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[RP] La province , en Provence , ville d'Aix

 
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Alcide
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MessagePosté le: 03/01/2018, 10:48    Sujet du message: [RP] La province , en Provence , ville d'Aix Répondre en citant

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Moulins en Bourbonnais à Aix en Provence.

La fin décembre aux prémices de janvier sont consacrés à un rite païen, que notre bonhomme ne manquerait pas , il ne tiens pas à froisser la susceptibilité d'une mère supérieure avancée dans l'âge et qui pratique encore les rites de l'une des anciennes religions. Cette sœur jure dans son fond intérieur que l'épicurienne n'a donné que des mécréants et des agités du bocal, elle oublie en cela les siècles de massacres et autres joyeusetés , que l'on a fait au nom de l'ancienne foi. Enfin c'est pas notre géant qui va lui asséner ces quelles vérités, n'étant par lui-même un adepte des bondieuseries , de quelques bords qu'il soit.

Il fait visite au couvent et participe aux réjouissances de la "natale" saint Épi, un habile mélange de potions bénites. Il se plie de bonne grâce à tout les salamalecs tenu dans la chapelle du couvent. Le repas frugal est partagé dans la salle des repas et les adieux se fond bien avant la messe de minuit, il prétexte un autre rendez-vous, dont la mère supérieure n'est pas dupe. Mais depuis le temps elle en a fait le deuil , un sacripant reste un sacripant.

Notre bonhomme fait halte dans les communs de son père d'adoption, ne voulant en aucun cas croiser le nouveau maître de la maisonnée, après le décès de son mentor. Il ne veut aucunement se faire chasser comme un moins que rien et éviter que cette visite tourne au pugilat. Mais dans la maison Lyone de Neuvy, on sait que tel jour on peut s'attendre à un retour de l'Alcide et ça il n'y déroge jamais. Est réuni dans la pièce commune tout le petit monde de la maisonnée , enfin ceux qui ne sont pas de service, même là on s'arrange pour que tous puisse partager du temps avec notre bonhomme. On lui présente les nouveaux-nés , les nouvelles têtes, comme si le seigneur du domaine était point celui qui loge dans les murs de la grande demeure , mais bien celui qui se trouve dans la salle commune des communs.

Notre bonhomme s'enquiert de tout et de tous, s'extasie sur les minois des bambins et complimente chacun. En fait il passe une bonne soirée , n'étant pas le dernier à rire et à danser, levant le coude et chantant des chansons dans la nuit de la st Épi. Il reste le lendemain , car là sont exposés pendant le repas de fête, tout les ennuis de l'année, au sujet de la maisonnée , de l'élevage des chevaux et du travail du tannage et de la sellerie. Notre bonhomme ne peut que constater que le nouveau locataire du domaine est un vrai panier percé et qu'il ne peut honoré tout les gages et les contrats. Il distille ses conseils au mieux , sachant , qu'il ne peut faire mieux, n'ayant aucun droit sur les terres et le domaine. Mais il peut donner des voies à suivre pour la survie des gens de la maisonnée Lyone de Neuvy. Il met du temps à faire un programme de maintien des terres et artisanats pour l'année en cours , met même la main à la poche pour régler les gages non versés. L'argent doit être un bien utile à tous et ses affaires vont plutôt bien. En dédommagement de cet acte charitable on le charge de faire convoyer une vingtaine de chevaux pour le marché équin d'Aix en Provence.

C'est la raison de la présence de notre bonhomme dans le sud de la France , enfin pas le sud du sud , mais bien loin de la froidure de Paris...
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Azelma
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MessagePosté le: 04/01/2018, 15:20    Sujet du message: [RP] La province , en Provence , ville d'Aix Répondre en citant

5 janvier 1824 
Foire équine d'Aix en Provence
 

Le fiacre aux armoiries de la Vicomté arrive sur Aix en Provence après trois heures de voyage, Joseph cherche l’endroit le plus aisé pour se garer afin de laisser descendre ses passagers. Une fois fait, il en profitera pour effectuer quelques achats nécessaires et utiles pour la vie à Roussan sur Aix même et les villages alentours.

Durant le voyage, la jeune femme a profité de sa première sortie de la Vicomté pour contempler le paysage qui défile tout en conversant gaiment avec Judith et son époux. Ils ont traversé plusieurs bourgs et de magnifiques vignes. La jeune Barthas est si excitée de cette virée qu’elle ne cesse de parler et poser des questions. Azelma a l’habitude et cela ne la dérange pas, bien au contraire mais elle observe du coin de l’œil les réactions de Thierry qui ne connaît pas encore tellement la jeune demoiselle, pour le coup il va vite apprendre à la connaître. Pour la d’Argenson, ces trois heures ont été très agréables, Joseph a pris soin d’éviter les chemins trop abimés ou escarpés, toutefois, elle est vraiment ravie quand la voiture arrive à destination afin de pouvoir en descendre et se dégourdir les jambes.

Judith sort en première en un saut et fait quelques pas en s’adressant à Joseph pendant que Thierry met pied à terre et aide son épouse à sortir de cet engin. Une fois, les pieds sur la terre ferme, Azelma, laisse son époux donner les consignes à Joseph pour le retour, en faisant quelques pas pour rejoindre Judith. Avant que Joseph ne parte, la d’Argenson lui fait un signe de la main pour le saluer tout en lui adressant un fin sourire.

Le temps est frais mais sec, elle porte un manteau chaud sur une robe simple, malgré tout elle dénote avec la population plus humblement vêtu, quoi qu’elle aperçoit de nobles personnes qui doivent eux aussi venir d’assez loin, elle aime bien ce genre d’ambiance où tous se mélangent sans se poser de questions. Il y a du monde, beaucoup de monde, il est pourtant encore tôt mais déjà les gens se pressent pour aller courir la foire équine.

Au bras de son époux, aux côtés de Judith, la jeune femme le teint encore bien penaud marche d’un pas déterminé, un sourire aux lèvres. Son médecin lui a donné l’autorisation de faire cette escapade, mais il lui a conseillé de faire quelques pause durant la journée pour se reposer un peu, comme Thierry, il lui a conseillé de patienter encore un peu avant de monter à cheval. Elle espère que la journée sera bonne et qu’elle trouvera quelques chevaux dont elle rêve, la jeune brune a des idées plein la tête et une envie irrésistible d’aller glisser ses doigts dans des crins équins.

Ils arrivent à l’entrée de la foire équine et commencent à évoluer entres les éleveurs présents en prenant le temps d’observer les chevaux et discuter avec les personnes des stands. Il va bientôt être l’heure de la pause déjeuner, mais elle est si enjouée qu’elle n’y pense même pas. Azelma aimerait faire l’acquisition d’un irish cob,  de pur-sang et quelques chevaux d’Auvergne pour les enfants et menus travaux de la Vicomté et c’est tout ce qui occupe son esprit à cet instant.

D’ailleurs ses azurs sont attirés par un stand comprenant ce type de chevaux dociles et énergiques. Elle attire son époux dans cette direction et caresse le chanfrein de l’un d’eux en discutant avec Thierry et Judith.

Regardez comme ils sont beaux, c’est cette race que j’aimerai pour les enfants.

La jeune Barthas est aussi enjouée que la d’Argenson, aussi par mimétisme et plaisir, elle caresse le chanfrein d’un cheval proche de celui qu’Azelma choie.

Même si le projet n’est encore qu’à l’état de projet, elle se voit bien en obtenir au moins deux voire trois. Mais pour l’heure, elle observe la réaction de Thierry afin d’avoir son opinion sur les bêtes qui leur font face. S’il n’ y voit pas d’inconvénient, elle demandera des informations plus poussées afin de pouvoir faire son choix, car on n’achète pas un équidé comme on achète un pain.

Az ne fera aucune dépense sans l'accord et les remarques de son époux.
Elle ne connaît ni Aix en Provence, ni personne dans la région, sa maladie ne lui a pas permis de faire des connaissances aussi elle ne s'attend aucunement à rencontrer qui que ce soit qu'elle puisse connaître. Alors, elle profite pleinement de la présence de son époux et de la jeune bavarde questionneuse qui ne cesse de demander des informations sur les chevaux.

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Judith
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MessagePosté le: 04/01/2018, 20:06    Sujet du message: [RP] La province , en Provence , ville d'Aix Répondre en citant


Des mois qu’elle prenait soin de la Vicomtesse, Judith s’était attachée à la jeune femme qui avait toujours été aimable avec elle. La Barthas aimait passer du temps à ses côtés, la voir aller mieux amplissait son cœur de joie d’autant plus qu’Azelma lui avait signifié qu’elle resterait vivre à la Vicomté.

Judith se trouvait réellement chanceuse, la jeune noble n’avait rien d’une femme hautaine et pincée, elle était naturelle, empathique et souriant. La jeune fille coulait desjours heureux au château de Roussan, elle voyait régulièrement ses parents mais avait gagné une certaine indépendance. Azelma lui enseignait certaines choses et répondait à toutes ses questions, sans jamais s’agacer pas comme Marthe qui pouvait se montrer piquante voire blessante.

Depuis quelques jours, Monsieur était arrivé, la Barthas le découvrait et apprenait à le connaître mais dès qu’elle avait observé le regard qu’il posait sur son épouse, Judith su que c’était un homme qu’elle respecterait et apprécierait. Elle lui trouvait un charme certain et plutôt bel homme c’était indéniable, mais ce qu’elle appréciait par-dessus tout pour l’instant de lui, c’était les attentions qu’il prêtait à la Vicomtesse qui allait mieux chaque jour.

Ce jour, c’était une grande journée, la Vicomtesse se rendait à a foire équine, elle lui avait fait la promesse de l’amenait avec elle et malgré l’arrivée surprise de Monsieur d’Argenson, la promesse fut tenue. Tout le long du trajet, la Barthas ne cessa de parler, de poser des questions, de donner des anecdotes sur les bourgs qu’ils traversaient, une vraie pipelette. La d’Argenson souriait de plus en plus souvent et ça elle savait que c’était grâce à la présence de son époux, aussi Judith souriait aussi plus largement, le regard pétillant d’excitation de partager cette journée avec eux. La Vicomtesse lui avait promis de lui apprendre à monter quand elle irait mieux etça, ça finissait de la rendre euphorique.

Arrivée à Aix, elle sauta au sol comme l’aurait fait une enfant, elle était persuadée qu’elle aurait pleins de choses à raconter à Diane et Marius en rentrant mais pour l’heure elle allait savourer cette journée en compagnie du couple, mais elle se fit tout de même plus discrète que durant le voyage. Judith avait salué de la main certaines connaissances mais elle restait aux côtés de la Vicomtesse, écoutait ses remarques, l’observait saluer les gens d’une inclinaison de tête et d’un sourire. Azelma était un peu son modèle, même si jamais elle ne serait aussi riche qu’elle, Judith prenait exemple sur cette jeune femme qu’elle trouvait simple mais avec une certaine classe. La Barthas avait lu tellement de choses sur elle avant de la rencontrer, qu’elle avait été agréablement surprise de la découvrir tel qu’elle était sans chichi.

Judith était à caresser le chanfrein d’un cheval d’Auvergne comme le faisait la Vicomtesse quand elle l’entendit parler d’enfants, la jeune fille haussa un sourcil n’étant pas informée du projet de la Vicomtesse et s’était naturellement qu’elle se retourna vers Thierry pour voir sa réaction sans cesser de longer le poil du cheval. Elle était curieuse de savoir de quoi Azelma parlait exactement mais ne pouvait se permettre de poser des questions, elle savait qu’elle finirait par savoir les raisons de cette phrase.
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Alcide
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MessagePosté le: 05/01/2018, 11:53    Sujet du message: [RP] La province , en Provence , ville d'Aix Répondre en citant

La foire aux bestiaux , qui ne se résume pas qu'aux équins se tient sur la rotonde , face au grilles de fer des ramparts, à la jonction de la cours et grande route de Marseille et la cours et grande route de Paris. Il est dans le commun qu'en Provence on ne fait pas comme partout , on a un langage propre et des particularités. la rotonde est vaste , ce qui permet la venue de nombreux propriétaires, vendeurs et camelots. Puis comme dans toute foire , il faut du chaland et de l'acheteur. Tout cela est ordonné , malgré l'impression de chaos que cela donne pour un nouveau venu.

Il y a un maître d'oeuvre , des parcelles sont attribuée en fonction de l'ancienneté de la proximité , du prestige des propriétaires de bestiaux. Les chevaux ayant la primeur sur le reste , chevaux de traits dans une partie et chevaux de monte d'une autre. Ce qui a pour effet sur notre bonhomme de voyager d'un à l'autre, prenant connaissance des nouvelles et se rappelant aux bons souvenirs des anciens, qui connaissait l'élevage Lyone de Neuvy. La langue d'oc aide à la compréhension et aux échanges, ce qui crée un moyen non négligeable de conclure des affaires ou de se moquer à foison de celui qui n'a pas connaissance des langues d'oc et provençale.

Enfin juste pour dire que notre bonhomme est en pays de connaissance et fort occupé, allant des chevaux de monte ou d'agrément à la robe Bai et rouan des traits Ardennais . dans son maigre cheptel, enfin si l'on le juge à la quantité , il a aussi une double paire de Morvan*, petit cheval rustique et vigoureux , à l'aspect rustre. Notre géant à brossé et nourri ses chevaux , qui e sont pas siens, sauf le représentant de la Frise, qui n'ai pas à vendre , en principe.

Sa taille , celle de notre bonhomme pas celle des chevaux , lui permet, comme à son habitude de percevoir les événements, son esprit et son instinct font la paire pour appréhender le reste. Dans ce reste , il est bien sûr la reconnaissance entre tous , d'une Dame d'Argenson. Il confie à un jeune gars du coin la surveillance des Ardennais , car il doit venir croiser la route de la dame. Il peut en un instant se rendre compte du besoin de repas conséquents pour se remplumer et de joies simples. La Provence est déjà un remède en soit, ici tout le monde tire à la même corde , celle de la bonne humeur et du partage.

Trois enjambées et notre bonhomme est sur elle comme la tempête sur une frêle esquif. Ses grandes mains se posent sur la taille de la jeune femme et l'enlèvent vers le ciel et le faciès barbu de notre bonhomme. Deux bises sonores sont délivrés sur les joues roses de la dame d'Argenson, ceci au mépris des convenances. Elle est bien vite reposée sur ses pieds , sous le regard amusé et amical d'Alcide.

-Il me plaît de vous revoir, petite sœur, Dame de Roussan et d'Argenson. Ceci annonce une bien belle journée.

Il arbore un sourire victorieux, faisant de l'ombre à un soleil timide de janvier.

-Le monde a diablement rétréci depuis le passage de l'an. J'en suis fort aise. Prêtez moi mirettes que je vous jauge à la pesée du temps?

Il fait un geste tournant de la main pour qu'elle exécute un tourbillon.

-Vous avez les traits tirés et un peu perdu de vos rondeurs, pas de quoi vous faire perdre du charme inné , dont les fées vous ont doté. En somme vous avez mûri. Oui , je sais , on a tous pris une année.

Un rire tonitruant ponctue cette prime intervention. Il se retourne vers Thierry, en lui tendant une paluche à secouer.

-Je suis aussi ravi de vous rencontrer à nouveau, bien que l'espacement de temps ne soit pas aussi vaste que celui de votre complice épouse.


*race équine ayant disparu au milieu du XIXéme siècle.
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Azelma
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MessagePosté le: 06/01/2018, 01:12    Sujet du message: [RP] La province , en Provence , ville d'Aix Répondre en citant


Un ouragan Alcidien vient soulever la frêle Azelma, surprise de décoller ainsi vivement du sol portée ses deux grandes paluches posées à sa taille, deux bises claquées sur ses joues fraîches, azurs écarquillés par la surprise de découvrir l’homme qui la malmène amicalement. Jamais elle n’aurait cru rencontrer une connaissance à cette foire et encore moins lui qu’elle pensait à Cherbourg pour  mener à bien ses projets, pourtant c’est bien lui ! Son Lieutenant Général de la Police Royale, le complice de nombreuses affaires, l’ami, le grand frère qu’elle n’a plus.

Alcide !

Lance-t-elle une fois les pieds sur le plancher des vaches, nombreux regards sont tournés vers eux mais elle n’en a cure, le sien va de son époux à l’ami, en écoutant Monsieur Lyone,  elle ne peut contenir un large sourire :

Quelle surprise et quel plaisir j’ai à vous revoir Monsieur Lyone.

La d’Argenson s’amuse en l’écoutant, elle l’estime et le respecte grandement, c’est celui en qui a toute confiance après son époux. Alors elle tourne sur elle-même lentement comme il lui intime d’un geste de la main, avant de venir lui refaire face, levant son minois pour le regarder en esquissant un fin sourire amusé.

Vous n’avez pas changé Alcide, oui, elle se permet de le prénommer, fini le temps où elle prenait du recul, elle désire vivre sa vie pleinement que ce soit aux côtés de son époux mais également aux côtés de ceux qu’elle apprécie. Aucun faux semblant avec elle, elle est droite, ne fait pas d’enfant dans le dos, naturelle tout simplement.  Je ne sais si les fées m’ont dotée de charme mais d’une détermination à vivre ça je puis vous le confirmer. L’an prit  vous sied à ravir n’en doutez nullement.

Azelma laisse Alcide saluer son tendre époux, elle sent le regard de Judith sur elle et la regarde en lui souriant largement sans pour autant lui parler, elle sait d’ores et déjà qu’elle devra répondre à un millier de questions au moins.

Mais prestement, elle revient aux deux hommes, elle les observe, avec elle aussi une tonne de questions pour l’ami. Elle en oublie un instant la raison de sa présence ici alors qu’elle s’adresse à eux :

Je crois que je meurs de faim, vous partagerez bien un humble repas avec nous ? Vous nous direz par quel heureux hasard vous vous trouvez ici et m’expliquerez les projets que vous semblez désirer mener à bien dont Thierry m’a rapidement fait mention.

Un regard aux alentours :

Malgré tout ce monde, nous devrions pouvoir trouver un endroit calme pour manger et converser...

Ses azurs vont de l’un à l’autre des deux messieurs, alors qu’elle vient se placer aux côtés de son tendre époux, posant sa main sur son avant-bras. La jeune femme espère qu’ils seront d’accord tous les deux, peut-être pourront-ils parler équidés en plus de prendre des nouvelles. Cette journée prend un tournant auquel elle ne s’attendait pas mais qui la ravit, dire l’inverse serait mentir, si elle ne sait la raison de la présence de monsieur Lyone en cette région, elle ne peut que s’en réjouir sincèrement.

 
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Thierry d'Argenson
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MessagePosté le: 06/01/2018, 12:45    Sujet du message: [RP] La province , en Provence , ville d'Aix Répondre en citant

D'ordinaire, Thierry fuyait la foule... Il détestait la foule... Pas les gens en eux même, non, ceux-la ne lui avaient rien fait... Mais la multitude l'angoissait... Il se souvenait qu'au contraire, son grand père adorait cela, et que des années en arrière, il ne manquait pas une occasion d'aller se mêler à celle-ci, emmenant un jeune Thierry qui lui souffrait de devoir se retrouver au beau milieu de la populace... Déjà jeune, il avait ce caractère qui le poussait à aller à l'essentiel.. Aussi, lorsqu'il accompagnait le vieil homme pour que celui ci achète certaines choses sur les marchés ou dans les foires, il ne comprenait pas, et encore aujourd'hui, pourquoi un déplacement pour achats ou ventes se transformait en quasi visite touristique... 
Il n'aimait pas être serré contre des corps qu'il ne connaissait pas, être bousculé, a écouter cris, appels, et parfois échanges virulents, toujours inévitables dans ces manifestations.. 


C'est dire l'effort surhumain qu'il faisait en accompagnant son épouse ce jour... Pour autant, il souriait, donnait du chef pour dire bonjour à droite et à gauche, et se rendait partout aux côtés de son épouse, dès qu'elle émettait l'envie d'aller voir une chose bien précise.. Si le bonheur pour elle passait par ces événements, alors il les subirait, sans rien dire... N'était il pas normal dans un couple de faire quelques concessions ?? Après tout... L'ambiance des tribunaux ne plaisaient pas à tout le monde... Et pourtant, jamais elle n'hésiterait à s'y rendre pour voir son époux plaider... C'était cela aussi l'amour... Passer outre les obstacles pour rendre la vie plus belle à l'autre... 


Ce jour la fut un peu particulier... En effet, alors que le programme était de trouver des bêtes qui attireraient l'envie de son épouse de les posséder, de les acquérir, de les faire ramener à Roussan, et de rentrer en soirée après cette riche journée, un événement sur lequel Thierry n'aurait pas parié le moindre franc se produisit, ils croisèrent la route d'un homme connu du couple... Un homme qui, aux dernières nouvelles, devait se trouver à des centaines de lieues de la... Alcide, que Thierry avait rencontré lors d'une visite tardive à Paris, visite qui avait fini encore plus tardivement.. 


Alors qu'ils déambulaient tranquillement en compagnie de la jeune Judith qui restait près d'Azelma, cette dernière fut comme happée par le ciel... Elle prit de la hauteur, ce qu'elle faisait très bien, mais en d'autres circonstances, et se retrouvait plantée au bout de deux bras puissants... Ces deux bras la appartenaient à un homme robuste, qui parlait et riait à la manière des gens à qui la nature à donné une stature hors norme, et d'abord surpris, Thierry ne mit pas plus d'une seconde à reconnaître Monsieur Lyone, avec qui il avait passé un moment peu de jours auparavant aux Poissonnières...
Bien des gens auraient pu s'offusquer d'une telle familiarité envers leur épouse... Les convenances n'étaient pour le coup pas de mise... Mais Thierry lui sourit... D'une part, il savait l'amitié liant ces deux la, son épouse lui ayant maintes fois parlé de cet homme dans des termes plus que flatteurs, et l'homme lui même étant venu prendre des nouvelles de son épouse, ce fameux soir à Paris...
Ensuite, parce que le mot amitié trouvait un sens réel avec ce personnage.. Il était entier, franc, certains penserons qu'il l'était trop, mais après tout, Thierry était frappé de ce même sens de la sincérité si dérangeant quand on ne l'est pas soi même... Et l'amitié, la vraie, le jeune couple savait maintenant la reconnaître... Quand on a connu la fourberie, la lâcheté et la trahison, on était mieux armé pour savoir sur qui on pouvait s'appuyer.. 


Il attendit que la tornade se calme, que son épouse reprenne une position normale pour tout être humain, à savoir les deux pieds au sol, puis, lorsque la main de la taille d'un battoir lui fut tendue, il la saisit sans attendre avant de la secouer calmement.. 


Alcide... Je me joins à mon épouse pour vous signifier le plaisir qui est le mien de vous revoir ici... Quel heureux hasard !! Moi qui vous pensait à Cherbourg, pour une affaire dont vous m'aviez parlé, dont d'ailleurs je n'ai pas manqué de tenir Azelma au courant, je n'aurai pas parié un centime sur votre présence à Aix... Que faites vous ici ?? Combien de temps restez vous ?? 


Il jeta un regard à son épouse, puis hocha la tête affirmativement..


Oui, tu as raison mon ange.. Trouvons une bonne table ou nous pourrons nous restaurer en devisant tranquillement... Le mystère de la présence d'Alcide ici même doit être éclairci, et un verre de bon vin ne l'empêchera pas... Allons y...


Quelques instants plus tard, ils entraient dans une auberge dont l'air ambiant recelait des odeurs plus alléchantes les unes que les autres... Ils prirent place autour d'une table spacieuse, à laquelle était installé un couple plus âgé et deux autres personnes qui devaient être des exposants... Voyant Judith prendre place aux côtés du géant, Thierry ne put réprimer un sourire... Elle déjà petite paraissait minuscule... 
Le temps de commander, de verser à boire dans les récipients, et l'heure de l'explication sonna... Thierry posa son regard sur un Alcide jovial, et lui dit..


Alors... Accepterez vous de nous éclairer ?? Quid de vos affaires en suspens, et de votre présence en cette belle Provence ?? De nouvelles affaires qui verraient jour ici même ??


Il prit la main de son épouse à ses côtés, et concentra toute son attention sur la réponse qui allait être faite..
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Alcide
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MessagePosté le: 06/01/2018, 16:40    Sujet du message: [RP] La province , en Provence , ville d'Aix Répondre en citant

La surprise s'affiche dans les deux parties, une fois passée la colle de l'étonnement, le vent de l'amitié fait ressentir le commun d'une causerie. D'où vient poindre des questionnements demandant des éclaircissements de la part de notre bonhomme. Une fois les formes de politesse achevée, bien que tronqué d'une parcelle , la jeune femme qui semble couver la dame de Roussan , d'une divine affection et qui semble être le phare d'intérêt de la jeune accompagnante du couple. N'oublions pas la faculté première de notre ex policier , celui de s'accrocher à des détails.

Mais pour le moment , il s'enquière guère de tirer l'écume sur le potage de ses pensées. Car il y a conversation à tenir et pas à engager vers un lieu de restauration et de libation. car il y a accord tacite à la supplique de partage de la Dame de Roussan, si elle a faim s'est la voie de la guérison. D'ailleurs , le chemin se fait en passant par la porte de fer, qui fait franchir les remparts de la ville d'Aix , il auraient pu prendre la porte des Augustins en longeant l'octroi des poissons et ses petits bassins. Mais les portes de fer étant ouverte, il serait mesquin de ne pas prendre le chemin de la presse populaire. Bien vite on tourne sur Saint Lazare et la rue Mazarine pour y trouver un lieu qui est le choix de monsieur d'Argenson.

C'est une fois assis à une tablée , un signe de tête au couple et un bref échange de poignées avec les deux collègues exposants. Il revient s'asseoir faisant face à ses amis, car il est bien question de cela entre eux. Notre géant n'élude pas le questionnement premier qui fait interrogation au sein du couple. La cruche au vin et les gobelets de faïence, pour récolter le sang rouge des vignes provençales.

-Il est que nous nous sommes quittés sur l'exposition d'un projet cherbourgeois, mon cher Thierry , si vous me permettez de vous prénommer.

Il lit dans le regard de l'homme l'autorisation tacite et poursuit son explication.

-Je me suis vu acter un refus poli et une volonté sous-jacente de ne point vouloir de changement en ville de Cherbourg. Je peux aisément comprendre ce refus , par peur de perdre la tranquillité. Ceci étant affirmé , je ne suis pas marri , m'étant préparé à cela. je ne suis pas avare de projets , ni d'idées. Puisse que me voilà mandater sur la foire d'Aix , d'où ma présence. Je suis à nouveau en terrain et pratique de connaissance.

Voilà qui répondait à l'ensemble des questions nées de cet heureux hasard d'une rencontre improbable , voulue par le destin et à dessein semblait-il?

-Là je me suis lancé dans la course à la chambre basse. Fou que je suis !

Il s'abreuve à la cruche en faisant profiter chacun de l'averse. Il leurs est apporté une petite agape de production fumée, séchée et parfumée, histoire d'attendre le repas du jour.

-Êtes vous heureux de vous trouver sur vos terres provençales?Qu'est-ce qui vous mène à Aix , la foire ou le besoin de côtoyer une foule bigarrée et chaleureuse?


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Azelma
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MessagePosté le: 07/01/2018, 12:53    Sujet du message: [RP] La province , en Provence , ville d'Aix Répondre en citant


Après un court échange faisant suite aux retrouvailles, les voilà tous les quatre assis autour d’une longue table déjà occupée par d’autres personnes, dont certains semblent connus d’Alcide. Assise aux côtés de son époux, main glissée dans la sienne, ses azurs vont de Judith à Monsieur Lyone, la jeune fille se fait taiseuse malgré son regard curieux, elle ne parvient à détacher ce dernier du géant assis à ses côtés ce qui amuse Azelma autant que son époux.

Verre de vin servi, le couple écoute attentivement les réponses de l’ami, la d’Argenson hoche légèrement la tête accompagné d’une petite moue presque contrariée en entendant qu’il ait essuyé un refus. Toutefois, elle le connaît assez pour savoir qu’il n’est pas genre d’homme à ne rien faire, ni à baisser les bras, d’ailleurs il le signifie tout aussi simplement qu’il a l’habitude de le faire.

Une gorgée de vin bue se délectant du nectar divin de la vigne, la jeune femme apprécie à nouveau les boissons et mets, après des semaines où tout aliment était ingurgité juste par nécessité, à nouveau elle prend plaisir à se nourrir. Alcide est donc exposant sur la foire, voilà une nouvelle intéressante, Az sait qu’il s’y connaît en équidé, aussi il sera bons conseils de cela la brune ne doute guère.

L’annonce de sa course à la chambre basse l’étonne plus que les mots dits précédemment, Azelma ne peut contenir un sourire en regardant tour à tour son époux puis son ami.

Vous connaissant, je ne me soucie guère concernant divers projets, vous êtes homme toujours affairé. Ahem ! La chambre basse ! Elle lui sourit franchement, avant de poursuivre sans lui demander quel parti il compte représenter, cela n’a aucune importance pour elle qui se fait sa propre idée à  son sujet. Je ne puis que vous souhaiter d’y connaître plus de succès qu’il m’ait été donné d’avoir dans cette chambre basse qui a grand mal à se mouvoir.

Evidemment, elle ne parle pas pour l’expérience de Thierry qui saura le faire s’il le désire, elle grignote un morceau du met apporté avant le repas à proprement dit, Az savoure ce délicieux morceaux de charcuterie avant de reprendre la parole en serrant les doigts de son époux tendrement entre les siens.

A la question concernant leur présence sur le lieu, la jeune rit sincèrement avant d’y apporter réponse :

Nous le sommes oui, bien que je vais parler qu’en mon nom, laissant à Thierry le soin de vous donner son ressenti. Je suis très heureuse d’être à Saint Rémy, l’endroit est magnifique et nos gens sont charmants, vous en avez un aperçu en la personne de notre petite Judith. La vie y est douce et agréable, sereine cela change de Paris. Pour l'instant je n'ai point eu l'occasion de visiter la région, mais avec Thierry nous songeons à le faire.

Elle sourit à Judith qui rougit comme un coquelicot avant de revenir à Alcide.

J’ai tout comme vous des projets et j’escompte acquérir quelques équidés afin de les mener à bien. Des grands et des petits car vous me connaissez, j’ai dans l’idée d’ouvrir une institution pour enfants défavorisés. Sans entrer dans les détails puisque tout cela est encore au stade de l’étude.... Hum, mais j’y crois voilà la raison de notre présence icelieu, mais j'avoue que l'ambiance me plait assez... Les gens sont chaleureux et enjoués.

Azelma sourit à chacun en reprenant une gorgée de son vin avant d’ajouter.

Alcide, vous devriez passer sur le domaine ainsi vous pourrez vous faire une idée de l’endroit idyllique dans lequel nous vivons.

Invitation lancée le plus naturellement possible, sans même se poser la moindre question, alors même qu’ils ne sont qu’au début de ce repas qui va être des plus agréables.

Je songe également à ouvrir un cabinet de médecine... Mais pour cela il me faut avant tout reprendre du poil de la bête.

Elle dodeline légèrement de la tête alors que Judith n’en perd pas une et fronce les sourcils ou écarquille les yeux à certains dires. Puis elle revient à Monsieur Lyone :

Vous auriez peut-être quelques équidés à me présenter ou des conseils à me donner. Combien de temps restez-vous en Provence ? J’ai lu je ne sais plus où que les prochaines élections auront lieux à la fin du mois cela vous laisse un peu de temps avant de songer remonter sur la capitale.
Le hasard de cette rencontre l'enchante totalement, que de petits bonheurs éprouvés depuis l'arrivée de son époux, la d'Argenson a vraiment le sentiment de revivre, d'une renaissance aussi elle profite pleinement de l'instant.

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MessagePosté le: 07/01/2018, 17:19    Sujet du message: [RP] La province , en Provence , ville d'Aix Répondre en citant


Cette foire lui réservait de nombreuses surprises, La jeune Barthas après avoir salué des connaissances, avait pris plaisir à suivre le couple de stand en stand, elle a apprécié caresser le chanfrein d’un cheval, les questions fusaient concernant la façon dont Az pensait choisir les chevaux et autres détails concernant les achats potentiels.

Son sourire disparu subitement lorsqu’elle vit la Vicomtesse décoller du sol, emportée par des mains immenses appartenant à un homme tout aussi immense. Elle écarquilla les yeux, un frisson de peur parcouru son échine jusqu’à ce qu’elle comprenne en voyant le regard de Monsieur qu’il n’y avait pas de risque. Jamais elle n’aurait imaginé voir la d’Argenson ainsi, tout un tas de questions envahissaient sa tête : Qui est cet homme ? Quel lien les unit ? Que fait il ici ? D’où il la connaît ? Pourquoi.... Mais ses questionnements sont vite interrompus alors qu’elle suit l’échange sans mot dire, la bouche légèrement ouverte. Elle devait avoir l’air fine ainsi la jouvencelle, mais Judith n’avait d’yeux que pour eux trois qui semblaient bien se connaître.

La jeune fille suivit le mouvement en les écoutant, elle comprit prestement que c’était l’amitié qui unissait ces trois là, cela la fit enfin sourire un peu, elle craignait que la Vicomtesse soit une jeune femme seule sans personne de confiance et était contente de constater que cela n’était pas le cas.

En s’asseyant à la table pour déjeuner, elle se sentit infiniment fière d’être à leurs côtés, il y régnait une ambiance bon enfant emprunte au respect et à l’écoute. Judith avait un peu l’impression de partager leur vie plus qu’elle ne le faisait à la Vicomté.

Pourtant, ses joues s’empourprèrent en entendant son prénom et son regard se détourna de son voisin pour se concentrer sur son verre de vin. Elle en apprenait également sur les projets d’Azelma et entendit que Monsieur Lyone allait repartir sur Paris.

Paris, la capitale, la ville de rêve ou plutôt dont rêvent toutes les jeunes filles... Hum... Paris... ses monuments... ses soirées animées... ses jardins... Tout ce dont Azelma lui avait parlé. Judith rêvassait en les écoutant malgré tout, elle avait des images plein la tête de la capitale, elle était là et déjà loin.

Elle les écoutait échanger sur leurs projets respectifs et en un murmure un mot lui échappa : Paris... La Barthas sentit le regard azuré sur elle, la jeune fille piqua un fard aussi rapidement que le nom lui avait échappé. Elle baissa son regard, n’osant pas croiser celui des messieurs... Pour qui allaient ils la prendre ? La Vicomtesse connaissait son rêve, mais pas ces messieurs... oulalala, elle en aurait de choses à raconter aux cuisines en rentrant... En attendant, impressionnée par les deux hommes, elle n'osait plus bouger ou presque, voilà que notre enjouée se fit bien timide.

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Thierry d'Argenson
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MessagePosté le: 07/01/2018, 18:57    Sujet du message: [RP] La province , en Provence , ville d'Aix Répondre en citant

Thierry hocha de la tête..


Oui, Azelma a parfaitement raison... Il ne se peut que vous repartiez à Paris sans être passé ne serait ce que quelques instants nous voir au château de Roussan... 


Il sourit au géant...


Vous me voyez navré que vos projets à Cherbourg soient tombés à l'eau... Le changement n'y es point souhaité dites vous ?? Rassurez vous... Il n'y a pas qu'à Cherbourg... C'est tout le royaume qui est frappé d'immobilisme mon cher Alcide... D'avoir osé présenter une idée de réforme à la place de celle qui n'en était pas capable nous a valu une volée de bois vert... Changer ?? Mais changer quoi, puisque tout le monde est confortablement installé dans la plus infect paresse... Non, mon ami, si vous voulez faire des choses, ne comptez que sur vous.. Prenez les choses en main, au moins seront elles menées à bien..


Il but une gorgée de vin... Il fut surpris d'entendre Alcide annoncer qu'il se présentait aux élections législatives... Il savait que l'homme avait des convictions, et savait même de quelles côtés elles penchaient, mais pour autant, sachant de son côté que faire des propositions ne servait à rien puisque personne n'en tenait compte, quand bien même elle seraient comprises, il s'étonnait de voir cet homme énergique aller s'enfermer dans un dortoir ou il perdrait son temps..


Je vous souhaite bonne chance pour les élections... Mais je vous sais trop intelligent pour ne pas savoir que vous aller remuer des choses qui ne rencontrerons que le silence en retour.. C'est la technique du pouvoir que cela.. Vous émettez, vous indisposez, alors en face, on se tait.. Et on attend que cela passe.. Je les connais par coeur vous savez.. Au mieux aurez vous un excité qui viendra crier que vous êtes insultant pour le seul motif que vous ne serez pas d'accord.. Sinon, prenez de bons livres, vous en aurez besoin... Cependant, la question me brûle, autant que je la pose... 


Il jeta un regard à Azelma, lui sourit, puis reprit..


Pourquoi vous présenter ?? Auriez vous encore quelque illusion sur les capacités des dirigeants de ce pays ??? Vous risquez fort d'être déçu.. 


Il jeta un regard à Judith qui ne perdait pas une miette de tout ce qui se disait... L'évocation de Paris lui faisait briller les yeux à chaque fois... Il lui sourit... Lui aussi avait rêvé de Paris... Avant de rêver de ne plus y retourner... Le temps des illusions était bien loin..
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Alcide
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MessagePosté le: 08/01/2018, 10:52    Sujet du message: [RP] La province , en Provence , ville d'Aix Répondre en citant

Les réponses apportées et les nouvelles allégations, ne pouvaient que lever un flot d'interrogations similaires de l'autre part de la tablée. La souris qui était sise à ses côtés n'avait émis qu'un son , le mot "Paris ou pari" pariait-elle sur un avenir parisien? Seule la pénitente pouvait en apporter la réponse. Pénitente d'une extase de rêveries, sans l'ombre d'un doute. Il en revient au couple, ami, qui se joigne à l'inviter en leur demeure. Notre bonhomme se doit de régler cela en prime, avant des es éclairer tout les deux sur son choix de candidater à la chambre basse. Il commentera aussi les détails de l'avenir de la dame de Roussan.

-Je ne refuse pas une invitation , qui se voit en sus doublé à l'unisson de vos voix. J'ai bien entendu votre supplique et je ne m'y soustrairais aucunement.

Il est des invitations qui ne peuvent être éconduite. Le sourire qui accompagne cette première réponse est engageant et fait honneur à la demande. Vient le temps de répondre à la durée de sa présence sur les terres du sud .

-Je me dois de rentrer sur Paris le 8 janvier au plus tôt et le 10 du même mois au plus tard. Histoire de mener campagne, bien que j'y sois à la campagne. Il est malheureux que je ne puisse choisir cette région ci ou celui du Bourbonnais, n'étant d'une part pas résident et de l'autre trop sûr de mon élection dans ces contrées.

Un triste rappel à la maigreur de la représentation populaire dans la chambre basse.

-Mon cher Thierry et je m'excuse chère Alzema , si je puis user et abuser de cette familiarité nouvelle, de surseoir un instant à vous répondre sur le reste. Pourquoi je candidate et me perds-je dans un élément de paresse? C'est pour une simple raison, il faut porter la voix du peuple et essayer de la faire entendre. Pour moi il est important que ce pouvoir là soit entendu, espérant que cette voix soit un frein à l'agitation, évitons si vous le voulez bien que d'autres tête tombent sous la vindicte populaire. Puis j'avoue qu'il y a du charme à vouloir réformer et se faire conspuer pour quelques idées folles qui vont à l'encontre de la paresse coutumière. Je sais et vous m'en rappeler les fondements, Thierry , mais en trois mois , il y a largement le temps de me faire entendre. Si toutefois , il y a assez de candidatures, pour complaire aux besoins de cette frange du pouvoir populaire. De plus ça me permettra de juger de la sagesse et la justesse du roi. L'espérance et l'espoir sont des moteurs qui permettent d'avancer. Si tout cela là est que folie, je l'assume et me l'accapare sans frémir.

Un sourire ravi et une gorgée de vin pour humecter un palais qui s'assèche au gré des mots.

-Je suis homme de franchise et de cette franchise , j'en fais une conviction , une voix et un credo.Si rien n'en ressort , personne ne pourra me faire le reproche de n'avoir pas tenté.

Notre bonhomme plonge son regard particulier dans l'azur d'un regard féminin.

-Je vois , chère Alzema, que vous avez toujours des projets qui vous honorent , vous n'avez pas dérivé d'un iota de vos préoccupations premières. Cabinet de médecine , lieux d'apaisement pour l'enfance indigente. Je suis mandataire d'une vente d'équidés en effet et je me fais force argument de vous en faire l'harangue. J'ai pas un cheptel de quantité , mais je privilégie la qualité et la rareté. Pour les enfants , j'ai choix qui vous siérait.

Après avoir œuvré à répondre à l'une et l'autre . Il revient à Thierry.

-Vous avez de quoi vous occuper? Où en êtes vous de l’évaluation immobilière et mobilière des biens de votre épouse? Si mon aide ponctuel peut vous être utile, elle vous est acquise. mon domaine de compétence étant tout ce qui se rapporte à l'élevage, la carrosserie et le travail du cuir.

Il se tourne vers la jeune personne qui est assise à ses côtés.

-Auriez-vous perdu votre langue? Je vous rassure ce n'est pas moi qui vous l'ai dérobé! Permettez que je me présente par la plus simple des courtoisies. Alcide Maximin Lyone. Vous avez un air de famille avec Roseline Barthas, seriez-vous de parentèle ?


Notre bonhomme a pour principe de n'écarter personne d'une causerie.
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Azelma
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MessagePosté le: 08/01/2018, 23:20    Sujet du message: [RP] La province , en Provence , ville d'Aix Répondre en citant


Invitation acceptée, la d’Argenson ne dissimule pas sa joie en croisant le regard de son époux. Puis comme Judith, elle écoute Alcide avec intérêt, hochant légèrement la tête en l’entendant, sincèrement elle espère qu’il saura faire frémir la chambre basse. La jeune femme le comprend même si elle ne sent pas d’attaque actuellement à mettre un coup de pied dans la fourmilière.

Effectivement, personne ne pourra lui reprocher de ne pas avoir essayé, à ces mots elle lève son verre à son attention afin de lui signifier son soutien moral, prendre des risques... Oui, elle pense qu’il faut encore des personnes comme lui.
Alcide est un homme intelligent, cultivé, connaissant bien plus de ce Royaume que la plupart des personnes qu'elle at pu croiser jusqu'ici. Franc et sincère, il a toutes les qualités pour réussir dans ses entreprises et cela, elle lui souhaite.

Puis, il s’adresse directement à elle, Az lui sourit largement, non même la maladie ne l’a pas changée, la jeune femme est toujours touchée par l’autre, les autres... Surtout les enfants elle est ainsi. Ses azurs s’ouvrent plus grands lorsqu’il lui mentionne les équidés :

Merci Alcide, lorsque le projet aura vu le jour, vous pourrez venir vous en rendre compte par vos propres yeux. Je pense que je ne changerai jamais à ce niveau-là... L’argent doit servir à soulager les plus désargentés si possible à mon sens. Si un jour vous avez besoin de mon aide ou soutien pour un de vos projets, n’hésitez pas surtout à m’en faire part.

Ahem ! Je compte sur vous pour me montrer les chevaux auxquels vous songez... J’y tiens absolument, je sais que vous avez des connaissances que je n’ai pas dans ce domaine, bien qu’il me passionne.

Les propos sont entendus et elle sait qu’il ne manquera pas de la conseiller et lui présenter les chevaux pour les enfants. Elle l’écoute échanger avec son époux sans se départir de son sourire, les laissant converser avant qu’il ne s’adresse à Judith.

La jeune fille rougit à nouveau avant de regarder la d’Argenson, Azelma l’invite d’un geste discret de la tête à répondre à Monsieur Lyone. La Barthas n’est pas timide d’ordinaire, mais il faut bien avouer qu’Alcide en impressionnerait plus d’un.

Az apprécie ce moment où ils conversent librement de tout sans se soucier du jugement de l’autre, c’est ainsi entre amis. On peut ne pas partager les mêmes idées mais se respecter infiniment c’est leur cas ! Un regard circulaire à l’endroit avant de revenir à Judith qui ose prendre la parole après une courte hésitation, un sourire ravi d’être là à ce moment précis à partager un repas avec un ami qu’elle ne pensait pas voir de sitôt, alors elle profite en serrant les doigts de son époux entre les siens.
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Judith
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MessagePosté le: 09/01/2018, 00:00    Sujet du message: [RP] La province , en Provence , ville d'Aix Répondre en citant


Judith suivait l’ensemble des dires échangés, elle ne comprenait pas tout surtout lorsqu’il ‘agissait de politique... En cela, elle n’y entendait rien et ne s’y intéressait pas du tout. Trop jeune peut-être aussi, mais elle était issue du peuple, si chez les d’Argenson elle n’avait pas à se plaindre, elle savait que ce n’était pas le cas de tous... Le sort des plus pauvres l’importait même si pour l’heure, elle ne se sentait pas l’âme guerrière ou revendicative. Alors, Judith écoutait en observant les réactions de la Vicomtesse et de son époux, ils semblaient assez ouverts et surtout à l’écoute de ce géant à ses côtés.

La Barthas laissait son regard aller de l’un à l’autre, elle se trouvait chanceuse d’assister à cet échange, les d’Argenson ne semblaient pas déranger de sa présence ni même ce monsieur Lyone, c’était une marque de confiance qu’ils lui accordaient ce qui la fit sourire. Totalement concentrée par ce qui se disait qu’elle sursauta pratiquement sur l’assise lorsqu’il s’adressa à elle personnellement.

La jeune fille interrogea du regard la Vicomtesse qui l’encouragea à répondre à Alcide. Timidement, le rouge aux joues, Judith orienta son visage vers l’homme en inspirant doucement avant de répondre après avoir plissé les yeux :

Enchantée Monsieur Alcide Maximin Lyone... Non... je n’ai pas perdu ma langue.. La jeune fille lui sourit avant de reprendre d’un air plus enjouée : Vous connaissez Roseline Barthas ? Je ne la connais pas mais mon père m’en a parlé... enfin à ma mère, c’est une soeur à lui je crois... Mais elle ne vit pas dans la région il me semble non ? Enfin ce n'est peut-être pas la même... Je lui ressemble vous trouvez?


Là, elle se fit plus curieuse, plus directe, il connaissait une parente à elle que même elle ne connaissait pas, cela devenait très intéressant. La jeune fille trouvait que l’homme avait de l’humour même si elle n’avait pas osé relever le fait qu’il aurait pu lui dérober sa langue.  Impressionnée par le géant, ami de ses employeurs, soudainement elle le voyait autrement prête à lui poser mille et une question sur la soeur de son père, sa tante  dont elle avait trop peu entendu parler, seulement quelques brides interceptées entre ses parents. Effectivement, elle se souvient avoir surpris sa mère dire une fois qu'elle ressemblait à sa tante, mais elle n'avait jamais posé de question sur cette tante... Comme si un secret de famille venait taire toutes informations, mais elle en connaissait malgré tout l’existence, lui .... La connaissait ! Son regard dévisagea Alcide avant de se rendre compte de ce qu’elle faisait aussi elle baissa le regard afin de ne pas paraître irrespectueuse... Sans s'en rendre compte, elle regarda la Vicomtesse les yeux pétillants comme si on venait de lui annoncer une bonne nouvelle, un sourire étira ses lèvres alors qu'Az lui souriait tendrement. Quelle journée! Elle était toute chose notre petite demoiselle!

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Alcide
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MessagePosté le: 15/01/2018, 10:47    Sujet du message: [RP] La province , en Provence , ville d'Aix Répondre en citant

La conversation se poursuit , alors que le plat commandé est servi, ceci n'arrête pas le cours de la causerie. L'intervention olfactive et qui éveille l'appétit , ne fait qu'interrompre un court instant l’appétence pour les mots. Il sourit au réveil de la jeune femme , sise à ses côtés. Mais avant d'écumer le besoin de l'accompagnante, notre bonhomme se doit de faire écho à la demande de la noble dame de Roussan.

-Une fois notre repas pris , je vous mènerai, tout trois au cheptel dont j'ai le mandat. J'ose espérer que les petits Morvan, sauront satisfaire une part de vos attentes. Vous verrez c'est des montures agréables, solides et amicales. Elles sont de plus dures à la tâche , ne rechigne guère sur les chemins difficiles.

Il en revient à la sœur du père de la fille. Il va apporter un éclairage sur plusieurs points que sa connaissance interrogative a soulever, tel le point de levier d'une parentèle.

-En effet , mademoiselle , j'affirme que vous avez raison sur le fait que votre tante ne vit pas dans votre région, mais dans le Bourbonnais. En sus je puis vous renseigner sur deux points. D'une part , qu'elle est en pleine santé et que d'un autre elle ne se nomme plus Roseline Barthas , mais sœur Marie-Celeste, suivant en cela son destin animé par la foi. Je ne suis pas juge de ses choix , bien que je juge que c'est perdre sa vie à vivre reclus dans un couvent . C'est gâchis que de tenir close un beau brin de femme sous un voile et au nom d'un tout puissant hypothétique. Mais je ne vais pas m'étendre plus avant sur mes choix , mécréant un jour , mécréant toujours!

Un sourire désarmant vient accompagné le phrasé volubile.

-Vos ressemblez à votre tante en plus jeune, mais je n'affirme pas non plus que vous en êtes la parfaite copie, que la sagesse m'en préserve!
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 10:54    Sujet du message: [RP] La province , en Provence , ville d'Aix

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