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[RP] La chambre des d'Argenson

 
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Azelma
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MessagePosté le: 24/12/2017, 12:21    Sujet du message: [RP] La chambre des d'Argenson Répondre en citant

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A la veille du réveillon de Noël 1823
  


Azelma se remet peu à peu de ses maux, maux qui ne regardent personne d’autre que son époux et d’ailleurs elle lui est reconnaissante d’avoir gérer son éloignement de la capitale ainsi que d’avoir informé l’ensemble des gens qui devaient l’être.

La jeune femme reprend du poil de la bête, petit à petit les forces lui reviennent, elle a tant donné, trop donné, dormant peu, s’agitant pour tenter de donner vie à la Capitale et au reste et pourtant son corps a dit STOP ! Son mental aussi, certains événements ont été de trop et c’est la raison qui l’a fait sombrer totalement dans une profonde fatigue et une anémie même si elle aurait préféré pouvoir aller au bout des choses, il y a des impératifs, des obstacles dans la vie qui passent avant tout... C’est ce qui lui est arrivée... Ses priorités se sont tournées ailleurs....

La petite Judith passe du temps à ses côtés chaque jour, essayant de la faire sourire, une gentille jeune femme pour qui Azelma nourrit une certaine affection, comme elle le fait pour Marius le jeune cuisinier qui lui prépare à tous les repas de délicieux petits plats.

Azelma est bien entourée, même ses parents ont pu passer lui rendre visite quelques jours le mois précédent et pourtant elle s’ennuie de son époux. Elle se languit de lui, des conversations qu’ils partageaient et de tout ce qui fait leur vie de couple.



Depuis quand est-elle à Saint Rémy sans lui ?

Deux ou trois mois ?

Honnêtement, elle ne sait plus.  Est-ce que cela a une réelle importance ? Elle doute manquer  à qui que ce soit sur Paris ou juste à quelques personnes quoi que ! Et encore moins manquer au gouvernement.

A tel point qu’elle ne souhaite pas revenir sur Paris, elle n’a pas honte, elle a donné tout ce qu’elle pouvait pour la ville et ses administrés, mais elle sait toutefois que c’est probablement passé inaperçu. Et son absence est peut-être passée aussi inaperçu d’ailleurs, mais elle en a cure, totalement même.

Azelma ne prend que les nouvelles par les écrits de son époux et les nouvelles des journaux et lorsqu’elle découvre certains noms dans les articles, elle sourit amusée et passe à la suite sans le moindre commentaire.


La jeune femme n’est pas dupe, loin de là, elle sait que ceux qui désirent le pouvoir sont prêts à tout, elle n’a jamais rien demandé à personne et ne regrette rien. Aujourd’hui encore, elle ne renie pas ce qu’il s’est passé, elle a pris des leçons, elle s’est fait une idée de ce qu’était la soit disant amitié et des amis maintenant, elle en a que peu peut-être un ou deux, plutôt un en fin de compte.

La d’Argenson est justement occupée à lire les dernières nouvelles du royaume quand Judith entre dans sa chambre. Chambre qu’elle quitte peu même si elle commence à en rêver. Assise dans son fauteuil face à la cheminée de sa chambre, elle pose ses azurs sur la jeune fille lorsqu’elle s’adresse à elle.


Vicomtesse, souhaitez-vous vous joindre à nous pour le réveillon de Noël ? Marius va nous préparer les treize desserts et nous serons tous réunis.


Quand me nommerez-vous Azelma, Judith ? Elle lui sourit avant de secouer lentement la tête. Je ne pense pas que cela soit judicieux, je serai de mauvaise compagnie.

Vicomtesse, ne dites pas cela ! Moi et Marius et les autres aussi serions ravis de partager avec vous cette veillée.


Avez-vous effectué les achats que je vous ai demandés pour le présent de chacun ?


Oui Madame la Vico…. Azurs aciers qui arrêtent les propos de Judith qui reprend après un timide sourire. j’ai acheté tout ce que vous m’avez demandé, grâce à vous nous serons tous gâtés, alors s’il vous plait venez partager le repas à nos côtés. Cela vous fera le plus grand bien.


Puis, Judith s’approche et s’agenouille devant le fauteuil d’Azelma.

Il vous manque ?


Qui ?


Monsieur ? Vous ne parlez jamais de lui, mais je vois vos yeux lorsqu’il vous écrit et que vous le lisez.


Effectivement, je ne peux rien vous cacher... Mais Paris le retient, il a fort à faire...

Az soupire imperceptiblement, si son mari lui manque terriblement, elle ne veut ni ne peut le lui signifier. Elle le respecte trop pour lui imposer un voyage jusqu’ici.

Saint Rémy est magnifique mais ce n’est pas Paris et sa vie agitée et mouvementée. Si elle, en a assez de cette vie, il n’est pas dit qu’il en soit de même pour son époux... Et jamais elle imposera à Thierry quoi que ce soit !

La brune sourit à son employée en l’invitant  à se redresser d’un geste de la main, délicat et mou, car elle n’est pas encore au mieux de sa forme et l’absence n’aide en rien, car elle rumine sans cesse.


Judith, je vous promets de venir passer un moment avec vous pour la veillée de la Noël. Mais à une condition...


Laquelle Madame ? Judith écarquille légèrement les yeux, surprise et ravie de ce qu’elle entend même si elle ne connaît pas encore la condition.


Je désire sortir d’ici, j’en ai assez de ses quatre murs Judith, emmenez-moi à la serre demain ou aux écuries où les travaux doivent être bien avancés.

Azelma a de l’argent à ne plus savoir qu’en faire, une vie  entière, ne suffirait pas à tout dépenser.  Et pourtant ce qu’elle désire actuellement le plus au monde, ne s’achète pas.

Prendre l’air.

Voir son tendre époux.

Monter à cheval.

Et tant d’autres choses.

La liberté, la santé n’ont pas de prix.



Azelma veut parvenir à reprendre le cours de sa vie, loin des tumultes parisiens, elle n’est nullement prête à revenir sur la Capitale.  Non pas qu’elle craigne de revoir les gens, mais doit avant toute chose penser à elle et surtout à sa santé.

La jeune employée a souri largement, le regard pétillant , elle trépigne presque sous le regard de la Az.


Oui, tout ce que vous voulez Madame, votre médecin a dit que vous pouviez sortir un peu désormais. Pas longtemps et sous surveillance mais...

La d’Argenson lui fait signe de se taire, elle sait ce que son médecin a dit et calme l’enthousiasme de la jeunesse avec un léger sourire.

Puis la journée est passée lentement, elle commence à trouver le temps long, à s’ennuyer enfermée dans cette chambre aussi jolie et confortable soit-elle.

 
Matin du 24 décembre 1823  

  

 

La d’Argenson a peu dormi, la simple idée de prendre l’air a suffi à l’empêcher de rejoindre Morphée. Aussi quant au petit matin c’est Marthe qui lui apporte son plateau Azelma s’installe sur le bord du lit.


Je vous remercie mais je n’ai pas faim.


Taratata Vicomtesse, il vous faut manger vous n’avez plus que la peau sur les os ! Vous devez reprendre des forces.


La d’Argenson va pour répondre à cela mais Marthe ne lui en laisse pas la possibilité. La Garcin la regarde en ajoutant sur un ton sans appel :


D’ailleurs si vous ne mangez pas, vous ne sortirez pas ! C’est ainsi, avec tout le respect que je vous dois Vicomtesse, je ne céderai pas.


La Garcin n’est pas des plus aimables, mais la d’Argenson commence à la connaître, aussi ne s’offusque-t-elle pas, au contraire sa répartie et la manière dont elle lui tient tête lui plait assez, même si pour l’instant elles n’ont pu être dans le conflit toutes les deux. Une opposition lui fait le plus grand bien, cela la force à ne point devenir capricieuse et à rester elle-même.

Aussi, elle déjeune légèrement sous le regard de l’employée. C’est aussi Marthe qui l’aide à la toilette ce matin-là , ainsi qu’à l’habillage. Une fois prête, vêtue chaudement afin de ne pas attraper la mort comme dit si bien Marthe, Azelma sort de sa chambre accompagnée de la Garcin.


Esprit vous attend à la serre, Judith va vous accompagner dans votre sortie ce jour. Soyez prudente Vicomtesse, je ne veux pas avoir à vous soigner comme j’ai eu à le faire à votre arrivée.


La Garcin aère la chambre, ouvrant les fenêtres en grand avant de rejoindre la d’Argenson et de tirer la porte derrière elles.
.......................................

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Azelma
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MessagePosté le: 27/12/2017, 16:02    Sujet du message: [RP] La chambre des d'Argenson Répondre en citant

Matin du 27 décembre 1823

Azelma est debout à la fenêtre de la chambre à admirer le jardin, le temps est au vent qui vient s'infiltrer dans l'encadrement de la fenêtre et le filet d'air froid la fait frissonner, ce qui la fait sourire, ressentir ces frissons après avoir passée des semaines endormies comme la "Belle au bois dormant" est plutôt rassurant. La d'Argenson se sent de mieux en mieux chaque jour, même si elle n'est pas encore prête à courir les boutiques et d'ailleurs à cet instant elle n'en a nullement le désir.
Az rêve de liberté, d'activités tournées vers ses centres d’intérêts, elle qui a oeuvré pour le bien du royaume pendant des mois, préfère pour l'instant se retirer de la vie publique et surtout se tenir à l'écart de certaines personnes qui l'ont amplement déçues. Mais on ne l'y reprendra plus, ce temps est révolu.
La porte de la chambre s'ouvre et la sort illico presto de ces pensées plutôt sombres, elle se retourne et voit la petite Barthas s'approcher avec un pli.

Vous avez reçu cela hier mais vous étiez occupée, alors je vous l'apporte là.

La d'Argenson sourit en prenant délicatement le courrier reçu, elle la remercie d'une inclinaison de tête si certaines choses changent, d'autres pas.
Puis elle décachette le pli et le lit sous le regard de Judtih qui la voit hausser un sourcil.

Rien de grave, j'espère?

Non pas du tout, je me rends compte que pendant tout ce temps où ma vie est restée comme suspendue dans le temps j'ai manqué aussi de beaux événements.

La Barthas regarde la d'Argenson avec un regard pleins de questions. Aussi Azelma reprend en souriant:

La jeune procureur du roi s'est mariée et apparemment mon époux était de la fête ou je ne sais exactement. Mais je suis ravie d'apprendre que cette jeune femme ait trouvé l'amour.

Ho! Vous la connaissez bien? Vous êtes amies?

La d'Argenson range le pli délicatement dans son enveloppe et va le poser sur la petite table de chevet, puis revient vers Judith:

En fait, je ne la connais que par le biais du travail, elle connaît surtout Thierry.
Moi j'ai eu l'occasion de lui donner des cours, je l'ai trouvée amusante, pleine d'humour.

Elle sourit en songeant à la demoiselle et fait le lien avec l'avocat stagiaire en ayant lu le nom de l'heureux élu.
Puis, elle revient à la Barthas.

Je vais lui répondre, pourriez vous me préparer mes outils d'écriture?
Je vous en serai reconnaissante.

Judith s'exécute immédiatement sortant et revenant dans la pièce pour déposer le tout sur la table basse proche de la cheminée de la chambre.
Azelma s'installe confortablement laissant la Barthas repartir à ses occupations.
La d'Argenson prend de quoi écrire afin de répondre à la jeune mariée, en songeant qu'il y a un an à peu près à la même date c'est elle qui se mariait avec Thierry.


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Thierry d'Argenson
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MessagePosté le: 30/12/2017, 19:08    Sujet du message: [RP] La chambre des d'Argenson Répondre en citant

30 Décembre 1823, vers 17 h 30 
 

 
 
Elle lui tournait le dos... Assise à une table faisant face à la fenêtre qui donnait sur le parc arrière du château, elle semblait absorbée par une lettre, ou un écrit émanant d'elle même, ou une autre chose qu'il n'aurait pu, de la ou il se trouvait, identifier.. L'entrée du domaine se trouvant de l'autre côté, elle n'avait ni vu, ni entendu la malle entrer dans le parc, quelques minutes plus tôt.. D'une voix douce, presque timide, elle demanda sans se retourner à ce que le feu soit tisonné et ravivé... Y ajouta un " s'il vous plaît Judith ".. Thierry resta un instant immobile, sans répondre, à fixer le dos de son épouse... Il se retint de se précipiter vers elle... Il se retint de répondre de suite... Il savourait... Il se doutait que ce moment serait indéfinissable.. Mais il ne s'attendait pas à la force de l'émotion qui l'étreignait à ce moment précis... Que de nuits blanches... Que d'heures en compagnie de la fumée des cigares et de l'alcool dans le verre, à se demander... A soupirer en regardant le plafond de son bureau aux poissonières à Paris.. A commencer des livres dont il ne voyait les lignes qu'en flou.... A écrire des lettres ou poser des écrits juridiques qui finissaient irrémédiablement par aller brûler dans les flammes de l'âtre près de sa table de travail... Il avait l'impression d'avoir compté chaque secondes depuis qu'elle était partie... Et la, à la voir, il ne comprenait pas pourquoi lui était resté... Pour honorer une fonction à la chambre basse... Mais que lui avait apporté d'avoir honoré des fonctions ?? Si ce n'est le dépit de voir que le royaume, après un sursaut d'activité se rendormait tranquillement... Il s'en voulut, à voir son épouse ainsi seule, devant cette table, d'avoir cédé aux sirènes qui s'étaient révélées bien vides de sens... Elle lui apportait plus en un regard que tous les honneurs du monde ne pourraient jamais le faire... Il ne l'oublierait plus... Il ne partirait plus.. Il ne servirait plus jamais ... Plutôt se pendre.  Ayant compris qu'il est plus honteux que valorisant de servir ce qui ne vaut pas de l'être. La leçon était apprise, et retenue. 


Arrivé en fin d'après midi aux grilles du château, et après avoir passé l'obstacle du gardien, il fut déposé au pied d'un escalier qui donnait sur une vaste porte.. Le cocher commença à désangler la malle de voyage et une femme arborant un air quelque peu pincé vint à sa rencontre... Après un bref bonjour, il lui fut déclaré que ce qui était apporté devait être déposé aux remises, et qu'un repas serait servi si le visiteur le désirait, dans les cuisines... L'hospitalité du château de Roussan n'était pas une légende.. 
Sur le coup, Thierry fut surpris qu'on le prenne pour un livreur... Puis, il se rendit compte que sa tenue de voyage pouvait prêter à confusion, qu'ensuite il ne s'était pas rasé le matin même, pressé qu'il avait été de quitter la dernière auberge ou il avait passé la nuit, sans quasiment fermer l'oeil, gêné pour ce faire par les ronflements des deux autres hommes avec qui il avait fallu partager la chambre, la place manquant ce soir la... Enfin, il se rappela qu'il n'avait pas prévenu de son arrivée... 
Après avoir un instant fixé la revêche, il s'approcha doucement, et s'inclina légèrement.. 


Pardonnez Madame, il y a une légère méprise... Je ne viens rien livrer, si ce n'est ma personne... Je la livre de plus à Madame la Vicomtesse dont j'ai, figurez vous, et ce depuis un an, l'honneur d'être l'époux...


La dame fit un joli O avec sa bouche, ses yeux se remplirent de cette gêne que l'on ressent lorsqu'on à compris que l'on avait peut être gaffé... Mais elle n'eut pas le temps de répondre que Thierry enchaîna de suite..


Veuillez me pardonner.. Je n'ai pas annoncé ma venue, aussi suis je le seul responsable de cette méprise qui, somme toute, n'a rien de dramatique... Elle est même plutôt drôle selon moi... 


Le visage de la dame indiquant que de son côté à elle, le mot drôle n'aurait pas été celui qu'elle eut choisi, elle finit par faire une légère révérence et se présenta... Marthe.. Puis déclina sa fonction auprès d'Azelma... Thierry ne l'écoutait déjà plus, s'apercevant qu'une autre femme, bien plus jeune, avait fait son apparition sur le perron... Captant la direction du regard du jeune homme, la revêche se retourna et ordonna sèchement à la dite jeune femme d'aller prévenir " Madame la Vicomtesse " que son époux était arrivé..


S'avançant légèrement, Thierry arrêta la jeune femme..


Non, n'en faites rien... Indiquez moi seulement ou se trouve mon épouse, j'aimerai lui faire la surprise... 


Judith comme la nomma la dame Marthe fit une rapide révérence à son tour, agrémenté d'un joli sourire faisant signe à Thierry de la suivre... Celui-ci fit un léger signe de tête à la première pour suivre la seconde... Il longèrent un couloir, puis un autre, avant de monter un escalier et de franchir un petit salon avant de déboucher sur un autre couloir au bout duquel une porte était fermée...
La jeune femme se tourna vers lui pour lui dire que cette porte était celle de la chambre de Madame... Avant de rajouter, le rouge montant aux joues,  " et de Monsieur ".. 


Merci Mademoiselle.... Judith, c'est bien cela ?? 


La demoiselle fit oui de la tête, son sourire toujours accroché aux lèvres..


Bien.. Nous aurons l'occasion de faire plus ample connaissance vous et moi.. En attendant, veuillez me pardonner... 


Quelques secondes plus tard, il était la, à fixer ce dos sur lequel il y avait si longtemps qu'il n'avait pas promené ses doigts... Il regarda la cheminée... Puis enfin, d'une voix transformée par l'émotion qui petit à petit prenait possession de lui, répondit :


Serait il possible que je dégage encore suffisamment de chaleur pour pouvoir te réchauffer entre mes bras ?? 
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Azelma
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MessagePosté le: 31/12/2017, 00:19    Sujet du message: [RP] La chambre des d'Argenson Répondre en citant


L’hiver est bien plus doux ici qu’à Paris, la Vicomtesse a pu profiter du parc une bonne partie de l’après-midi à bénéficier du bon air et de la présence de Judith à ses côtés. Ces derniers jours, elle se sentait un peu plus en forme, marchait plus et plus longtemps, son médecin lui avait dit la veille qu’elle était sur la bonne voie, que son anémie semblait se dissiper et la preuve était les couleurs qu’elle reprenait peu à peu, sans être halée sa peau était moins pâle qu’à son arrivée.

Après sa promenade, elle est passée à la cuisine pour partager un café en compagnie d’une partie du personnel qu’elle commence à bien connaître. Il est à peu près seize heures trente lorsqu’elle s’enferme dans la chambre, elle aime être seule. Azelma parle peu de son époux, ou du moins ne laisse pas paraître son manque de lui et il n’y a que dans la chambre qu’elle puisse songer à lui sans être interrompue. Judith pose de nombreuses questions sur le couple et sur Monsieur comme elle l’appelle, mais c’est la seule à qui la d’Argenson se confie un peu et parfois  parle de lui à son ancien greffier qui vit dans la Vicomté avec ses enfants, mais sinon elle reste assez secrète. Az n’est pas genre à étaler son manque, pas avare en sentiments mais pudique  lorsqu’il s’agit de Thierry.

Surtout que plus le temps passe, mieux elle se sent et plus il lui manque. L’absence, il n’y a rien de pire, c’est un vide que rien ni personne ne peut combler, il n’y a que les souvenirs des moments passés ensembles qui puissent la soulager. Justement à cet instant précis elle est occupée à écrire un courrier à l’attention de son tendre époux, parfois son regard se perd dans le parc qui lui fait face, une lettre est arrivée à la Vicomté pour lui. Même si la curiosité la dévore de l’ouvrir, elle ne lui est pas adressé aussi est-elle occupée à lui écrire un petit mot pour lui joindre cette missive. Elle espère simplement que le pli ne soit pas urgent, car il va faire un retour sur la Capitale...

La porte s’ouvre alors qu’elle est en pleine activité d’écriture, cela ne peut-être que Judith à cette heure, pour lui annoncer l’heure du repas probablement. Une sorte de rituel instauré depuis quelques semaines déjà, aussi Az ne se retourne pas, demande simplement à ce qu’on attise et ravive le foyer qui commence à se dissiper.

S'il vous plaît Judith...

Prise par son écrit, où elle hésite et choisi ses mots afin de prendre  précaution à ne pas trop exprimer son manque de lui. Il y a un peu plus d’une année, ils se mariaient et malgré les cadeaux envoyés pour cette date anniversaire rien ne remplace la présence de l’être aimé. D’autant que le courrier de la jeune Anastasie lui avait laissé un goût mélancolique en bouche, aussi lutte-t-elle de plus en plus à la tentation de lui dire qu’elle revient sur Paris.

Elle en est là à réfléchir à son écrit et à patienter que Judith fasse ce qu’elle vient de lui demander afin de pouvoir rester seule encore un moment avant l’heure du souper.

Puis vient la question, une voix qui implose son cœur dans sa poitrine, laissant sa plume suspendue au dessus du papier qui se recouvre presque aussitôt d’une tâche d’encre noire rayant à jamais l’écrit entamé.

A-t-elle bien entendu ?

Est-ce bien lui ?

Est-elle en train de rêver ?

Serait-elle a entendre des voix qui ne sont pas ?

Pense-t-elle tellement à lui qu’il lui semble l’entendre ?

Des frissons parcourent son corps de part et d’autre, sa respiration s’est arrêtée, l’émoi , qu’elle ressent,  est puissant, envoûtant. Son cœur frappe sa poitrine à vive allure paradoxe avec son souffle presque interrompu.

Elle ne réfléchit pas, ne réfléchit plus, après de longues secondes qui lui semblent être une éternité, Az en lâche sa plume, se redresse prestement de son fauteuil pour se retourner.

Quand elle le voit après l’avoir entendu, un large sourire étire ses lèvres jusqu’aux oreilles, son regard s’humidifie de bonheur . Il suffit d’une demie seconde pour qu’elle réalise et vienne se jeter dans ses bras.

Thierry...

Le timbre de voix trahi son trouble mais peu lui importe, elle n’a jamais rien eu à lui cacher et est tellement heureuse de le voir là à l’aube de la nouvelle année... Déjà passer la Sainte Epicure sans lui, lui avait été difficile mais jamais elle n’aurait imaginé qu’il serait là pour le nouvel an.

Ses lèvres viennent se saisir des siennes pour un langoureux baiser alors que ses mains viennent se poser sur ses joues, avant de plonger son regard dans le sien en se blottissant dans ses bras.

Quel bonheur de te voir ! Lui sourit tendrement : La chaleur de tes bras réchauffe bien plus que mon corps.

La d’Argenson ne peut quitter l’étreinte de son tendre époux, trop longtemps séparés à son goût, tellement de choses à lui dire sur la Vicomté, tellement de questions se bousculent dans sa tête qu’elle perdrait les mots.

Pourtant avant de lui dire à quel point elle l’aime, avant de lui dire à quel point il lui a manqué, avant même de lui parler d’elle, la jeune épouse lui demande :

As-tu fait bon voyage ? Tu dois être épuisé... Je vais demander à ce qu’on te prépare... « un bain » pense-t-elle sans terminer sa phrase, prise par les émotions.

Tu m’as tellement manqué !

Elle déglutit, n’osant lui demander combien de temps il compte rester.
En une fraction de seconde elle repense à:
toutes ces longues journées à se battre pour aller mieux ....seule,
toutes ces longues soirées passées devant le foyer de leur chambre à penser à lui, à eux,

toutes ces nuits à le chercher de la main dans son sommeil,
tous ces moments qu'ils n'ont pu partager,
toutes ces conversations qu'ils n'ont pu tenir...
Tous ces manques qui pourraient sembler insignifiants à certains s'envolent alors qu'elle est entre ses bras.


Tant de temps à rattraper.
L'aime-t-il toujours autant?
Son regard et ses bras lui signifient que oui!
Cette séparation aura-t-elle renforcé leur lien, elle le pense.
Ces retrouvailles sont magiques pour elle qui ne s'y attendait pas.
Elle a le sentiment de vivre un rêve comme ceux qu'elle a pu faire ces dernières semaines.
Aucun mot ne pourrait décrire ce que la jeune brune ressent à cet instant.
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Thierry d'Argenson
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MessagePosté le: 31/12/2017, 01:41    Sujet du message: [RP] La chambre des d'Argenson Répondre en citant

Le temps reste un instant suspendu. Il a parlé, mais elle ne bouge pas.. Ne réagit pas... Aurait il rêvé ?? A t il cru qu'il avait parlé sans pourtant rien dire ?? Sa voix était elle inaudible sauf pour lui ??
Il allait s'approcher lorsqu'elle se leva soudain, puis se retourna... Un instant, un infime instant plus tard, elle était contre lui, l'embrassant, ses mains caressant son visage... 
Plus tard, bien plus tard, il ne trouverait toujours pas les mots pour décrire la furia des sentiments qui se bousculaient dans son esprit, comme un torrent furieux après la saison des pluies emporte tout sur son passage.. 
Elle lui parle, mais c'est à son tour de ne pas répondre.. Il la contemple... Il mesure en fixant ce visage la fatigue, la lassitude qui a pu un temps s'emparer de cette enveloppe et de son âme... Pourtant, le regard lui ne trompe pas.. Il brille de nouveau, la vie y est fermement ancrée... Un feu qui a failli s'éteindre, mais ce regard la indique que restent rougeoyantes les braises qui permettront de rallumer l'incendie dans sa plus implacable force... Oui, les nouvelles ne mentaient pas.. Encore marquée par quelques stigmates, le visage encore un peu marqué et amaigri, Azelma est bien la, et le retour de sa vigueur naturelle est annoncé, aussi irrémédiable que le printemps succédera à l'hiver le plus terrible. 
Il ouvre la bouche, mais les mots ne viennent pas de suite... A son tour, il promène les mains sur ce visage tant absent... Cette peau qui n'a rien perdu de sa douceur.. Ces cheveux qui n'ont rien perdu de leur enivrant parfum... 
Les dernières semaines s'évanouissent... Les derniers mois même... Plus rien d'autre n'existe à cet instant qu'elle... Mariés pour le meilleur et le pire, il comprend que le meilleur reste à vivre... Il se sent fort.. Il se sent puissant... Il se sent intouchable, inatteignable, invincible.. Il a retrouvé son âme... Son terreau... Et comprend que lui aussi, la bas, loin, dans la grisaille du temps et des événements, était en train de s'éteindre doucement... Elle était sa vie. 


Non mon ange... Je ne suis pas épuisé... Je ne le suis plus... 


Il passa un doigt sur ces lèvres tant rêvées... Lui fit un sourire qui véhiculait tant de pensées...


Tu m'a manqué aussi... Tant... Comment ais je pu rester sans toi ?? Comment ais je pu te laisser si loin... 


De nouveau, il la serre contre lui, doucement... Colle ses lèvres dans ce cou tant exploré déjà... Il lui semble devenir insatiable... Lentement, il s'écarte, puis la prend par la main pour la faire s'asseoir sur le lit...


Nous parlerons de moi plus tard mon ange... D'abord, parles moi de toi... Dis moi comment tu te sens, racontes moi tout.. Tes journées, tes nuits.. Es tu bien entourée ?? S'est on bien occupé de toi ??  Souffres tu encore ?? je suis la maintenant... Que dois je faire ?? Dis moi mon amour... 


Trop de temps passé loin d'elle.. Il voulait rattraper tout cela... Elle était la seule qui comptait... Il serait la désormais, à chaque instant... A chaque seconde... Pour faire de sa vie, de leur vie, un bonheur que rien ne pourrait venir noircir... Il venait de retrouver la seule raison valable de se lever chaque jour... La seule personne qu'il pouvait croire sans crainte... L'investissement de sa vie était la, devant ses yeux... Cette jeune femme, et l'immensité de sentiments qu'elle provoquait chez lui....
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Azelma
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MessagePosté le: 31/12/2017, 04:32    Sujet du message: [RP] La chambre des d'Argenson Répondre en citant


Un silence s’installe, ils sont là tous les deux à se contempler comme s’ils se découvraient, comme s’ils se voyaient pour la première fois. Depuis leur mariage tant d’événements s’étaient déroulés, tant d’obstacles à surmonter ensemble, peu de temps réellement passé côte à côte, peu de nuits partagées, ils prenaient presque rendez-vous pour se voir comme le ferait un couple adultère, un amour secret et pourtant, ils sont mari et femme et ont toujours été fidèles l’un à l’autre. Mais tous deux trop pris par leurs charges et leurs fonctions, tous deux dévoués au Royaume de France en oubliant presque l’essentiel... Eux.

 
Mais au moins ils étaient dans la même ville, alors que ces dernières semaines, l’éloignement était de mise et ils ne pouvaient pas du tout se voir, cela a été plus difficile qu’elle ne saurait le dire , même si les premiers jours elle était tellement épuisée et malade qu’elle ne se rendait même pas compte des jours qui défilaient.

Peut-être que cette maladie a eu du bon, même si elle est arrivée au mauvais moment... Az n’aime pas ne pas aller a bout des choses, c’est ainsi on ne choisit pas quand la maladie arrive et encore elle doit s’estimer heureuse d’en revenir doucement mais sûrement.


Enfin, il brise ce silence qui n’en était pas un dans leurs regards, il lui indique qu’il n’est pas trop las et surtout il lui confirme à quel point ils se sont manqués mutuellement, Azelma pose son index sur ses lèvres en souriant.

Nouvelle étreinte délicieuse qu’elle savoure en soupirant d’aise lorsqu’elle ses lèvres s’emparent de son cou, fermant les yeux, elle profite pour humer son odeur qui lui a tant manqué.

Puis elle se laisse guidée jusqu’au lit pour s’y asseoir à ses côtés, elle l’observe, sa barbe d’un jour ou deux est la preuve qu’il devait s’impatienter autant qu’elle. Cela lui donne un certain charme, ses azurs ne peuvent se détacher de son visage alors qu’il lui parle.

En fait il la questionne ce qui l’amuse grandement, c’est naturel mais elle ne peut s’empêcher de songer à son ancienne fonction au sein du gouvernement, il l’interroge et elle répond simplement en lui expliquant les journées passées alitées avant de pouvoir se déplacer jusqu’au fauteuil de la chambre, les visites du médecin:

Depuis quelques jours, je profite du parc en compagnie de la jeune Barthas, tu verras c’est une brave jeune fille.

Puis elle lui mentionne ses nuits où inconsciemment elle le cherche, mais le rassure sur le fait que ces dernières sont désormais plus sereines et le seront encore plus maintenant qu’il est là avec elle.

Oui tu verras, ils sont tous sympathiques parfois un peu pêchus pour certains mais nous avons de bons gens de maison. Ils ont été aux petits soins pour moi, j’ai vraiment eu de la chance.

Je ne souffre plus, je dois encore me reposer mais mes forces reviennent peu à peu.

Elle lui sourit plus largement encore entendant qu’il était là maintenant cela signifie qu’il ne compte plus la quitter et cela la rassure et lui fait le plus grand bien. Quand à la dernière question son regard pétille :


Être toi-même et là. Prend sa main dans la sienne et la caresse de son pouce.  Par contre, j’aimerai que nous allions à foire équine pour faire l’acquisition de chevaux. J’ai proposé à Judith de m’accompagner afin de la sortir un peu d’ici mais serais tu d’accord pour te joindre à nous ?

Elle dépose un baiser tendre sur ses lèvres avant de lui demander :

Et toi ? Raconte moi ? Comment ça s’est passé pour toi, la chambre basse ? Comment ça se passe boulevard Poissonnières ? Dis moi tout... J’ai appris que tu es allé à un mariage aussi. D’ailleurs ça me fait penser que je dois répondre au Procureur... Ha et...


Elle se lève, se rend au bureau face à la fenêtre donnant sur le parc et revient en lui tendant le pli qui lui est destiné.


Tu as reçu cela ici hier, j’étais justement à t’écrire un mot pour te le renvoyer j’espère que ce n’est pas urgent ou grave.

Elle se rassoit à ses côtés sur le lit, le laissant prendre connaissance du courrier s’il le désirait, la jeune femme espère que ce n'est pas une affaire qui demande sa présence et l'éloigne déjà d'elle à peine arrivé.

Azelma le contemple en soupirant imperceptiblement, le retrouver est tellement doux qu’elle ne peut le quitter du regard et a le désir de se lover contre lui simplement pour le sentir contre elle. Elle espère qu’ils ne seront plus jamais séparés ou du moins pas aussi longtemps que cette fois. Déchargée de ses fonctions, la jeune femme compte bien choyer son époux et profiter de lui.

Elle ne sait pas de quoi l’avenir sera fait, mais elle sait qu’à ses côtés il ne pourra être que délicieux et qu’ils feraient de grandes choses ensemble comme envisager d’avoir un enfant peut-être ? Ou bien d’autres choses qu’ils pourraient faire mais ensemble, même si chacun aura probablement des occupations propres.



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Thierry d'Argenson
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MessagePosté le: 31/12/2017, 14:48    Sujet du message: [RP] La chambre des d'Argenson Répondre en citant

Après coup, il se rendit compte de l'incongruité de sa question... Si son épouse allait mieux, cela signifiait que l'on s'était bien occupé d'elle... CQFD. L'apprendre par écrit avait été une chose, mais le constater de visu en était une autre...
Lorsqu'il avait vu la berline emmener son épouse de Paris ce matin la, il s'était senti si mal... Aujourd'hui, il se sentait mal d'être resté la bas pendant qu'elle venait ici... Ho bien sur, il n'avait pas vécu que des heures sombres à Paris... Il avait eu des visites.. Il y avait eu le mariage de Joris et Anastasie... Une éclaircie dans son ciel personnel qui était à l'orage... Pourtant.. La raison essentielle pour laquelle il était resté, cette volonté de tenir un engagement, s'était révélée une erreur.. Il y a des causes pour lesquelles aucun engagement ne vaut... La seule cause ayant quelque valeur que ce soit, c'était elle.. 
Les réponses étaient tombées, calmement, doucement... Elle se leva, revint lui tendre une missive avant de reprendre place à ses côtés, sur le lit.. A son tour, elle s'enquit de ce qui était arrivé à paris depuis son départ... De ce qu'il avait fait, de qui il avait vu... 
Il regarda un instant la missive, puis, avant d'apporter quelque réponse que ce soit, l'ouvrit, la lut, puis la replia, un sourire aux lèvres.. Il releva le regard pour le poser sur ce visage dont il semblait vouloir emplir son esprit, caressa une nouvelle fois sa joue, puis, d'un ton calme agrémenté d'un débit lent, il répondit, essayant de prendre les choses dans l'ordre, pour ne rien omettre..


Après ton départ, j'ai reçu quelques visites... D'abord, ce fut Monsieur de Sévigné... Il m'a rendu visite au Palais, dans mon cabinet... Il se souciait de savoir si nous allions bien.. Il a pris de tes nouvelles, et était sincèrement peiné que tu sois affaiblie... Cet homme est un homme bon, et droit.. Ses valeurs morales sont indéniables.. Je lui ai promis de te faire savoir son inquiétude à ton sujet, voilà chose faite... Je lui ai également donné un ou deux conseils concernant sa fonction de Ministre de la justice... Comme ne jamais afficher publiquement qu'il m'appréciait, ou encore ne jamais prendre d'initiative... Laisser les autres le faire pour lui... Il me semble qu'il suit bien ces consignes, car depuis, plus rien ne sort du ministère, indiquant par la que de consignes il n'a point.. Ce qui ne m'étonne pas outre mesure, lorsqu'on connait la qualité des dirigeants..


Il regarda de nouveau la lettre repliée dans sa main, puis reprit..


Puis ce fut Monsieur de Lyone... Celui-ci me rendit visite un soir aux Poissonnières.. Nous passâmes la soirée à discuter de choses et d'autres, puis avons soupé ensemble... Il était lui aussi assez inquiet de te savoir loin et malade... Il n'a pas tari d'éloges sur toi... C'est un homme qui t'estime beaucoup... Et il n'est pas du genre à estimer n'importe qui.. Il avait pour projet de reprendre un établissement en Manche, tout en continuant à oeuvrer, de manière discrète, pour la justice.. Pas l'officielle non, mais la sienne.. Il est reparti tard, et depuis, je n'ai plus eu de nouvelles... Cet homme est très indépendant, aussi ne suis je pas surpris.. 


Il savait que son épouse appréciait cet homme pour un tas de raison, et savoir qu'il s'était inquiété pour elle lui ferait assurément chaud au coeur.. 


Et oui... Je suis allé au mariage dont tu as parlé... Lors de ton absence, j'ai eu l'occasion de discuter longuement avec Joris de Florensac... C'est un homme au caractère trempé, assez impétueux, qui ne prend pas de gants pour affirmer ses convictions... Ce qui est rafraîchissant quand tu n'as côtoyé que des gens qui n'ont pas l'infime courage de te dire la vérité en te fixant dans les yeux. J'ai apprécié Joris.. Et je continue aujourd'hui à l'apprécier beaucoup... Ainsi que son épouse d'ailleurs.. Elle est une femme de qualité, intelligente et observatrice.. Humble également.. A mon départ du ministère, j'ai pu mesurer que cela la peinait, et dois avouer que de ne plus travailler avec quelqu'un d'aussi capable me peinait également.. J'espère que sa valeur professionnelle sera reconnue comme j'ai pu le faire... Ils m'ont invité à leur mariage, et je me voyais mal répondre non... Même si j'ai été très avare de sorties depuis ton départ... Ces deux la forment un joli couple mon ange... Et eux aussi étaient désolés de ton absence... Joris m'a prié de te transmettre toute leur amitié et leurs sincères voeux de rétablissement... 


Il leva la lettre..


Cette lettre émane de lui... Elle exprime le plaisir qu'il a de savoir que je suis venu te rejoindre... 


Il sourit... Ce mot l'avait touché... 


Joris est bâtonnier de France, tu le savais je pense... L'Espagnol que tu n'as certainement pas oublié est passé en procès ce mois de Décembre.. Un lit de justice, comme il se devait... Il voulait me commettre comme avocat... Vois tu, je suis allé le voir, pour lui expliquer que je ne pouvais d'une part m'en occuper, ayant dirigé l'accusation dans cette affaire... Mais aussi que je ne le voulais pas... Me retrouver dans le même endroit que ces gens la m'était trop pénible... Joris l'a parfaitement compris et du fait m'a relevé de cette obligation pour l'assurer lui même... Ce qui dénote du courage, mais aussi l'intelligence nécessaire pour faire la différence entre je veux et je voudrais... Intelligence bien rare.. 


Il reposa la lettre sur le lit..


Par contre, ne me demande pas ce qu'a donné ce..... Procès... Je ne m'y suis pas intéressé... Il touche aux affaires du royaume, choses bannies chez moi. Pour finir concernant Joris, il reste la seule personne, hormis toi,  qui pourrait me faire revenir à Paris... En effet, je lui ai promis de revenir si il avait besoin de moi pour défendre une affaire quelconque... Et il mérite qu'on tienne les promesses faites..


Thierry se leva... Il était resté assis tellement d'heures durant le voyage que la position lui était peu supportable si elle était trop longue...


Quant à la chambre basse... Elle est comme le reste... Elle dort de nouveau... Comme le reste des institutions... Ce pays est redevenu immobile mon ange.. Borderouge avait annoncé y déclarer la politique générale qu'il entendait mettre en oeuvre, et je ne suis pas allé écouter cette déclaration... Sachant bien qui décide de la politique générale de ce pays... Sachant bien que Borderouge n'est qu'un pion.. Et que le jour ou le pion ne plaira plus, il sera écarté... Comme tu l'as été... Mais surtout aucun regrets... Ils créent le vide par leurs manières, leurs mensonges... Qu'ils se débrouillent avec.. Nous avons autre chose à faire, de bien plus enrichissant. 


Il se posta à la fenêtre...


Ce parc est splendide... La région doit l'être aussi... Nous avons notre vie pour l'explorer maintenant..  


Il se retourna vers elle, sourit et s'approcha...


Je devrais, d'ici quelques jours, aller à Marseille... Maître Gillery, bâtonnier du département, m'y a convoqué pour une affaire dont il aimerait que je m'occupe... Elle sera jugée à Aix... Mais en attendant, parle moi de cette foire équine.. Ou et quand a t elle lieu ?? Et parles moi un peu des gens de ce château.. Qui est qui et qui fait quoi ?? Autant que je le sache avant de les rencontrer... 


 


 


  
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Azelma
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MessagePosté le: 31/12/2017, 18:05    Sujet du message: [RP] La chambre des d'Argenson Répondre en citant


Thierry prend connaissance du pli, Azelma observe ses réactions, le cœur légèrement serré à l’idée que cela puisse être une mauvaise nouvelle pour elle, annonçant son départ. Mais son sourire alors qu’il replie la missive la rassure, aussi elle sourit également par mimétisme sans savoir pour quelle raison. Puis elle l’écoute attentivement, malgré les courriers échangés, il y a des choses qu’on n’écrit pas pour diverses raisons et notamment pas faire un roman, alors oui elle veut savoir comment il a vécu à Paris sans elle. De son départ de Paris, elle a peu de souvenir, seul lui qui lui caresse la joue et baise ses lèvres avant de refermer la portière de la berline et son cœur qui se serre avant de se laisser emporter par la fièvre et le sommeil...

Elle sourit en l’entendant parler de Monsieur de Sévigné, elle apprécie cet homme humble qui peut avoir du caractère, quand elle était maire elle a eu maintes fois l’occasion de le croiser et avait toujours essayé des répondre à ses questions ou lui venir en aide si cela était dans ses moyens.

Monsieur de Sévigné est un homme courtois, juste et droit, je ne suis pas étonnée qu’il se soit soucié de ma santé. J’espère qu’il saura s’en sortir au gouvernement, mais je pense qu’avec tes conseils il devrait s’en sortir, j’ai confiance en lui.

Un homme franc pour qui elle a de l’estime, mais elle sait comment ça se passe au gouvernement, on te file un poste puis débrouille toi. Heureusement, elle avait eu le Baron de Massy à ses côtés pendant un temps, mais elle sait qu’on ne peut compter que sur soit même. Alors, intimement elle ne peut s’empêcher de lui souhaiter « bonne chance ».

Ensuite, son visage s’éclaire d’un plus large sourire en entendant parler de Monsieur Lyone, touchée mais pas surprise qu’il se soit soucié de sa santé. Az nourrit une profonde amitié pour cet homme indépendant et mystérieux, ils se sont toujours bien entendu et avoir de ses nouvelles lui fait sincèrement plaisir. La jeune femme hoche délicatement de la tête avant d’ajouter :

J’espère qu’il pourra mener à bien ses projets, je lui écrirai quand je me sentirai mieux pour prendre de ses nouvelles.  C’est un homme de qualité, franc et sincère... Comme il y en a trop peu malheureusement.

Puis il lui parle du mariage de la procureur et du bâtonnier de France, elle l’écoute toujours attentivement et perçoit que son époux estime ce couple, elle ne connaît pas le jeune homme ne l’ayant que croisé dans le bureau du procureur. Par contre, la jeune femme, elle a eu l’occasion plusieurs fois de la rencontrer et lui avait trouvé également de nombreuses qualités. La d’Argenson sourit toujours à croire que depuis qu’il est là, son sourire s’est greffé à ses lippes.

Je ne connais pas ce jeune homme, je ne l’ai croisé qu’occasionnellement mais je fais confiance à ton jugement. Quant à la demoiselle, ou plutôt Madame désormais, j’avoue l’avoir toujours trouvé fraîche, agréable avec de l’humour ce qui ne gâche rien à son charme bien au contraire. Je ne peux que leur souhaiter d’être aussi heureux en couple que nous le sommes et comme toi que leurs valeurs soient reconnues. J’ai échangé avec Anastasie par courrier, elle m’a fait part de ses souhaites de rétablissement, c’est une jeune femme empathique, je ne manquerai de mettre un mot de remerciement à l’attention de son époux lorsque je lui écrirai.

Azelma penche légèrement la tête touchée alors qu’il lui indique le contenu du pli, elle aime le voir sourire et dans celui-ci elle perçoit une forme d’amitié à l’égard du jeune homme. Elle entend ses propos sur le procès de l’Espagnol, elle secoue doucement la tête, effectivement elle se tient informé même de loin de ce qui se passe. Elle-même ne se sent pas la force de retourner sur Paris pour témoigner et puis vu la considération et la bassesse de certains elle n’y voit aucun intérêt. Az ne fait aucune remarque, ni commentaire à ce sujet douloureux cet attentat, elle l’a vécu, elle en a souffert, sans parler de l’enquête et de la suite... Non Azelma tente au mieux d’oublier tout cela même si c’est impossible.

Ainsi la chambre basse et les institutions se sont à nouveau endormis, elle n’est pas tellement étonnée en fin de compte, il y a toujours des personnes qui se disent être volontaire mais une fois qu’ils ont les postes ne font pas plus que cela. Elle partage pleinement son opinion à ces sujets, aussi elle acquiesce simplement d’un geste de la tête, ils se comprennent sans avoir à parler, surtout concernant ces sujets. Il y a des évidences qu’il n’ait nulle besoin de confirmer par des maux ou des mots inutiles, elle ne compte nullement retrouver ce genre d’ambiance délétère de toutes manières.

Elle le suit du regard pendant tout ce temps et ne peut que penser qu’il lui a infiniment manqué. Elle lui sourit en se redressant du lit et revenant se blottir dans ses bras en le fixant pour lui répondre.

Le parc est sublime, la serre magnifique, je n’ai pas encore pu faire le tour du domaine ni même découvrir la région, nous le ferons ensemble.

Je pourrai peut-être t’accompagner à Marseille si tu le désires et si le médecin me l’autorise... Ahem... Et si tu veux bien de ma présence, nous pourrions aller voir la mer.

La foire équine aura lieu le cinq janvier à Aix en Provence, il paraît qu’il y aura bons nombres d’éleveurs. Tu connais mon désir de pouvoir remonter...

Elle le regarde, sourit et reprend pour lui parler des gens de la demeure, effectue quelques pas dans la chambre avant de revenir vers lui :

Le régisseur Monsieur Lepidi est un homme sérieux et consciencieux, pince sans rire mais très humain. Il est juste avec les employés et s’occupe bien des embauches des saisonniers.

Le jardinier Esprit Esposito est très amusant, il est taquin également taquin pas avec moi, il n’ose pas mais je l’ai vu faire tourner en bourrique certains . C’est un passionné il peut me parler des heures durant des fleurs ou de la serre.

Joseph Julien lui est plus austère d’apparence mais il a le cœur sur la main, il se charge des menus travaux de la Vicomté, il est prévenant et toujours prêt à aider. Il me demande souvent si j’ai besoin de quoi que ce soit lorsqu’il se rend en ville.

Marthe Garcin est amusante, elle sourit peu, est autoritaire même avec moi, elle parle peu mais c’est une travailleuse. Elle  peut être piquante parfois surtout avec les jeunes gens.

Azelma grimace légèrement avant de rire doucement

Tu as rencontre les gardiens les Saïx ce sont de bons vivants tous les deux. Très drôle, un couple plein de piquant parfois de grands cris mais ils ne mordent pas. Ils aident au domaine, des gens charmants.

Elle éclate de rire en repensant à certains épisodes dont elle a pu être témoin.

Diane notre cuisinière qui va sous peu nous quitter, elle termine d’enseigner son savoir au petit Marius avant de nous quitter. Une femme exceptionnelle, gentille, aimable mais elle est en âge de se reposer et penser à elle.

Puis il y a Marius l’apprenti cuisinier qui va prendre la suite de Diane, un jeune homme charmant, toujours aux petits soins pour moi et qui prépare toujours de bons petits plats. Il a l’air d’avoir un caractère bien trempé, il a de l’humour... Mais tu te feras ta propre idée comme pour les autres.

Enfin il y a Judith, une jeune fille souriante, aimable, pleine de vie, fraîche et désireuse de tout connaître. J’apprécie énormément sa compagnie, elle se charge du linge de la maison mais dès qu’elle a un moment de libre, elle vient me tenir compagnie. Judith était curieuse de faire ta connaissance, tu la rencontreras sûrement rapidement, elle n’est jamais bien loin.

Elle le regarde en souriant, avant de lui dérober un baiser tendrement.

Mais tu dois avoir besoin..envie de te rafraîchir ou autre, je suis tellement heureuse de te retrouver que j’en oublie le minimum....

Quelle piètre maîtresse de maison elle fait, elle repense à tout ce qu’il vient de lui dire et se dit que la vie à Paris n’a pas du être toujours très agréable mais maintenant cela va changer, c’est le passé, ils ont une vie à deux à construire et ils vont le faire.

Elle est ravie de savoir qu’il va poursuivre une activité en tant qu’avocat, Thierry n’est pas homme à ne rien faire...

 
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 02:31    Sujet du message: [RP] La chambre des d'Argenson

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