriez été trucidé sur le champ ?

Elle sourit, amusée.

- Pauvre Maître d'arme qui va se voir congédié sans préavis ! Nous lui dirons que nous n'avons plus de quoi payer ses cours. Qui continuerait de travailler sans recevoir en retour ce qu'il a mérité ?

Toujours souriante, elle ajoute plus faiblement avec taquinerie : - A part vous bien sûr ! Puisque, ne comptez pas que je paie les cours que vous me donnerez.

- J'irai avec vous chez cet affreux Notaire ! Prévoyez d'emmener Champenoise avec vous, Quant à moi, ma fidèle... tiens ... comment vais-je l'appeler cette épée ?

Elle n'a jamais songé à lui donner un nom. Faut dire qu'Excalibur çà en jette tellement qu'à côté : elle serait franchement ridicule.

- Nous lui ferons cracher le morceau, je vous le promets !

Elle se demande bien comment ils vont réussir à extorquer des informations à celui qui semble aussi fermé qu'une huître s'agissant des affaires de feu son Père. Il est pourtant venu l'heure de tout savoir et de pouvoir agir en conséquence : n'ont-ils pas parfaitement respecté les conditions imposées ?

- Pourquoi aurais-je dû avoir honte de faire le mur ? Franchement, imaginez-vous enfermé constamment sans être libre de vos mouvements ? N'en feriez-vous pas autant ?

"A méditer mon Petit Chatounet adoré !" Songe-t-elle toujours aussi amusée tandis que Lovely, sous la direction de Joris, semble prendre autant de plaisir qu'eux à cette escapade nocturne. Ils trottent gentiment tous trois et arrivent finalement au bord de leur étang. Sans doute que cette promenade séduit autant Joris qu'Anastasie car ils continuent d'avancer lentement sous les reflets d'une lune timide et d'une lampe à huile venant éclairer la voie si calme et apaisante. On peut entendre le clapotis de l'eau, quelques grenouilles et crapauds qui se donnent la sérénade.

Pourquoi nier qu'Anastasie est véritablement comblée ainsi traitée comme une Princesse ? Joris s'est prêté au jeu et la serre tout contre lui avec douceur  en veillant à ce qu'elle reste solidement ancrée sur Lovely. Pourquoi nier, aussi, que les lieux sont idylliques ? Que la nuit est douce et qu'il fait bon être coupée du monde ? Se sentir protégée par son Prince charmant ?


- Oh ! Regardez là !

Ana pointe du doigt, un arbre probablement centenaire qui se détache de tous les autres car avançant ses racines jusqu'au bord de l'étang. Il a de la majesté dans sa façon de se présenter à eux, un peu comme s'il offrait son large tronc a l'assise des deux jeunes gens.

- Ne serions-nous pas bien à l'abri de cet arbre magnifique ?

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MessagePosté le: Aujourd’hui à 02:24    Sujet du message: [RP] Quand deux anniversaires sont à fêter

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