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[RP privé] Le palais de l'Ombre
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Frédéric d'Orange
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MessagePosté le: 28/07/2017, 11:28    Sujet du message: [RP privé] Le palais de l'Ombre Répondre en citant

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L'Hôtel particulier n'avait pas été habité depuis la révolution française, la noble famille qui l'investissait alors avait été enlevée et décapitée sans ménagement par un peuple grondant et les pièces alors richement ornées pillées par cette même vermine. Quand la fureur fut retombée, les lieux furent accaparés par la mairie et interdits d'accès au public. Le peuple pensait qu'un jour la bâtisse serait revendue à de riches négociants, remplissant par la même occasion les caisses de l'état qui serait alors une république... Malheureusement la monarchie quoique constitutionnelle avait reprit le pouvoir et la bâtisse était devenue de manière indirecte une acquisition de la couronne avant qu'un prince se l’achète sous un faux nom pour préserver son anonymat.

La restauration fut longue et les ouvriers ne savaient pas pour qui ils œuvraient. Parfois, un fiacre noir s'arrêtait dans la cour et un homme masqué tout de sombre vêtu traversait les halls seul sans dire un mot. Personne ne savait qui il était et personne osait s'en approcher tant son apparence était inquiétante. Quand les langues se déliaient derrière son passage, l'homme était appelé "l'Ombre" et dans le quartier l'hôtel particulier fut vite surnommé "le palais de l'Ombre".

Officiellement, les travaux prendraient fin à la fin du mois de septembre mais l'aile d'habitation du maître des lieux était déjà remise en état: il ne manquait plus que l'ameublement et Frédéric commanda un style sobre, lumineux et orné de multitudes de miroirs pour agrandir les pièces. Il n'avait jamais été adepte du goût chargé à la française et avait en secret épuré la majeure partie de Chenonceau tout en réfléchissant à ce qu'il pouvait céder encore pour gagner de l'espace. Aux Tuileries, il n'avait pas osé toucher à quoi que ce soit et dès qu'il entrait dans ses appartements l'or et les ornements lui donnaient le tournis, le réveillant même parfois la nuit pour d'immondes crises nauséeuses.


Cette nouvelle demeure, il l'avait voulue pour visiter librement ses amis et accueillir sa maîtresse: mais il n'avait aujourd'hui aucun ami et sa maîtresse avait été contrainte de remplacer un maire à Saint Denis de manière momentanée qui s'avérait en fait être définitive et cette souffrance n'avait que trop duré. Il se sentait aujourd'hui obligé de faire le travail des autres s'il voulait goûter à quelques heures voluptueuses en sa présence et il comptait bien s'atteler à la tâche même si cela lui coûterait encore des sacrifices et des sourires inutiles quand son seul but était de posséder un semblant de liberté et pourquoi pas, de bonheur. Frédéric était rempli d'une rage et d'une colère qui ne faiblissait pas, les autres profitaient de son statut pour s'élever et lui tournaient le dos une fois qu'ils avaient obtenu ce qu'ils voulaient quand d'autres le privaient de ce qu'il avait de plus cher sans même le savoir. Il avait toujours détesté les français, leur manque d'hygiène et de franchise, d'honnêteté et de loyauté. A présent il n'avait plus qu'à regarder ceux qui avaient été en apparence ses amis pour mieux l'écraser par la suite recevoir les déshonneurs et la déchéances -car ce jour arriverait de manière inévitable- et quand ce moment serait venu il ne bougerait pas d'une once et leur tournerait le dos comme s'ils n'existaient pas.

Enfermé dans les appartement de son palais de l'Ombre, affublé de son masque et assis dans une bergère faisant face à une fenêtre Frédéric restait silencieux, les ongles enfoncés dans ses accoudoirs et le regard perdu sur les toits de Paris. Il n'avait pas envie de se venger, pas envie d'ouvrir une bataille ouverte, pas envie non plus de perdre cette façade qui était la sienne en public. Jusqu'au bout -aussi proche ou lointain soit ce bout- il savait qu'il garderait son sourire de circonstance et cet air poli et affable des gens de pouvoir qui n'avaient aucunement envie qu'on leur gratte le vernis. La vie lui avait maintes fois montré que la meilleure des vengeances était de ne rien faire et de laisser les autres choir en feignant de ne pas s'en rendre compte et en s'effaçant le plus possible car la chute d'autrui ne ramenait jamais de satisfaction personnelle même si nous faisons l'erreur de le penser dans des moments d'égarement.

Le prince savait qu'il formerait ces deux maudits maires pour retrouver Faith, il savait aussi qu'il ne se mêlerait de rien d'autre et ne répondrait aux appels de personne d'autre qu'elle et par devoir de sa femme et de son roi, qu'il ne ferait plus oeuvre de charité et se souvint qu'il n'avait même pas envoyé les mille francs promis à la vicomtesse de Saint Rémy. Il haussa une épaule: il ne les enverrait de toute façon pas, la manière dont il avait été accueilli par les parisiens depuis l'année dernière ne méritait pas l'aide qu'il aurait pu leur apporter et la froideur avec laquelle certains l'avaient accueilli au repas à la salle culturelle dernièrement n'avait fait que confirmer cette idée. Il pensa qu'il lui faudrait chercher les toiles chez Augellin et lui fermer la porte après cela sans lui dire qu'il ne lui commanderait plus jamais rien, elle aussi s'était faite passer pour son amie mais il réalisait aujourd'hui qu'il n'en était rien... De l'amitié pour des ministères, il pensait en rédiger un poème ou une nouvelle pour en faire d'amusantes lectures à sa progéniture qu'il aurait peut-être un jour. Il était important que ses enfants ne réitèrent pas les erreurs que lui-même avait commises par désir de plaire aux autres: il ne fallait pas qu'ils oublient que le fossé mis entre le peuple et eux ne pouvait jamais être comblé et que les personnes qui venaient à eux le faisaient forcément par intérêt. Frédéric savait toutefois qu'il n'avait fait aucune erreur en aidant l'élévation de certains car plus la hauteur était honorable et plus mortelle était la chute.


Une hirondelle vint se poser sur la fenêtre de la chambre et Frédéric se releva à ce moment-là. Il regarda Antoine, son garde suisse qui venait d'entrer en silence dans la pièce et qui portait lui aussi un masque. Le prince le considéra quelques secondes:

-Nous voulons que cette chambre soit le boudoir et que la chambre soit disposée deux pièces plus loin, ici nous avons l'impression de pouvoir donner libre cours à nos pensées et savons que nous avons besoin d'y mettre de l'ordre.

Antoine hocha la tête et les deux hommes quittèrent le palais de l'Ombre en silence.

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Frédéric d'Orange
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MessagePosté le: 10/09/2017, 21:05    Sujet du message: [RP privé] Le palais de l'Ombre Répondre en citant

Après avoir hésité, il avait finalement gardé les lieux et remarqué avec plaisir le dimanche après-midi que les travaux étaient presque terminés. Chaque fenêtre était couverte de l'intérieur par de lourds rideaux rouge sombre et des candélabres habillaient tous les guéridons quand d'autres étaient directement fixés aux murs couverts de tapisseries sombres. Le mobilier était réduit à son strict minimum, mais les boiseries d'une qualité indéniable se suffisaient à elles seules. Frédéric avait arpenté les pièces muni de son masque de soie noir, satisfait de voir que les domestiques avaient adopté la même mode. Ces derniers étaient silencieux et avaient pour ordre de ne jamais faire sortir le moindre son de leur gorge, ils marchaient avec des semelles en feutre et devaient glisser silencieusement sur les parquets cirés. Si Chenonceau était la lumière de Frédéric, le palais de l'Ombre reflétait tout ce qu'il y avait de plus noir en lui, les derniers événements l'avaient d'ailleurs encouragé à faire de ces murs le théâtre maudit de ses complots et autres bassesses auxquelles il s'adonnerait désormais pour les intérêts du roi.

Ce soir, il devait recevoir chez lui la duchesse de Vermandois et trois députés qu'il espérait rallier à sa cause coûte que coûte et il ne s'en cacherait pas. Il avait toujours cru que la franchise était le meilleur moyen d'arriver à ses fins et si avec cela il rajoutait une pointe d'originalité et pourquoi pas un grain de sa grande folie il était certain de conquérir ses futurs invités. C'est donc dans une immense salle de réception aux rideaux tirés qu'il attendait ses invités, assis sur un trône de marbre et arborant sur sa tête sa couronne princière. Il savait parfaitement que sa mise était des plus ridicules et il comptait bien tourner en dérision sa position devant ceux qui étaient certes royalistes, mais aussi représentants du peuple: ce soir il serait le bourreau et la croix.

Les bougies allumées n'étaient pas suffisantes pour que les lieux soient clairs et la demi teinte rajoutait au tout une ambiance quasi spectrale. L'entrée serait soignée, la nuit était tombée et les lourds rideaux fermés sur l'extérieur à tous les étages. Il était nullement question que de la rue il soit donné en spectacle, il savait maintenant que tôt ou tard les voisins sauraient qui occupait de temps à autre les lieux: il lui faudrait sans doute par la suite s'introduire chez lui par la porte de derrière, simplement déguisé en page. L'idée le fit sourire et s'il le fallait il se soumettrait à l'exercice avec grand plaisir. Pour ne pas éveiller les soupçons, ses silencieux domestiques avaient aussi eu l'ordre de ne jamais s'incliner devant le prince en dehors des murs même si le seul extérieur de la bâtisse se résumait en une vaste cour intérieure bordée entièrement par l'Hôtel Particulier.

Assis sur son trône, affublé de son masque, le prince attendait sereinement. La lueur des bougies laissait paraître sur son visage un sourire inquiétant qui semblait danser au rythme du vacillement des flammes. Il était prêt, les invités arriveraient bientôt et la soirée digestive pourrait commencer.

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Louis-Auguste-de-Sevigné
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MessagePosté le: 10/09/2017, 21:09    Sujet du message: [RP privé] Le palais de l'Ombre Répondre en citant


Louis arrivait en ce dimanche devant le palais suite à l'invitation du Prince. Il portait son masque de soie qu'il avait lui même confectionné. En tant que couturier. Il espérait que cela conviendrai. Il attendit alors la suite des événements, et quelqu'un pour l'accueillir.

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Louis-Auguste de Sévigné - Spécialiste en Droit."L'éducation est le fondement de nos sociétés."
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Grégoire de Borderouge
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MessagePosté le: 11/09/2017, 00:58    Sujet du message: [RP privé] Le palais de l'Ombre Répondre en citant

Une lettre et tous les sens de notre Ministre-Députés furent mis à contribution. Imaginez sa réaction quand il lu les quelques lignes qu'elle comportait ? Des frissons lui parcoururent la peau durant de longues secondes qui lui parurent une éternité. Invité par Son Altesse, par Môssieur le Prince. N'est ce pas ce genre de personnes que les gens courtisent à la poursuite de titres et d'argent ? Mais ce n'est pas le titre ni le nom qui fit son effet... ce sont les mots "masque en soie de rigueur". C'est là toute la subtilité, c'est là tout l'intérêt. Ces mots ne peuvent laisser entrevoir qu'une rencontre de nature délicieuse, onctueuse même. Hope, sa très chère -future- fiancée ne devait pas être mise au courant. C'est ainsi quand on vit avec un homme d'Etat, il y a des secrets qu'il ne peut divulguer. Et si il est invité par une personne si importante ce n'est certainement pas pour parler du meilleur café de Paris. Aussi, il prétexta une soirée chez un ami pour s'enfuir le soir venu avec son masque dans la poche de son grand manteau.


Le cocher le déposa devant le lieu. Le masque déjà en place, Monsieur se saisit d'une canne richement décorée tout en se voulant sobre. Visiblement présente uniquement pour la décoration et l’apparat. Le masque, d'un noir pur se voulait lui aussi sobre et habillé. Dans sa conception on pouvait remarquer que les fils utilisés virent au pourpre pour former l'image d'une cicatrice à l'oeil droit. La seule exigence ici est d'instaurer un brin de folie évidemment. On lui permit d'entrer et là... Que de beauté, que d'émerveillement face à cette atmosphère. C'est bien dans ce genre d'endroit que son plaisir est décuplé... Aussi, il ne lui fallu guère longtemps avant d'apercevoir l'hôte de la soirée. Brisant le silence, Grégoire s'inclina docilement avec une aisance que l'on retrouve chez les habitués. 


"Monseigneur... Soyez assuré de ma joie d'être ici devant vous. Cela fait un député... voire deux dans certaines circonstances"


Et une petite devinette... Facile, facile. Un député, deux députés, trois... non pas trois voyons. Les circonstances dans l'hémicycle... Deux députés au lieu d'un... Je suis, je suis... ?
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Leopoldine
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MessagePosté le: 11/09/2017, 01:49    Sujet du message: [RP privé] Le palais de l'Ombre Répondre en citant

"L'ignorance est le plus doux oreiller sur lequel un homme peut reposer sa tête." - Michel de Montaigne



D'une députation sur les chapeaux de roue, sans qu'elle ne puisse rêver être élue de quelque manière qui soit au terme de sa campagne un peu brute de pommes, elle se retrouve quelques fois dans l'orbite de quelques personnages possédant une certaine magnitude. Trois rencontres -dont deux dans sa boutique- de cet acabit entrèrent en collision avec sa vie calme sans qu'elle n'en réalise encore la portée. Puis une invitation qu'elle considère comme celle à une soirée mondaine anodine -à tort ou à raison- où il y aurait un échange, peut-être un débat, quelque chose d'enrichissant. Une envie d'union à cristalliser en invitant différents partis. Bref..quelque chose de brillant, quelques rencontres tournants. Tout ce qu'elle imagine est peut-être à cent mille lieu de la réalité, elle en a un tout petit peu conscience, mais elle a soif d'échanges, et fait taire ses doutes qu'il s'agirait peut-être de toute autre chose, de potentiellement plus insignifiant, d'une soirée anodine, d'une beuverie médiocre, où ils seraient livrés à eux même un verre à la main dans un brouhaha qui lui serait à peine supportable, et dont ils sortiraient tous bredouilles, juste un peu éméchés.

La fraîcheur, la crédulité, voire même la naïveté apparentes de Leopoldine émanent du fait qu'elle ne possède aucun lien établi avec les hautes sphères qui gouvernent le pays. D'une rencontre au bar avec monsieur de Borderouge, elle s'est lancée dans l'aventure "chambre basse". Mais jusqu'à ses recherches à la bibliothèque, elle n'avait même pas connaissances des noms qui illustrent la toile politique actuelle. Comment siéger, être une élue digne, si elle demeure dans cette ignorance à jamais. Le visage insouciant auréolé d'un masque en soie, elle se présente le jour dit, à l'heure dite, pleine d'illusions et d'espoirs mêlés.

Le chemin est parcouru, déguisée -sans même qu'elle n'en saisisse la raison du déguisement en question- habillée d'une robe en velours noir qui affine sa taille et allonge sa stature, un regard charbonneux que le bon dieu lui a offert grâce à des cils trop épais, et un parfum de sa création qu'elle ne s'est pas gênée à utiliser, mêlant la bergamote au santal et à l'osmanthus avec un peu de chanvre. Quelques gouttes discrètes permettent parfois d'amener la discussion autour de son sujet favori quand les notes s'échappent dans son sillage sans jamais étourdir ni alourdir l'air. La jeune femme demeure à cheval sur le dosage et la subtilité exécrant la vulgarité des parfums bon marchés trop capiteux. Le col- imbibé de ces deux gouttes subtilisées à son atelier- est légèrement remontant autour de son cou de cygne, auréolé d'une corolle de dentelle des Flandres. Les gants sont cousus dans un cuir d'agneau d'un noir bruni et craquelé dans les jointures et au bout de chaque doigt. Son seul accessoire pour égayer la rigueur de ses atours est une ombrelle ajourée, et qu'elle utilise pour cacher son visage masqué pour ne point être prise pour une intrigante.

Une fois devant la porte, après trois coups, après qu'on lui aie ouvert, qu'elle se soit annoncée d'une vive voix et qu'on l'aie délestée de ses affaires, on la fait rejoindre les présents dans un salon qui justifie à lui seul le nom de l’hôtel particulier. Tout transpire le luxe malgré que la décoration ne soit pas tapageuse, mais le peu de meuble disposé l'est avec un goût évident où ombre et lumière sont mis en scène suffisamment pour magnifier chaque objet. L'ambiance feutrée, soignée, ne révèle aucunement la nature de la soirée pourtant. Au contraire, Leopoldine, tout en serrant le lien du masque soyeux derrière son crâne, bras levés et doigts entremêlés entre les liens et les cheveux, elle bénit cet accessoire qui cache son regard fort étonné. L'avantage d'être la seule députée femme, c'est qu'elle sait qu'ils n'auront pas de mal à associer sa présence à un nom. Elle s'approche d'eux d'une démarche naturellement fière et altière qu'arborent les filles du sud, un léger sourire aux lèvres et exécute une brève génuflexion le pied droit derrière le talon gauche, la tête inclinée vers le bas face à l'homme assis au milieu de la scène et qu'elle ne peut qu'associer qu'au Prince en question...toujours sans le reconnaître. La lumière diffuse ne le permet pas.Du moins pas encore. Puis machinalement s'empresse de saluer ses collègues députés d'un gracieux mouvement de tête et d'un sourire affable.


- Monseigneur... permettez moi de me présenter. Madame Danglard, député de Seine.

Puis s'adressant aux deux présents nommément avec tout le respect qu'elle leur doit

-Monsieur le président de la chambre basse
-Monsieur de Sévigné.

Amener une distance respectable en usant du madame à tout bout de champs lui sied et se fait désormais naturellement. Son regard en reculant, ne peut s'empêcher d'embrasser le salon où a lieu la réception ce qui ne manquera pas de lui faire clamer d'une voix posée mais qui ne cache pas la surprise ni l'amusement :

- Voilà un jeu d'ombre et de lumière qui risque de mettre en exergue nos facettes les plus sombres autant que les plus claires.

La remarque est imbibée d'humour et de patience. Juste un peu. Car elle commence réellement à s'interroger sur la raison de leur présence, curieuse qu'elle est.

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«L’odeur en moi, c’est la fusion du corps de l’autre à mon corps. Mais c’est ce corps désincarné, vaporisé, resté, certes, tout entier lui-même, mais devenu esprit volatil »
J.P Sartre
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Frédéric d'Orange
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MessagePosté le: 11/09/2017, 10:52    Sujet du message: [RP privé] Le palais de l'Ombre Répondre en citant

Les trois députés furent introduit dans sa salle de réception dans le silence, la duchesse de Vermandois viendrait peut-être ou peut-être pas mais l'essentiel de ses invités étant arrivé il claqua des doigts signifiant que les festivités pouvaient commencer. A la gauche de la salle se trouvait un clavecin, trois hommes à la peau sombre et habillés d'or entrèrent: l'un s'installa à l'instrument, le second avait avec lui un violon et le troisième sortit de derrière une tapisserie une flûte traverso. La musique qui s'éleva dans la pièce était l'ouverture de Sémiramide de Rossini, opéra apparu dans l'été en Italie et qui n'avait pas encore gagné le cœur de Paris.

Frédéric se leva de son trône où il y déposa sa couronne avant de s'avancer devant ses invités, les saluant tous d'un geste respectueux du chef et souriant à lLéopoldine. Il lui saisit la main pour y déposer un baise-main avant de se relever:


-Nous nous connaissons déjà, madame.

Il sourit poliment à la remarque qui était faite et les invita tous à prendre place dans des bergères disposées ci et là avant de taper trois fois dans ses mains. Plusieurs domestiques firent leur apparition: les trois premiers transportaient une pyramide de verre sur un immense plateau qu'ils déposèrent sur une table, un autre suivait avec une bouteille de champagne et se posa au milieu des invités. L'homme était habillé en soldat ottoman et portait à sa ceinture un immense sabre. Il s'en saisit et dans un sourire qui fit remonter ses énormes moustaches brunes et sabra la bouteille dont le bouchon partit à une vitesse détonante dans un "SPLOC" retentissant. Le geste avait été précis et fait sans bavure: aucune mousse ne coula sur le tapis et il donna la bouteille ouverte au troisième domestique qui était une femme. Cette dernière avait une toilette atypique composée en majorité de plumes de paon, sa robe laissait voir ses jambes jusqu'en haut de ses bas de soie et elle monta sur un escabeau de bois qui avait été placé entre temps par un autre domestique pour atteindre le haut de la pyramide de verre où elle pencha la bouteille ouverte. Pour l'époque, la scène était le comble de l'érotisme et les bouteilles se succédèrent dans ses mains jusqu'à-ce que tous les verres soit remplis. Elle prit celui de dessus, descendit de son perchoir et alla le mettre dans la main de monsieur de Sévigné avant de déposer un baiser à côté de sa moustache, puis elle quitta la pièce en courant, glissant sur ses brodequins aux semelles feutrées pour ne plus revenir.

Frédéric applaudit et se tourna vers ses invités tandis que des domestiques défaisaient la fontaine pour proposer un verre à chacun.


-Bienvenue au Palais de l'Ombre, nous vous prions de vous servir et de faire votre ce qui vous plaira: cela ne nous offensera en rien. Ce soir, nous sommes l'homme et non le prince, ce soir vous êtes mes intimes et ce soir nous vous considérons tous comme étant de la famille royale puisque vous défendez ses intérêts au sein de l'hémicycle.

Le prince s'inclina légèrement devant les députés avant de lever son verre:


-A la France et à son Roi.
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Louis-Auguste-de-Sevigné
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MessagePosté le: 11/09/2017, 11:31    Sujet du message: [RP privé] Le palais de l'Ombre Répondre en citant


La réception bâtait son, plein. Entre verre de champagne et personnel, Louis observait attentivement. Et puis il y eu cette femme. Cependant Louis se méfiait. Pourquoi était il ici. Quel était la raison de sa venu. Trois députés invités, un fête trop riche et surtout un prince qui décide de les considérés comme des membres de la famille royale. Et puis il avait parlé de l'hémicycle. Non décidément, il ne fallait pas être devin. Mais Louis ne dit mot. Alors il s'adressa au Prince puisque celui ci leur avait souhaité la bienvenu.

- Bonsoir monsieur. Puisque ce soir vous êtes l'homme et non le prince, permettez que je vous appelle monsieur.

A son tour, Louis leva son verre vers le propriétaire des lieux.

- A la France et au Roi oui. Et l'intérêt de la France avant son intérêt personnel.

Cette phrase anodine ne l'était pas dans la tête de Sévigné. Méfiant au plus haut point, il en profita pour s'approcher du prince.

- Et bien monsieur, je dois dire que j'ai été surpris de cette invitation. Je ne m'y attendais pas, et le fait d'y trouver deux de mes collègues députés non plus. C'est une étrange coïncidence ne trouvez vous pas ? J'ai été particulièrement étonné de ne point trouver de motif à cette soirée sur votre lettre d'invitation. Sans doutes voulez vous fêter quelque chose.

Cette fois Louis lui posa la question franchement.

- Alors dites moi monsieur, quel est l'objet de notre présence ici ?

Sans doutes y avait-il quelque chose.

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MessagePosté le: 11/09/2017, 12:11    Sujet du message: [RP privé] Le palais de l'Ombre Répondre en citant

Frédéric salua la remarque de monsieur de Sévigné et prit place dans une bergère, ou plutôt alla s'avachir dessus.

-Tout juste, si vous êtes ici c'est pour une raison bien précise et dont nous n'avons pas à rougir, quand l'on a honte on laisse se fondre dans une masse énorme d'invités ceux qu'on veut alpaguer pour les isoler à un moment donné de la soirée: ce genre de procédé nous donne des hauts le cœur.

L'homme sortit de la poche de son veston une tabatière d'où il prit un cigare avant de laisser le tabac sur un guéridon pour que chacun puisse s'y servir.

-Nous avons eu un entretien avec Sa Majesté, ainsi qu'un autre avec la duchesse de Vermandois qui nous ont montré combien le gouvernement actuel dans lequel nous avions mis nos espoirs s'avoue être bancal et dangereux pour la monarchie actuelle. Si vous êtes ici, c'est que Sa Majesté a confiance en ses députés qui soutiennent la monarchie, mais si monsieur d'Argenson est absent c'est que nous pensons qu'il soutiendra sa femme et non son roi: nous espérons que vous ne serez pas de ceux qui feront la même erreur.

Il décapita son cigare et regarda le bout qui roula sur le parquet à la lueur incertaine des bougies.

-Nous allons voter une motion de censure à l'encontre du gouvernement actuel, parce-que la présidente du conseil se permet de demander des comptes à la famille royale pour des affaires concernant la politique personnelle du roi, parce-que la duchesse de Vermandois est exilée à Saint Denis par la volonté de la présidente du conseil alors que Sa Majesté a besoin de sa présence à Paris, parce-que cette même présidente est incapable de prendre les décisions qui s'imposent pour la crise économique de Saint Denis, allant même jusqu'à vouloir faire des lois sur le marché en mettant de côté le ministre des finances qui est aussi le gérant des marchés et jusqu'à vouloir détruire un décret juste parce-qu'il a été éclairci par nous-même le beau frère royal, parce-qu'encore cette même présidente fait traîner l'affaire de l'attentat de notre mariage laissant ainsi en liberté un dangereux criminel voulant assassiner Sa Majesté et parce-que depuis qu'elle est présidente un ministre a démissionné de son poste.

Il regarda chacun, pensant que la liste était assez longue et l'offense envers Sa Majesté était avérée.


-Ce soir, nous vous avons invité parce-que nous avons besoin d'une majorité à la chambre basse pour le vote de ce texte et nous sommes ici le messager de Sa Majesté. Vous êtes l'espoir d'une France plus forte et plus unie, d'un royaume dirigé par des personnes soucieuses du bien être et de la sécurité de Sa Majesté. Il ne tient qu'à vous de savoir si vous êtes réellement pour le Roi ou pour ses détracteurs.


Le ton utilisé était des plus sérieux et une fois son discours énoncé il finit par s'allumer son cigare comme si de rien n'était:


-Mais en-dehors de cela... Que la fête continue !
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Louis-Auguste-de-Sevigné
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MessagePosté le: 11/09/2017, 12:22    Sujet du message: [RP privé] Le palais de l'Ombre Répondre en citant


Louis resta très aimable et explosa son point de vue.

- Monsieur, permettez moi de vous dire ce que j'en pense. Le gouvernement est récent il faut lui laisser le temps de faire ses preuves. Pour voter un motion de censure il faut une raison valable. Et des preuves. Sa majesté a vraiment demandé cela ? Et la présidente se permet vraiment cela ? Il me faudra des preuves pour voter la motion. Sinon l'accusation est bancale. Et puis cela m'étonne d'elle pour la connaître un peu. Sinon concernant la duchesse de vermandois, j'ai l'impression qu'il s'agit d'un intérêt personnel et non commun. Et puis son exil est relatif. Elle est ministre et gouverneur de la Banque. Concernant Mlle Montenegro, je suis au courant de sa démission. Mais il me semble que c'est personnel et non à cause du gouvernement. Apparemment une histoire de formation pour son poste mais je n'en sais pas plus. J'ai peur que la raison personnel avant l'intérêt du royaume soit quelque peu présente. Mais je serai ravi que vous m'expliquiez les bonnes raisons de voter cette motion.


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MessagePosté le: 11/09/2017, 13:40    Sujet du message: [RP privé] Le palais de l'Ombre Répondre en citant


L'explication vint plus vite que tout ce qu'elle aurait espéré. C'est un pot, royal, puisqu'on les sert. Mais un pot auquel personne n'a le désir de tourner. à commencer par le prince qui explique clairement la raison de leur présence. Le député de Sévignon prit en premier la parole, et malgré son air impassible elle crut sentir les cheveux se dresser sur sa tête, peut-être à tort. Du moins il fit l'effort d'exprimer sa pensée clairement. Une pensée qui ne vient que rejoindre en partie la sienne.



- Je signerai ce que bon semble à sa Majesté si ma conscience le valide.

Ma loyauté va vers dieu, notre souverain et la famille royale..dans cet ordre précis..Et si j'ai l'aval de la famille royale en la personne de vous, il me manque le scel de Sa Majesté elle même pour me faire obtempérer. Une ordonnance écrite officielle est suffisante.

Néanmoins, je partage l'avis de monsieur de Sévigné et je trouve à vos circonstances et à quelques uns de vos arguments une certaine subjectivité et une subjectivité certaine. Car cela concerne pour certaines choses que votre personne, votre ressenti, un angle qui met votre intérêt tout personnel au-dessus des autres.

Pour ce qui est du gouvernement, de ses décisions, je déplore qu'aucune communication régulière, aucune parution formelle de procès verbal ne me permette de me faire une idée de son effort et de ce qu'il fait mal. J'accorde toute confiance à vos affirmations, en tant que messager de sa majesté. Mais si ma confiance est aveugle, mon engagement en tant que député lui donne deux yeux : Je demande avant le vote de cette motion de censure une audition des ministres accusés d'incompétence, du chef du gouvernement, ainsi qu'un détail des actes qui leur sont reprochés. Nu ne peut condamner sans écouter chaque parti, sauf un abruti crédule. Et je doute qu'en nous conviant ici, vous nous ayez tous invité en tant que tels.


Puis un silence se fit avant de clore son intervention, le coeur n'étant plus trop à la fête, devant l'importance de ce qui se trame, la voix a vieilli de mille ans, et le masque de soie est arraché lentement. Elle n'a pas à se cacher désormais et ce n'est aucun intérêt pour sa personne qui transparaît de cette invitation, mais une manipulation à laquelle on lui demande de consentir délibérément en voilant ses yeux. La voix est étouffée par la tristesse sentant la fin de sa carrière politique sonner avant même d'avoir commencé.

- Je ne sais pas monseigneur qui vous conseille, j'espère que ce n'est pas votre colère, elle est mauvaise conseillère, elle est aveugle. Permettez-moi, quitte à perdre en votre personne un client, de ne pas user envers vous de langue de bois..considérez mon honnêteté qu'une marque de respect envers Sa Majesté et sa famille, une marque de loyauté. Vous devez être suffisamment entouré de personnes perfides qui vous mentent. Quant à moi je n'ai aucune ambition et si aujourd'hui vous me demandez de quitter la chambre basse pour vous le prouver, vous me trouveriez désormais qu'à ma boutique.

Rappelons le, elle ne vise personne pas même par un malencontreux hasard, elle ne connaît personne, pas même le prince dont elle a découvert un peu les fonctions quand il a signé l'invitation, avant même de connaître le visage. Elle s'est renseignée sur son nom, et elle eut des échos contrastés entre fervent admirateurs qui lui attribuent la vie actuelle du royaume en partie, qui lui attribuent beaucoup de bonnes choses faites en un..et ses détracteurs tout aussi nombreux qu'elle a peu écouté, préférant toujours donner une chance à chacun. Une chance qui va demeurer jusqu'à la fin de son discours et au-delà.

-Je suis prête à faire en sorte d'oublier votre proposition, et de sortir de ce lieu la tête vide comme à mon arrivée. J'aimerais que vous preniez le temps de faire des reproches individuels à chaque membres du gouvernement ou de les envoyer répondre de leurs actes devant la chambre basse le cas échéants. En tant que député je ne leur ferai aucun cadeau par devoir. Mais en me renseignant un peu plus sur la vie politique du royaume, j'ai appris combien la vicomtesse est engagée, dévouée, vouant sa vie à remplir différentes fonctions au détriment de sa vie personnelle d'après les rumeurs. Comment chasser une telle personne de la scène politique Française, à moins que son acte soit le plus répréhensible au monde, impardonnable...et son erreur condamnable, ou qu'elle aie commis une trahison.

Si tel était le cas, vous ne passeriez jamais par nous. Vous auriez des motifs suffisants pour présenter un dossier solidement ficelé à sa majesté, et le couperet tomberait sans même aucune forme de procès..à raison peut-être.


Ses yeux sont sombres et elle se sent vidée, mais pas déçue. Elle n'a pas vu que le masque soyeux avait glissé entre ses doigts et gisait déjà par terre

-Je suis ignorante de tout ce qui se passe derrière les rideaux opaques du Louvre. Absolument tout, ça ne m'aide à prendre aucune décision objective. Je ne demande moi-même qu'à être convaincue, je ne condamne en cela personne, pas même vous.

Elle est à deux pas de se retirer, mais par respect elle attend une réponse, dont elle n'espère au fond plus rien, si ce n'est de la colère de la part de quelqu'un qui semble détester qu'on le contrarie. Pourvu qu'elle se trompe.
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Grégoire de Borderouge
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MessagePosté le: 11/09/2017, 16:45    Sujet du message: [RP privé] Le palais de l'Ombre Répondre en citant

Trois députés et une Altesse. Tableau amusant mais non moins révélateur de l’importance de la Chambre Basse. C’est ce qui importe le plus au Ministre-Député. Lui qui a tendance à se battre pour une monarchie parlementaire, le voici bien heureux d’être sollicité en temps que Député. Aussi il écoute, trinque avec ses compères en prononçant les mots adéquats. Puis il laisse parler, buvant un verre en silence, assis paisiblement dans une chaise rembourrée. Il se tâte, sourit et prend une gorgée. Toujours dans cet ordre évidemment. La gorgée reste le plus important car nul n’est en meilleure forme qu’un homme alcoolisé, du moins quand on parle du cas de Grégoire. Aussi le premier verre ne dura guère plus de cinq minutes. Vînt ensuite un second. Emprunté avec discrétion pour éviter de passer pour l’alcoolique qu’il est. La musique était parfaite, quoi que parfois trop rapide. Mais c’est bien là ce genre d’ambiance qui plaît à l’homme, cela lui rappelle ces jeux interdits en Angleterre dans les caves de Londres où l’on joue un air tout en jouant des centaines de livres. Tout cela est amusant, la vie n’est qu’un cycle au fond… Gardant son masque, il s’amuse à caresser sa barbe naissante de quelques jours, songeant à la raser quand il rentrera chez lui.


Venons en au sujet de cette entrevue… Une motion de censure. Sérieusement ? Mais ce serait remettre son poste en jeu… Non il ne peut être remis en cause, pas après le dénouement du Conseil des Ministres. Donc au final, son poste de Ministre ne sera pas perdu. On l’appellera toujours Excellence, ce petit mot qui lui plaît tant. Intérieurement il s’amuse de la situation. D’ailleurs il semble être le seul. Tu as mauvais fond Grégoire… Mais tu le sais très bien et cela te conviens. Tu te joues des intrigues quand celles-ci ne te concernent pas, tu jubiles quand par pur sacrifice tu choisis de te donner à l’État, aux institutions et à la France. Tu es un serviteur qui n’hésiterai pas à détrôner le Malin pour la gloire de ce pays. Et pourtant tu es égoïste, fourbe, avec un coeur de pierre. Mais qu’est ce que c’est jouissif.


Les collègues ont l’air désemparés, énervés ou vexés. Toi tu te tais et tu apprends. L’hôte saura t-il les convaincre ou Grégoire devra t-il se jeter dans la bataille ? Une fois de plus il attend. Qu’attend t-il ? Tout simplement de revêtir ce costume de sauveur de la situation. Prêt à travestir la vérité pour rallier ses confrères à sa cause. Aussi fourbe que tu es, tu aimes tes collègues cher Grégoire. Surtout quand ils sont élus par le peuple. Sans sa chère collègue député il aurait été le seul royaliste libéral de l’hémicycle et son soutien lui est cher. Il faut donc mesurer ses paroles, être fin.


Il en est à son quatrième verre. Vous n’avez pas vu passer le troisième ? C’est normal, moi même en écrivant ce récit je n’ai pas été attentif à la consommation de ce cher Ministre-Député. Il se laisse également tenter par le cigare, son autre péché mignon. Empruntant le coupe-coupe des mains de Son Altesse, il tailla le contenant de tabac avec précision. Il sort une allumette, embrase le cigare et en tire la première bouffée. Oh Ciel, divin… Parfait. Alternant entre l’un et l’autre -entre le verre et le cigare comprenez- il se laissa enivrer paisiblement. Le verre fût vidé en quelques minutes et le cigare se consume avec professionnalisme. Allait-il parler ? Non, il attend qu’on le sollicite, il prépare ses mots, ses phrases, son jeu.  
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Louis-Auguste-de-Sevigné
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MessagePosté le: 11/09/2017, 21:49    Sujet du message: [RP privé] Le palais de l'Ombre Répondre en citant


Louis secoua la tête.

Je rejoins mme Danglard. Il serait bien que le gouvernement vienne répondre de ses actes devant la chambre. Nous pourrions leur poser des questions et cela nous permettra à nous député de nous faire notre opinion avant de voter ou non la motion. Après je m'étonne d'une chose. Si le roi le voulait il aurait le pouvoir de le dissoudre lui même ce gouvernement s'il le pense dangereux. Pourquoi passer par vous ?


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MessagePosté le: 12/09/2017, 01:54    Sujet du message: [RP privé] Le palais de l'Ombre Répondre en citant

La berline filait vers Paris à l'heure où l'on attendait la Duchesse au Palais de l'Ombre. Quelques Députés y étaient également conviés, ce que le Prince lui avait signifié lors d'une promenade aux jardins du Luxembourg, et où ils s'étaient confiés leurs appréhensions. Ses prérogatives municipales s'étaient éternisées au delà de ses prévisions, et n'avait eu d'autre choix, que d'accomplir quelques tâches au dernier moment, sans pouvoir avertir son hôte de ce désagrément. En espérant qu'il se montre patient. Elle ferma les yeux un instant un peu lasse, la tête posée sur le montant de la voiture, se laissant bercer par son oscillation et oubliant un temps ce pourquoi le Prince avait ouvert ses portes en cette soirée. Son évasion dura qu'un temps. A peine une heure, que le véhicule accomplissait son trajet, qu'il traversa la ville jusqu'aux pieds du Palais. Un masque avait été requis, qu'elle sortit de sa pochette, le plaçant délicatement sur ses prunelles, avant de se laisser descendre par le cocher, et pénétrer la bâtisse, où elle se fit annoncer et se faisant conduire parmi le quatuor, saluant le Prince d'une révérence, puis les convives.

Votre Altesse, Madame, Messieurs. Veuillez nous excuser de ce retard. Concilier les aléas municipaux, le trajet et la ponctualité est un dur challenge .

Elle sourit, gênée d'interrompre ainsi la réunion et espérait qu'on ne lui en veuille pas. Tout le monde ne la connaissait pas, ou de nom plus probable, mais il était parfois difficile de mettre un nom sur un visage et vice versa. Surtout avec ce masque. Au cas où, elle se déclina.

Faith Elizabeth Mackenzie. Pardon. Duchesse de Vermandois.

Elle se doutait bien, qu'ils ne l'avaient pas attendue pour amorcer le débat . Mais elle était curieuse d'en connaître l'avancée.

Étant donné notre retard, nous serions étonnée que vous nous ayez attendue pour deviser, mais si c'est le cas, s'il était possible, pourrait-on nous exposer les faits? Nous dire où cela en était, avant que nous perturbions l'entrevue?
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Banzaaaïïïïïïïïïïïï!!!
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MessagePosté le: 12/09/2017, 15:20    Sujet du message: [RP privé] Le palais de l'Ombre Répondre en citant

L’Altesse subit une révolution, toi tu l’observe et tu cherches ce qui sera à ton avantage. Tu songes à une opportunité, peut être que la prochaine présidence est à ta portée… Peut être, peut être… Les deux députés sont opposés à l’idée, mais toi, Grégoire, tu sais que tu pourras convaincre Lady Danglard. Elle est une libérale, peut être que tu trouveras les bons mots. Sevigné est un ultra, les arguments doivent donc être différents. Faut-il jouer seul à seul ou en groupe ? C’est là le principal problème. Persuader les deux députés que le cousin du Roi a raison sera simple à l’écart mais cela prendra plus de temps et le temps nous n’en avons pas. Autant tout faire ici, ce soir. La duchesse arrive, élégante, belle, grandiose, comme à son habitude. Tu la regarde, tu lui sourit, tu songes à tout ce qu’elle a fait, à tout ce qu’elle est. 
Tu finis ton verre et dégage le cigare de ta bouche avec élégance. A ton tour de faire entendre ta voix mélodieuse. 


« Mesdames, messieurs… Puis-je monopoliser la parole quelques instants ? »


Tu attires les regards, tu prends un air délicieux et posé. Un peu ivre sur les bords c’est vrai mais maintenant tu saisis la situation dans son ensemble. On dira dans notre langage que tu es « heureux ». Ton corps est réchauffé et ton esprit éguisé.


« Nous sommes réunit ici, ensemble, dans une atmosphère fort apaisante et intéressante avec une Duchesse à l’esprit aiguisé et une Altesse soucieuse du bien être de son cousin. Nous sommes trois députés, nous avons tous les trois nos défauts mais aussi et surtout nos qualités et nos opinions. N’étudions pas la situation de façon unilatérale. »


Un verre de plus. Juste un. Tu le prend avec délicatesse, laissant planer un silence de quelques secondes. Toujours assis, tu en dégustes une gorgée. Tu te délectes du breuvage et tu poursuis avec une vois mielleuse.


« Qui ici est le mieux placé pour voir l’état du Gouvernement ? De façon objective je suis tenté de dire, Lady McKenzie, pardonnez… Madame la Duchesse et moi même. Tout simplement car nous en faisons partie. 


Posons les causes d’une motion au grand jour : une personne se mêle d’affaires purement privées, elle décentralise un ministère -car c’est de cela qu’il s’agit-, elle est victime d’une certaine incompétence quant à des dossiers importants et enfin, son management de l’équipe gouvernementale n’est pas optimal. 


Bien, il s’agit donc de cela. Poursuivons la réflexion de façon posée. Madame Danglard, chère consœur, prenez le temps de m’écouter je vous en prie. Chers invités, cher hôte, prenez un verre afin de détendre cette atmosphère de doute. Permettez que je poursuive »


Tu te lèves et tu fais quelques pas. Un silence à nouveau mais beaucoup plus court que le précédent. Tu bois une gorgée et tu poses ton verre sur un guéridon. Le placement est le plus important lors d’une joute, aussi tu te positionne de telle sorte de pouvoir planter ton regard dans celui de tes interlocuteurs sans avoir besoin de tourner la tête à quatre vingt dix degrés.


« Je vais commencer avec vous chère collègue, Madame Danglard. Votre loyauté va donc vers la famille royale, mais surtout au Tout Puissant. Toutefois je suis certain que vous comme moi, êtes au service de ce peuple Français qui a mis son sort entre vos mains. Au moins durant ce mandat de député. Aussi je vous pose la question… Acceptez vous l’incompétence. Non, je me suis mal exprimé, ce mot est trop dur. Acceptez vous l’erreur ? Personnellement je l’accepte, l’erreur est humaine. Mais quand une erreur est trop souvent répétée, il faut -non pas sévir- mais faire en sorte d’y remédier. Moi même je suis surpris que nous ne soyons pas convoqué afin d’en débattre mais je me dis qu’il doit y avoir une raison… Alors j’ai réfléchit alors que votre masque glissât sur le sol. J’en suis venu à ce résultat. Y a t-il des éléments privés et menaçant l’intégrité royale ? Visiblement oui et Son Altesse l’a évoqué. Madame la Présidente interfère dans la gestion de la famille royale, ce qui est affreusement humiliant… Je ne souhaite pas être à la place de notre bon Roi. Mais cet élément est davantage moral. Ce n’est pas une faute en soi. Donc, à mon sens, cela ne suffit pas pour voter une mention.


J’ai donc étudié la suite des fautes énumérées par notre hôte. Décentraliser un ministère… Affaires purement personnelles ou erreur de gestion ? Le résultat est le même, la Duchesse est Pair du Royaume, ministre et Vice-Présidente… Conseillère de Sa Majesté. Madame la Présidente souhaite t-elle remplacer la Duchesse à ce dernier honneur ? Je ne sais pas. Mais le résultat est le suivant, un Ministre et conseiller et dans l’incapacité de faire correctement son travail. Erreur qui même si elle est uniquement professionnelle, est grave.


Mais poursuivons, imaginons que ce n’est qu’une erreur que l’on peut résoudre -bien que malgré des appels de toute part, elle ne l’est toujours pas- qu’elle est la suivante ? Ah oui, les dossiers importants. Et c’est là -à mes yeux- que la motion est la plus effective.
Commençons par le départ de la Ministre de l’Instruction. La démission d’un ministre est la preuve d’erreurs de gestion, nous devons être lucide. Si l’un de vous démissionnait de son poste de Député, je chercherais où j’ai commis une erreur. Elle ne l’a pas considéré comme tel. Soit.


Ensuite, la crise de Saint-Denis. Vous ne le savez peut être pas mais Saint-Denis se meurt et rejoins peu à peu Cherbourg… C’est là un échec cuisant pour notre Gouvernement et même si vous, Madame, ne le percevez pas, ce sont des centaines d’emplois menacé, une paralysie du pays et la victoire de l’analphabétisation. Je vous sais favorable à la culture et aux arts, ceux-ci disparaissent, tout comme l’économie du Royaume et de la région est fragilisée. Rien que pour ce décès -car c’est de cela qu’il s’agit- je voterai la motion de censure.


Enfin, l’ingérence. Si Saint-Denis est la plus grosse erreur, l’ingérence est quant à elle un coup d’État gouvernemental. Ne voyez ni colère, ni désir de détruire une femme dans mes paroles. Peut être que là encore c’était tout simplement une erreur de jugement. Mais ce genre d’erreur est importante. Une fois… Soit… Mais pas deux et encore moins trois… Préparer des dossiers relevant du ministère de l’économie ? Sous prétexte d’être mariée au garde des Sceaux, peut elle gérer les aspects judiciaires ? Et sous prétexte d’être marié à la Présidente, le mari peut-il gérer des dossiers de l’Intérieur ? Non. 


Les erreurs s’amassent en seulement un mois. Trente jours. Oui. Trente jours. Pensez vous réellement que tant d’erreurs en si peu de temps est pardonnable ? A quoi nous attendre dans deux mois ? 
Si vous avez un doute sur la colère de notre hôte, soyez assurée que je n’en ressens aucune. Azelma -oui j’ose utiliser son prénom- est une personne que j’apprécie, avec qui j’entretiens de bonnes relations. Toutefois, professionnellement, nous devons tout simplement remédier à des erreurs. Ne pas voter cette motion de censure c’est tout simplement trahir les citoyens qui nous ont élu en leur promettant une dégradation de leurs conditions de vie. Pensez vous que les habitants de Saint-Denis vous remercieront d’avoir laisser les erreurs de certaines personnes assassiner leur ville alors que vous aviez le pouvoir de les sauver. Ce n’est pas ma conscience qui me dicte de voter cette motion, je fais partie de ce Gouvernement et je remet donc mon poste de Ministre en jeu. Je suis prêt à le perdre, à perdre mes privilèges qui vont avec afin de faire ce pourquoi la Seine m’a élu : améliorer leurs conditions de vie tout en protégeant les intérêts du Royaume et du Roi.


Et enfin, je n’ai pas besoin de détailler que nous avons un meurtrier en liberté et qu’aucune mesure n’a été prise pour le capturer. Avons nous des commissaires, des Lieutenants, des agents ? Non, aucun. Il n’y a rien d’autre à dire.


Et là je me tourne vers vous monsieur de Sevigné. »


Tu as beaucoup parlé, tu finis ton verre et tu tires une grosse bouffée de ton cigare. D’ailleurs tu l’avales alors que normalement on crapote le cigare. La pause dure bien une minute. Mais elle est méritée.


« Même si je m’adressais à Lady Danglard car je la sais proche de mes orientations politiques, les quatre cinquième -si ce n’est davantage- de mes arguments peuvent vous aider à percevoir la situation comme moi je la perçois. Je vous sais profondément royaliste. « Ultra » diront certains. Alors ma question est simple. Laissez vous une personne interférer dans des affaires concernant le représentant du Tout Puissant dans ce pays, laisserez vous une personne dicter au défenseur de la Charte Constitutionnelle comment il doit se comporter et quelles doivent être ses fréquentations ? 


Et enfin si vous vous demandez pourquoi le Roi ne fait pas tout simplement usage de son pouvoir… Je vous répondrais ceci : nous sommes dans une Monarchie constitutionnelle, les Députés ont un pouvoir et constitutionnellement, seuls eux ont une réelle compétence en la matière. Et je trouve cela beaucoup plus démocratique, pas vous ? Nous trouvions que notre Chambre était inutile et pourtant maintenant vous voulez déléguer un des rares pouvoirs que nous avons ?  
Et puis je suppose Monsieur notre hôte que vous porterez cette motion ? Si la Chambre Haute nous l’envoie, c’est bien la preuve qu’au moins une Chambre a vu la gravité de la situation. Nous pourrons en débattre le jour J si cela vous tient à coeur mais personnellement mon choix est déjà fait. J’ai vu des choses, j’assiste encore à d’autres… Je refuse de voir sombrer le Gouvernement dans l’incompétence, je refuse de voir sombrer Saint-Denis, je refuse de voir un autre Cherbourg apparaître. Cherbourg est une ville qui est condamnée, je ne veux pas que la deuxième ville du Royaume atteigne le point de non retour. Je refuse. »


Tu te tais, tu soupires… Et finalement tu plonges ton regard dans celui de chaque député.


« Je suis heureux de faire cette mandature à vos côtés. Je crois en vous plus qu’en quiconque en ces institutions. Je souhaite la réussite. Aucun de vous n’a pardonnez aux chambres précédentes leur inaction. Ne commettez pas la même erreur. Ne fermons pas les yeux sur la décadence. Je vous demande de croire en moi, comme le jour où vous avez portez vos voix vers ma personne dans l’hémicycle. Pensez par vous même, c’est le plus important. Mais prenez votre décision en ayant à l’esprit chaque détail, positifs comme négatifs et pesez les. Choisissez en fonction du côté duquel penche la balance. C’est tout pour moi. Je vous ai dit tout ce que je sais, j’ai défendu mon point de vue comme nous le faisons tous les jours avec nos collègues. Je vous demande seulement de le prendre en considération »


Et tu t’assois de nouveau, fatigué, la bouche sèche. Ciel que ce fût un exercice complexe ! Tout n’est pas purement vrai, il y a quelques termes un peu exagérés, des faits un peu travestis mais le fond y est.
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MessagePosté le: 12/09/2017, 15:52    Sujet du message: [RP privé] Le palais de l'Ombre Répondre en citant


Louis venait d'écouter l'avis du président de la chambre. il décida de lui répondre.

- Soit monsieur. Voilà votre avis. Mais je n'aurai là qu'une seule chose à dire. Je ne prendrai ma décision que lors du vote qui aura lieu dans la chambre. Cependant, parlons d'incompétence puisque vous l'évoquiez. Voter une telle motion sans avoir un dossier solide et sans avoir écouté les principaux intéressés dans la chambre comme Mme Danglard er moi même le demandons serait je le crois une marque d'incompétence de notre pars. Vous l'avez dit, nous avons été élu par le peuple pour les représenter. Dans ce cas, nous ne pouvons pas prendre une décision à la légère. Je vous le redemande, je souhaiterai que Mme la vicomtesse de Saint Rémy vienne répondre de ses actes devant le parlement. Car si comme vous le dites elle à fait en 30 jours autant d'erreur, n'en faisons pas une en 5min avec un vote dont nous n'avons pas les éléments en main. Par ailleurs, je souhaiterai qu'il y ai un débat à la chambre entre les députés. Nous n'avons pas pour habitude de voter les yeux fermés sans débattre. Nous voterons mais nous ne le feront pas sans avoir des éléments solides. Nous avons entendu le prince, nous devons, et ce afin de respecter une équité entendre la présidente du conseil. Nous ne sommes pas là pour faire de cadeau, ni à elle si elle est coupable, ni à cette motion. Sinon ce serait trahir nos électeurs. Pour pouvoir agir dans l'intérêt du peuple, il nous faut des éléments et un débat. Par ailleurs, vous vous êtes adressé à Mme Danglard et à moi même en tant que personne. Rappelez vous que nous ne voterons pas en tant que personne mais en tant que député. Et ma conscience de député exige que je sois juste. Et la justice, ce n'est pas à vous que je l'apprendrai est équitable. Mme d'Argenson, quoi qu'elle ai fait, a le droit à la parole. Ensuite nous jugerons si oui ou non, elle ne mérite plus sa place.

Il se tourna vers le prince.

- Soit ! Présentez votre motion de censure à la chambre basse dès que vous le voudrez. Mais d'ici le vote, je ne donnerai aucune position pour ou contre cette motion, car pour avoir un avis qui ne soit pas critiquable par le peuple, j'ai besoin de matière et pas seulement de me laisser convaincre par tel ou tel arguments. J'espère que vous comprenez ma décision.

Il se retourna vers le président de la chambre.

- Vous avez un avis personnel et tant mieux pour vous. Mais en tant que président, c'est le député qui va voter. Et vous ne pouvez pas vous arrêter à cela sans chercher plus loin. C'est une décision importante et la réflexion est notre alliée pour ne pas nous tromper. Notamment vous parlez d'arguments royalistes à mon égard, mais la chambre reste indépendante du Roi et représente le Roi. La précipitation est mauvaise conseillère.


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 10:49    Sujet du message: [RP privé] Le palais de l'Ombre

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