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[RP] "L'Azur" Hôtel Particulier à Poissy
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Anastasie Lévis-Mirepoix
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MessagePosté le: 25/09/2017, 11:53    Sujet du message: [RP] "L'Azur" Hôtel Particulier à Poissy Répondre en citant

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"L'Azur"           

     
Hôtel Particulier de Joris de Florensac et Anastasie Lévis-Mirepoix
         
-à Poissy dans les Yvelines-
           

           
Bâtisse du XVIIIème siècle entre cour et jardin. (Ici vue sur le côté jardin)
           
L'entrée des visiteurs se fait côté cour, après que la grille d'entrée ait été ouverte par le gardien. La cour est pavée et ouvre directement sur le perron menant au grand escalier d’apparat qui permet la distribution des différents niveaux de l'Hôtel Particulier.         

         
"Azur" revient, en héritage, à Joris de Florensac et Anastasie Lévis-Mirepoix après le décès du Vicomte de Mirepoix en décembre 1822 et suite à la lecture de son testament en Août 1823 devant Notaire. 
         

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Dernière édition par Anastasie Lévis-Mirepoix le 25/11/2017, 13:20; édité 1 fois
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Mlle Marie
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MessagePosté le: 26/09/2017, 14:27    Sujet du message: [RP] "L'Azur" Hôtel Particulier à Poissy Répondre en citant

26 septembre 1823
    

Voilà plus d'une semaine qu'elle a pris ses fonctions à l'Azur et toujours pas le moindre signe du beau Joris de Florensac. Lorsque Charles Heyral lui a demandé si elle consentait à prendre du service loin de sa région natale, Marie a hésité longuement. Jamais encore elle ne s'est éloignée du domaine de Corbières-Minervois. Elle y est née, c'est dire. Elle n'a plus hésité du tout, lorsqu'on lui a indiqué que le nouveau maître des lieux serait Monsieur de Florensac lui-même. Alors là, son cœur n'a fait qu'un tour et elle a répondu un grand oui. Il faut dire que depuis qu'elle l'a vu en présence du Vicomte, elle s'est jurée que cet homme là, lui appartiendrait un jour. Comment ? Elle sait pas trop mais à chaque jour suffit sa peine.

Alors, avec son petit baluchon, elle s'est présentée aux portes de l'hôtel particulier où hélas, personne n'était là pour l'accueillir. Fort heureusement, la totalité des clés de la maisonnée lui a été remise par Monsieur Heyral, de même qu'un petit pécule pour surseoir aux premières dépenses nécessaires à la remise en marche de la maisonnée. Aussi a-t-elle pu entrer et constater l'ampleur de la tâche qui l'attendait.
En soi, la bâtisse est en excellent état mais l’intérieur regorge de poussière qu'il va lui falloir exterminer sans délai. Pour ce faire, elle a dû recruter des petites mains pour l'aider dans cet ouvrage de taille. La maison n'a as été habitée depuis fort longtemps et il est nécessaire de lui redonner bonne figure. Tous les meubles ont été cirés, lustrés, bichonnés, pièce par pièce. Tous les parquets ont été lavés à grande eau et cirés eux-aussi.  Les fenêtres ont été ouvertes pour laisser entrer l'air pur et frais, les matelas ont été sortis et dépoussiérés à coups de battoir, les draps ont été changés dans chacune des chambres bien que Marie se soit particulièrement appliquée dans la chambre de Monsieur. Du moins celle qu'elle présume être la sienne. Des fleurs fraîches du jardin y sont apportées chaque jour depuis son arrivée.

La cuisine c'est son domaine privilégié, elle n'a beau avoir que dix sept ans, Mlle Marie Tournefeuille est une cuisinière hors pair. Elle compte bien appâter le maître des lieux par des repas de haute volée avec des mets cuisinés avec amour. Elle s'est rendue plusieurs fois au marché le plus proche afin d'y faire des provisions de bouche et être ainsi en mesure de concocter, dès l'arrivée de Joris, un repas pantagruélique. Mais quand arrivera-t-il ? Telle est la question qu'elle se pose jour après jour, ne le voyant toujours pas venir.

Un jardinier se charge de redonner un peu d'ordre aux allées fleuries et arborées avec goût. Lui aussi a du pain sur la planche. Chacun travaille avec entrain sous les ordres de Mlle Marie. C'est qu'elle sait y faire puisqu'elle était en charge d'une demeure bien plus vaste du temps de son travail au domaine de Corbières-Minervois. Alors ici, c'est bien plus facile et rapide.

Heure après heure, jour après jour, elle guette par les fenêtres, sur le perron qu'elle va visiter bien trop souvent. Elle guette une arrivée qui ne vient pas.

Si Mlle Marie savait que Joris de Florensac est à présent fiancé, elle ferait demi-tour illico presto et retournerait d'où elle vient.


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MessagePosté le: 29/09/2017, 19:31    Sujet du message: [RP] "L'Azur" Hôtel Particulier à Poissy Répondre en citant

L’œil de Joris, habitué dès l’enfance à chercher la beauté des choses, revisitait la ville implantée sur la rive gauche de la Seine, dans la concavité d'un méandre du fleuve, limitée à l'est par la forêt de Saint-Germain-en-Laye et à l'ouest par la Seine.

Il passa devant le marché aux bestiaux puis celui de l’auberge du Pont où il avait souvent apprécié les spécialités culinaires mais aussi le confort, égal sinon supérieur à celui des meilleures maisons particulières et l’accueil courtois et amical que maître Roger et sa femme Juliette réservaient toujours autant à sa fidèle clientèle qu’aux étrangers.

Quand l’imposant immeuble de l’Hôtel Particulier des Lévis-Mirepoix apparaissait au bout de l’avenue principale, il pressa le pas de Cyrus qui prenait un petit trot allègre comme s’il devinait que l’écurie où il avait été déjà pensionnaire n’était pas loin, bien que la fin de la matinée approche à grands pas et que leur estomac respectif commençait à sentir quelques tiraillements, il s’immobilisa un instant devant la demeure où son regard engloba le panoramique de l’endroit.
Depuis son départ en début janvier, l’ensemble du bâtiment et des jardins avaient été bien entretenus par l’ancien couple de domestiques du Vicomte et content de les retrouver, il avança sa monture jusqu’au bas du grand escalier afin de mettre pied à terre.

Soulevant la tête, il aperçut une silhouette derrière une des fenêtres du rez-de-chaussée. Il laissa Cyrus pour monter les degrés de l’escalier jusqu’au perron et sursauta légèrement, surpris à la vue d’une jeune fille qui se tenait droite comme un I devant la porte, lui offrant son plus beau sourire en lui faisant révérence. Il lui répondit en inclinant légèrement la tête pour la saluer à son tour.


Bonjour, Mademoiselle ! Mais, qui êtes-vous et que faites-vous là ? Où sont les anciens employés de Feu Monsieur le Vicomte ?
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MessagePosté le: 30/09/2017, 14:12    Sujet du message: [RP] "L'Azur" Hôtel Particulier à Poissy Répondre en citant

Mlle Marie s'affaire en cuisine. Elle ne sait pas trop bien pour qui elle s'applique à mitonner de bons plats depuis son arrivée mais chaque jour, un menu élaboré est cuisiné avec obstination et patience, des fois que Monsieur de Florensac arrive. Les petites mains venues pour aider à remettre en état la demeure sont contentes de se mettre dans le gosier d'aussi bons plats, Mlle Marie refusant de tout jeter aux ordures. Les casseroles, les marmites, les poêles et autres chaudrons se voient placés sur la cuisinière à bois qu'elle se charge d'alimenter régulièrement pour que la flamme ne cesse de brûler. Il n'y a guère que la nuit que le feu devient petites braises qu'elle trouvera à son réveil pour y chauffer le café. C'est ainsi depuis plus d'une semaine et Mlle Marie trouve le temps long. Pourquoi le maître des lieux ne rentre-t-il pas chaque jour ? Qu'est-ce que c'est que ce foutoir ? Depuis quand çà découche ? Pis, çà découche où ? Pis, çà découche avec qui ? Autant de questions pour lesquelles Mlle Marie n'a pas de réponse.

Devant son plan de travail, sur le point d'enfourner son pain du jour, la jeune fille porte machinalement son regard vers la fenêtre laissée ouverte afin d'aérer la cuisine. Et qu'est-ce qu'elle voit pas ? Un cavalier qui s'avance dans la cour de la demeure !


- Boudiou ! S’exclame t-elle.

Sans prendre le temps de détailler le cavalier, elle n'imagine pas que quelqu'un d'autre que le beau Joris puisse se présenter en ces lieux, elle bondit vers l'armoire. Aussi rapide que les grenouilles de l'étang sautent de nénuphar en nénuphar, elle ôte son tablier de cuisine pour en prendre un autre, tout propre, tout bien repassé, tout blanc. Elle l'attache à sa taille qu'elle a fine. Elle vérifie la tenue de son petit chignon, se frotte les mains dans un torchon et se précipite jusqu'au perron. C'est bien Monsieur de Florensac qui se tient là, majestueux. Mlle Marie pique un fard. Elle l'attendait avec impatience et maintenant qu'il est là, devant elle,  elle sait plus bien comment se comporter.

- B'jour M'Sieur .... Elle se reprend, se souvenant de ce que Feu Monsieur le Vicomte ne cessait de lui rappeler avec agacement. "Marie, fais des phrases correctes bon sang, tu n'es pas à la foire !"

- Bonjour Monsieur.

Petite courbette et sourire de toutes ses dents. Mlle Marie a l'accent chantant, celui de sa région et çà elle peut pas l'effacer même avec la meilleure volonté. De même que certaines expressions occitanes ou du sud de la France sont comme imprimées au plus profond d'elle.

- E bene ! J'suis toute espantée d'vous r'voir M'sieur ... Monsieur ! Z'avez dû oublier qu'j'suis la P'tite Marie du Domaine Corbières-Minervois.
 Z'êtes encore plus beau qu'dans mes souv'nirs !

Elle, tout ce qu'elle sait c'est qu'il est enfin là son beau Monsieur et que les anciens employés :  ils peuvent bien crever dans leur coin elle s'en moque comme de sa première petite culotte.

- Où qui sont ? Qu'est-ce qu'j'en sais moi M'sieur ... Monsieur ! Sont plus payés d'puis des mois alors sont partis ! Mais Mlle Marie est là à présent.

Elle regarde Monsieur de Florensac avec attention et s'étonne.

- Ben ? Z'avez pas d'bagages ? Toute façon vot'chambre l'est prête et bien prête.  Y'a même des fleurs qu'sentent tout bon. Qu'j'les ai cueillies moi-même pis mises dans un vase chaque matin.



 
Citation:

Lexique de Mlle Marie

* boudiou : bon sang
*e bene : et bien
*espantée : étonnée


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MessagePosté le: 02/10/2017, 19:41    Sujet du message: [RP] "L'Azur" Hôtel Particulier à Poissy Répondre en citant

Il ne pouvait retenir un sourire à cet accent du sud avec un soleil chantant dans la voix qu’il avait perdu depuis des années et quant au langage dans lequel elle s’exprimait, il ne l’avait plus entendu depuis son enfance. Que de souvenirs qui s’y rapportaient tout à coup, emplissaient son esprit qu’il en resta un court instant silencieux afin d’en apprécier leur douce mélodie. A part cela, elle avait tendance à escamoter les mots en abrégeant certaines particules. Il la regardait en souriant.

De me revoir ? Eh ! Bien, je suis également étonné… Pourquoi ? Avons-nous déjà été présentés ?

Oups ! Il n’avait nulle souvenance de l’avoir vu ni côtoyer et ne faisait aucun rapprochement lors de sa visite avec le Vicomte au Domaine Corbières-Minervois, il y avait trois ou quatre ans et en plus elle le trouvait encore plus beau que dans ses souvenirs. Il n’y avait pas de doute, elle le connaissait. Il essaya de se rappeler la petite troupe de jeunots qui se trouvaient au Domaine, le temps de ces quelques jours à visiter toute l’étendue et les multiples facettes de celui-ci ainsi que les vignobles.

D’après Marie, le couple de domestiques n’assurait plus leur charge au sein de l’Hôtel Particulier du Vicomte.


Alors, vous êtes Mlle Marie et vous êtes ici à la demande de Monsieur Heyral.

Etonnée, elle le regardait avec insistance. Surpris d’être détaillé de cette façon, il se demandait ce qui n’allait pas sur lui et surtout s’ils allaient prendre racine sur le perron.

Vous cherchez quoi ? Ah ! les bagages ! Je n’ai pris pour tout bagage que le stricte nécessaire, le reste arrivera en berline ce soir avant le dîner ou demain matin, cela dépendra de l’emploi du temps de Mademoiselle Lévis-Mirepoix.

Disons que pour être plus précis, je suis parti en éclaireur afin de savoir si tout était prêt pour notre arrivée afin de passer deux jours de fin de semaine pour retrouver un peu de tranquillité.

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MessagePosté le: 04/10/2017, 13:21    Sujet du message: [RP] "L'Azur" Hôtel Particulier à Poissy Répondre en citant

Plantée sur son perron comme les racines de l'arbre dans la terre, Mlle Marie détaille celui qui se tient devant elle. Il est plus mûr, plus fier et plus sûr de lui que dans ses souvenirs mais elle se dit que cela n'a fait que le bonifier comme le vin des chais de Corbières-Minervois. Par contre, elle ne prend pas bien le fait qu'il ne se souvienne pas d'elle. Il est vrai que Mlle Marie n'est pas une beauté de renom mais ce n'est pas un laideron non plus. Les petits jeunes comme les moins jeunes n'ont jamais dit non à un moment passé avec elle.  Elle se dit qu'il a tout simplement pris un peu de bouteille, comme elle d’ailleurs , alors oui, elle est contrariée et entend bien le faire savoir. Mlle Marie n'a pas sa langue dans sa poche et carbure à l'impertinence et à l'effronterie.

- Ben çà fait pas trop plaisir d'voir qu'vous vous souv'nez pas d'moi. M'sieur le Vicomte, lui, ben il jurait qu'par moi !

Ce qui n'est pas un mensonge. Le brave Vicomte ne décidait rien pour sa maisonnée sans en référer d'abord à Mlle Marie. Par contre, pour les terres et le commerce c'était avec Monsieur Heyral qu'il voyait çà. Marie n'entend pas être une bonne à tout faire qui ne déciderait de rien et se contenterait d'exécuter les ordres et çà, elle le fera savoir en temps voulu à son beau Monsieur. Non mais alors.

- Voui ! C'est c'là même. J'suis là à la d'mande d'M'sieur Heyral. Z'allez m'garder à vot'service, dîtes M'sieur ?

C'est qu'elle commence à s'inquiéter un peu la Marie. Faudrait pas qu'il la rembarre et la renvoie dans ses pénates languedociens. Elle analyse vite fait la situation du moment : d'un côté y'a un cheval qui s'impatiente sur le gravillon de l'allée et de l'autre y'a son beau Monsieur qui va finir pas prendre racine sur les marches du perron. La Marie doit montrer qu'elle sait prendre des initiatives et que Monsieur de Florensac va avoir besoin d'elle pour faire tourner l'Azur comme il faut. Elle alpague le jardinier qui passe par là.

- Emmène donc l'cheval d'M'sieur d'Florensac aux écuries et donne-lui à manger pis à boire.

Z'avez vu comme elle sait y faire ? Elle sourit au maître des lieux.

- Pour l'cheval c'est réglé mais vous n'allez pas rester là M'sieur. Entrez donc voir comment tout est tout beau et tout propre.

Elle se décale enfin, laissant le passage au maître des lieux. Interloquée d'apprendre qu'il attend une demoiselle, elle cherche à en savoir plus. Marie est non seulement impertinente et effrontée mais aussi très curieuse, surtout quand elle entend qu'une demoiselle va côtoyer Monsieur de Florensac pendant deux jours. Qui est cette demoiselle Lévis-Mirepoix ? Elle n'en a jamais entendu parler, pas même par Feu Monsieur le Vicomte.

- Une d'moiselle ici ? Ah ? Peuchère ! C'tait pas prévu çà ! Bon, ben faut qu'j'prépare une autre chambre alors. Deux jours vous dites ?
Mais vous, vous restez là après, j'espère ? Non, parce que c'pas tout çà, mais, faut que j'm'organise
.

Elle espère bien qu'il lui dise que, oui, la demoiselle sera repartie dans deux jours et que lui restera là, avec elle.

- Vous d'vez avoir faim, non ? Y'a un civet d'lapin qui termine d'cuire. Z'aimez l'lapin M'sieur d'Florensac ?

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MessagePosté le: 09/10/2017, 13:58    Sujet du message: [RP] "L'Azur" Hôtel Particulier à Poissy Répondre en citant

Il ne la connaissait pas et il ne savait pas grand-chose d’elle à part qu’elle avait été envoyé par l’intendant du domaine languedocien. La jeune fille avait pris tout de suite la mouche sans se douter qu’il avait gaffé sans le vouloir et que sa manière à elle, de réagir face au maître des lieux, n’était que légitime. Il se permit de scruter mieux son visage et en effet, il se souvenait d’une certaine jeunette dont le Vicomte faisait référence pour les tâches domestiques. Il ne souleva pas ni l’arrogance ni le manque de tact de la demoiselle mais sourit légèrement à ses propos.

Désolé, Mlle Marie, mais ne le prenez pas mal. Je ne vous ai pas reconnu sur le moment puisque vous étiez beaucoup plus jeune lors de ma visite au domaine. Maintenant, je vous remets et je vous souhaite la bienvenue parmi nous et si Monsieur Heyral qui connaît mieux que moi, vos compétences en la matière, vous a choisi pour gérer l’intendance de la demeure je ne vois pas pourquoi je ne vous garderai pas à mon service.

Comme une servante bien style, son regard se perdit un instant aux alentours et elle ordonna vivement au jardinier de s’occuper de Cyrus, son équidé. Elle s’écarta enfin pour faire entrer Joris, son petit bagage sous le bras, dans le grand hall de l’imposante bâtisse où la bonne odeur de cuisine s’était répandue.

Il souriait en s’arrêtant devant le grand escalier majestueux central du grand hall qui menait aux appartements particuliers du premier étage. Rien n’avait changé depuis son départ en janvier, chaque chose était restée à sa place et tout reluisait du sol au plafond à part ce bon fumet de ragoût émanant des cuisines qui lui taquinait les narines. Il se retourna pour lui faire face


C’est vrai, c’est tout beau et tout propre comme vous dites et j’en suis ravi, Melle Marie.

Puis lorsqu’il lui parla de l’arrivée d’Ana dans le courant de la journée, il remarqua sa surprise, se demandant si la venue d’une autre jeune femme, comment dire, la gênait ou la mettait mal à l’aise. Il ne relevait pas à nouveau cette étrange sensation dans son comportement et son impertinente curiosité tout en lui précisa simplement sans rentrer dans les détails.

Oui, Melle Marie, préparez donc une autre chambre pour Mademoiselle Lévis-Mirepoix et vous n’aurez qu’en fait, à vous occuper de deux personnes pour deux jours puis nous repartirons dimanche soir pour Saint-Denis.

Est-ce que cela répond à vos attentes, Melle Marie !


En espérant qu’il retrouverait son ancienne chambre.

Cela sent bon, j’ai vraiment très faim… Oui, j’apprécie beaucoup le civet de lapin… Mais avant de passer à table, je désirerai rejoindre ma chambre et merci de bien vouloir m’y conduire… Je vous en prie… Après vous, Melle Marie !
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MessagePosté le: 15/10/2017, 12:12    Sujet du message: [RP] "L'Azur" Hôtel Particulier à Poissy Répondre en citant

Elle respire la Marie ! Monsieur de Florensac consent à la garder à son service. Mieux vaut être dans la place pour séduire ce charmant jeune homme, n'est-ce pas ? Loin de lui : c'est forcément plus compliqué. Lui reste alors à imaginer comment elle s'y prendra et comme elle ne manque d'imagination et de détermination pour arriver à ses fins, le programme reste à mettre au point, acte par acte, scène par scène.
Pour commencer : se mettre bien comme il faut dans les petits papiers du maître des lieux et rien de tel que de lui remplir la panse grâce à ses dons de cuisinière. Si l'homme fait bombance, il sera enclin à la féliciter et à lui prêter attention. Héhé ! Voilà une affaire bien embarquée. Reste l'autre greluche de Lévis-Mirepoix qui ne va pas tarder à faire son entrée dans ce programme et çà : ben c'était pas prévu. Marie a besoin de voir à quoi elle ressemble, comment elle se comporte avec son beau Joris pour décider de son sort. Deux jours, c'est court, mais en même temps très long pour pouvoir se forger une opinion et lui faire la misère si d'aventure la demoiselle ne se comportait pas avec Monsieur de Forensac en maintenant la distance attendue par Marie.
"Oh Marie ! Si tu savais !"

- J'suis ben contente qu'vous m'gardiez M'Sieur d'Florensac ! Verrez, qu'vous s'rez pas déçu.

Et elle fera tout pour, çà c'est certain. Remplir son ventre, bichonner avec beaucoup d'appliiiiiiiication sa belle personne comme elle sait faire et hop là, ce sera dans la poche. Qu'elle croit ... comme un et un font deux. Pour sûr, Monsieur de Florensac risque plus d'oublier Mlle Marie !

- Deux jours ? C'ben court comme séjour ? Après qu'j'viens avec vous, hein ? J'reste pas ici toute seule ?
Faut ben qu'j'remplisse vot'ventre et vot'gard'manger. Pis faut ben qu'j'récure et entretienne là où qu'vous habitez. Z'inquietez pas, j'saurais m'faire à vot'autre d'meure !

Ben quoi ? Il va pas la laisser ici toute seule ? Non mais des fois ! Avec un sourire à faire pâlir toutes les donzelles de la ville de Poissy, elle conduit son beau gosse jusqu'à sa chambre en prenant soin de porter son petit bagage.

- Voilà vot'chambre, M'Sieur d'Florensac. Z'avez vu les belles fleurs ? Sont rien qu'pour vous.

Elle laisse Joris passer et se tient sur le seuil, ne le quittant pas du regard, voire même : le dévorant du regard avec gourmandise.

- Bon, c'pas tout çà, mais faudrait pas qu'j'crame l'civet d'lapin. J'r'descends pour mettre l'couvert et vous servir quand qu'vous voudrez.

Avec rapidité, elle dépose le bagage sur une chaise, s’applique à faire une jolie courbette puis s'esquive comme une anguille pour aller mettre la main au dressage du couvert de Monsieur et à se tenir prête à le servir.

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MessagePosté le: 19/10/2017, 19:00    Sujet du message: [RP] "L'Azur" Hôtel Particulier à Poissy Répondre en citant

Il acquiesça en souriant en espérant n’être point déçu par ses compétences de femme de ménage dans les services domestiques mais il était loin d’imaginer ce qui l’attendait dans un proche avenir. Et lorsqu’il entendit qu’elle prendrait soin également de leur appartement de Saint-Denis, il ne souriait qu’à moitié. Cela posait problème car l’appartement de la pension Garnier n’avait pas la grande capacité adéquate pour recevoir à demeure une domestique à plein temps. Et puis, c’était tout nouveau pour lui et il souhaitait avoir l’avis de sa fiancée pour lui donner une réponse quelle qu’elle soit.

Certes, je vous l’accorde, le séjour est de fort courte durée mais du moment qu’on peut décompresser loin du fourmillement des grandes citadines et des tracas de la vie quotidienne, ces quarante huit heures sont des plus appréciables et quant à vous prendre à mon service pour l’appartement de Saint-Denis, nous en reparlerons.

Elle le délestait de son léger bagage pour grimper les marches de l’escalier. Il lui emboîtait le pas jusqu’au palier de la porte de la chambre qu’elle avait pris soin de lui préparer. Par chance, il avait réintégré son ancienne chambre et bien sûr, son regard se porta sur la grosse touche florale qui trônait sur une commode à proximité du grand lit à baldaquin. Il huma l’air en entrant dans la pièce, elle était propre et sentait bon le frais. Satisfait du résultat, il se retourna pour lui faire face tout en remarquant son regard soutenu posé sur sa personne qui le mit assez mal à l’aise.

Merci pour le bouquet, c’est gentil de votre part.

Un peu gêné par le soutien de son regard qui était plus qu’évocateur pour un homme normalement constitué, il ne savait pas encore comment se comporter envers les personnes assujetties à la domesticité surtout quand celle-ci était une jeune femme.

Enfin, elle décida de s’esquiver rapidement pour se rendre aux cuisines en laissant un Joris soulagé et figé en plein centre de la pièce. Il fit un brin de toilette et changea de chemise et de tenue avant de regagner la salle à manger pour le déjeuner.

Tapi sur un chemin de table bleu sur une nappe blanche de tissu brodé aux initiales de la Famille Lévis-Mirepoix, le couvert avait été dressé avec soin sans oublier qu’un énorme bouquet de fleurs trônait au centre de la table.

Assis en bout de table, il sirotait à petites gorgées un verre de vin rouge du domaine languedocien qu’il appréciait beaucoup en attendant d’être servi. L’esprit transporté ailleurs, il n’avait de cesse de penser à celle qui deviendrait bientôt son épouse pour la vie.

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MessagePosté le: 29/10/2017, 12:21    Sujet du message: [RP] "L'Azur" Hôtel Particulier à Poissy Répondre en citant

Nous en reparlerons ? Hein ? Mais qu'est-ce qu'il lui raconte là ? Pour Mlle Marie c'est tout vu : où qu'il aille, elle le suit ! A elle de lui prouver à quel point elle va lui devenir indispensable. Pour commencer, elle va te lui servir un déjeuner pas piqué des hannetons tellement qu'il sera succulent. Ensuite, elle va être aux petits soins pour qu'il se détende jusqu'à l'heure du dîner et après ben ce sera la nuit et ... Mlle Marie a plus d'un tour dans son sac pour qu'il s'en souvienne longtemps de cette nuit là. Mais ne nous éparpillons pas, pense-telle, et allons-y dans l'ordre. Pour l'instant elle ne rétorque rien et se contente d'une petite courbette avant de filer en cuisine.

Mlle Marie fait son entrée dans la salle à manger où le beau Joris trône en bout de table tel le grand seigneur trône sur son fief. Ah, il a de la gueule et de la prestance, y'a pas à dire ! C'est le moment de mettre les petits plats dans les grands. Elle lui présente le premier plateau sur lequel des asperges sont présentées puis la sauce blanche qui va avec. Comme dans les grandes et nobles familles, le service est à la française, on présente les plats, les mets, les uns après les autres.

- Asperges sur son lit blanc.

Héhé ! Elle aime bien ce nom là. "Joris sur son lit" serait mieux mais ce sera pour plus tard. Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage. Avec application, elle ressert du vin à son Seigneur et Maître et se recule afin de le laisser savourer son entrée. Dans une poignée de minutes, le beau Joris sera au septième ciel culinaire ! Et dans une poignée d'heures ce sera le septième ciel des sens ! Qu'elle croit et dur comme fer.
Mlle Marie navigue silencieusement entre la cuisine et la salle à manger afin que tout soit absolument parfait, elle ne peut se permettre le moindre faux pas sans quoi, elle est bonne pour s'en retourner dans son Languedoc natal.


- Civet d'lapin d'mazmazelle Marie, accompagné d'ses pommes sautées.

Elle lui sourit de toutes ses belles dents et s'applique au service. Elle lui  laisse le temps de déjeuner au calme sans le saouler de paroles bien qu'elle pourrait lui causer durant des heures tant elle a à lui dire. De temps à autre, elle le ressert de vin, d'eau et veille à ce que la corbeille à pain soit toujours pleine.

- C'du pain qu'j'fais moi-même chaque matin. L'est ben meilleur qu'c'lui du boulanger.

Arrive le moment du dessert et si Mlle Marie ne sait pas encore si son beau Maître aime le sucré, elle est certaine que sa crème aux œufs et son coulis de caramel fait toujours des merveilles. Elle retire d’abord les restes du plat principal, change les couverts, essuie les miettes qui sont éparpillées sur la table et présente son dessert.

- Crème aux œufs avec son coulis d'caramel.

C'est le moment pour Mlle Marie de filer en cuisine pour préparer un bon café qu'elle proposera de servir sous la véranda ouvrant sur les jardins du domaine. Elle laisse le temps à Monsieur de Florensac de savourer son dessert puis revient avec le plateau chargé du café et de petits gâteaux maison.

- S'vous voulez, Mlle Marie va vous servir l'café sous la véranda. Y'a encore tout plein d'soleil pour s'réchauffer les os. Après et comme vot'chval l'a mangé et pis s'est r'posé p't'être qu'vous pourriez aller en balade dans la campagne ? Y' a aussi la bibliothèque d'M'sieur l'Vicomte où y'a tout plein d'livres.

Elle patiente de savoir ce qu'il souhaite et ajoute.

- Moi, j'vais préparer la chambre pour la Mazmazelle et m'occuper du dîner d'c'soir mais vous pouvez m'app'ler à tout moment.

Et plutôt deux fois qu'une qu'il peut l'appeler, qu'elle rajouterait bien mais elle s'abstient.

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MessagePosté le: 11/11/2017, 11:05    Sujet du message: [RP] "L'Azur" Hôtel Particulier à Poissy Répondre en citant

Il était perdu dans ses pensées lorsqu’elle amena le premier met. Le plat lui fut présenté avant d’être posé devant lui. Des asperges accompagnées d’une sauce blanche, délicate entrée pour une première mise en bouche. Il acquiesça de la tête pour la remercier et commença à manger. Cette sauce était vraiment délicieuse puis arriva le plat principal qui, comme le plateau d’entrée, lui fut présenté avant d’être consommé. Ce fameux civet de lapin qui mijotait à son arrivée et il avait hâte d’y goûter surtout avec ses pommes sautées. Il ne se fit pas prier et mangea avec délectation.

Wouaah ! Il n’avait jamais mangé de met aussi succulent que ce gibier en sauce qu’il en reprit une seconde fois.

Déjà le trop plein se faisait ressentir et il se sentit comme légèrement bedonnant lorsqu’elle lui annonça que le dessert allait suivre. Une main sur son ventre, il hocha la tête en souriant car étant fort gourmand, il ne pouvait se passer de douceurs même s’il n’avait plus de place pour les friandises.

Il la regardait silencieusement desservir avec une minutie savamment zélée avant qu’elle n’eût présenté le troisième plateau de sucreries. Rien que la présentation du dessert et l’arôme du caramel, ses papilles et ses salivaires étaient en émoi, tellement qu’il finissait tout jusqu’à la dernière cuillère de crème et de coulis qui faisait glisser avec quelques gorgées de vin.

Tout à coup, il sentit la bonne odeur du café et un petit sourire illumina son visage quand le dernier plateau arriva sur une proposition assez inattendue, boire le café sous la véranda côté jardins du domaine. Il se leva de son siège puis posa son regard sur la demoiselle.


En effet, c’est une excellente idée, Melle Marie, je prendrai bien le café sous la véranda et je tiens à vous dire que vous cuisinez fort bien et que j’ai délicieusement bien mangé.

Elle était charmante dans sa façon de s’exprimer quoique des fois, ce n’était pas évident.

Non, tout compte fait, pas de ballade à cheval pour aujourd’hui. Je pense plutôt m’adonner au plaisir de la lecture et j’ai apporté ce qu’il faut.

Gazettes et revues sous le bras, il la suivit jusqu’à la véranda où elle déposa le plateau sur la table et avant qu’elle monte à l’étage pour préparer la chambre de sa fiancée, il lui demanda.

Bien sûr, je ne manquerai pas de vous appeler si j’ai besoin de quoi que ce soit mais avant que vous ne montiez, je désirerai prendre un verre de ce bon vieux cognac que chérissait tant Feu Monsieur le Vicomte et si vous voulez bien m’en servir un, je vous prie !

Après avoir bu le café, se saisissant de son verre de cognac, il prit la peine de le chauffer légèrement entre ses doigts avant de le siroter à petites gorgées. Son regard dominait les jardins forts bien entretenus où il avait fait de longues promenades dans les allées ombragées par les bordures d’arbres centenaires, partageant les massifs d’arbustes, de plantes et de fleurs et étendues d’eau. Un petit paradis dans un calme sereinement olympien. Le début de l’après-midi se passa à éplucher articles des gazettes et revues puis regardant sa montre à gousset, il décida de se défouler les jambes en se dirigeant vers l’allée principale qui le mènerait tout droit à une fontaine dont l’eau tombait en cascades dans un grand bassin circulaire.

Pendant plus d’une heure, il déambulait lentement dans les allées, enivré par l’émanation des parfums floraux et boisés encore de la chaude saison presque automnale puis regardant les aiguilles de sa montre qui semblaient galoper avec une hâte indécente tout en traînant en longueur, il pensa qu’il était temps de renter et d’allait faire un petit tour par la bibliothèque pour ensuite se poser dans un fauteuil du grand salon avec un bouquin en attendant avec impatience l’arrivée de sa belle blondinette d’amour qui lui manquait terriblement et en espérant fermement qu’elle serait là avant le dîner.

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MessagePosté le: 13/11/2017, 13:48    Sujet du message: [RP] "L'Azur" Hôtel Particulier à Poissy Répondre en citant

Tout fonctionnait à merveille ! Mlle Marie marquait des points avec sa cuisine, son service de haute volée - elle a été à bonne école avec Monsieur le Vicomte de Mirepoix - et avec son charme in com pa r a ble ! Elle est fière des compliments reçus la Marie, elle en dandinerait presque du popotin de contentement mais s'abstient pour l'instant. Il ne faut surtout pas brusquer le beau Joris. Elle sortira son savoir-faire cette nuit, lorsqu'il dormira à poings fermés. Pour l'heure, elle se contente de sourire encore et toujours de toutes ses dents bien blanches, ce qui est plutôt rare chez les dames de la campagne de son époque.

Va pour la véranda ! Mlle Marie a toujours de bonnes idées et Monsieur de Florensac va pouvoir le vérifier aussi souvent que possible. Bon, s'il repart sans elle dans deux jours, cela va être compliqué à mettre en œuvre mais elle n'a pas dit son dernier mot sur le sujet. Elle dépose donc le plateau chargé du café et des petits gâteaux maison sur la table de jardin. Elle tapote avec énergie les coussins du confortable fauteuil  destiné à son Maître et commence le service avec application.


- Vous s'rez bien là, au soleil, M'sieur d'Florensac. C'est Mlle Marie qu'vous l'dit ! Faut digérer ce déjeuner et préparer vot'bidon au dîner qui s'ra tout aussi bon.

Sur le point de vaquer à ses occupations, elle incline doucement la tête et s'empresse d'aller chercher le vieux cognac de Monsieur le Vicomte. Elle en profite pour prendre également sa boîte de cigares et ramène le tout. Là aussi, son service est irréprochable.

- C'est l'Cognac de M'sieur l'Vicomte. Faudra penser à en r'commander M'sieur d'Florensac, l'en reste plus qu'deux bouteilles.  Pis, j'ai pensé qu'p'têtre vous aimeriez fumer un cigare ? Savez, M'sieur l'Vicomte, il en fumait un l'midi pis un l'soir et tous les jours du bon Dieu !
R'gardez qu'çà a pas pu lui faire d'mal puisqu'il est pas mort d'la fumée mais d'un accident d'ch'val !

Mieux vaut qu'elle ne tape pas trop la jactance au risque sinon d'exaspérer le beau Joris. Après une belle courbette, elle prend congé.

- J'vaque à mon ouvrage si vous n'avez plus b'soin d'moi !

Elle va commencer par la mise en place de la chambre de la demoiselle attendue. Rien qu'en y songeant, elle marmonne.

- J'spère qu'elle est laide comme un pou pis qu'elle pue la cocotte !

Elle s'occupe donc de cette maudite chambre qui a déjà subi le grand nettoyage à son arrivée. Elle fait le lit avec des draps sentant bon la lavande, tire les tentures, aère la pièce et termine par le rangement de la coiffeuse où un magnifique nécessaire à coiffure y est posé. Un court instant, elle se demande si elle doit aller cueillir quelques fleurs dans le jardin et les disposer dans un vase comme elle l'a fait pour Monsieur de Florensac. Et la réponse lui vient sans hésitation.

- D'la crotte ! Et pis quoi encore !

L'après-midi est déjà bien avancé et Mlle Marie va à présent s'activer à la préparation du dîner. Dans son esprit, un dîner qui ne sera que pour Monsieur de Florensac. Elle compte bien mettre les petits plats dans les grands sans se préoccuper de l'arrivée prochaine de la demoiselle. Elle bouffera les restes si jamais elle arrivait après l'heure du dîner ! Non mais.

L'heure du dîner n'est plus loin. Tout est prêt mais Mlle Marie préfère s'assurer que le beau Joris ne manque de rien. C'est dans la bibliothèque qu'elle le retrouve.

- M'sieur d'Florensac ?  Sr'a bientôt l'heure du dîner.
Z'avez b'soin d'rien ?

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MessagePosté le: 16/11/2017, 20:08    Sujet du message: [RP] "L'Azur" Hôtel Particulier à Poissy Répondre en citant

C’était vraiment bizarre à dire mais cette longue journée de douce oisiveté en s’enfonçant dans les délices de l’insouciance l’avait fatiguée et en plus, la solitude et le manque d’activité lui pesait et pour un homme actif et bavard, c’était pas très bon pour le moral et les seuls bons moments de la journée se passaient à table à déguster les bons petits plats de Melle Marie et à écouter celle-ci parlait dans son jargon.

Elle lui parla de son bidon et son visage arbora un petit sourire en coin. Il acquiesça du chef pour les cigares et la bouteille de cognac.


Merci pour vos bons soins, Melle Marie et la prochaine fois, je ne manquerai pas d’apporter une caisse de bouteilles de cognac.

Pour savoir, il savait déjà que les préférences du Vicomte se portaient principalement sur un bon habano cubain et un ou deux verres de cognac après un bon repas.
La journée tirait à sa fin et l’heure du dîner était proche et toujours pas d’Ana. A l’arrivée de la servante, il ferma son livre et le posa sur la table basse qui se trouvait devant lui puis se leva du fauteuil pour rejoindre la salle à manger.


Non merci, cela ira, Melle Marie !

Une fois installé en bout de la table, même topo qu’à midi, il attendit le service en buvant quelques gorgées de vin rouge.
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Anastasie Lévis-Mirepoix
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MessagePosté le: 17/11/2017, 12:41    Sujet du message: [RP] "L'Azur" Hôtel Particulier à Poissy Répondre en citant

Tandis que la berline parcourt les lieues la séparant de Joris, Anastasie gigote sur sa banquette et sent bien qu'elle est terriblement anxieuse de revenir dans cette demeure qui l'a vue naître. Une maison familiale ne doit-elle pas être celle de tous les bonheurs, des souvenirs d'enfance joyeux, de l'amour inconditionnel offert par des parents attentionnés et aimants ? De tout cela, elle n'a rien eu, ou si peu, qu'elle en reste terriblement chagrinée et affectée. Ana est née à l'Azur mais n'a pas eu l'occasion de s'y fabriquer de jolis souvenirs. Du plus loin qu'elle puisse remonter dans sa courte présence à l'Azur, ne lui revient que le jour où d'un ton sans appel son père, le Vicomte de Mirepoix, lui a annoncé avec rudesse :

- Mademoiselle ma fille vous venez de fêter vos dix ans. Madame votre mère est fort fatiguée ces derniers temps et ne peut convenablement vous éduquer.
Vous partirez donc, dès demain matin, au Couvent d'Abbecourt où la Mère supérieure Héloïse de Gaces vous y attend.


Ana n'a en effet que dix ans au moment des faits mais cela ne l'empêche pas de se montrer rebelle au commandement de son père.

- Je ne veux pas quitter l'Azur, Père ! Je veux rester là. Je soignerai Mère lorsque vous serez en mission pour le Roi, je vous en fais la promesse.


- Depuis quand discutez-vous mes ordres ? Car c'est un ordre et il n'y a pas à revenir sur ma décision. Vous partez demain matin.

Et c'est ainsi qu'au petit matin du 2 juin 1812, Anastasie quitte la maison familiale où elle est née et où elle aura passé dix années avec son père et sa mère.
Elle n'y reviendra plus jamais jusqu'à ... aujourd'hui, en ce début de nuit de fin Septembre 1823.

Ana est en pleurs dans la berline qui va bientôt arriver à destination. Elle n'imaginait pas que sa venue à l'Azur engendrerait tant de souvenirs douloureux, tant de tristesse et tant de colère aussi. De la colère d'avoir été extraite de force de son cocon familial, de n'avoir plus jamais revu sa mère qui mourra quelques semaines après son départ au couvent, de n'avoir entr'aperçu son père au couvent que lorsqu'il le voulait bien et il ne le voulait pas souvent, d'avoir dû supporter ses dernières exigences au moment de sa mort et lors de sa visite chez le notaire de la famille Lévis-Mirepoix en Janvier 1823. Ses larmes ne cessent de couler et c'est un visage bouleversé, des gestes tremblants et peu sûrs, une allure de petite biche égarée qui la voient franchir le seuil de la demeure.

A travers ses larmes, elle ne voit rien, n'entend rien, pas même cette jeune femme à l'accent bizarre qui lui demande qui elle est et qui la suit comme son ombre. Il est très tard, Ana n'ayant quitté son bureau de la Procure qu'à plus de vingt-et-une heures passées. Elle déambule dans cette vaste demeure en essayant de se souvenir de sa disposition. Tout ce qu'elle veut à présent, c'est la chaleur réconfortante des bras de son fiancé, c'est de sentir qu'elle est ici, aujourd'hui, la bienvenue. Alors, elle tente de courir dans le vestibule, puis en direction de la salle à manger où il n'y a personne et par deux fois, elle butte contre les meubles. Tremblante toujours, elle se dirige vers la bibliothèque. Elle ouvre la lourde porte ouvragée où le blason des lévis-Mirepoix est ciselé avec harmonie.

Et enfin ... celui qu'elle aime plus que sa vie, se tient là, assis, si beau, si calme, un verre de cognac en main et un cigare de l'autre, qu'un court instant, elle revoit son père assis au même endroit avec le même rituel immuable d'après le dîner. Ses larmes l'empêchent d'avoir une vue claire et dégagée mais elle sait bien que c'est Joris qui se tient en lieu et place de celui qui se tenait là du temps de sa petite enfance. Tremblante, secouée de sanglots, elle court et va se jeter dans les bras de Joris en s'agenouillant au pied du fauteuil au velours rouge carmin. Sa tête, dont le visage est d'une pâleur à faire peur, va se nicher contre le torse masculin et ses bras se serrent autour du cou de son Beau Brun d'amour avec une véritable désespérance, à l'image d'une petite biche égarée et perdue sur son chemin.

- Suis-je ici, à l'Azur, la bienvenue ?

Réussit-elle à hoqueter entre ses larmes tandis que celle qui n'a pas cessé de la suivre s'adresse à Joris.


- M'Sieur d'Florensac j'pas réussi à savoir si c'est votr'invitée, elle a d'boulé dans la maison comme une fo ...  comm'une furie.
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MessagePosté le: 20/11/2017, 13:41    Sujet du message: [RP] "L'Azur" Hôtel Particulier à Poissy Répondre en citant

Après le dîner, Joris se retira à nouveau dans la bibliothèque où il retrouva l’ouvrage qu’il avait laissé choir avant de se mettre à table. Il retrouva le fauteuil de velours rouge du Vicomte et s’y installa confortablement. Les aiguilles de l’horloge murale indiquaient la quarante-cinquième minute de vingt heures et interrogateur, il commençait à se soucier sérieusement de l’absence de sa fiancée et pour se tranquilliser, il se disait qu’elle avait été retenu par son travail jusqu’à une heure tardive et que par prudence, elle préférerait venir que le lendemain matin dans le courant de la matinée.

Pendant une dizaine de minutes, il parcourut un chapitre sans comprendre ce qu’il lisait, tellement que son esprit était ailleurs. Alors il se ressaisissait, vida presque son verre de cognac, posa la moitié de son cigare allumé dans le cendrier puis se releva et alla lever le lourd rideau qu’il avait baissé quelques instants plus tôt afin de contempler la nuit.
Au-delà de la campagne luisante sous les reflets de la lune et des eaux sombres des étendues, se trouvait un horizon noir et blanc apportant un silence lourd parfois déchiré par les hurlements de chiens des chaumières avoisinantes. Il rebaissa le rideau pour revenir à sa place initiale et essayer de reprendre sa lecture lorsque tout à coup, Ana faisait interruption dans la pièce d’une manière assez déroutante suivi à la semelle près par Melle Marie.

Surpris, il laissa tomber son bouquin sur le tapis pour rapidement la prendre dans ses bras. Il l’étreignit fermement tout contre lui et sentit une vive émotion l’envahir de par son cœur qui battait fortement dans sa poitrine.
Mince ! Que lui arrivait-il ? Pourquoi employait-elle des mots si déconcertants et émouvants à la fois ? Mais avant de lui répondre, il leva le regard vers la servante.


Ne vous inquiétez pas, je vais m’occuper de Mademoiselle Lévis-Mirepoix et si vous voulez bien nous apporter du café, du thé et une légère collation, je vous prie !

La servante acquiesça et sortit de la pièce en refermant la porte derrière elle.

Bien sûr, mon Amour, que vous êtes la bienvenue chez vous à l’Azur ! Dites-moi ce qui se passe, je vous sens si tendue et si bouleversée que vous me faire vraiment peur.

Il la regardait avec amour et tendresse en considérant au passage son élégance délicatement lustrée, comme le doux éclat de quelques précieuses porcelaines et malgré une grande peine affligeante, il la trouvait encore plus troublante que jamais. Puis d’un ton complètement changé parce qu’il se voulait rassurant, il ajouta tout en lui tendant son mouchoir propre :

Ne pleurez plus, mon Amour ! Je suis et serai toujours là pour vous et cela jusqu’à mon dernier souffle de vie… Je vous en prie, séchez vos larmes et dites-moi ce qui vous rend autant vulnérable que triste… Serait-ce le fait de vous retrouver ici pour la première fois depuis tant d’années ?
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 02:32    Sujet du message: [RP] "L'Azur" Hôtel Particulier à Poissy

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