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[rp] Stranger in a strange land.

 
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Aedan
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MessagePosté le: 31/03/2018, 18:54    Sujet du message: [rp] Stranger in a strange land. Répondre en citant

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Irascible, irresponsable ,irritant, irrévérencieux, iconoclaste , ivrogne et surtout irlandais. Aedan prenait tout les ires pour en faire une qualité , mieux une lignée aristocratique , plutôt irristocatrique , si toutefois ce mot fut inscrit dans un vocabulaire d'une langue quelconque parlée dans le monde connu et par des inconnus.

Il était depuis quelques temps à Paris , étant l'un de ses nombreux insignifiants habitants d'une ville morte ou partiellement décédée. Aedan , en avait , soit , qu'un sommaire aperçu, mais ce qui est perçu n'est plus inconnu. Aedan , n'avait que pour seul richesse , son esprit , un beau timbre de voix et un don inné pour la musique , le violon en particulier.

Il avait trouvé à se loger journellement, jamais au même endroit, évitant de sombrer dans une routine , à lever toujours le même jupon , devenait lassant à la longue ou il fallait être diablement inventif. Il avait un penchant bien marqué pour les jolis minois et les atours féminins. Un défaut pour certain , un danger , souvent , mais un plaisir assurément.

Il remonte une ruelle tout en chantonnant un chant mélancolique.

- Shadows fall and hope as feld
Steel your heart, the Dawn will come
The night is long and the path is dark
Look to the sky for one day soon
The dawn will come*


*Les ténèbres s'étendent et l'espoir s'évanouit
Apaise ton cœur, l'aurore viendra
La nuit est longue et la route sombre
Lève les yeux au ciel car, bientôt,
L'aurore viendra.
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Aedan
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MessagePosté le: 03/04/2018, 20:46    Sujet du message: [rp] Stranger in a strange land. Répondre en citant

Lueur diaphane aux ombres indéfinies , vision étrange d'un esprit embué par les vapeurs malignes d'un mauvais alcool . Tel est le retour à la réalité de l'irlandais, la première question qui vient percuter de son marteau la pensée de l'éveillé , où est-il? Une fois que la chaleur d'un corps aux formes esquissées par un drap aux chastes manières. Des courbes et des monts , qui font lumière dans l'esprit d'Adean , femme , il devine , femme , il en est sans se méprendre. Délices fruités au goût de sel font émerger les souvenirs d'une nuit fort agitée.

Aedan déplace le statuaire vivant de la représentation féminine aux pinceaux d'un artiste solaire caressant l'ondée d'un drap enlaçant les détails sans équivoque. Il s'en nourrit , comme d'un prémices à une repas matinal qui s'annonce déjà frugal. Il laisse ses autres appétits de chair , pour sauter au bas du lit qu'il a accueilli . Aedan se meut dans la pièce dans sa tenue de naissance , sans rien cacher au soleil qui vient illuminer son passage , marquant son ombre sur le corps alanguie. Comme si son ombre cherchait à retenir les émois de la nuit , peinant à s'en détacher.

Une table , une madeleine engloutie pour faire un fond et faire oubli du liquide ingurgité la veille. Une caresse sur un étui posé à côté du petit déjeuner, une envie d'extirper l'instrument de son carcan, mais il se retient ne voulant pas perturber le sommeil de la dame.
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Aedan
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MessagePosté le: 04/04/2018, 17:42    Sujet du message: [rp] Stranger in a strange land. Répondre en citant

Autre temps, autre lieu, autre passion fugace qui sied au sot , comme à l'érudit . Cette passion dévorante qui fait ployer la tête des plus grands monarques , que l'on se plaît à nommer "dieu" , complainte d'une volonté de croire en la possible existence d'un tel phénomène. Si être suprême , il y eut existé , aurait-il ainsi toléré les guerres , les famines et autres calamités. En cela Aedan est un impie , du branchage à bûcher. Vanité que de se croire doté d'une âme immortelle. Il pense donc , il est doté d'un esprit , alors il prend un livre , au plutôt un feuillet , moult fois lu et froissé par l'ardent lecteur et sa compulsion à s'imprégner d'un texte qui fait écho à ses pensées.

Le titre déjà peut permettre un sourire au lecteur qu'il est et qu'il demeure.

-La vérité. Lit-il à voix haute. Puis il s'emploie à en lire le reste.

Quelle est cette chimère impuissante et stérile,
Cette divinité que prêche à l'imbécile
Un ramas odieux de prêtres imposteurs ?
Veulent-ils me placer parmi leurs sectateurs ?
Ah ! jamais, je le jure, et je tiendrai parole,
Jamais cette bizarre et dégoûtante idole,
Cet enfant de délire et de dérision
Ne fera sur mon cœur la moindre impression.
Content et glorieux de mon épicurisme,
Je prétends expirer au sein de l'athéisme
Et que l'infâme Dieu dont on veut m'alarmer
Ne soit conçu par moi que pour le blasphémer.
Oui, vaine illusion, mon âme te déteste,
Et pour t'en mieux convaincre ici je le proteste,
Je voudrais qu'un moment tu pusses exister
Pour jouir du plaisir de te mieux insulter.
Quel est-il en effet ce fantôme exécrable,
Ce jean-foutre de Dieu, cet être épouvantable
Que rien n'offre aux regards ni ne montre à l'esprit,
Que l'insensé redoute et dont le sage rit,
Que rien ne peint aux sens, que nul ne peut comprendre,
Dont le culte sauvage en tous temps fit répandre
Plus de sang que la guerre ou Thémis en courroux
Ne purent en mille ans en verser parmi nous ?
J'ai beau l'analyser, ce gredin déifique,
J'ai beau l'étudier, mon œil philosophique
Ne voit dans ce motif de vos religions
Qu'un assemblage impur de contradictions
Qui cède à l'examen sitôt qu'on l'envisage,
Qu'on insulte à plaisir, qu'on brave, qu'on outrage,
Produit par la frayeur, enfanté par l'espoir,
Que jamais notre esprit ne saurait concevoir,
Devenant tour à tour, aux mains de qui l'érige,
Un objet de terreur, de joie ou de vertige
Que l'adroit imposteur qui l'annonce aux humains
Fait régner comme il veut sur nos tristes destins,
Qu'il peint tantôt méchant et tantôt débonnaire,
Tantôt nous massacrant, ou nous servant de père,
En lui prêtant toujours, d'après ses passions,
Ses mœurs, son caractère et ses opinions :
Ou la main qui pardonne ou celle qui nous perce.
Le voilà, ce sot Dieu dont le prêtre nous berce.

Mais de quel droit celui que le mensonge astreint
Prétend-il me soumettre à l'erreur qui l'atteint ?
Ai-je besoin du Dieu que ma sagesse abjure
Pour me rendre raison des lois de la nature ?
En elle tout se meut, et son sein créateur
Agit à tout instant sans l'aide d'un moteur.
A ce double embarras gagné-je quelque chose ?
Ce Dieu, de l'univers démontre-t-il la cause ?
S'il crée, il est créé, et me voilà toujours
Incertain, comme avant, d'adopter son recours.
Fuis, fuis loin de mon cœur, infernale imposture ;
Cède, en disparaissant, aux lois de la nature
Elle seule a tout fait, tu n'es que le néant
Dont sa main nous sortit un jour en nous créant.
Évanouis-toi donc, exécrable chimère !
Fuis loin de ces climats, abandonne la terre
Où tu ne verras plus que des cœurs endurcis
Au jargon mensonger de tes piteux amis !
Quant à moi, j'en conviens, l'horreur que je te porte
Est à la fois si juste, et si grande, et si forte,
Qu'avec plaisir, Dieu vil, avec tranquillité,
Que dis-je ? avec transport, même avec volupté,
Je serais ton bourreau, si ta frêle existence
Pouvait offrir un point à ma sombre vengeance,
Et mon bras avec charme irait jusqu'à ton cœur
De mon aversion te prouver la rigueur.
Mais ce serait en vain que l'on voudrait t'atteindre,
Et ton essence échappe à qui veut la contraindre.
Ne pouvant t'écraser, du moins, chez les mortels,
Je voudrais renverser tes dangereux autels
Et démontrer à ceux qu'un Dieu captive encore
Que ce lâche avorton que leur faiblesse adore
N'est pas fait pour poser un terme aux passions.

Ô mouvements sacrés, fières impressions,
Soyez à tout jamais l'objet de nos hommages,
Les seuls qu'on puisse offrir au culte des vrais sages,
Les seuls en tous les temps qui délectent leur cœur,
Les seuls que la nature offre à notre bonheur !
Cédons à leur empire, et que leur violence,
Subjuguant nos esprits sans nulle résistance,
Nous fasse impunément des lois de nos plaisirs
Ce que leur voix prescrit suffit à nos désirs.
Quel que soit le désordre où leur organe entraîne,
Nous devons leur céder sans remords et sans peine,
Et, sans scruter nos lois ni consulter nos mœurs,
Nous livrer ardemment à toutes les erreurs
Que toujours par leurs mains nous dicta la nature.
Ne respectons jamais que son divin murmure ;
Ce que nos vaines lois frappent en tous pays
Est ce qui pour ses plans eut toujours plus de prix.
Ce qui paraît à l'homme une affreuse injustice
N'est sur nous que l'effet de sa main corruptrice,
Et quand, d'après nos mœurs, nous craignons de faillir,
Nous ne réussissons qu'à la mieux accueillir.
Ces douces actions que vous nommez des crimes,
Ces excès que les sots croient illégitimes,
Ne sont que les écarts qui plaisent à ses yeux,
Les vices, les penchants qui la délectent mieux ;
Ce qu'elle grave en nous n'est jamais que sublime ;
En conseillant l'horreur, elle offre la victime
Frappons-la sans frémir, et ne craignons jamais
D'avoir, en lui cédant, commis quelques forfaits.
Examinons la foudre en ses mains sanguinaires
Elle éclate au hasard, et les fils, et les pères,
Les temples, les bordels, les dévots, les bandits,
Tout plaît à la nature : il lui faut des délits.
Nous la servons de même en commettant le crime
Plus notre main l'étend et plus elle l'estime.
Usons des droits puissants qu'elle exerce sur nous
En nous livrant sans cesse aux plus monstrueux goûts.
Aucun n'est défendu par ses lois homicides,
Et l'inceste, et le viol, le vol, les parricides,
Les plaisirs de Sodome et les jeux de Sapho,
Tout ce qui nuit à l'homme ou le plonge au tombeau,
N'est, soyons-en certains, qu'un moyen de lui plaire.
En renversant les dieux, dérobons leur tonnerre
Et détruisons avec ce foudre étincelant
Tout ce qui nous déplaît dans un monde effrayant.
N'épargnons rien surtout : que ses scélératesses
Servent d'exemple en tout à nos noires prouesses.
Il n'est rien de sacré : tout dans cet univers
Doit plier sous le joug de nos fougueux travers.
Plus nous multiplierons, varierons l'infamie,
Mieux nous la sentirons dans notre âme affermie,
Doublant, encourageant nos cyniques essais,
Pas à pas chaque jour nous conduire aux forfaits.
Après les plus beaux ans si sa voix nous rappelle,
En nous moquant des dieux retournons auprès d'elle
Pour nous récompenser son creuset nous attend ;
Ce que prit son pouvoir, son besoin nous le rend.
Là tout se reproduit, là tout se régénère ;
Des grands et des petits la putain est la mère,
Et nous sommes toujours aussi chers à ses yeux,
Monstres et scélérats que bons et vertueux.


Vient la fin de sa lecture et de dire tout haut.

-Donatien Alphonse François de Sade , je te remercie pour cet écrit. Toi qui doit être manger par les vers depuis presque dix ans. Ils doivent faire une indigestion de culture et de bons mots.

Il repose le texte , le polissant du plat de sa main.
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Aedan
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MessagePosté le: 15/04/2018, 01:14    Sujet du message: [rp] Stranger in a strange land. Répondre en citant

Il est des lieux qu'il faut bannir car il se prête à rien de bien ou de souhaitable. Aedan est irlandais, il a une vraie tête de mule parfois, pour le pas dire de cochon. Il s'entremêle dans ses raisonnement , jusqu'à froisser une jeune femme à laquelle il avait accordé du crédit, même plus une certaine estime. L'échange de poème épistolaire n'avaient pas ouvert une accointance avec sa récipiendaire. Trop fol qu'il est , trop sot pour comprendre le don qu'il perçoit, il est le seul à blâmer.

Trop de mauvais vins et de mauvaises habitudes sonnaient sa perte et pire son bannissement. Les nuits passaient , mais ne se ressemblaient pas , plus sombre que jamais cette dernière. L'art de fermer les portes et de fuir au moindre changement ou pire de faire monter le sang de la colère, alors qu'il fallait de l'apaisement. Pour ça il était gauche et peu adroit. le fiacre pris ne l'avait pas amené plus loin que le bout de la rue. un mur trouve secours à sa rage , il se meurtrit les phalanges , jusqu'au sang , sans pour autant s'en trouver apaisé. Il lui importe peu la douleur ou le sang , il a connu bien pire, mais cela reste voilé par sa propre volonté. Une fois que sa hargne est retomber, il se met en quête d'un recoin pour y passer la nuit ou simplement se dissimuler aux yeux du monde.

Parfois la vie est faite de joie et de plaisirs simples et d'autre fois , il n'y a que l'ombre , le dégoût de vivre. Ambivalence quand tu nous tiens , rien ni personne ne peut s'en soustraire. Il regarde ses mains meurtries , déchire des bandes de sa chemise et s'en fait des cataplasmes sommaires. Il se sent toujours vivant, la douleur sourde vient le lui rappeler sournoisement.

Un diable a toujours des faiblesses...Mais tout l'art consiste à ne pas les montrer.
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Aedan
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MessagePosté le: 17/04/2018, 16:21    Sujet du message: [rp] Stranger in a strange land. Répondre en citant

Tard , dans une nuit agitée et hantée par de vieux démons, Aedan se réveille en sueur , une sueur moite et qui sent l'acre poids de la peur. On peut éloigner , faire abstraction d'un passé, pas si lointain , mais l'on ne peut dans les rêves et les bras de la nuit s'y soustraire. Un diable d'homme avec une multitudes de démons enfouis au plus profond de son subconscient et de son inconscient réuni.

Son regard s'acclimate à la pénombre de la pièce qu'il a trouver pour reposer son corps, plus que son esprit . le lieu qui l'a accueilli est un hangar sur les quais de Seine, non loin du dépôt de bois. Un lieu silencieux la nuit , juste parcouru par quelques chiens errants , de chats en chasse , et des ombres humaines , comme lui . Car une grande ville , comme Paris ne peut loger tout le monde sous le même toit , qui plus est , si l'on a pas le moindre sous vaillant. Heureusement que l'n va sur les beaux jours et que le froid se fait moins piquant. Pour Aedan le froid et les conditions difficiles sont un lot coutumier , qui ne lui fait jamais se plaindre. Ici , votre voisin ne risque pas de trépasser dans la journée, nul bruit de canon, de mitraille et de charge de cavalerie. Juste la solitude , le froid et la faim , suffisant pour mourir cependant, c'est pour cela que l’irlandais fait le tour du lieu pour voir si l'un de ses compagnons d'infortune peine à se réveiller ou qu'il est parti pour son grand voyage.

Aedan ne cherche pas , depuis peu à conquérir quelques naïves ou licencieuses avouées, pour trouver un lieu de repos plus à même de le réchauffer, Il n'a pas l'esprit à cela, il serait d'une bien piètre compagnie.
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