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[RP] Les pérégrinations d'un jeune américain

 
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Edouard de Gontaut-Biron
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MessagePosté le: 04/10/2018, 23:05    Sujet du message: [RP] Les pérégrinations d'un jeune américain Répondre en citant

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Oyez Oyez ! Gente dame et gentleman ! Nous voilà arriver à bon port, à Cherrrbourg, au si majestueux Royaume des François et des Navarrois. Puisse Épicure vous combler durant votre séjour !

C'est à l'écoute de ces mots qu'un homme , la vingtaine bientôt révolue, s'extirpa de son lourd sommeil au sein de sa cabine privée. Une cabine qui n'avait pour seul avantage d'être individuel. Hormis cela, elle était relativement austère, étant pourvue du minimum d'équipement requis pour une cabine privée avec l'avantage, non negligeable, d'avoir une vue sur l'extérieur.

Cet homme là se prénommé Edouard. Edouard de Gontaut-Biron. Originaire de New York. Le voilà débarquant dans ce pays qu'il ne connaissait guère. Et pourtant de français, il avait presque tout: le nom, ses parents, des ancêtres et la langue. Mais du territoire lui-même, il n'en savait que des témoignages de sa mère et de ses recherches personnelles.

Il se rendit alors vers la salle de toilette, se rinça longuement le visage et son imposante barbe puis revêtit un accoutrement relativement élégant mais sans signe ostentatoire de richesse. Récupérant sa valise et autre objets personnels, il sortit alors de sa cabine, humant avec volupté cet air qui lui était jusqu'alors inconnu.

Il posa ensuite pour la première fois un pied sur cette France qu'on lui a si souvent contée. Il était jeudi aux environs de 23 heures 30. Une certaine émotion l'envahit. Mais autre chose l'envahit inéluctablement à descente : l'odeur. Une odeur infecte semblait comme incrusté dans les quais. Une odeur si tenace et désagréable qu’Edouard accouru en direction d'une voiture, sa lourde valise en main. Il y pénétra puis indiqua au chauffeur l'ordre de le mener à une auberge ou autre refuge répondant à ses moyens, une bonne cinquantaine de francs. Pourquoi aussi peu pour un si long voyage ? Lui qui, originaire d'une bonne famille française exilée aux Amériques, n'avait jamais manqué de rien, ayant bénéficié d'une éducation complète et gagnant relativement bien sa vie jusqu'à des événements ayant précipités sa venue en France ? Il aurait pu venir en France, fort des milliers de dollars que son beau-père, un riche négociant qu'il détestait tant, lui avait proposé. Il aurait pu vivre en grand bourgeois Mais il les refusa sèchement. Dorénavant il se débrouillerait de sa seule personne.

Le chauffeur intima l'ordre de démarrer aux cheveux. Au fur et à mesure que la voiture s'engouffra dans les ruelles de la ville, Edouard fronça les sourcils. La vue lui était insupportable. D'ici et là, au bord des ruelles, une ribambelle de mendiants, de jeunes gamins de rues, des vieillards et des « coureuses » jonchaient les lieux. Frappé par cette vision, il interpella le chauffeur, la voix teintée d'un fort accent américain.

M..mais Monsieur qu'en est-il de ces damnés, ces êtres condamnés à la pauvreté ?

D'une voix empli de gravité, le chauffeur dit, l'air résigné.

Bienvenue ! Bienvenue dans cette seconde France, celle qu'on oublie et que l'on fait mine de ne pas voir. Nous sommes résigné. Je hais la royauté et tout ce qui s'en rattache.

Édouard arqua le sourcil. Vous n'êtes point royaliste ? Qu'êtes vous donc ?

Je suis bonapartiste. Sous Napoléon, nous ne vivions pas tel des miséreux, nous étions digne. Eh puis, la France rayonnait. Tout cela n'est que passé. J'aurais bien voulu continuer cette discussion mais nous voilà arriver.

Édouard ne s'était même pas rendu compte qu'ils étaient arrivés. Il paya la course 5 francs puis pénètre dans la petite auberge, ses bagages toujours fermement tenu. Le lieu était assez bien tenu, la décoration était certes sommaire et simple mais le lieu était propre et l'odeur qui se dégaga de la probable cuisine des lieux lui était agréable. Un couple de vieillards se tenait à l'accueil, toutes sortes de paperasse en mains. Visiblement surpris de voir un client, il ouvrit grands les yeux avant d'annoncer avec théâtralité.

B'jour Monsieur et bienvenue « Chez Maguii ». J’puis vous aider ?

Édouard sourit longuement. Malgré son âge, l'homme paraissait dynamique et plein d'entrain.

Je l'espère oui. Je cherche une petite chambre à moindre coût avec un minimum de confort. Je débarque dans la ville sans une profusion de francs.

N'vous inquiétez point ici j'puis vous aider. J'vous propose une chambrée. C'te nuit j'vous l'a donne gratos. Eh puis, m’dame mon épouse vous offre un repas d’l'agneau pré salé. C'fameux !

Je vous remercie pour ce geste. On m'avait dit que les cherbourgeois était accueillant. J'en ai la confirmation. Cependant, je dois avant tout me reposer de mon voyage.

Édouard monta à l'étage et s'engouffra dans la chambre qui répondait à ses attentes. En réalité, il avait faim ! Mais la vue de ces flots de populations désœuvrés errant dans les rues lui avait coupé l'appétit…
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Edouard de Gontaut-Biron
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MessagePosté le: 06/10/2018, 14:09    Sujet du message: [RP] Les pérégrinations d'un jeune américain Répondre en citant

Toc toc toc!

Eh M'Sieur euh… puis se tournant vers son épouse, il chuchota. Mais comment il s'appelle le m'sieur ?

J'sais pô moi ! Il n'a rien dit ! Retoque encore.

Toc toc toc !

Cette fois-ci, Édouard se réveilla brusquement. Il était près de 9 heures du matin. Semblant comme déboussolé, il prit de longues secondes avant de regagner ses esprits et de s'exprimer d'une voix fatiguée.

Oui que puis je faire pour vous ?

Ah bonjour m'sieur c'tait pour vous dire que le p'tit dej…j'veux dire le petit-déjeuner est servi.

Je vous remercie grandement. Je fais ma toilette puis j'irai me sustenter.

Le patois du couple âgé l’amusait grandement. Il songeait à ces quelques anciens camarades québécois qui utilisaient certaines de ces tournures de phrases. La discussion achevée, le jeune pénétra dans l’exsangue salle de bain. Fini les baignoires à la mode romaine. Place désormais à l'eau froide, la bassine et le broc. Sa toilette réalisée, il opta pour une tenue simple et légère au vue de la chaleur qui semblait déjà présente en cette matinée d'octobre. Il descendit ensuite, puis dévora avec entrain l'excellent petit-déjeuner. Pendant le repas, il demanda à ses hôtes les lieux à découvrir dans la ville.

Informations ayant été prises, il se mit à la découverte de la ville. Il marcha, marcha, demanda de temps à autre son chemin, discuta avec de sympathique badaud. Il en tira une conclusion rapide : cette ville avait un potentiel qui ne demandait qu'à être exploité. Le centre-ville était beau, il semblait y avoir une volonté de donner une belle image de Cherbourg et , cela, était fort louable.

Il arriva ensuite dans la Grande Place de la ville qui peinait à se remplir. Son regard se posa dès lors vers un tableau d'annonces de recrutement. Il scruta les métiers proposés : déchargeur de marchandises, domestique pour une famille bourgeoise etc. I need money!, pensa t-il intérieurement.

Déçu des métiers proposés, il allait s'en aller lorsqu’une annonce, en partie recouverte par une autre, attira son attention. Il l'a pris, puis la lit et la relut à nouveau. C'était une embauche pour un journal mais pas n'importe lequel : un journal républicain, « Aux Armes » plus exactement. Le papier en main et tout sourire, Édouard se mit à la recherche de ce journal.

Après près d'1 heure de recherche, il arriva devant une petite bâtisse très ancienne et s'y introduit . En son sein trônait des drapeaux tricolores, un buste de la Fayette et un portrait de Louis Capet guillotiné. Soit tout ce que le Gontaut-Biron aimé !

Un vieil homme, une calvitie et des cheveux blancs sur la tête et en tenue austère semblait tenir les lieux. Le jeune homme s’avança en sa direction.

Bonjour Monsieur, je me porte volontaire pour votre demande d'emploi…si elle tient toujours bien évidemment. Je suis Édouard de Gontaut-Biron et bien entendu…un fervent républicain.

L'homme resta complètement bouche bée. Il s'approcha et lui serra longuement et fermement la main sans dire un mot, ce qui étonna le jeune américain.

Bien sûr qu'elle tient toujours ! Jamais je n'aurais pu croire qu'un homme autre qu'un zélé royaliste voulant casser mon modeste journal puisse pénétrer dans cet antre. Je suis si ému ! Un républicain à Cherbourg !

Quelques larmes coulèrent de ses yeux.

Malheureusement, je ferme très tôt aujourd'hui. J'ai de nombreuses courses à faire et d'autres choses qui me pourrissent l'esprit. Venez demain à la première heure que l'on puisse parler plus concrètement. J'ai tellement hâte d'être demain ! Oh et je suis Maurice Laubier. Un sang culotte comme on en fait plus !

La journée de demain s'annonçait donc déterminante pour Edouard...






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Edouard de Gontaut-Biron
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MessagePosté le: 07/10/2018, 17:48    Sujet du message: [RP] Les pérégrinations d'un jeune américain Répondre en citant

Que la nuit fut longue pour le jeune expatrié ! Cette longueur était imputable à l’excitation et à l'appréhension du jeune homme. Et si tout cela était trop beau ? Et si la quête qui l'animait depuis toujours était vaine dans ce pays qui semblait comme apathique, comme soumis face un Roi qui s’intéresserait, comme ses prédécesseurs sûrement, au bien être de sa « troupe » plutôt qu'à celui du peuple, le véritable souverain ? Toutes ces questions le tourmentaient.

4 heures, 5 heures…les heures passées mais l'éveil demeurait. Il était 5 heures 45 lorsqu’il prit la sage décision de s'endormir. Officiellement pour 1 à 2 heures. La réalité, elle, fut fort différente.

« Je vais te dépecer et balancer les restes de ton horrible carcasse dans le port » « Ah ouais c'est ce qu'on va voir viens si tu es un homme bouffon »

Ces par ces mots empli de lyrisme (humour) qu’Édouard vainquit Morphée. Une querelle avait lieu à proximité de l'auberge entre deux hommes visiblement éméchés. Le temps était plutôt maussade bien loin des chaudes températures qu'il avait connu depuis son arrivée. Il s’extirpa de son lit, puis jeta un œil sur sa montre avant de la reposer. Il alla alors en direction de la salle de toilette lorsqu'il se stoppa net, les yeux grands ouverts Venait-il de rêver ? Il repartit en direction de la montre puis s'écria « Oh shittt ! ». Il était 11 heures 10. Il aurait dû au siège du journal « à la première heure ».

Il fit rapidement sa toilette et se para d'une de ses élégantes tenues, après tout mieux valu être bien présentable! Fin prêt et fort de sa mallette contenant son curriculum vitae et du nécessaire d'écriture, il se décida à monter dans une voiture. A pied, il en aurait pour bien de temps !

11 heures 50, heure d'arrivée devant le siège. Après avoir payé pour la course, il y accouru. Le lieu était ouvert mais personne ne tenait le lieu. Mister Laubier ? Rien…jusqu'à ce qu'une personne dévala les escaliers. C'était Monsieur Laubier.

Monsieur Laubier je suis navré pour mon retard sincèrement je vous prie de m'excuser. Cela n'arrivera plus. J'étais tellement excité à l'idée de pouvoir travailler pour ce journal que j'en ai oublié de...dormir.

Le vieil homme vint à son niveau et lui fit une accolade. N'ayez crainte je ne vous en tiens point rigueur. Vous êtes jeune encore cela arrive et cela arrivera encore quand même. Que diriez-vous de passer l'entretien au cours d'un bon déjeuner à l'étage ?

Édouard ne pouvait qu'être satisfait de la réponse (et de la proposition) de son interlocuteur.

L'entretien se passa pour le mieux. Le propriétaire était ravi de pouvoir travailler avec le jeune homme et ce dernier était friand de ses confidences sur les événements qu'il avait lui-même vécu durant les années révolutionnaires. Vint la question fatidique : pourquoi Édouard était-il venu en France ?

Comme je vous l'ai dis c'est ma première venue en France. Je suis venu pour accomplir la demande, dans son testament, de mon père que je n'ai malheureusement pas connu de son vivant. C'était un noble, de la haute, un homme qui s'est battu au côté des insurgés pendant la Guerre d'Indépendance américaine et qui s'est rallié à la Révolution, car profondément acquis au Républicanisme. La demande était que je puisse dédié mon existence à la mise en place d'une République dans ce pays. Mon éducation, mon parcours scolaire et universitaire bref tout a été fait pour que je puisse me préparer à ma venue en France. De par les correspondances régulières que j'entretiens avec quelques républicains et de par les journaux que nous réceptionnons à New-York, je suis au fait de la situation de la France.

Ah vous savez donc qu'on se coltine un nouveau Roi!, dit l'homme âgé d'un air amusé.

Oui un autre Louis. Les Louis et les Capet se succèdent mais leur médiocrité reste. D'ailleurs il vient d'où lui ? A part un Condé, un Parme ou un Penthièvre je ne vois pas qui peut sortir du chapeau. On va nous sortir un Bourbon d'Inde ou du Royaume Kongo à la filiation imaginaire vous allez voir !

Les deux hommes se mirent à rire.

Aujourd'hui il y a un vide considérable dans le microcosme politique. Les royalistes sont inexistants où titubant et les bonapartistes sont opportunistes et n'ont d'opposition que le nom. C'est aujourd'hui que l'idéologie républicaine doit avoir le vent en poupe. Les villes secondaires comme Cherbourg et Saint Denis, les belles oubliées, doivent être le terreau de cette idéologie. Et cela devra passer par une vulgarisation de nos idées. Et ce journal posera une première pierre à cet édifice !

Je n'ai rien à ajouter. Vous avez parfaitement palabrer. Je vous prends à l'essai bien entendu en tant que rédacteur adjoint. Vous serez payé 23 francs par jour, soit 161 francs par semaine c'est tout ce que je puis vous offrir. Vous pouvez vous mettre au travail dès maintenant ! Préparez moi un article concernant notre joie concernant la mort de François Capet je vous prie !

Tout se passait pour le mieux pour Edouard. La presse, cet instrument ô combien important mais inutilisée en France, pourrait s'avérer d'une grande utilité…




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Edouard de Gontaut-Biron
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MessagePosté le: 07/10/2018, 23:17    Sujet du message: [RP] Les pérégrinations d'un jeune américain Répondre en citant

Je crois que nous en avons définitivement terminé, s'exclama Maurice Laubier, l'air visiblement ravi.

Il était près de 21 heures. Cela faisait presque 6 heures que les deux protagonistes travaillaient sur une dizaines de textes , tous écrit par Edouard. Ils les comparèrent, les débattirent pour trouver la formulation juste, le mot juste. Un texte avait été sélectionné par les deux hommes.

Vous me voyez ravi et honoré de travailler avec vous, jeune homme. Vous avez le souci du détail et votre style d'écriture est remarquable. Toutes mes félicitations!

Édouard répondit par un large sourire.

Ce texte doit avoir une portée nationale et être diffusé partout où il pourra être commenté. Qu'en pensez-vous?

J'y ai déjà songé, j'ai pris de l'avance. J'ai un vieil ami à moi qui fait du commerce entre Cherbourg, Saint Denis et Paris. Et il s'avère qu'il part ce soir pour Saint Denis puis pour Paris. Demain à l'aube il y sera arrivé. Je lui en fait la demande et il a accepté. C'est une aubaine à saisir!

Lorsque le journal avait pignon sur rue, je travaillais avec une imprimante parisienne "Imprimeries Dumont & Fils" si je me souviens bien. Pour des tarifs abordables, ils m'ont toujours fait bonne presse. Mon ami s'y rendra et ils imprimeront une certaine quantité.


Il se stoppa quelques secondes avant de reprendre.

Quant à vous, vous avez une mission. Vous devrez placardé ce texte sur les lieux mis à cet effet. Même ici, chez la belle endormie qu'est Cherbourg, on doit être visible. Après cela, je vous laisserais rentrer chez vous. Vous n'aurez qu'à passer demain à l'heure du déjeuner.

Après lui avoir remis les 23 francs journalier, le vieil homme prit congé d'Edouard. Ce dernier, fort de son nécessaire pour placarder, se rendit en direction des panneaux de la villes...
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Edouard de Gontaut-Biron
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MessagePosté le: 10/10/2018, 17:45    Sujet du message: [RP] Les pérégrinations d'un jeune américain Répondre en citant

"Ah ça ira ça ira ça ira
Les aristocrates à la lanterne
Ah ça ira ça ira ça ira
Les aristocrates on les pendra"

C'est en fredonnant cette célèbre chanson, symbole de la période révolutionnaire, qu'Edouard, tout sourire, s’activa à se rendre au journal. Il était ravi : son coup avait parfaitement réussi ! Du moins à Cherbourg, les badauds ne cessé de débattre, les uns pronostiquant le retour d'une structure républicaine avec pour appui le journal, les autres un simple réquisitoire. Vu le réquisitoire, il sourit longuement en pensant que les gouvernants devaient être horrifié par ce texte. L'effet recherché !

Il était 15 lorsqu'il pénétra dans le journal. Le vieil homme se tenait déjà, souriant.

Ah Edouard comment allez-vous ? J'ai une bonne et mauvaise nouvelle. La bonne est que je ne saurais que dire hormis que vous m'avez apporté des clients. J'ai vendu une dizaine de ces textes à des sympathisants ou à de simples curieux. Oh que je vois la tête de Capet et de son troupeau même si je n'ai aucune idée de sa bouille !

Les deux hommes se mirent à rire.

Ils doivent être atterré, c'est parfait !

Mais tout à coup, le visage de Laubier changea, se figea. Son sourire avait laissait à un froncement de sourcil.

La mauvaise est…vous n'avez pas vu le panneau d'affichage de Cherbourg ?

Le jeune homme fit non de la tête.

Ils nous persécutent ! Ils veulent ouvrir une enquête sur l'affiche ! Ils veulent nous bâillonner !

Édouard arqua le sourcil.

Du calme qui donc…ils ?

Les Capet et leur serviteur attitré, sois disant bonapartiste comment il s'appelle déjà euh…ah oui Neu…un ex député cherbourgeois en plus.

Que nous reproche t'on ?

D’appeler aux armes et à l'insurrection.

Édouard arqua à nouveau le sourcil puis pouffa de rire.

Attendez , attendez…puis il récupéra un exemplaire du texte, il le lut à nouveau puis s'exclama, tout sourire et sur le ton de la plaisanterie.

J'exige qu'on me donne la phrase où j'appelle aux armes et à l'insurrection ! Peut être lorsque que je dis au peuple de réclamer son dû et que
...puis il se stoppa net et se mit à rire longuement. Le vieil homme surpris se mit à sourire et lui demanda les raisons de son rire.

Je pense qu'à Paris soit ils sont sot ou soit ils s'adonnent à la boisson. Je crois qu'ils n'ont pas compris que « Aux Armes » est…le nom du journal.

C'est pourtant évident ! J'ai mis le nom du journal bien en gros dans la Manchette et je l'ai bien réécris en fin avant de signer « un insurgé cherbourgeois ». Ah peut être aurais-je dû écrire « journal hebdomadaire » en dessous ou quelque chose comme cela ? Pourtant cela me paraît évident que sur la manchette d'une affiche émanant d'un journal on mette le titre du journal…en GROS ! Et puis soyons sérieux 2 minutes s'il vous plaît !

Si j'avais voulu appeler à l'insurrection, pensez-vous réellement que je n'aurais dit que ces deux mots, « Au Armes » ? Je vous aurais concocter un fameux virulent pamphlet appelant à la chute de la monarchie et à l'insurrection. La finesse, je ne connais pas vraiment mais quand même…

De l'avis d’Édouard, les royalistes et alliés venaient de faire une belle erreur dont il ne se gênerait pas de souligner !

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MessagePosté le: Aujourd’hui à 17:53    Sujet du message: [RP] Les pérégrinations d'un jeune américain

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