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[RP] Cabinet de travail de Maître Joris de Florensac
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Joris.de.Florensac
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MessagePosté le: 19/09/2017, 11:26    Sujet du message: [RP] Cabinet de travail de Maître Joris de Florensac Répondre en citant

PublicitéSupprimer les publicités ?
En ce matin du mardi 19 août 1823, il se trouvait dans le couloir devant la porte d'un bureau qui devait être à priori le sien. Il hésita un instant en pensant ce qu'il allait découvrir derrière cette porte. En principe, ce bureau était sûrement l’endroit où il passerait le plus de temps dans une journée et son activité se déroulerait généralement autour d’un bureau et d’une chaise. Alors pour l'optimiser, l'égayer et le rendre agréable, il faudrait s'axer autour de trois constantes: la lumière, l’espace et la décoration. Allait-il aimer de ce qu'il allait découvrir ?

Il ouvrit donc la porte et ce qu'il vit était assez satisfaisant. De grandes ouvertures vitrées ornées de rideaux d'où la lumière naturelle du jour permettait d'améliorer l'ambiance plutôt austère des bureaux du Palais de Justice et quant à l'espace de travail, elle était spacieuse et cela permettrait aux personnes qui auraient besoin de ses services de se sentir beaucoup plus à l'aise et moins étriquées comme dans une antichambre. Pour la décoration, il verrait selon ses goûts. Il souriait à la vue d'une bibliothèque murale où quelques rayons d'étagères étaient vides d'ouvrages.

Pour commencer, il s'installa dans un fauteuil derrière sa table de travail et ouvrit son porte-documents pour y retirer les premiers documents de sa carrière d'avocat.
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Anastasie Lévis-Mirepoix
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MessagePosté le: 19/09/2017, 12:20    Sujet du message: [RP] Cabinet de travail de Maître Joris de Florensac Répondre en citant

C'est un huissier qui se présente devant le bureau de Maître de Florensac. Il est un peu rouge d'avoir couru à travers les couloirs du Palais de Justice mais une mission est une mission alors il court.
Il toque à la porte et une fois le "entrez" entendu, il délivre son paquet, accompagné d'une lettre et s'en retourne à sa tâche.


 
Citation:
Très Cher Maître,
Mon Tendre Amour.

J'imagine votre nouveau bureau, vide de tout bibelot ou autre objet encombrant. Mon intention n'est pas de le remplir d'horreurs inutiles puisque je vous sais homme de goût. Aussi, voici un modeste présent pour couronner votre succès et, peut-être, vous inspirer dans l’écriture des brillantes plaidoiries que vous ne manquerez pas de produire au long de votre carrière que je vous souhaite fructueuse et pérenne.
Ne vous reste plus qu'à remplir les encriers et à déposer vos plumes affutées afin que les conditions soient réunies pour concourir à vos succès que je vous souhaite nombreux.

Vous ai-je déjà dit combien j'étais fière de vous ? Vous ai-je déjà dit combien je vous aimais ?

Afin que le doute ne soit pas permis, sachez Très Cher Maître, Mon Tendre Amour, que je suis extrêmement fière de votre réussite et sachez aussi qu'il n'existe pas de mot assez fort pour décrire combien je vous aime.

Belle et longue carrière à vous mon Beau Brun d'amour !

Votre Ana
19.09.1823






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Thierry d'Argenson
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MessagePosté le: 29/10/2017, 14:09    Sujet du message: [RP] Cabinet de travail de Maître Joris de Florensac Répondre en citant

Par un temps exécrable, Thierry dut prendre sur lui pour sortir de la résidence en ce Dimanche.. Azelma était rentrée hier au soir et lui avait indiqué ne pas avoir très faim.. Elle était montée se coucher tôt, non sans lui avoir signifié que le gouvernement,sur décision du Roi, était révoqué.
Loin d'être surpris, Thierry l'avait embrassée tendrement et lui avait simplement souhaité bonne nuit, lui conseillant de bien se reposer. Puis, il avait été dans son bureau trier quelques papiers et jeter nombre de dossiers dans la cheminée.. L'affaire était close, et il était temps.
Il passa donc ce dimanche au barreau, puisque bientôt il pourrait ouvrir son cabinet.. Il trouva une lettre de celui qui désormais était son confrère, lui annonçant l'ouverture d'élections pour le poste de bâtonnier..
Il  prit plume et encre pour rédiger un court mot, puis se rendit au bureau de Maître de Florensac.. Il frappa doucement à la porte, attendant une réponse. S'il n'était pas la, pas grave.. Il laisserait le mot à une secrétaire présente puis s'en irait pour le Louvre ou il avait la aussi un ménage à faire dans ce qui n'était plus pour longtemps son bureau. Même les affaires courantes ne le concernaient plus.
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Joris.de.Florensac
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MessagePosté le: 30/10/2017, 14:21    Sujet du message: [RP] Cabinet de travail de Maître Joris de Florensac Répondre en citant

Joris souleva la tête de ses dossiers et son regard se posa sur la porte sur laquelle quelques petits coups furent donnés. Au lieu de répondre, il préféra se lever de son siège pour aller accueillir l'invité. Il ouvrit la porte sur Maître d'Argenson qui avait ouvert son bureau à proximité du sien. Il l'invita à entrer puis lui tendit la main en souriant.

Bonjour, cher confrère, je vous en prie, donnez-vous la peine d'entrer et de vous installer confortablement.
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Thierry d'Argenson
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MessagePosté le: 30/10/2017, 16:58    Sujet du message: [RP] Cabinet de travail de Maître Joris de Florensac Répondre en citant

A l'invitation de l'occupant des lieux, Thierry entra et s'installa.. Il attendit que son hôte en ait fait de même, puis prit la parole. 


Merci de m'accueillir Monsieur.. Du reste, je ne vous dérangerais pas longtemps, j'ai du... Rangement, à faire au Louvre avant de quitter ces lieux.. Mais auparavant, je tenais à voir quelques points avec vous, et d'abord, ceci. 


Il lui tendit une lettre..



 
Citation:
De T.d'Argenson, 


A Maître De Florensac,


Paris, le 29 Octobre 1823 



Cher confrère,  

 

J'accuse par la présente réception de votre courrier indiquant l'ouverture de l'élection au poste de bâtonnier pour le Samedi 4 Novembre. 


Je vous assure de ma présence ce jour la, et profite de cette lettre pour vous indiquer que me concernant, je ne souhaite pas me porter candidat au poste ci-dessus énoncé.  


Vous souhaitant bonne réception, recevez, cher confrère, mes respectueuses salutations. 


T.d'Argenson,  

 
 
 


 
Il lui laissa le temps d'en prendre connaissance. Puis reprit.

Je rajouterai qu'il n'y a aucune question à se poser me concernant au sujet de mon choix.. Sans parler des capacités, qui vous concernant sont selon moi indéniables, il y a la question de la présence.. Maître Macquart a toujours eu de longues absences qui perturbent généralement la marche des choses.. C'est dommage, c'est un excellent technicien, sous ses airs... Etranges..


Il sourit puis continua.


Maître Cliquot quant à elle.. J'ai eu l'occasion de la croiser lorsque j'étais Procureur.. Elle me semble encore... Inaboutie ?? Oui, je dirais cela.. Donc mon choix se portera sur vous. Même si l'un des deux autres ou les deux revenaient précipitamment. 


Ceci étant éclairci, il continua..


Deuxième point, et pour le cas ou vous seriez bâtonnier.. Bien qu'ayant un cabinet à Paris, j'irai certainement exercer dans les Bouches du Rhône.. Mon épouse étant Vicomtesse de Saint Rémy, il y a des chances que nous quittions Paris pour nous installer la bas.. Bien évidemment, vous pourrez toujours me joindre par courrier, si ma présence ici vous semblait nécessaire.. Vous avez ma promesse que je ferai au mieux pour revenir au plus vite. Mais quitter cette ville et une partie de la faune qui la pollue me semble aujourd'hui nécessaire à mon bien être. J'espère que vous comprenez.. 


Oui.. Le besoin d'air frais se faisait sentir urgemment.. 


Du reste, il me faut de toute manière attendre la fin de la législature actuelle.. Donc je serai encore la quelques semaines.. Et je suis à votre entière disposition, n'en doutez pas. Mais avant d'aborder le dernier point, auriez vous des choses à me faire savoir ?? Ou à me demander ? 
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Joris.de.Florensac
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MessagePosté le: 31/10/2017, 12:58    Sujet du message: [RP] Cabinet de travail de Maître Joris de Florensac Répondre en citant

Avant de rejoindre le siège derrière son bureau, Joris se saisissait de deux verres et d’une bouteille de cognac qui se trouvait sur le plateau d’une desserte et fit le service. Avançant un verre vers son confrère, il prit le sien tout en prenant place confortablement dans son fauteuil.

J’espère, cher confrère, que vous apprécierez ce bon vieux cognac français venu tout droit du vignoble charentais.

Sur la notion de rangement à faire au Louvre, il regarda son interlocuteur et sans toutefois être réellement surpris par ses propos et comme la plupart des gens du Palais de Justice, les langues avaient bon train, il avait donc appris la nouvelle sur la motion de censure prise par le Souverain de dissoudre le Gouvernement actuel dont il faisait parti en qualité de Garde des Sceaux et de Ministre de la Justice ainsi que son épouse.

Je suis vraiment désolé pour vous et votre épouse de cette navrante décision prise par la plus haute autorité.

Puis il baissa les yeux sur une lettre qui lui était adressé par son confrère. Il en prit connaissance puis reposa son regard sur son vis-à-vis.

Je vois que vous ne faites pas acte de candidature mais que vous serez présent pour les élections et je vous en remercie.

Lorsqu’il parla de Saint-Mouchkin, il esquissa un sourire en coin quand il faisait allusion à ses airs étranges… En fait, il avait raison sur deux points car il était un excellent juriste mais bon, on ne pouvait attendre indéfiniment son retour sur la scène juridique surtout quand on avait la responsabilité du Barreau de France et quant à Maître Clicquot, c’était l’immensité et l’infini car il n’avait jamais pu apprendre quelque chose de concret de sa part.

Son choix se porta sur Joris pour les élections. Se faire élire serait une bonne chose pour l’avenir du Barreau et son homologue le savait pertinemment afin que celui-ci reparte sur des bases plus saines. Il le laissa parler jusqu’au bout sans l’interrompre et une fois qu’il eut terminé, Joris prit la parole.


Je comprends très bien votre décision de vous éloigner de tout ce tapage que provoquent les mentalités néfastes de la Capitale. Je réside à Saint-Denis et à Poissy et n’en changerai pas, préférant faire les trajets tous les jours pour mon travail au lieu de prendre résidence à Paris et de m’y fixer. C’est un choix avec ma fiancée que nous avons fait et cela nous sied fort bien.

Je ne vous ferai pas un dessin car étant donné que personne n’est indispensable et je sais qu’après de bons et loyaux services, un jour ou l’autre, nous sommes poussés vers la porte de sortie avec soit de chaleureux remerciements ou soit avec perte et fracas à grands coups de pied dans le séant puisque nous ne servons plus les idées et les desseins de certains surtout qu'en prétextant le nom du Roi, ils font énormément de mal à l’image du Souverain pour assouvir leurs intrigues et machinations.


Il parla de Saint-Rémy de Provence, ville native de Michel de Nostradamus. Il lui souriait car lui-même était natif de l’Est de la France, plus précisément l’Hérault dans la région du Languedoc-Roussillon, limitrophe de la région des Bouches du Rhône. Il avait donc l’intention de se retirer dans cette région et couper en alternance ses activités sur Paris en qualité d’avocat sans compter qu’il devait attendre la fin de la législature actuelle, cette fois-ci en tant que député de la Seine. Cela demandait réflexion tout de même et lui répondit comme s'il avait été déjà élu tout simplement.

Non, cela me sied du moment que vous serez à la disposition du Barreau de Paris quand le besoin de votre présence sera nécessaire.

Il appréciait en sirotant ces quelques petites gorgées de cognac, se demandant ce qu’en penser son confrère.
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Thierry d'Argenson
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MessagePosté le: 31/10/2017, 14:11    Sujet du message: [RP] Cabinet de travail de Maître Joris de Florensac Répondre en citant

Après la réponse de Joris, Thierry saisit son verre, huma le liquide, le fit tourner un peu dans sa main puis prit une gorgée.. oui, celui la était d'excellente facture..


Je vous félicite pour votre connaissance concernant le cognac. Celui-ci est simplement sublime. 


Il prit une seconde gorgée, puis reposa son verre.. Il réfléchit un instant, puis répondit..


Ce qui est fait est fait mon cher.. Du reste je n'ai aucun regret, pas plus que mon épouse d'ailleurs. Mais vous avez raison, nul n'est indispensable.. Je prie simplement que les Français un jour ne décident pas que le Roi lui même ne l'est plus, car à force de détruire le peu de choses qui sont faites pour faire avancer ce pays, nous risquons d'y venir.. Mais le Roi n'est pas à blâmer, du moins ne le ferais je pas.. Il en va différemment de son entourage. Sa Majesté est bien mal conseillée.. Et elle ne le voit pas.. Nous n'y pouvons rien. L'important, c'est que le matin, lorsque je me rase, je n'ai aucune raison d'avoir honte de ce que je vois. 


Un silence..


Concernant mon éloignement, ne vous inquiétez pas.. Je vous ai promis d'être à votre disposition si besoin s'en fait sentir, et je n'ai jamais eu qu'une parole.. Vous pourrez compter sur moi. 


Une nouvelle gorgée.. Question, appuyée par un sourire sincère


Accepteriez vous de m'indiquer le nom de votre fournisseur ?? Décidément, il me faut quelques bouteilles de ce breuvage la..


Puis, après s'être bien calé dans son siège, il reprit..


La troisième chose que je désirai voir avec vous, concerne l'attentat de Janvier contre la famille royale.. Sans doute ne le savez vous pas, tant nous sommes restés discrets sur le sujet, sécurité du Roi oblige, mais l'auteur de l'attentat est actuellement enfermé dans les cellules du sous sol du palais de justice. Il n'a pas demandé d'avocat, un défenseur devra donc être commis d'office.. Pour cela, il faut un bâtonnier..


Il se tut un instant, sachant qu'en face de lui, il avait un homme suffisamment intelligent pour savoir flairer la grosse affaire..


Bien évidemment, il est impossible pour moi d'intervenir en quoi que ce soit au niveau de la défense, ayant été amené à diriger l'instruction par l'intermédiaire de Madame le Procureur.. Donc il vous reviendra de vous auto commettre, si je puis m'exprimer ainsi. 


Il sourit à Joris.. Deux choses lui faisaient plaisir.. La première étant que ça serait un avocat doué qui s'occuperait de cela et en tirerait les indéniables bénéfices, la seconde étant que lui même ne voulant plus apparaître publiquement aurait le loisir d'aller se ressourcer au soleil de Provence. Il reprit.


Ho... Bien sûr, cet homme est un mort en sursis.. Le dossier est solide, les preuves irréfutables, vous ne le sauverez pas.. Mais être avocat dans un tel procès, vous amènera certes l'animosité de certains, en même temps que votre nom sera sur toutes les lèvres.. Les gens oublierons la haine à votre égard très vite, mais ne vous oublierons pas s'ils ont besoin d'un défenseur tôt ou tard.


Nouvelle gorgée..


Il y a des procès comme ça, ou mieux vaut perdre en étant brillant que gagner en étant quelconque. L'essentiel étant d'être brillant, ce dont je vous sais capable cher confrère..


Thierry le fixa en souriant. Il imaginait déjà le face à face entre lui et la Procureur, un face à face entre deux gens pleins de talent, qui promettait d'être le meilleur depuis bien longtemps dans ce royaume. 
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Joris.de.Florensac
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MessagePosté le: 03/11/2017, 20:15    Sujet du message: [RP] Cabinet de travail de Maître Joris de Florensac Répondre en citant

Il se carra encore plus confortablement dans son fauteuil, avec un sourire amical, tandis que la voix nette et résolu de son confrère poursuivait la discussion. Il porta une appréciation sur le cognac.

Je vous remercie pour votre appréciation et je suis d’autant plus ravi qu’il vous plaise.

Considérant l’idée de face, il ne fut pas trop surpris et il la trouva troublante et quelque peu inquiétante venant surtout de l’entourage du Souverain.

Certes, le passé est le passé. Ainsi vous ne rayez point l’échec de vos papiers… du moment que vous n’avez nullement accomplissez la sale besogne princière et un jour ou l’autre, en faisant le vide autour de lui, il échouera fatalement et pour le salut de notre pays et notre Roi, espérons-le.

Et laissez-moi vous dire sincèrement le fond de ma pensée… Je pense fermement que vous avez été l’étincelle qui faisait tout marcher dans le domaine de la justice car vous vous êtes donné tout entier à votre tâche ainsi que votre épouse à l’Intérieur… et ne perdez jamais le sens des proportions, mon cher… vous avez fait votre devoir en bon sujet de Sa Majesté, le Roi et je n’ai jamais douté de la validité de votre vocation au sein du Ministère de la Justice, bien au contraire, vous m’avez même guidé avec bienveillance sans rien attendre en retour.


Cela lui paraissait injuste qu’un homme si haut placé et d’origine étrangère fasse la pluie et le beau temps sous le nez du Monarque sans être dérangé ni gêné. Baissant légèrement la voix, il disait sur le ton de la confidence :

Pour un esprit positif comme le nôtre, cela demandait réflexion par nous même afin de se demander si les principes fondamentaux qui régissent notre royaume de France ne sont point piétinés par cet homme et je crois bien qu’il procède sans retenue, d’une façon immorale et surtout très personnelle afin d’éliminer le plus de personnes possibles qu’il déteste au plus haut point et qui ont tendance à lui barrer le chemin et à le contredire et je sais de quoi je parle puisque je l’ai côtoyé bien à mon regret, une fois à la faculté de droit et une seconde fois à la Préfecture de Paris.

Il acquiesça de la tête aux propos de Thierry puis reprenant son verre, il souriait amusé par la pensée d’une telle rencontre qu’il aurait eu grand plaisir à éviter.

Je n’en doute pas, mon cher confrère et pour mon fournisseur de la région charentaise, je vous ferrai porter une caisse de ce bon vieux cognac à votre domicile avant que vous ne partiez pour le Sud de la France. Voyez-vous, cela sera comme un cadeau de départ.

Certes, le troisième point s’avérait important car cela touchait sa profession et engendrerait peut-être un éventuel procès. Il écoutait attentivement ses dires sur l’affaire de l’attentat du couple princier dont il avait ouïe quelques brides de clabaudages de couloir mais il était vrai que le silence sur cette affaire avait été de mise jusqu'à aujourd'hui.

Je sais que trop bien ce qu’il m’attend si je dois plaider en faveur de l’accusé mais bon, pour moi, c’est un procès comme un autre et j’essayerai de me montrer à la hauteur même si celui-ci n’a aucune chance de ne pas être condamné.

Souriant légèrement à l’idée d’imaginer déjà la joute cinglante entre le procureur et l’avocat de la défense.
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Thierry d'Argenson
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MessagePosté le: 04/11/2017, 16:18    Sujet du message: [RP] Cabinet de travail de Maître Joris de Florensac Répondre en citant

L'étincelle ?? Comme vous y allez !!


Pour la première fois depuis des jours, Thierry émit un rire.. puis, reprenant contenance, il répondit..


Plus sérieusement, je n'ai fait que ce que j'avais à faire.. Cela ne mérite ni titre ni médaille, puisque c'était la moindre des choses.. En fait, la conception que j'ai concernant un ministre de la justice ne correspond pas à celle d'autres personnes qui du reste n'y connaissent rien. Un ministre de la justice est la aussi pour dénicher tout ce qui peut empêcher l'Etat de tourner correctement.. J'ai mis le doigt sur l'une de ces épines, et cela n'a pas plu.. J'ai défendu mon point de vue, je suis resté droit dans mes bottes.. Il ne faut jamais regretter d'avoir défendu ses idées, lorsqu'on l'a fait honnêtement.. Mais l'honnêteté commande d'admettre lorsqu'on se trompe, et j'ai eu face à moi des gens bien peu sincères. Dessus tout cela, un Roi bien silencieux, trop pour ne pas couvrir tout cela de son ombre. 


Thierry sortit un cigare et tendit la boite à son vis à vis..


Mais être ministre n'est pas une fin en soi, du reste, je n'avais jamais demandé à l'être, moi je voulais être juge.. Point besoin de postes pour vivre dignement, je plains d'ailleurs ceux qui courent après les titres et les honneurs.. Nous sommes, mon épouse et moi à l'abri du besoin, notre vie nous appartient.. Pour finir, je vous ai guidé à une époque car c'est ce qu'il fallait faire.. Quant à demander un retour, ca n'est pas ma pratique.. Je n'ai jamais été à la rencontre des gens parce que j'avais besoin d'eux, je compare toujours cela à une sorte de prostitution de l'esprit.. 


Il alluma son cigare 


Je vous remercie pour le cadeau de départ.. Cela me touche.. J'espère, pourquoi pas, qu'un jour nous aurons l'occasion d'en boire un verre ensemble, dans d'autres circonstances.. 


  
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MessagePosté le: 05/11/2017, 13:25    Sujet du message: [RP] Cabinet de travail de Maître Joris de Florensac Répondre en citant

Il sortit de son sérieux pour la première fois depuis qu’il était entré et Joris l’accompagna avec bonne grâce. Il avait de la sympathie pour cet homme qu’il trouvait honnête et sincère.

Oui, je l’avoue, le mot était peut-être un peu fort pour démarquer vos actions au sein du gouvernement mais pour reprendre la ligne directrice, je dirais plus humblement que vous avez été un intègre, digne et honnête représentant qui a pu détecter les infâmes desseins de celui-ci mais malheureusement les actions peu orthodoxes de cet homme ont été des moyens vils pour une fin, et les moyens étaient tout à fait malhonnêtes.
Certes que je dois me méfier de cet individu qui besogne impunément sans être recadré correctement par le Monarque car il en aurait bien besoin mais que faire dans ces cas-là ? Rien… subir et la fermer, je suppose ?


Il le prenait sur le ton de la rigolade tout en se penchant en avant afin de prendre un cigare dans la boîte présentée pas son vis-à-vis, il reprenait dans sa lancée.

Dans un sens, je crois que nous sommes caractéristiques… L’intérêt de ce puissant aiguillon qui est le vôtre est vraiment stimulant, du fait de notre dévouement et de notre loyauté envers le Souverain et de notre intégrité dans la représentation de la Justice du Roi et non pour la célébrité et la gloire comme à l’air de le penser notre parfait et intouchable homme.
Jusqu’à dire même que je n’en ai pas besoin pour vivre heureux contrairement à lui.


Il fumait très peu surtout le cigare et que dans les grandes occasions. Il alluma le cigare et l’apprécia en rejetant quelques ronds de fumée puis se saisit à nouveau de son verre de cognac pour en boire une autre gorgée et le mot allusif de prostitution de l’esprit l’interpella de façon suggestive. Il haussa légèrement un sourcil, surpris par le mot évocateur qui le faisait sourire intérieurement.

La plupart de ces gens ont des visées plus pratiques qui dépassent l’entendement tout en croyant être plus pragmatiques que certains mais ne voyant pas plus loin que le bout de leur nez, ils condamnent les autres sans aucune forme de procès parce qu’un homme qui se croit tout permis leurs inculque ses volontés en tenant au bout de sa perche titres et gloires. Oui, alors je dirais que le mot prostitution est adéquat pour décrire de telles faiblesses de l’esprit, du cœur et de l’âme.

Le cigare avait bon goût et s’accommodait bien avec le vieux cognac.

Je dirais quand même que des fois, on a besoin d’une bonne collaboration et qu’aller à la rencontre des gens est parfois très enrichissant.
J’en conclus que la vie vous a appris la prudence, la méfiance, la défiance et la suspicion dans vos relations. Je pense que c’est de bonne guerre étant donné la conjoncture actuelle.


Un sourire se dessina sur ses lèvres.

Avec grand plaisir et j’espère que cela se fera avant votre départ.
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MessagePosté le: 05/11/2017, 15:50    Sujet du message: [RP] Cabinet de travail de Maître Joris de Florensac Répondre en citant

Notre départ.. Je ne sais quand il aura lieu.. Mon épouse était fatiguée ces derniers temps, très fatiguée.. A peine si elle passe à la mairie pour s'occuper du marché et elle rentre reprendre la chambre.. Le médecin ne sait pas me dire ce qu'il se passe exactement.. Mais je vous avoue être inquiet..


Thierry resta silencieux un instant, puis reprit.


Pour le reste.. Vous avez raison, il n'y a plus qu'à se taire et observer.. Le vrai pouvoir, ce sont aujourd'hui une Duchesse qui n'a jamais vraiment rien foutu et qui s'est pourtant vue reconduite de présidence en Présidence, et aujourd'hui de ministère en ministère, et un Prince qui dicte sa volonté qui l'ont.. Le Roi laisse faire, ça lui assure la tranquillité.. Vous savez, ce personnage a usé de moyens pour le peu discutables dernièrement.. Jusqu'à accuser mon épouse d'Espionnage.. Or, si cela était vrai, vous comprendrez bien que ce genre de chose doit rester tue.. Mais la non, cet homme balance cela au grand public et le Roi ne dit rien.. Dans tout royaume, dans tout Etat, un dirigeant digne de ce nom l'aurait écarté des affaires d'Etat.. mais la non.. Voyez, c'est le Prince qui en fait décide aujourd'hui.. Le Roi n'est qu'un pantin qui se fait dépouiller et ferme les yeux.. Louis XVI devait avoir plus de caractère que cet homme, et croyez moi, cela m'attriste profondément de constater cela.. Même mes convictions vacillent aujourd'hui.... Nassau vendrait sa mère pour obtenir ce qu'il veut.. C'est sûrement pour cela du reste que sa famille s'est débarrassé de lui et l'a envoyé en France épouser la soeur du Roi.. L'occasion de le voir partir était sûrement trop belle. Qui voudrait d'un tel fils ?? 


Il tira une bouffée...


Vous devriez créer une gazette.. La gazette du barreau.. Qui analyserait publiquement les textes édictés par les prochains gouvernements.. Croyez moi, il y aurait de quoi faire.. 


Et immanquablement des accusations qui suivraient pensa t il dans la foulée.


Notre résidence se situe Boulevard des Poissonnières.. Et si nous n'y sommes plus, alors c'est que nous sommes au château de Roussan, près de Saint Rémy, sur les terres de mon épouse.. Vous saurez toujours nous trouver.. Vous serez du reste, en cas de visite, le bienvenu..


Thierry se leva.. Il avait assez abusé du temps de son confrère, et avait du reste encore à faire au Louvre pour la dernière journée qu'il comptait passer dans son bureau.. Il tendit la main à Joris.


Peut être à samedi prochain si nous nous croisons.. Sinon, à bientôt, et bonne continuation à vous.. Et encore merci pour le cognac.. J'attendrai l'arrivée de la caisse à mon domicile avec impatience..


Il sourit après avoir prononcé ses mots, la main toujours tendue.
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Joris.de.Florensac
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MessagePosté le: 07/11/2017, 19:53    Sujet du message: [RP] Cabinet de travail de Maître Joris de Florensac Répondre en citant

Il était navré sur l’état de grande fatigue de son épouse. Il ne fut pas trop surpris quant aux causes et circonstances et du coup, il posait ses mains sur le bureau dans un geste résigné par cette soumission, ce fatalisme imposé par cet individu au comportement particulièrement abject. A force, la corde avait cassée et eut raison d’elle, ce qui fait qu’elle avait renoncé malgré elle à se battre contre les moulins à vent ou plutôt combattre le pot de terre contre le pot de fer.

Je vous comprends et je compatis vraiment en espérant sincèrement que votre épouse se fera une meilleure santé en son vicomté de Saint-Rémy.

Il souriait légèrement en secouant la tête d’aberration.

D’espionnage, vous dites ? Oh ! Il en est venu jusque là ! Mais il est fou d’avoir exposé de telles choses en public. Je n’en reviens pas… Et l’assermentation et le secret professionnel, il en fait quoi ?

Bien sûr, cela doit tenir du secret le plus absolu et rien ne doit être divulgué, même le Souverain possède son propre réseau d’espionnage.
Il est certain, qu’il a obtenu des résultats en disant à ceux qui veulent bien l’entendre d’une oreille intéressée que votre épouse a échouée et il est arrivé même à coup de motion de censure à la massacrer, y compris vous et moi et bien d’autres qui n’entrent point dans le moule... Oui, sans doute, nous aurions été massacrés jusqu’au dernier car ce prince étranger n’a rien à foutre de ses semblables et même de ceux qui l’entourent. Avec le mal qu’il fait, il a une chance inouïe que le peuple français le tolère sur son propre territoire.

En effet, qui voudrait d’un tel fils ?


Il se mettait à rire tout en soulevant les épaules.

Créer une gazette du barreau, parlons en des textes, ce serait vraiment une perte de temps pour tout le travail que cela demanderait.

Il acquiesçait du chef à l’énoncée des adresses de son confrère qui se levait pour prendre congé. Il se levait à son tour en prenant amicalement la main qu’il lui tendait.

Je vous remercierai jamais de vos judicieux conseils et comptez sur moi pour vous faire amener à votre domicile, une caisse de ce bon vieux cognac dans le courant de la semaine.

Il l’accompagnait sur le pas de la porte.

Bien sûr que oui, mon cher… Et je vous souhaite une excellente journée et un prompt rétablissement à votre épouse.
_______________
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Anastasie Lévis-Mirepoix
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MessagePosté le: 14/12/2017, 11:35    Sujet du message: [RP] Cabinet de travail de Maître Joris de Florensac Répondre en citant

Tandis que Joris et Ana se concertent au sein de la Procure, sur ordre de Madame le Procureur du Roi les dossiers sur l'instruction de l'attentat du 8 Janvier 1823 sont déposés par un huissier assermenté au bureau de Monsieur de Florensac en charge de la défense de Monsieur Eduardo Montes. Dossiers sur lesquels est inscrit en lettres majuscules : CONFIDENTIEL

Dossier N°1 : Interrogatoires des principaux témoins


Citation:
       



INTERROGATOIRE DE L'ENFANT CÉSAR
TÉMOIN PRINCIPAL DE L'ATTENTAT DU 08 JANVIER 1823



à la question :

- Comment ta sœur et toi avez-vous fait la connaissance de l'homme méchant ? Dans quelles circonstances ? Connais-tu son nom ?

Réponse de l'enfant César :

- C'était un matin, avec Victoire, parce que je pouvais la laisser toute seule car elle était trop petite... On marchait dans la rue, je cherchais du travail. Vous comprenez elle était aussi trop petite pour travailler mais je l'amenais avec moi. Je demandais aux commerçants du quartier un peu de travail pour gagner assez d'argent pour acheter un morceau de pain.
- Ce matin là, Victoire avait très faim, elle était fatiguée, elle avait froid, elle me retardait... Je me suis un  peu fâché contre elle pour qu'elle presse le pas. Si je trouvais pas de travail, elle pouvait pas manger. Elle pleurait, j'étais énervé... C'est pas bien je sais mais Alcide et Azelma m'ont dit que c'était normal parce que j'étais un petit garçon et que je souciais pour elle. C'est vrai? Vous croyez que j'étais méchant avec elle?
- L'homme marchait vers nous, il nous a parlé, il nous a demandé où on allait et où étaient nos parents. Pourquoi ils nous laissaient traîner dans la rue et pourquoi Victoire pleurait. Il nous a demandé si on était perdus.
- Je voulais lui mentir, lui dire qu'on était pas perdus qu'on allait retrouver nos parents justement.... Mais... Mais Victoire c'était une petite fille vous savez! Alors elle lui a dit que papa et maman étaient morts. Moi, je voulais rien dire à l'Homme alors j'étais pas content du tout. Mais il nous a proposé son aide... Enfin j'y croyais pas trop au départ mais il avait promis qu'on allait manger.
- C'est comme ça qu'on la rencontrer, il nous a jamais donné son nom, jamais ! Il parlait bizarrement, il disait jamais les R. Je sais maintenant qu'on aurait jamais du le suivre... Mais elle avait si faim...


à la question :

- L'homme vous promet donc de quoi manger. Vous conduit-il chez lui ou dans un endroit particulier pour vous offrir de quoi manger ?  Que vous propose-t-il ensuite, un échange de nourriture contre un travail ou contre autre chose ? S'est-il montré doux avec vous deux ou a-t-il été ferme dans ses propos ?
- Je veux dire par là, l'homme t-a-t-il semblé menaçant en exerçant sur ta sœur et toi, une forme de chantage ?
- Le chantage veut dire : je te donne çà, si toi tu me donnes autre chose. Tu comprends César ? As-tu l'impression qu'il y a eu du chantage de la part de cet homme ?

Réponse de l'enfant César :

- D'abord il nous a amené dans un  drôle d'endroit comme une auberge pour manger. Même que au début je voulais pas y aller mais on a fini par le suivre parce que Victoire me suppliait d'accepter. Sur le chemin il a dit à Victoire qu'il voulait nous aider que lui aussi quand il était petit avait eu faim comme nous. Au bar, il a commandé de la viande et des légumes pour nous... Cela faisait des jours qu'on avait pas mangé de viande alors je m'en souviens très bien!
Victoire lui a demandé comment il s'appelait et d'autres questions mais il a pas répondu, il voulait savoir où on dormait mais nous on répondait à ses questions mais pas lui. Pour que Victoire cesse de poser des questions il avait dit qu'être trop curieux nous apporterait des ennuis et il a ajouté que son nom n'avait pas d'importance.
- Puis il m'a dit que si je cherchais un travail il pourrait m'en donner un le temps qu'il serait sur Paris. Un travail qui me ferait gagner assez d'argent pour que je puisse m'occuper comme il faut de Victoire. Il a dit qu'il faisait du commerce, achetant des objets pas chers pour les revendre plus chers. Il me demanda de revendre les objets pour lui et il m'avait promis de me donner la moitié du bénéfice qu'il ferait. C'était intéressant j'avais trouvé en tous les cas.
Il disait qu'il avait un projet... Et c'est là qu'après il nous a amené chez lui... Enfin c'était pas vraiment chez lui, il avait un chambre chez un logeur.
On a fait quelques détours pour arriver à l'hotel, c'était moche mas il a dit qu'il avait besoin de discrétion pour son métier et que personne ne viendrait nous déranger ici.
Le lendemain il nous a laissé seul dans la chambre mais on pouvait pas en sortir, il avait fermé derrière lui. Quand il était revenu on avait déjeuné et il nous a dit qu'il avait été comme nous petit. Personne pour s'occuper de lui, il a dit qu'il avait du voler même trahir pour survivre et qu'il voulait pas ça pour nous.
Qu'il voulait nous laisser de l'argent pour quand il partirait.
- Azelma dit que c'est comme du chantage moi je crois... enfin j'ai cru qu'il voulait vraiment nous aider vous voyez? Je sais pas si c'est du chantage...
Il était pas très gentil avec nous mais il nous a jamais fait de mal vous voyez? Des fois il criait un peu mais jamais il nous a battu.
Après il partait la nuit et la journée il m'envoyait vendre des objets mais il gardait ma soeur dans la chambre. Il disait qu'elle serait jamais seule mais ça voulait dire aussi qu'on pouvait pas partir.... La nuit, la chambre était fermée à clef et le jour j'étais tout seul alors je me dépêchais de faire le travail pour retrouver ma soeur.
Cela a duré des nuits et des jours comme ça... Victoire elle l'aimait presque bien parce qu'elle avait plus faim et dormait dans un vrai lit au chaud... Moi, je crois que je commençais à lui faire vraiment confiance... Maintenant je sais on peut pas faire confiance à grand monde.

à la question :

- D'après toi César, combien de jours et de nuits avez vous été enfermés dans cette chambre ?

- Toi, tu n'étais donc pas enfermé le jour puisque tu viens de me dire que tu sortais afin de vendre des objets que l'homme te remettait.
Quels étaient ces objets ?
As-tu réussi à les vendre ? Et à quel endroit ? C'est important pour mon enquête le lieu où tu évoluais.
T'éloignais-tu beaucoup du lieu de la chambre ? Selon toi, quel était ce lieu ? Était-ce dans Paris ?
Que faisais-tu de l'argent récolté ?
Lorsque tu rentrais après tes ventes, dans quel état se trouvait ta petite sœur Victoire ? Te semblait-elle avoir été bien traitée durant ton absence ?

- Tu as parlé d'un projet que cet homme avait pour vous. Peux-tu m'en dire plus ? De quoi s'agissait-il exactement ?

Réponse de l'enfant César :

- On est arrivé chez l'homme après les fêtes d'Epicure, peu avant la fin de l'année. Je crois qu'on est resté là bas deux semaines ou trois, je ne sais plus trop.
- C'était souvent des bijoux ou des pierres précieuses ça avait toujours de la valeur, toujours des petits objets que je pouvais cacher dans les poches de ma veste ou de mon pantalon. Des fois, c'était dans un paquet fermé et je ne savais pas ce que je vendais.
Il me donnait une adresse dans les bas fond et je devais attendre une personne au coin d'une ruelle sous un porche ou caché dans l'entrée d'un immeuble, c'était pas toujours au même endroit et pas toujours les mêmes personnes.
- Je donnais tout l'argent  à l'Homme quand je rentrais, il disait qu'il me donnerait ma part plus tard.
Victoire était toujours contente quand je rentrais le soir, je crois pas qu'il lui faisait du mal mais il lui disait de se taire et de jouer en silence parce qu'il dormait une bonne partie de la journée ou il écrivait qu'elle m'avait dit. Mais je sais pas à qui il écrivait, une fois elle lui a demandé et il lui a redit que la curiosité apportait des problèmes alors elle demandait plus rien.
- Non il a jamais dit ce qu'était son grand projet mais il nous disait qu'il allait nous faire une surprise.... Cette surprise c'était d'aller voir la princesse se marier... Maintenant je crois que c'était ça son projet, on savait juste qu'il lui fallait beaucoup d'argent pour son projet et que quand il l'aurait fait, il quitterait Paris.
Vous savez Victoire, elle rêvait de voir la Princesse et elle lui avait dit.... Quand j'étais pas là les derniers jours avant..... la mort.... de Victoire... Il lui parlait souvent de la Princesse.

à la question :

- Peux tu me raconter comment ta sœur Victoire et toi vous avez pu assister à ce mariage princier ? Donne-moi le plus de détails te revenant en mémoire, même ce qui te semble sans importance car tout est extrêmement important dans ce que tu indiques depuis le début.

Réponse de l'enfant César :

- Ce matin là, il nous offrit de beaux vêtements, quand on fut habillé on est parti vers les Tuileries.
- Sur le chemin, on s'était arrêté dans une rue, il nous a dit devoir aller chercher les fleurs qu'il avait commandé. On devait l'attendre au coin d'une rue un peu plus loin. Un peu plus tard, il nous avait rejoint avec un grand panier. Victoire était aux anges, elle voulait le porter... Il a pas voulu, il a dit qu'on l'apporterait tous les deux à la princesse.
- Il a réussi à nus frayer un chemin dans la foule. On s'est mis presque au premier rang pour regarder les carrosses qui revenaient de notre Dame, il avait dit que c'était de là qu'on verrait mieux. Quand on les a vu arrivés, il nous a donné le panier.
- On le portait à deux avec Victoire, parce qu'il était lourd, je pensais pas que des fleurs pouvaient être si lourdes. Mais c'était pas les fleurs en vrai qui pesait...
- J'aimais pas le sourire qu'il m'avait fait quand on avait commencé à marcher vers la Princesse, alors je regardais souvent derrière moi pour le voir. Victoire a trébuchait une fois, on a rattrapé le panier sans qu'il touche le sol. C'est là que je l'ai vu s'éloigner dans la foule... Je comprenais pas pourquoi on était à mi-chemin...
- J'ai lâché le panier, je me suis presque arrêté, Victoire continuait à marcher... Elle a trébuché encore le panier était trop lourd pour elle toute seule. J'ai voulu aller l'aider, mais j'ai aussi entendu crier, Victoire s'éloignait de moi et je sais pas comment mais Azelma m'a attrapé. Victoire a à nouveau trébuchait le panier a heurté le sol... C'est la dernière chose que j'ai vu, elle était à quelques pas de moi... J'ai entendu l'explosion, Azelma me tenait, elle a été poussé par le souffle elle m'a raconté après... On est tombé tous les deux... Je me souvient qu'elle m'entourait de son corps quand on était par terre, elle avait ses mains sur ma tête.
- Quand j'ai voulu regarder ma soeur, Azelma m'a serré encore plus fort contre elle pour pas que je vois... un homme est venu près de nous. Il nous a aidé à nous relever... J'ai juste vu un linge sur la silhouette de ma soeur couchée par terre. Azelma a dit à l'homme de m'emmener ... après je sais pas ce qui s'est passé.
- Voilà... Vous savez tout.


FIN DE L'INTERROGATOIRE DE L'ENFANT CESAR


Retranscription rédigée à Paris, le 29 Octobre 1823








Citation:
       



INTERROGATOIRE DE MADAME LA VICOMTESSE DE SAINT-REMY
SECOND TÉMOIN DE L'ATTENTAT DU 08 JANVIER 1823



à la question :

-  Avec le récit de César, je vais devoir, Madame la Vicomtesse, vous inscrire dans la liste de mes témoins. Cela sous-entend qu'au moment du procès, je vous appellerai à la barre.
Comprenez-vous que j'y sois obligée pour qu'aucun doute ne subsiste quant à la culpabilité de l'espagnol ?

- Selon vous, Madame la Vicomtesse, était-ce bien une bombe qui a explosé sur le cortège princier ?

- J'entends par cette question que vous puissiez autant que faire se peut, me préciser la force de cette déflagration, sa portée. A quel endroit précis vous trouviez-vous ? Avez-vous été blessée physiquement ?
Quels dommages cela a-t-il occasionné autour du cortège princier ?

- Pouvez-vous me décrire précisément ce que vous avez vu et entendu, avant, pendant et après cette déflagration ?

Réponse de Madame la Vicomtesse de Saint-Rémy :


- Je le conçois tout à fait et il est évident que si cela est nécessaire vous pouvez compter sur ma présence au banc des témoins, Mademoiselle le Procureur.
- Oui c'était bien une bombe, de fabrication artisanale... Les pièces récupérées le jour de l'attentat ont été étudié avec soin par le Lieutenant Général de la Police Royale, nous pensons qu'elle ait été défaillante c'est la raison pour laquelle elle a explosé au choc du panier sur le sol.
- César vous a raconté ce dont il se souvient mais il a été tellement touché par cet événement qu'il a une perception légèrement différente de la mienne. Ce qu'il vous a dit est vrai, soyez en assuré, juste le déroulement au moment de l'explosion lui est encore un peu confus et je pense que c'est mieux ainsi.
- J'avais depuis peu été nommée au ministère de l'intérieur, je reprenais le dossier de la sécurité du mariage princier et le Baron de Massy a pris le temps de me donner toutes les informations qu'il avait. Ensuite, c'est avec le Duc d'Aumale que j'étais mise en contact.
Mes hommes étaient surtout chargés de veiller à la bonne tenue des cordons de sécurité mais également d'aller chez les gens pour vérifier qu'il n'y ait pas de tireur embusqué sur l'itinéraire emprunté par les carrosses.
- Moi, j'étais tenue de veiller à la sécurité aux grilles des Tuileries tout au long de la journée.
Donc j'ai vu les deux enfants s'approcher avec le panier de fleur au loin, ils criaient "des fleurs pour la Princesse de France!" , ils étaient touchants mais voyez-vous je ne pouvais les laisser s'approcher aussi je me suis dirigée vers eux.
- Je comptais récupérer le panier de fleurs et le transmettre plus tard à la Princesse après qu'il ait été vérifié... Bien que je ne pouvais imaginer deux enfants lui vouloir du mal, il y a des règles de sécurité à tenir.
Puis j'ai vu que César avait un comportement étrange, il avait cessé de marcher et regardait derrière lui comme s'il cherchait quelqu'un dans la foule.
J'ai pressé le pas, ne comprenant pas ce qui se passait puis il a crié à sa soeur de l'attendre.
Ne me demandez pas pourquoi, je ne pourrai vous expliquer exactement ce qui s'est passé dans mon esprit hormis le fait que j'ai compris qu'il y avait un danger.
J'ai couru en direction de César pour le saisir, un de mes hommes s'est lui concentré sur la petite fille.
Mais elle a trébuché, la panier a frappé le pavé , je venais d'arriver à la hauteur de César.
La déflagration a eu lieu, le souffle m'a projetée, dans ce souffle violent j'ai machinalement pris l'enfant dans mes bras. Nous avons chuté violemment sur le pavé, je me suis mise en chien de fusil autour du corps de César pour le protéger.
- Mon second réflexe a été de regarder les carrosses royaux, ils ont repris leur course jusqu'à l'intérieur des Tuileries, j'étais rassurée, j'ai tenté de me redresser une première fois.. Mais n'y suis pas parvenue, les douleurs de la chute et des éraflures de morceaux de l'engin projetés au moment de l'explosion m'avaient meurtri sans gravité les bras et la cuisse.
Un de mes hommes est venu m'aider à me redresser, j'ai empêché physiquement César de voir sa soeur, car e tournant la tête la vision d'horreur de son petit corps démembré sur le sol me fut si terrible que j'ai voulu l'en préserver. j'ai demandé à ce qu'on recouvre le corps de l'enfant et laissé César au soin d'un policier.
Pendant ce temps des policiers observaient la foule et ont vu l'homme s'éloigner, ils se sont lancés à sa poursuite.....
Tout est allé si vite et je vous assure que dans ces cas là on réfléchit tellement rapidement qu'il y a des choses que je ne puis expliquer en détail... On agit surtout à l'instinct je pense.
- Concernant les dommages, les carrosses du cortège Royal ont juste étaient légèrement abimé au niveau des roues, aucun des membres de la famille Royale ni de leurs prestigieux invités n'ont été touché, heureusement.
Par contre, il y a eu des dizaines de policiers et militaires touchés et certains sont morts ce jour là.
Nous étions à bonne distance du cortège, plus proche de la foule même aussi des spectateurs ont été blessé ou sont décédés également... Je n'ai plus les chiffres en tête exactement mais il y en avait des dizaines également.
Et encore, je ne suis même pas certaine de pouvoir vous donner un jour le chiffre exact car certains ne se sont pas rendus dans les hôpitaux pour se faire soigner... Je pourrais vous fournir le compte rendu d'enquête du Lieutenant Général de la Police, je l'ai conservé précieusement.
L'agitation était telle et ma priorité était de donner les ordres afin d'arrêter le fugitif...
- La déflagration a été puissante mais bien moins que ce qu'elle aurait du être, après enquête nous nous sommes rendus compte qu'il y avait un dysfonctionnement sur la bombe grâce aux morceaux réunis, sinon... je n'ose imaginer ce que ça aurait fait...
Nous sommes toujours à la recherche de celui qui a fabriqué la bombe car ce n'est pas l'Homme qui l'a faite.
Nous avons donc un autre monstre sur Paris ou la région que nous recherchons activement, soyez en assurée.

à la question :

- Immédiatement après l'explosion, le carrosse princier a quant à lui repris sa course mais comment avez-vous pu vérifier qu'aucun blessé n'était à déplorer au sein de la famille royale ?
Nous pouvons, en effet, supposer que les chevaux se soient emballés après l'explosion et que donc le carrosse soit reparti sans un réel contrôle. Même une blessure légère d'un membre de la famille royale se doit d'être signalée dans cette enquête, car il semble à présent certain que la famille royale était bien la cible visée et c'est ce qu'il faudra mettre en avant dans ce dossier, comprenez-vous ?
Ensuite, vous donnez des ordres pour procéder à la poursuite du fugitif. L'avez-vous vu aperçu ? Quelqu'un a-t-il pu l'identifier même sommairement ? A part César, il va de soi.

- - J'en viens à présent à l'arrestation de l'espagnol. Pouvez-vous m'indiquer ce qui vous a conduit à pouvoir procéder à cette arrestation ? Je ne vous demande évidemment pas de me dévoiler vos méthodes de travail et celles de vos services, rassurez-vous, non, je souhaite juste savoir où vivait cet homme et dans quelles conditions au moment de son arrestation.
Voyez-vous autre chose à me préciser qui pourrait être utile à cette enquête de la Procure ?

Notes du Procureur du Roi à cet instant de l'interrogatoire : .

Madame la Vicomtesse probablement fort éprouvée par cet interrogatoire n'a pas encore donné de réponses aux deux dernières questions aussi je considère que cet interrogatoire pourra être agrémenté des réponses de Madame la Vicomtesse de Saint-Rémy lorsqu'elle le souhaitera.



FIN DE CE PREMIER INTERROGATOIRE DE MADAME LA VICOMTESSE DE SAINT-REMY MAIS SUSCEPTIBLE D’ÊTRE POURSUIVI ULTÉRIEUREMENT AFIN DE LE CLORE DÉFINITIVEMENT.


Retranscription rédigée à Paris, le 29 Octobre 1823










Dossier N°2 : Interrogatoire de Monsieur Eduardo Montès


Eduardo Montès a écrit:
Citation:



              
 

       
 


INTERROGATOIRE DE Eduardo Montès
Présumé coupable DE L'ATTENTAT DU 08 JANVIER 1823     
 

     
 

     
 

      
 

PREMIÈRE AUDITION EN DATE DU 14 SEPTEMBRE 1823
     
 
à la question :

- Bonjour Monsieur. Madame Lévis-Mirepoix, Procureur du Roi. Savez-vous pourquoi vous êtes maintenu enfermé dans cette cellule ?


Réponse de Eduardo Montès :

- Ho.. Madame le Ploculeul.. On ne m'a donc pas oublié ??
- Ce que je fais  la, et bien... J'attends.. J'attends qu'on vienne me chelcher poul  m'offlil en pâtule au boulleau. Je suis déjà molt Madame, mais moi,  contlailement à vous, je le sais.
- Et vous jolie  Dame.. Lendez vous compte.. Obligée de venil tlaîner votle minois dans  ce lieu soldide, poulquoi ?? Que venez vous faile la vous même ??
- Ce chien de galde aulait pu amener du vin !! Je leçois une invitée de malque !!


à la question :

- Vous ne vous êtes pas présenté, contrairement à moi. Quels sont vos nom et prénom ? Où êtes-vous né ? En quelle année ?


Réponse de Eduardo Montès :

- Si vous me  libéliez de mes chaines, et si vous étiez seule avec moi, vous  n'imaginez pas une seconde quel selait votre solt jeune Dame..  N'ayez  aucune pitié poul moi, cal je n'en aulai aucune poul vous.. La pitié,  c'est un signe de faiblesse et de lâcheté.
- Edualdo n'a  qu'une palole... Alols voila mes conditions.. Vous me faites ôter les  chaînes qui letiennent mes mains.. Je veux pouvoil fumer un cigale et  boile du vin.. La noullitule, je m'en fous.. Il y a longtemps que je  n'ai plus d'appétit.. Si vous m'accoldez cela, alols.. Vous poullez  asseoir vos lavissantes fesses sul cette chaise plès de la table, et je  lépondlai à ce que vous voulez.. Vous poullez même faile entler les  hommes qui attendent dans le couloil...
- A moins qu'il ne vous faille une autolisation poul cela ??
- Quand je discute, j'aime le faile dans une ambiance.... Seleine.. Et quoi de plus apaisant qu'un bon cigale et du bon vin ??

 
NOTE de la PROCURE : tout ce que demandé par le Prisonnier a été fourni. A savoir : vin et cigare avec précision suivante faite au prisonnier :
- Si je consens à vous octroyer vin et cigare, sachez Monsieur, que vous n'obtiendrez rien d'autre. RIEN. Est-ce bien clair ?


REPRISE DE L'AUDITION
     
 

à la question :

-   Voici tout ce que vous avez demandé. A présent, il est temps de vous  présenter, de me dire ce qui vous a conduit à être enfermé ici. Avec  précision, je vous prie.


Réponse de Eduardo Montès :

- Ce qui m'a amené ici ?? Mais... Des galdes la femme..
(éclat de rire du prisonnier)

- Je suis la, palce  que j'ai laté mon coup.. Je suis la, palce que ce chien de Plince qui a  épousé la soeul de ton Loi en Janvier, il vit encole.. C'est lui, et la  Plincesse qui étaient visés, pas ton Loi.. Non, lui, ca sela plus tald,  cal d'autles viendlons.. Si ca n'est pas moi, ça n'est que paltie  lemise..

- Ne te fais pas  d'illusions la femme.. Je ne suis que le plemier maillon d'une longue  chaîne, ma dispalition n'allêtela lien. Mon peuple clie vengeance, il  veut que les batalds Flançais pleulent leuls molts comme les miens ont  pleulés les leuls.. Ton pays est cause de tellement de soufflances qu'il  est l'heule poul lui de payer l'addition. De paltout, de tous les pays  se lèvent des hommes comme moi poul jeter à bas ton Loi, tes nobles,  toute cette poullitule qui a amené la désolation la ou ils n'avaient  lien à faile. Aplès ton Empeleul, voila que ton Loi se mêle des affailes  d'Espagne.. Il est le chien obéissant des autles nations.

- Les gens qui  m'ont demandé de tuer le plince et la Plincesse ont des amis.. Des amis  dans tous les pays.. Et celtains sont piles que moi,. Tu n'as pas fini  d'avoil des nuits blanches...


à la question :

-  Votre dessein était donc de tuer le Prince et son épouse. Vous  n'ignorez donc pas qu'en vous en prenant au Prince et à la sœur du Roi  vous touchiez le cœur du Royaume. Vous touchiez le Roi du Royaume de  France et de Navarre.

-  C'est une bombe qui a été l'objet de votre plan pour parvenir à vos  fins. Une bombe qui a explosé, faisant des morts de civils, de soldats,  autour d'elle.
Comment vous êtes vous procuré les explosifs ? Auprès  de qui ? Qui sont les commanditaires dont vous faites mention et pour  lesquels vous exécutiez leurs ordres ?

NOTE DE LA PROCURE : interruption momentanée de l'interrogatoire pour prise de contact avec le Ministère de l'Intérieur par voie d'échanges de plis confidentiels

Réponse de Eduardo Montès :

- Ca y est la femme ?? On vous oldonne de me libéler ??
(éclat de rire du prisonnier)


REPRISE DE L'AUDITION
     
 

à la question :

- Nous parlerons de votre hypothétique libération plus tard.

-  Nous évoquions une bombe ayant explosé et ayant occasionné des morts de civils, de soldats et d'hommes de la police royale.
Comment   vous êtes vous procuré les explosifs ? Auprès de qui ? Qui sont les   commanditaires dont vous venez de faire mention et pour lesquels vous  exécutiez  leurs ordres ?


NOTE DE LA PROCURE : arrêt de l'audition de ce 14 septembre 1823, le prisonnier refusant de répondre.    
 





SECONDE AUDITION EN DATE DU 30  OCTOBRE 1823
    
 

     
 
NOTE DE LA PROCURE : Afin de conforter le prisonnier dans le fait qu'aucun passe-droit ne lui serait alloué, j'ai décidé de laisser le prisonnier mûrir sa condition en ordonnant que le strict nécessaire lui soit donné quotidiennement jusqu'au jour de la seconde audition où il m'a été notifié que le prisonnier consentait à parler.   
 
 

     
 
A la question :    
 
 
- Monsieur, l'on me précise que vous êtes prêt à parler.  
 
 
- Je vais vous poser des questions et j'entends avoir des réponses aussi précises que possible.
- Je veux connaître votre nom, votre prénom, votre âge et votre nationalité.   
 
   
 
Réponse de Eduardo Montès :   
 
- Montès. Edualdo Montès.. Mon nom.. Je suis... Je suis.. Espagnol.. Né en 1786 à Calmona.. C'est plès de. De. Séville..
   
 
   
 
A la question :   
 
-  Pourquoi vous en prendre à la famille royale ? Que vouliez-vous faire  entendre au peuple du Royaume de France ? Pourquoi cet attentat,  Monsieur Montès ?
-  Qui sont vos complices dans cette action ? Je veux des noms, Monsieur  Montès. Des identités qui seront vérifiées par nos services. et qui, si  elles sont fausses,  vous verront de nouveau confronté à ce que vous  venez de subir.   
 

 Réponse de Eduardo Montès :   
 

 - Poulquoi ??  Simplement palce que l'on m'en a donné l'oldle femme. Et j'ai accepté  cet oldle palce que... Palce que si il y a une chose que je... Deteste  plus que Feldinand, c'est ton peuple.   
 
- L'oldle m'a été  donné pal Felipe.. Felipe Balmado.. Il est... Il est conseiller... Un  conseiller de l'omble... Auplès des lesponsables libélaux qui combattent  le Loi. Ils voulaient flapper un... Un gland coup... Poul plévenil ton  Loi de ne pas se mêler des affailes... d'Espagne.
   
 
- Ils  sont..Financés.. Pal des Anglais. J'ai vu deux hommes.. Deux Anglais..  Discuter avec Felipe de ce plojet.. Je ne sais... je ne sais pas leul  noms mais... je sais que... Ils sont... membles des selvices  d'espionnage de leul pays.. Mais je ne sais pas qui... Qui les dilige..  Si c'est le gouvelnement ou une faction isolée..
   
 
- Tout s'est...  décidé dans la plécipitation.. Les Anglais voulaient que cela ait  vite... vite lieu, mais... Nous n'étions..Pas plêts. Sinon, jamais je  n'aulais laté mon coup.. Alols je suis venu à Palis.. Il fallait flapper  pendant le maliage.  J'ai du imploviser.   
 
- La bombe..   Fabliquée pal un fou... Un Lusse.. Fiodol.. Il s'appelle Fiodol.. Il  plononçait aussi souvent tloubezkoï; ou une chose de ce genle.. Je  l'ai... Je l'ai lencontlé dans les bas fonds, pal hasald.. C'est la que  l'idée de l'attentat m'est venue.. Il m'a... Il m'a dit qu'il était.. le  meilleur altificier de la..de la Sibélie.. Il a fabliqué la bombe, je  l'ai payé avec l'ol Anglais.. Et je ne l'ai plus levu.. Je ne sais ou il  est..   
 
   
 
A la question :   
 
- Pourquoi  avoir retenu enfermés dans votre antre, deux petits enfants et une  jeune femme ? Qu'attendiez-vous précisément de chacun d'eux ?   
 
- Savez-vous qu'une petite fille pure et innocente est morte d'avoir cru  en vous et à vos belles promesses de voir de près la princesse royale ?  Pourquoi l'avoir chargé d'un panier de fleurs bien trop lourd pour elle  puisque une bombe y était camouflée ? Savez-vous que si ce panier avait  été transporté par vos soins, votre attentat aurait été bien plus  criminel qu'il ne l'a été ? Est-ce une erreur de votre part, un mauvais  calcul, ou au fond, n'était-ce pas parce que vous n'aviez pas envie de  vous salir les mains plus que nécessaire ?   
 

Réponse de Eduardo Montès :

- Dans quel monde vivez vous donc ? vous êtes bien... bien naïve Femme..
-  La femme que je  galdais n'était qu'une..Qu'une tlainée.. Sa vie n'a pas été...Pile avec  moi qu'avec son... Son souteneul que j'ai tué.. Quant à la.. Petite..
-  Si elle a  polté seule, c'est que son flèle.. Son flèle l'a laissé seule.. Il  devait l'accompagner.. Il n'était pas question poul moi d'y lester.. Mes  employeuls aulaient encole eu.. besoin de moi..
- Cloyez moi,  femme... Ce que j'ai fait à cette gamine n'est lien.. Lien à côté de ce  que vos soldats font aux.. Aux petites filles de mon pays.. Au moins, la  petite n'a.. N'a pas souffelt.. Elle est molte heuleuse..
- Cloyez vous donc  pouvoil donner...Donner des leçons de veltue ?? Voulez vous que je vous  laconte.. Le massacle du village voisin du mien pal les soldats Flançais  ?? Voulez vous que je vous explique ce qu'ils.. On fait aux enfants ??  Et qui les a condamnés eux ??


A la question :


-  Monsieur Montès, dans tout ce que vous venez de me dire, je comprends  que vous n'êtes qu'un simple exécutant. Qui est votre grand chef, celui  qui a ordonné et qui est à la tête des conseillers libéraux dont vous  venez de faire mention ? Que revendiquent précisément les responsables  libéraux de votre pays : l'Espagne ? 
 
 
- Et ... pourquoi vous être porté volontaire ?-  Quelles étaient et quelles sont vos motivations précises pour vous  montrer solidaire des attentes des libéraux de votre pays ? Vous dites  avoir improvisé cet attentat sur Paris. Pourquoi n'avoir pas attendu des  ordres précis de la part de votre chef ou de l'un de ses porte-paroles ?  Pourquoi participer seul, et sans ordres stricts émanant de vos  supérieurs, à la mise en place de cet attentat sur le sol français,  Monsieur Montès ?


Réponse de Eduardo Montès :

- Je.. Je vous ai  dit.. Tout ce que je savais... Balmado est mon...Mon commanditaile.. Qui  au sein des.. Libélaux le dilige je.. Je ne sais pas.. Je suis un  soldat, pas un.... Pas un donneul d'oldle.. Et c'est lui qui  m'a...Oldonné de tlouver une solution poul plaile aux Anglais mais  aussi... Aussi selvil notle cause.... Tout a été plécipité.. Je ne  connais pas les... motivations des... Des Anglais..
- Tout cela...  Nous.. Nous .. Dépasse vous et moi... Les intérêts..Des glands.. Poul le  leste.. A votle Loi et ses ministles de légler cela.. Moi j'ai eu un  oldle, j'ai éxécuté l'oldle, j'ai failli.. Il n'y a plus lien à... A en  dile..


  FIN DE L'INTERROGATOIRE DE Monsieur Eduardo Montès [/color]
 
 

Signature de Monsieur Eduardo Montès ===>
 


E.Montès.




Retranscription rédigée à Paris, le 30 Octobre 1823









Dossier N°3 : Interrogatoire et État de santé des Victimes

Citation:






              
     

      
     


INTERROGATOIRE DE SON ALTESSE ROYALE LE PRINCE DES DOMBES
    
     

    
     

      
     
AUDITION EN DATE DU 30 NOVEMBRE 1823
  
    
     
à la question :

-   Ce jour du 8 Janvier 1823 vous êtes dans le carrosse princier qui doit  vous mener à travers Paris pour partager avec le peuple, la liesse de  votre union, en compagnie de votre épouse Son Altesse Royale, sœur du  roi. Vous souvenez-vous du moment précis où a eu lieu la déflagration de  la bombe ? Où se situait précisément le carrosse ? Quelles furent les  conséquences immédiates, physiques et matérielles, de cette déflagration  ?


Réponse du Prince des Dombes :

- Nous nous  souvenons que le carrosse était près des Tuileries, cela s'est passé  après la messe religieuse et nous rentrions au palais pour les  festivités. Difficile de dire quelle heure il était alors précisément,  cette journée nous paraissait déjà très longue et nous étions tous deux  impatients d'être le lendemain. Les mariages arrangés ne sont guère  plaisants, chacun de nos gestes et chacune de nos paroles est épié de  tous, c'est une longue représentation où le sourire est de mise alors  que nous allons nous unir à un illustre inconnu. Nous avions espéré un  dénouement plus heureux.


-Nous nous  souvenons d'une fillette blonde qui avait passé la ligne des gardes et  avait presque réussi à atteindre notre carrosse, nous voyons encore ses  petites mains, son sourire et le panier de fleurs qu'elle commençait  déjà à tendre à l'adresse de notre épouse: ce qu'il s'est passé par la  suite nous a sauvé la vie. Devant la présence de l'enfant le cocher a  fait un geste brusque et le carrosse s'est renversé quand la bombe a  explosé, s'il était encore debout la déflagration nous aurait sans doute  tué sur le coup mais le solide par terre de la voiture a été notre  chance. Des gardes nous ont sorti, mais nous n'entendions ni ne voyions  alors rien, nous n'avons pas été en état de voir ni morts, ni sang, ni  suspect et nous n'avons non plus rien entendu. Ce qui nous hante  aujourd'hui encore est cette fillette, son visage d'ange et son sourire  radieux. Nous pouvons comprendre les enjeux de pouvoirs et de royaumes  qui conduisent les régicides même si nous ne les cautionnons pas mais  comment peut-on impliquer des enfants dans ses crimes odieux ?


à la question :

- Avez-vous été blessé Votre Altesse Royale ? Et Madame votre épouse ? Je  parle là de blessures physiques. Même une simple égratignure du corps  ne doit pas rester anodine. Je note déjà l'aveuglement et la surdité  temporaire que la déflagration a engendré. Aujourd'hui, avez-vous  l'impression que vos yeux, vos oreilles aient retrouvé leur entière  fonction ?

- Une fois relevés Madame Votre épouse et vous, que  s'est-il passé, Votre Altesse Royale ? Où avez-vous été conduits ? Aviez  vous l'impression d'un grand désordre autour de vous ?



Réponse du Prince des Dombes :

- Une fois  relevés, nous avons été entourés par nos gardes et amenés dans nos  appartements respectifs à pieds, ou plutôt emportés puisque nous ne  sommes pas certain que nos pieds aient eu le temps de toucher terre. Là,  nous avons été lavés, changés et nous nous sommes reposés séparément  jusqu'à la nuit de noces publique. Nous n'avons pas eu le sentiment  d'avoir un désordre notoire autour de nous, nous avons été conservé dans  le calme et même dans l'ignorance durant de longs mois même si nous  étions alors ministre de la justice. Nous nous sommes soignés seul, nous  ne faisons aucunement confiance au médecin royal qui a laissé mourir  deux rois et qui n'a de toute façon jamais demandé de nos nouvelles  après cet incident, d'ailleurs nous n'avons pas eu grand mal: quelques  ecchymoses aux bras et aux jambes et une légère coupure au niveau du  crâne que nos cheveux ont pu rapidement dissimuler: nous n'avons  aujourd'hui aucune trace physique de l'attentat, psychologiquement nous  avançons et nous nous efforçons de ne plus y penser.

    
     

à la question :

- Il y a donc eu quelques blessures. Une ecchymose, une coupure, même  superficielle, est une blessure directement conséquente à cet attentat  et au reversement du carrosse sur la chaussée.
- Voyez-vous autre chose à ajouter et qui pourrait et devrait être précisé dans l'instruction de ce dossier ?
Il se peut que je n'ai pas songé à tout et que vous ayez des ajouts ou des détails à apporter ?

Réponse du Prince des Dombes :

- Non, nous  n'avons pas davantage d'informations à vous faire parvenir, madame. Nous  espérons cependant que ce procès nous amènera des réponses, nous  doutons qu'il s'agisse réellement d'un conflit politique puisque  l'Espagne n'a aucun intérêt de voir les Pays Bas Unis entrer en guerre  contre elle, Sa Majesté n'était visiblement pas visée directement  puisque c'est notre carrosse qui a été la cible... Ou alors le  commanditaire était le dernier des imbéciles... Mais de cela nous  doutons. Nous faisons confiance au procès, madame, aux enquêtes et à ce  que vous nous apprendrez lors de l'audience. Nous sommes actuellement en  garde réduite à Saint Denis et nous savons que nous sommes vulnérable  depuis ce mois de juillet, cela chacun le sait et nous pensons que nous  en aurions été averti si d'aventure nous prenions des risques  inconsidérés.

à la question :

- Votre Altesse Royale, puisque il n'y aura pas d'interrogatoire avec  Madame votre épouse, me permettez-vous, lors du procès, de dire ce que  le Roi a précisé lors de notre réunion dernière au sujet de son état de  santé, qui viendrait en plus de votre déposition de ce jour ? Il me  semble impératif de le mentionner pour mettre l'accent sur tous les  dommages causés par cet attentat.

Réponse du Prince des Dombes :

- Oui, cela va de soi, vous pouvez rajouter ce que Sa Majesté a dit concernant l'état de santé de sa sœur.









  FIN DE L'INTERROGATOIRE DE SON ALTESSE ROYALE LE PRINCE DES DOMBES
 
     

Signature du Prince des Dombes
 




Retranscription rédigée à Paris, le 10 Décembre 1823
Par le Procureur du Roi






Citation:



              
     

       
     


ÉTAT DE SANTÉ de Son Altesse Royale Madame la Duchesse de Montpensier - Sœur du Roi
 CONSÉQUENT A L'ATTENTAT DU 8 JANVIER 1823

     
     


Annonce faite le 21 Novembre 1823 par Sa Majesté le Roi François III de Bourbon lors de la réunion de travail sur l'organisation du Lit de Justice :

- La Duchesse de Montpensier ma sœur est hors d'état de paraître depuis l'attentat.
-  Ma soeur, depuis l'attentat est hors d'état de recevoir ou de paraître. D'après les médecins spécialistes du savoir que nous avons fait venir, elle souffrirait d'une forme assez sévère d'agoraphobie. Elle se réfugie dans le secours de la religion et des Soeurs de l'Annonciade qui sont auprès d'elle depuis son arrivée en France l'année passée. Personne ne sait si elle en guérira un jour, et si elle pourra paraître de nouveau à la Cour.



Retranscription rédigée à Paris, le 11 Décembre 1823
Par le Procureur du Roi










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MessagePosté le: 06/03/2018, 14:25    Sujet du message: [RP] Cabinet de travail de Maître Joris de Florensac Répondre en citant

Elle se presenta devant le bureau....
Porte documents en main...du moins pas grand chose a vrai dire...
Mais , elle pria en silence...pour que tout ce passe bien...

Les fenêtres du couloir donnait sur une cour interieur...cela semblais calme...un lieu propice a la lecture...voila ce qui lui manquait en ce moment...

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MessagePosté le: 06/03/2018, 20:21    Sujet du message: [RP] Cabinet de travail de Maître Joris de Florensac Répondre en citant

A son arrivée, Joris vit une jeune femme qui attendait dans le couloir à proximité de la porte de son bureau. Parvenu à sa hauteur, il la salua avec un sourire aux lèvres.

Madame Delcroix ! Mes hommages !

Il ouvrit la porte et s'effaça pour la laisser entrer.

Je vous en prie, prenez-vous la peine d'entrer et de vous installer confortablement.

Il prenait place à son tour derrière sa table de travail en regardant son vis à vis.

J'espère que votre voyage jusqu'à Paris s'est bien passé, Madame Delcroix et avant que nous commencions, désirerez-vous prendre une collation ou une boisson ?
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 19:18    Sujet du message: [RP] Cabinet de travail de Maître Joris de Florensac

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