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[RP] Epist.Que ces mots réveillent l'espoir en vous
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Grégoire de Borderouge
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MessagePosté le: 23/09/2017, 00:54    Sujet du message: [RP] Epist.Que ces mots réveillent l'espoir en vous Répondre en citant

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Citation:








De Son Excellence Grégoire de Borderouge
A Son Altesse Impériale, la Princesse Asmahane Sabriye Cünyet, 






 
 
 
 
    
 
Paris le 22 Septembre 1823 
 
 
 
    
 
Votre Altesse, 
 
 
    
 

Je ne sais où vous écrire, aussi je tente de vous envoyer cette lettre à votre résidence de Bade en espérant vous y trouver. J’ai appris il y a peu la détresse de votre état de santé, je comprend maintenant pourquoi mes yeux n’avaient plus le bonheur de détailler votre visage. Ces mots arriveront certainement trop tard par rapport à ce que vous auriez pu attendre, pourtant j’ai à coeur de vous les exposer. 
 
 
    
 

Mes pensées vous sont acquises et vous les avez prises d’assaut comme une armée ottomane prit autrefois la majestueuse Constantinople. Et me voici condamné à imaginer des dizaines, des centaines de situations différentes. Il me serait insupportable de vous imaginer dépérir en un lieu reclus. En écrivant cette lettre, j’espère de tout coeur lire à nouveau votre écriture. Les convenances m’empêche de vous exprimer ma plus profonde inquiétude de la façon dont elle boue au fond de mon être, pourtant je caresse l’espoir que vous m’invitiez à vous rejoindre quelques instants, que vous acceptiez que je vous soulage d’une partie de votre fardeau. Je suis prêt à passer mille et une épreuves pour vous dire quelques mots, et entendre votre voix une fois de plus. 
 
 
    
 

Dans l’attente insupportable d’une quelconque réponse de votre part, soyez assurée très chère Princesse, de toute ma dévotion et de toute mon affection 
 
 
    
 


 
 
 
 
    
 









Balisage fait par Khan le 23.09.2017
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Asmahane
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MessagePosté le: 11/10/2017, 11:16    Sujet du message: [RP] Epist.Que ces mots réveillent l'espoir en vous Répondre en citant

Jarvis tapotait le rythme d'une marche sur la lettre intacte. Dos droit, moustaches impeccablement cirées, un bras replié dans son dos il regardait par la fenêtre du petit bureau où on déposait les quelques lettres adressées à la princesse. Rien d'intéressant, sauf...
Il avait ordre de n'ouvrir que le courrier provenant d'Albanie ou d'Empire. Celle-ci n'était même pas passée par le service de poste.

Avec un toussotement de gorge nerveux il recula le fauteuil placé devant l'élégant secrétaire marqueté. Un couple d'ibis s'ébattait sur le panneau central au milieu d'iris sauvages. Un feuille à l'en-tête d'Asmahane les cacha à sa vue.




Citation:






Excellence,

votre courrier nous est bien parvenu mais ne pouvant en prendre connaissance en ce moment, j'en informerai son Altesse Impériale dès que permis.




Il fit rouler la plume entre ses doigts. Devait-il lui en dire plus sur l'état de santé de sa maîtresse ?
Prudence. Le ministre pourrait poser les questions qu'il voudrait par la suite, s'il le souhaitait. Hormis sa Majesté il serait bien le seul.
Au vu des liens qu'il avait devinés entre les deux jeunes gens, il ajouta toutefois une ligne puis à la hâte, signa la missive.


Citation:

Souhaitez-vous toutefois que nous lui en fassions la lecture ?

Jarvis.



Un valet entra au son d'une clochette, chargé de remettre le pli à son destinataire.
Jarvis le regarda fermer les portes derrière lui et enfouit son visage dans ses mains.

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Grégoire de Borderouge
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MessagePosté le: 23/10/2017, 22:34    Sujet du message: [RP] Epist.Que ces mots réveillent l'espoir en vous Répondre en citant

Citation:
De Son Excellence Grégoire de Borderouge





Jarvis, 


 
Je vous autorise mille fois à prendre connaissance et à lire tous les courriers écrit de ma main à destination de Son Altesse Impériale.
Veuillez faire part à celle-ci de tous mes sentiments,













Tu choisis de faire court, tu ne cherches pas à mettre les formules. Il semble que ce soit pire que ce que tu pensais... Il faut vraiment presser la chose et se mettre au travail pour débuter la seconde phase des recherches... Un coup d'oeil sur ta montre à gousset... Vingt deux heures... Bien... Par la suite, tu écris à ton ami latin pour l'inviter à travailler avec toi.
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Grégoire de Borderouge
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MessagePosté le: 06/01/2018, 00:53    Sujet du message: [RP] Epist.Que ces mots réveillent l'espoir en vous Répondre en citant

Un homme encapuchonné, escorté par deux autres en habits de bourgeois viennent frapper à la porte de l'hôtel. Quand la porte s'ouvre et que le célébrissime Jarvis s'approche, l'homme dont on ne peut voir le visage entrouvre ses lèvres.


"Jarvis ?"


Les deux hommes qui l'accompagnent se mettent à surveiller les alentours tandis que l'encapuchonné poursuit.


"Je dois voir la Princesse. J'ai un pli de la plus haute importance provenant du gouvernement à remettre en main propre. Nul n'est autorisé à tenir ce papier ci ce n'est la princesse et moi même."


Comme preuve de bonne volonté, l'homme donna ses quelques armes au portier du soir et présenta le sceau du ministères des Affaires Etrangères et un pli du ministre sur lequel reposaient les armoiries et la signature de ce dernier. Sur le bout de papier il y avait seulement écrit les mots "Je soussigné Grégoire de Borderouge, interdire à quiconque de lire cette lettre à l'exception de Son Altesse Impériale résidant à l'Hôtel de Bade. L'homme transportant la lettre est rattaché au Ministère des Affaires Etrangères et il ne saurait lui être refusé l'accès par quiconque."




Citation:


De Grégoire de Borderouge


A Son Altesse Impériale Asmahane Sabriye Cünyet


Votre Altesse Impériale,


J'ose croire que ces mots vous trouveront dans une forme toute relative, sinon rayonnante mais j'en doute. J'espère que cette lettre vous redonnera espoir.
Voici quatre mois que mes services travaillent à retrouver votre frère et nous touchons aujourd'hui au but. Mattéo, un ami fidèle a permis d'approcher à la fin du puzzle, nous sommes désormais certains de la région dans laquelle votre frère est emprisonné. Sa Majesté a bien évidemment été mise au courant et j'ai pris la responsabilité de lancer toutes les options plus ou moins légales qui sont à ma portée. Je ne peux évidemment pour le bien de l'enquête vous en révéler davantage. Si vous saviez à quel point mon coeur bat au moment où je vous écrit ces mots. Je veux croire en votre soulagement en lisant ces phrases, car c'est bien dans la seule volonté de vous voir rayonnante que chaque nuit depuis plus de quatre mois, tenant grâce à mon cher whisky, je recherche l'être que vous aimez le plus sur cette Terre. 


Tenez vous prête à recevoir d'ici quelques temps, une nouvelle lettre de ma part. Vous serez des nôtres pour préparer notre action une fois la localisation parfaite effectuée. 
La lettre que vous tenez entre vos mains vous a été donnée en main propre par un homme de confiance qui se sera assuré que vous soyez la seule à la lire. Une fois ceci fait, jetez la dans les flammes, il aura sur lui quelques allumettes. Personne d'autre ne doit avoir accès à ces mots pour une raison évidente de sécurité.


En attendant d'avoir la chance de poser mon regard sur votre doux visage, je vous prie de croire en mes sentiments les plus honnêtes,
Puissiez vous rester en bonne santé,







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Asmahane
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MessagePosté le: 06/01/2018, 19:20    Sujet du message: [RP] Epist.Que ces mots réveillent l'espoir en vous Répondre en citant

La princesse avait pris l'habitude depuis la visite du Roi de se tenir dans un fauteuil l'après-midi. Sa santé s'était quelque peu améliorée et elle n'avait plus besoin de rester alitée comme auparavant, mais les jardins que parcouraient ses regards mélancoliques savaient bien qu'en son for intérieur rien n'avait beaucoup changé. Son univers clos s'était ouvert à une autre personne, que chaque jour accablait l'ampleur de sa tâche et si par ce semblant de mieux elle pouvait l'y aider elle avait choisi de le faire du mieux qu'elle pouvait.

Un soir Jarvis vint la trouver à la fin de la prière pour annoncer un visiteur.


Ne peut-il pas vous laisser cette fameuse lettre que vous me remettrez ? Tous ces mystères ne me plaisent guère.

Devant l'humeur d'une adolescente qui pensait avoir tout perdu, Jarvis prit son courage à deux mains pour insister.

Si votre Altesse me permet, j'ai cru remarquer les armoiries de monsieur de Borderouge.

L'intérêt de la jeune fille était éveillé, le fidèle serviteur le sut en voyant son visage se tourner vers lui. Mais son humeur était loin d'être calmée.

Vous croyez seulement, Jarvis ? Cela ne peut me suffire. Allez, ramenez-le moi et soyez-en sûr cette fois.

Pendant qu'il s'éclipsait prestement elle se mit à réfléchir. Si c'était bien Grégoire pourquoi n'était-il pas venu lui parler en personne ? Et pourquoi après tout ce temps revenir la voir ? Elle était en pleine perplexité et tapotait de ses ongles son accoudoir lorsqu'on fit entrer le visiteur. Ses deux acolytes s'étaient vus installés dans un petit salon du rez-de-chaussée.
Elle le détailla sans un mot et, avec un soupir impatient, prit le document qu'il lui tendait en s'inclinant. Un fois le sceau brisé les premières lignes lui firent froncer sévèrement les sourcils. Puis les traits de son visage se décrispèrent peu à peu pour laisser place à l'incrédulité. Si pâle que sa santé l'ait laissé, elle était à présent l'image de la stupeur figée dans l'albâtre. Jarvis si prompt à prévenir les besoins de sa maîtresse fit un pas en avant.


Cela ne se peut... murmura-t-elle en serrant si fort la lettre qu'elle la chiffonna. Le contenu de la missive était si extraordinaire qu'elle se leva et la lut une seconde fois. A l'issue de cette relecture elle se tourna d'un bloc vers l'homme au service de Grégoire.

Où est-il ?!!

Puis, à Jarvis resté à côté.

Faites-le venir sur le champ ! Grégoire ! Immédiatement !

Perdait-elle la raison ? Ses phrases décousues n'étaient pas claires mais Jarvis ne prit pas le temps de mettre en doute le besoin pressant de la princesse.
Invitant le messager à le suivre, il sortit pour exécuter l'ordre.
La porte se referma sur le visage hagard de la jeune fille.


Des... des allumettes ? Comme s'il n'y avait pas de quoi faire un feu dans cette demeure !

Dans un grand éclat de rire nerveux elle déchira le papier d'un geste fébrile et le jeta au feu avant de se cacher le visage dans les mains.

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MessagePosté le: 07/01/2018, 01:45    Sujet du message: [RP] Epist.Que ces mots réveillent l'espoir en vous Répondre en citant

Etrangement, depuis maintenant plusieurs mois tu te surprends à fréquenter les églises et les basiliques. Toi qui pourtant fait partie de ces Réformés, héritiers des guerres de religions des siècles passés, qui donc ne devrait pas te présenter en ces lieux saints et couverts des péchés des Epicuriens. Pourtant voici une heure que tu es assis dans cette église parisienne, fixant une représentation d’Epicure. Tu peux mentir comme tu respires et boire comme un puits sans fond, le tout arrosé d’une relation avec une mineure, tu n’en restes pas moins un fervent croyant. A tes yeux le péché fait partie du destin, on ne peut y échapper. Pour autant tu ne désespère pas de mourir en homme pur et honnête. D’ailleurs malgré tout tes défauts, tu t’attaches à réparer les coeurs, comme celui d’une jeune demoiselle que tu qualifierais d’en détresse.


Les espions et autres agents sont partis pour les Balkans, tu remets ton avenir aux mains de celui qui gouverne les cieux… et à la chance. Rien ne peut plus te sauver maintenant, ou ça passe, ou ça casse. Et dans le second cas, au revoir la politique, au revoir le pouvoir et bonjour la longue vie de viticulteur en Gironde… C’est peut être une des raisons pour lesquelles tu te trouves dans ce lieu si insolite. Mais tu ne peux pas rester… Il est vingt-et-une heure et tu dois passer au Louvre récupérer des papiers pour finir de rédiger les cours de diplomatie pour le ministre de l’Instruction qui les attend depuis un mois. Tu l’a suffisamment fait attendre. C’est donc vêtu de bleu et de blanc que tu laisses l’église pour prendre la direction du palais en berline. Oh ce n’est histoire que d’une vingtaine de minutes, après quoi tu rentreras chez toi pour rédiger ce papier et revoir Hope. La pauvre, cela doit bien faire un mois qu’elle n’a rien reçu d’autre qu’un baiser le matin avant le départ du Président. Pas de câlin, pas de repas partagé, rien. Si il y a bien une femme patiente et compréhensive dans ce monde c’est bien elle…


Et toi, tu ignores tout de la chasse à l’homme qui est en train de se faire dans tout Paris... Un peu plus tôt ce soir, dans l'hôtel de la Princesse, l'homme au service des Affaires Etrangères a tenté de faire la liste des différents endroits dans lesquels son ministre de tutelle pouvait se trouver. Le Louvre, les Tuileries ou sa demeure... il en oubliait cette église et les bars... mais la chance était peut être avec l'impériale ce jour ci puisque Grégoire ne cherchait qu'à se poser chez lui... Jarvis et ses hommes doivent juste arriver à temps...
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MessagePosté le: 09/01/2018, 02:30    Sujet du message: [RP] Epist.Que ces mots réveillent l'espoir en vous Répondre en citant

- Jarvis + l'homme de confiance de Borderouge + deux accolytes -

Juste le temps de récupérer pour l'un son pardessus et son haut de forme accroché à une patère dans un réduit destiné aux effets du personnel, pour l'autre ses deux comparses restés dans un petit salon attenant au vestibule, et bien vite ils dévalèrent les marches de la vaste demeure. Par chance on était en train d'habituer deux chevaux aux traits et il ne resta plus qu'à les atteler à une berline. Durant les opérations, le serviteur de la princesse se tourna vers ses équipiers. Statures moyennes, l'air solides, il espérait ne pas avoir à trop... "négocier" la venue du Président du Conseil...

A L'Eau Cristalline, vite ! Telle fut la destination donnée au cocher pendant qu'ils sautaient dans le véhicule.

* * *

Les deux hommes de tête attendirent à peine qu'il s'immobilise pour sauter sur le trottoir. Aux coups pressants donnés sur la porte un serviteur visiblement peu habitué à de telles manières dans la demeure d'un gentilhomme vint vérifier de quoi il retournait. Le visage de l'envoyé de monsieur de Borderouge devait lui être familier car ses sourcils défroncèrent presque aussitôt.

Monsieur est-il disponible ? Son amie la princesse sultane Asmahane souhaite le voir de toute urgence. C'était une question rhétorique, disponible ou pas l'énoncé du titre laissait bien entendre qu'occupé ou non n'était pas la question. Le laquais prit un air navré.

Je regrette mais Monsieur est parti il y a une heure à peine...

Vous a-t-il dit où il se rendait ? l'interrompit Jarvis en damant la parole à son homologue.

Hum. Non, mais dernièrement Monsieur aime à se rendre à l'église Sainte C... , à deux rues d'ici.

Ceci dit il ne put que les regarder s'engouffrer à la hâte dans la voiture. Il le regarda partir avec un "Humpf ! " de mécontentement qui contenait à lui tout seul toute sa désapprobation pour ces étranges manières.
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MessagePosté le: 09/01/2018, 15:23    Sujet du message: [RP] Epist.Que ces mots réveillent l'espoir en vous Répondre en citant

Jarvis + les trois gus des Affaires Etrangères


Etant donné que nous allons passer du temps -plus ou moins long- avec ces trois inconnus au bataillon, autant leur donner des noms et des affectations. Le premier, le plus grand et le plus large, le seul qui a parlé depuis le début se nomme Jean. Diplômé de droit et de théologie, il travaille pour le ministère depuis la Restauration. Âgé d'une cinquantaine d'année, il n'est plus tout jeune mais c'est un travailleur comme il n'en existe pas deux. Les autres qui n'étaient ici que pour protéger le document font partie du Cabinet Noir mais se revendiquent pour cette mission, de la Police Royale. Il vaut mieux être à plusieurs pour apporter un document secret d'une zone A à une zone B pour éviter tout problème.


Ce beau monde est donc en compagnie de Jarvis et foncent à toute allure vers l'église... que vient de quitter Grégoire. Ils l'ont loupé de peu, peut être dix minutes, guère plus En arrivant les quatre hommes se séparèrent, deux aux alentours du bâtiment, deux à l'intérieur... Mais rien. Personne, pas un chat même. Après dix ou quinze bonnes minutes à courir partout, ce brave Jean évoqua un nouveau lieu: le Louvre. Il sait que son ministre travaille beaucoup la nuit... Si il n'est ni chez lui, ni ici... Quoique un homme pourrait très bien aller boire ou vagabonder à la recherche de demoiselles... Mais Môssieur est trop snob pour boire ailleurs que dans son bureau et monsieur n'est plus seul. Donc à écarter.


+ + +


Au Louvre 


Tu viens d'ouvrir la porte du palais, celui-ci est toujours gardé par quelques hommes en armes, histoire que personne ne vienne farfouiller dans les documents confidentiels. Depuis ton arrivée ici, tu t'es mis d'accord avec les gardes pour venir travailler la nuit et que ni eux, ni toi, ne soyez dérangés. Une sorte d'accord tacite qui fait du bien à tout le monde. Eux peuvent un peu parler quand tu prends des pauses et toi tu peux travailler en paix, coupé du monde. Personne n'a le droit de franchir ces portes, sauf un membre du personnel ou d'un cabinet ministériel. Cela tombe bien, Jean en fait partie...
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MessagePosté le: 10/01/2018, 23:24    Sujet du message: [RP] Epist.Que ces mots réveillent l'espoir en vous Répondre en citant

- Jarvis + Jean + deux gardiens du sot sceau -

L'office était terminé depuis belle lurette, mais Jarvis espérait que l'officiant se trouve encore dans les lieux pour ranger, boire le vin de messe, compter les denier de la quête, peu importait en fait. BLAM BLAM BLAM ! Le raffut qu'il fit en cognant comme un sourd à la petite porte de la sacristie, à l'arrière du bâtiment, laissait croire que le Malin en personne et ses sept cohortes voulaient envahir le lieu saint. Mais soit l'homme saint était sourd, soit il était effectivement absent car personne ne se manifesta. En désespoir de cause ils revinrent vers la façade avant où était assis un miséreux, sûrement le mendiant officiel de l'endroit là pour recueillir les piécettes lâchées après le sermon.

Toi là-bas !
Un sou pour toi si tu me dis par où est parti cet homme grand, bien mis cheveux bouclés et favoris qui a dû partir dans la demi-heure.


Le nécessiteux se recroquevilla puis se redressa successivement comme un accordéon. C'est qu'il lui avait fait peur ce drôle à beugler après lui après essayé de défoncer la porte ! D'habitude les gens craignant pour le salut de leur âme se conduisaient de façon irréprochable par ici. Ça ne durait pas plus loin que le coin de la rue, mais ça faisait ses affaires. Il ôta sa casquette de laine grossière et se mit à la triturer.

Pour sûr mon sire ! Grand vous dites ? 'pis les ch'veux bouclés, ouais. J'l'ai remarqué pasqu'y détonne des habitués. L'seul à porter un chapiot comme le vôt', si vous voyez c'que j'veux dire.

Un sourire malin découvrit une bouche édentée par endroits. Le bougre ne se pressait pas, sûrement pensait-il que s'il les distrayait on lui filerait une rallonge. Un froncement de sourcils sévère de Jarvis le remit dans le droit chemin.

Aheum... Y vient pas mal ces temps-ci. Notez qu' c'est souvent l'cas juste après la Saint Épi heheeheeheeee haaa... hahaaa...

Jarvis avait sorti la pièce de sa poche et la fit passer devant le nez du drôle pour stimuler sa concentration.

Aaah oui, le gars, donc.

Il prit le temps de tousser à en réveiller tout le quartier, provoquant une vague de recul dans le rang des hauts de forme. Jarvis leva les yeux au ciel en contenant son impatience du mieux qu'il pouvait. Il tapota même le dos du vagabond, des fois que.

Ouuh bah dites-donc, c'était pas loin c'te fois ! Le beau monsieur, donc. Baaaaah.... 'pu là ! dit il en secouant formellement la tête.

Cette fois c'en était trop. Jarvis n'y tint plus et l'attrapa par l'arrière du col pour le secouer comme un pantin.


Ça je le sais mauvais bougre !! OU est-il parti ?!

Faut pas vous énerver comme ça ! Par là, par là ! échappa-t-il enfin en montrant une rue du bras. Quoiqu'il était tellement ballotté dans tous les sens que pour être sûr que ce n'était pas sa voisine Jarvis dut le lâcher.

Il jeta un coup d’œil au nom de la rue puis se tourna vers Jean, qui le comprit et confirma d'un signe de tête. Ils regagnèrent la voiture au pas de course et communiquèrent l'adresse du Louvre au cocher.

Hééé ! C'tait point gratuit comme renseign'ment !

Le hère trottinait à côté de la voiture en tendant sa casquette et soufflant comme une locomotive.
Mais l'homme de main de l'impériale prit un malin plaisir à prendre tout son temps pour s'installer avant de lui jeter deux pièces au lieu d'une. Bingo, pile dans le couvre-chef.


Garde la monnaie...
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Dernière édition par Asmahane le 12/01/2018, 02:26; édité 1 fois
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MessagePosté le: 12/01/2018, 01:27    Sujet du message: [RP] Epist.Que ces mots réveillent l'espoir en vous Répondre en citant

A ce moment précis tu ne sais pas encore que tu vas bientôt revoir celle qui a volé ton coeur il y a longtemps déjà. En ce moment tu rédiges des documents et tu prépares des rendez vous, il va falloir vite clôturer les affaires étrangères pour pouvoir réellement pratiquer une politique dirigiste en organisation et surtout dans l'Education. Les hommes que tu as envoyé dans les Balkans devraient être arrivés maintenant et le temps qu'ils rassemblent des informations et qu'ils envoient une missive, il faut attendre la fin du mois. Ensuite et seulement ensuite, tu pourras donner les derniers résultats au roi et préparer la mission de secours du Prince... MAIS AVANT ça... whisky. Alcooliques anonymes bonjour et bienvenue. 
Entre deux verres tu t'allumes un cigare aussi, faut pas pousser et tu vas à la fenêtre pour regarder Paris de nuit. Oh oui cette soirée sera calme... du moins le pensais-tu car en ce moment même, une berline se dirige à toute allure vers le Louvre pour te récupérer et t'emmener La voir Elle. Mais avant d'atteindre la princesse Peach coincée dans le château MarioJarvis doit d'abord vaincre les gardes en armes qui sécurisent les lieux pour éviter que le Président ne soit dérangé... Courage !
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MessagePosté le: 13/01/2018, 01:21    Sujet du message: [RP] Epist.Que ces mots réveillent l'espoir en vous Répondre en citant

Depuis combien de temps étaient-ils partis ? Jarvis préférait ne pas penser à l'attente que devait endurer sa jeune maîtresse. Le cocher donnait de la voix et de la longe pour leur frayer un passage rapide sur les pavés parisiens, et dans la voiture ils devaient parfois se retenir aux portières pour ne pas tomber les uns sur les autres.

Mais que diable peut-elle vouloir à monsieur de Borderouge ?!

Une main sur une poignée l'autre retenant son chapeau qui menaçait de quitter sa tête, Jean criait presque pour couvrir le fracas des sabots et des roues. Jarvis sentit que la question lui était adressée et pesa ses paroles. Il pensait pouvoir faire confiance aux hommes du Président du Conseil, oui, mais il ne souhaitait pas commettre d'indiscrétion non plus.

Et bien... Depuis quelque temps son Altesse impériale se trouve dans une l'attente d'une bonne nouvelle et avait perdu tout espoir à force d'attente. Sa réaction ce soir ne s'expliquerait que par le dénouement de cette situation, je ne vois que cela.

A moitié renseigné seulement, Jean s'agrippa à la banquette lors d'un virage négocié très, très serré.
Ils ne ralentirent qu'en vue du Louvre afin de passer sans encombre les portes cochères qui donnaient sur une place carrée. Se composant un air tout à fait respectable, Jarvis et Jean en descendirent tandis que les autres tenaient le véhicule prêt à repartir. Mais cela n'eut pas l'air de suffire car le garde en faction devant l'entrée de l'aile administrative les interpella.


Halte messieurs. L'entrée est interdite à tout visiteur.

Et m...

Bonsoir monsieur, j'entends bien mais nous somme attendus. Ceci est un cas d'extrême urgence diplomatique. Nous devons à tout prix parler à monsieur de Borderouge et...

C'est impossible, il n'est pas là.

Jean jusqu'alors resté discret s'avança.

Il y est, je suis son associé et il m'a demandé de le rejoindre ici même.

Et bien monsieur l'associé, reprit le garde, je puis vous assurer moi aussi que je ne saurais vous laisser passer.

Ecoutez-moi ! Il s'agit d'un... Il s'interrompit un bref instant : il venait d'apercevoir Jarvis se pencher pour ramasser un petit caillou et s'éloigner. Mais qu'est-ce qu'il lui prenait ?? Quoi que ce puisse être cela ressemblait sacrément à une mauvaise idée. Il soupira intérieurement mais se déplaça discrètement de manière à ce que son interlocuteur tourne le dos à son compère. Puis, reprenant d'un ton plus fort.

... d'un rôle unique qu'est le vôtre, n'est-ce pas ? Je comprends, je comprends tout-à-fait même car qui mieux qu'un bel homme -et par bel j'entends "de noble stature", "au fier port de tête" cela saute aux yeux-, qui mieux que vous pourrait remplir ce devoir ? De quelle compagnie êtes-vous issu ? Hm ? Ah ah ! La réponse est : la meilleure ! Je l'ai vu tout de suite, et j'ai l'oeil figurez-vous. Et c'est pour cela que, si l'on devait ajuster votre solde à la hauteur de la mission ca-pi-ta-le qui vous est allouée vous seriez, sans mentir, le prochain Crésus de ce palais ! N'ai-je pas raison ? Hein ? Garde de la Porte, ah messire quel noble métier. Si l'Histoire avait su garder fermées toutes ses portes nous n'en serions pas là c'est moi qui vous le dis ! Hein ? N'ai-je pas raison ?

Et le garde étourdi de ce flot de parole gesticulé à toute vitesse de ponctuer de maints "C'est bien vrai", de "Oh, voyons" flattés, et de "Il est vrai que vu sous cet angle..." modestes. Jean le renard flatta tant et si bien que derrière Jarvis avait rapidement fait le tour des fenêtres éclairées pour s'arrêter sous l'une d'elles au 2e étage d'où une silhouette se découpait en contre-lumière. Était-ce lui ?
Il fallait tenter. Jarvis tapota dans sa poche les cailloux récoltés en route et en prit un qu'il fit rouler entre ses doigts en ajustant sa visée.

Et POC !!!
....Raté, juste sous la fenêtre. Du coin de l'oeil il vit que le garde s'était arraché au discours de son complice et le regardait d'un air suspicieux. Cette fois, le tout pour le tout...
Un autre caillou fut pioché dans ses réserves et envoyé, atteignant la bonne vitre cette fois. Puis un autre. Et encore un tout en s'égosillant comme un poissonnier.


Monsieur le Président !! Son Altesse vous fait quérir !! C'est une URGENCE !!!
Asmahane ! Monsieur ! Par ici !!! A Bade !! Monsieur de Borderouuuuuge !


Le tout en sautant et agitant les bras pour attirer son attention.
Pour celle du garde en tout cas c'étai réussi, il avait poussé Jean et courait dans sa direction en vociférant.

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MessagePosté le: 17/01/2018, 22:58    Sujet du message: [RP] Epist.Que ces mots réveillent l'espoir en vous Répondre en citant

Ce devait être une petite heure calme et sympathique. Le Président dans son bureau ne mouftait point, se contentant de regarder un léger feu de cheminée allumé quelques minutes plus tôt. Il s’alluma un cigare et ferma les yeux pour profiter de l’union des flammes et du paysage. Tu étais dans ton élément, y a pas à dire… Dans le silence de cette pièce où seul le crépitement du feu raisonne, un léger « toc » arrive à tes oreilles. Tu ouvres les yeux et c’est à ce moment qu’un ovni s’écrasa contre la carreau. Heureusement aucun dégât en vue mais tu t’étonnes de la chose. Et puis un second suit le vol du premier et cela fini en tir de suppression style Omah Beach. Alors toi forcément tu te met à stresser… Mais ce n’est pas encore fini, ce n’est que le commencement.


Monsieur le Président !! Son Altesse vous fait quérir !! C'est une URGENCE !!! 
Asmahane ! Monsieur ! Par ici !!! A Bade !! Monsieur de Borderouuuuuge !



Pendant que l’homme hurlait et canardait le palais gouvernemental, tu attachais un bout de tissu blanc à un crayon pour hisser le pavillon blanc à travers la fenêtre pour réclamer le cessez le feu. Tu passes ensuite la tête pour voir un spectacle peu commun. Non seulement un membre du cabinet des AE est en train de se faire arrêter mais l’homme de main de la Princesse aussi… Immédiatement tu percutes. N’aurait-elle pas pu attendre demain pour ces choses là ?


« Ce n’est rien soldat ! Je descend.. »


Tu éteins le feu, prend ton porte document, tire une bouffée sur ton cigare et tu descends, en neuf minutes tu es dehors.


« Je suis désolé monsieur le Président, ils ont…
- Ce n’est rien, il semble que j’ai rendez vous avec une Princesse ce soir, cela aurait pu être pire ne pensez vous pas ?
- Encore désolé monsieur... »


Tu inclines la tête devant Jarvis et lui montre sa berline de la main.


« Eh bien, quand vous voulez milord. Jean, merci pour votre aide, vous pouvez rentrer chez vous. »


Ce qu’il fit avec toute la bonne volonté du monde !
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MessagePosté le: 23/01/2018, 03:06    Sujet du message: [RP] Epist.Que ces mots réveillent l'espoir en vous Répondre en citant

Et pendant que les aiguilles accomplissaient leur révolution, un fauve arpentait les riches tapis de sa cage dorée. Ni fatigue, ni chagrin ne parvenaient à détourner ses yeux de l'horloge à torsion posée sur le linteau de la cheminée. Une miracle d'horlogerie, un des tout premiers modèles du maître Leslie qui valait à lui seul une petite fortune. Une mécanique froide et inutile qu'elle aurait anéanti d'un gracieux revers de main si cela avait pu lui amener le Président séant.
Elle n'avait pas prononcé un mot depuis le départ des hommes et n'avait pas fait revenir son personnel. L'air saturait de son attente inquiète, la pièce sous pression n'attendait qu'un prétexte pour exploser.
Et ce prétexte n'était pas loin, il était même en train de monter les escaliers en ce moment même. Jarvis ouvrit la porte devant monsieur de Borderouge et referma bien vite derrière lui, les laissant seuls. Simple précaution pour ne pas se faire emporter par le flot orageux qui allait se déverser.

Une tenture où s'attarde une odeur de fleurs fraîches prudemment écartée et tu la vois. Elle a arrêté sa course au bruit suave du tissu et semble retenir sa respiration. Rien ne bouge, le temps se suspend pour quelques secondes de flottement, un instant de grâce avant...


Grégoire...

Elle ne t'a pas encore regardé. Quelles sont ses pensées ? Le ton ne laisse rien deviner. Enfin elle pivote doucement vers toi, une main posée sur le linteau de marbre rose pâle. Elle a l'air fragile, plus aussi sûre d'elle qu'auparavant. Peut-être le poids perdu pendant la maladie dont tu ignores tout encore. Le vêtement de velours d'un rouge profond qui couvre ses épaules semble si concret, si lourd à porter que ce pourrait être la seule raison qui l'empêche de s'étioler dans l'atmosphère.
Puis elle quitte le soutien du marbre pour s'avancer vers toi, te fixant éperdument.


Votre lettre... Que signifie... Pour... Comment ??

Arrivée à toi elle tend la main, semble trébucher ou manquer de force et se rattraper à ton bras. Pourtant sa poigne est tout sauf faible. Pas de doute, c'est bien cette princesse que tu as quittée plusieurs mois plus tôt.

Certaines précisions manquaient, alors... Comprenez-moi, il fallait que je sache, il fallait que je vous voies...

Encore un moment de répit où l'émotion la submerge, lui fait renoncer à la convenance, où elle n'est qu'une jeune fille qui se confie à une personne chère, où elle s'appuie sur toi comme on retient l'espoir, où elle s'autorise à flancher, à montrer son désarroi, à réagir selon son âge et ses émotions et non son Devoir.

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MessagePosté le: 23/01/2018, 19:33    Sujet du message: [RP] Epist.Que ces mots réveillent l'espoir en vous Répondre en citant

Tu escalades les marches, ton coeur bat mais ta mine est grave. Tout semble figé dans cet hôtel particulier et les serviteurs sont invisibles. Ton regard interroge les murs et les tapis mais rien ne semble avoir d’âme… Finalement tu entres dans une pièce différente des autres, celle-ci est richement décorée, bien plus que ses sœurs mais là encore il n’y a aucune atmosphère. Rien. Tu ne ressens rien de la part de la pièce en elle même mais tout au contraire, ton coeur s’emballe quand tes yeux se posent sur l’Orientale. Le sang dans tes veines ne fait qu’un tour et ta bouche s’assèche. Aucun mot ne te vient mais c’est inutile puisqu’elle engage. Elle prononce ton prénom. Tu as mal à la gorge, si ta bouche est asséchée, alors ta gorge elle est déjà craquelée par le manque d’humidité. Un nœud se forme et aucun son ne parvient à en sortir. Quand ses yeux se saisissent des tiens tu tressailles et tu te mets à douter de tout sur cette Terre. Mais tandis qu’à l’intérieur, ton corps meurt, renaît, souffre et meurt encore, en apparence ton visage est plus froid que le marbre, moins expressif que le moindre cailloux.
Elle pose sa main sur toi, semble tressaillir elle aussi mais pour une tout autre raison. Tu la rattrape instinctivement et vous vous retrouvez à vous tenir l’un et l’autre. On va pas se mentir elle commence à dire n’importe quoi et ne parvient plus à faire une phrase correcte mais peu importe, tu as compris. Le silence s’installe, elle te regarde avec un mélange d’espoir et de tristesse, prête à s’effondrer ou à renaître. Ton regard fuit puis revient avant de fuir de nouveau, ce genre de situation est perturbante… Tu prends une grande inspiration et toi le Président du Conseil des Ministres, tu enlaces tes bras autour de la princesse pour la serrer contre toi et sentir sa tête contre ton buste. Si elle semble ignorer volontairement son Devoir, tu te fous éperdument d’une éventuelle Etiquette qui pourrait peser au dessus de ta tête.


« Je suis désolé… »


C’est tout ce que tu arrives à dire ? Hélas oui, ta gorge est toujours nouée et les seuls mots qui parviennent à s’en échapper sont ceux-ci. Un léger frisson te parcourt ton corps. L’a t-elle sentit ? L’humidité s’empare de tes yeux. Tu avales ta salive et renifle.


« Il est en vie Asmahane… Vous n’aurez plus à vivre entre ces quatre murs… Dans quelques semaines je serais en capacité de vous dire où est retenu votre frère avec précision. »
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MessagePosté le: 11/02/2018, 00:05    Sujet du message: [RP] Epist.Que ces mots réveillent l'espoir en vous Répondre en citant

S'il n'avait pas resserré ses bras autour d'elle, elle se serait dispersée dans l'air de la pièce. Si elle n'avait pas écrasé ses mains sur sa bouche un immense cri serait se serait précipité au-dehors. Lorsqu'elle parvient à le regarder ses yeux sont immenses, couleur d'orage et de changement. 

Grégoire, êtes-vous sûr ? murmura-t-elle sans le quitter des yeux. Grégoire, c'est ma vie que vous jouez sur ces mots. Grégoire, je vous en prie...

Faites que ce soit vrai.

Là où j'ai échoué, dites-moi que vous êtes allé et revenu. Je me moque d'être une incapable, je me fous de mes faiblesses, s'il est en vie je les sacrifie avec joie.
Oh Dieu !!
Odieux... Toute ces années j'ai consumé mes forces sans résultat, me brûlant à des phares trompeurs qui 'ont menée vers des écueils si cruels, si décevants. Lorsque j'ai retrouvé ma sœur ici j'ai cru que nous serions plus fortes réunies. Elle m'a été enlevée si vite que je n'ai pas eu le temps de lui dire que nous n'étions plus seules, qu'il restait encore l'un des nôtres en vie. Alors j'ai maudit ce royaume et... et...


Oui ?
Dis-le. Dis-le lui et ce sera fini.


Et j'ai maudit le nom de François III. Oh... J'en ai souffert car ce n'était que pour me cacher mes propres échecs. Ce n'est que lorsque j'avais renoncé à toute lutte pour la vie, pour mon propre salut que je lui ai pardonné du fond du cœur. Cela ne pouvait être qu'ainsi. L'un de nous devait rejoindre l'âme inquiète de ce petit être parti trop tôt et j'ai décidé que ce serait moi.
Et ce soir ! ...


Sa respiration s'accéléra tandis qu'un sourire lumineux irradiait son visage.

Ce soir vous m'annoncez qu'il est en vie ! Elle se mit à rire, encore à moitié incrédule, lui toucha la joue du bout des doigts.

C'est la mienne que vous me rendez. Ah ! Ah... Elle pressa ses mains au milieu de sa poitrine. Pardon. Si je ne faisais pas cela mon cœur bondirait en dehors de sa cage charnelle et je ne pourrais plus jamais le rattraper.

Un nouvel éclat de rire fusa dans la pièce.

Mais que fais-je encore ici à m'attarder alors qu'il m'attend ?? Attelez les voitures, nous partons sur l'heure !

Elle allait s'en aller lorsqu'elle loucha sur sa tenue.

Croyez-vous que cette tenue conviendra ? Je devrais peut-être prendre un châle. Oh et puis que m'importe. En route.
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 02:32    Sujet du message: [RP] Epist.Que ces mots réveillent l'espoir en vous

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