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[RP] Pension Garnier à Saint-Denis
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Anastasie Lévis-Mirepoix
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Localisation: Dans le coeur de son Beau Brun d'Epoux pour le meilleur et pour le ... Meilleur !
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PostPosted: 31/07/2017, 10:11    Post subject: [RP] Pension Garnier à Saint-Denis Reply with quote

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Nuit du 30 Juillet 1823

Anastasie dort comme un bébé. Enfin, un bébé dans un lit de camp est-ce que çà dort bien ? Ana vous répondra : c'est horrible. Depuis qu'elle a proposé d'échanger le grand lit contre ce minable lit de camp, Ana n'a plus voulu que Joris dorme ailleurs que dans ce bon grand lit douillet. Lui est très grand, elle l'est moins donc le lit de camp est plus approprié avec ces données là.
Il n'empêche, elle dort malgré tout et ne comprend pas que dans son rêve du moment, on frappe à la porte. Elle a de drôle de rêves la Ana ! Pourtant et à force de tendre l'oreille, il n'y a plus de doute possible : quelqu'un frappe à la porte. Dans ce sommeil qui l'étreint, elle cherche à s'extraire de son lit de camp et se retrouve au final : par terre ! Comme réveil on a vu mieux. Se frottant le dos et le popotin qui n'ont pas aimé la chute, elle allume une lampe à huile et se dirige vers la porte en regardant du côté de Joris qui dort à poings fermés. La chance !

C'est sur une madame Garnier que la porte s'ouvre. Interdite que la dame vienne les réveiller en pleine nuit, elle écarquille les yeux, se les frotte même du plat de ses mains.


- Madame Garnier ? Y a-t'il le feu ? Les bonapartistes viennent-ils d'envahir de nouveau le Royaume ?
- Oh rien de tout cela, Mademoiselle, je suis bien rassurée de vous savoir là.
- Où voulez-vous que je sois en plein milieu de la nuit ?
- Il y a un homme qui vous attend à la réception de la Pension.
- Un ...un ...quoi ? Vous déraisonnez Madame Garnier !
Puis en murmurant elle ajoute : Monsieur de Florensac est là je vous signale ! Comment croyez-vous qu'il va prendre cette nouvelle ? Et puis à part lui, je ne connais aucun homme, Madame Garnier !

Pensant que la brave femme perd la boule, elle se recule pour fermer la porte.

- Retournez dormir Madame Garnier, les grosses chaleurs de l'été vous auront tapé sur la tête.
- Mais Mademoiselle, le Monsieur dit être envoyé par Le Ministre de l'Intérieur qui vous attend de toute urgence.
- Vous ne pouviez pas commencer par là ? Je m'habille et je descends, faites le patienter.


Elle referme la porte et fait deux tours sur elle-même ne sachant pas ce qui est le plus urgent à faire pour être un tant soit peu présentable. Elle se précipite à la cuisine, verse de l'eau fraîche dans une bassine, se lave le visage, se brosse les dents puis, elle enfile une toilette simple, celle lui tombant sous la main plus précisément. Rapidement, elle démêle sa chevelure et la noue en un chignon rapide et sans chichi. Ses bottines enfilées elle se dirige vers le lit où Joris dort. Elle ne peut quitter l'appartement sans le prévenir. En douceur elle dépose de doux baisers sur ses joues, sa bouche, son front et tente de le secouer gentiment afin qu'il l'entende.

- Mon beau brun d'amour, je suis appelée d'urgence au Louvre par le Ministre de l'Intérieur. Je ne sais pas à quelle heure je rentrerai. Je ne vous dis pas ce que je ne sais pas dire mais que je pense toujours aussi fort.

De nouveau et avec une infinie tendresse elle dépose un doux baiser sur les lèvres masculines endormies, elle remonte la couette sur lui, puis éteint la lampe à huile et quitte l'appartement avec son porte-documents qui ne la quitte que fort rarement.

Prestement, elle dévale les marches la conduisant à l'accueil et se plante devant l'homme qui a bien failli lui faire avoir une embrouille avec son beau brun.

- Bonjour Monsieur. J'espère n'avoir pas été trop longue. Je vous suis.




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Azelma
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PostPosted: 31/07/2017, 10:26    Post subject: [RP] Pension Garnier à Saint-Denis Reply with quote


La dame est passée l’informer que la demoiselle arrivait, puis elle est partie probablement se recoucher pense l’huissier en faisant les cents pas dans le hall d’accueil. Attendre ne le dérange pas, quelque part ça fait partie de ses fonctions, faire la grue devant un bureau du ministère... Quoi qu’il a pas à se plaindre devant celui de l’intérieur y a souvent du mouvement, parfois même assez étonnant. Mais attendre alors qu’on est attendu ailleurs le met un peu à cran.

Quand la demoiselle le rejoint à l’accueil, il la regarde furtivement et pense : « elle a l’air aussi jeune que la ministre voir même un peu plus... hmpf ! » mais s’arrête là sur le constat, il cherche du regard Madame Garnier pour la saluer mais elle ne semble pas être dans le coin avec son bonnet de nuit et ses chaussons de travers, tant pis.

Sans attendre il répond en se dirigeant vers la porte de la pension : Bonjour Madame le procureur, allons-y.

Une fois à l’extérieur il l’aide à monter dans le fiacre par politesse, car la jeunesse n’a guère besoin d’aide puis il intime au cocher.

Au Louvre !

Les voilà partis, l’huissier est silencieux, d’ailleurs il serait bien incapable de donner les raisons exactes de cette convocation en pleine nuit. Lui ne fait que ce qu’on lui demande un point c’est tout, il sourit tout de même à la demoiselle qui doit se demander pourquoi ou bien elle sait et c’est tant mieux comme ça elle le laissera faire une micro sieste durant le voyage. Micro sieste les yeux ouverts c’est tout un art, qu’il a su apprivoiser et qui est bien utile dans sa fonction. Parfois il se dit qu'il devrait demander à se charger d'un autre ministère plus calme où il y a moins de va et vient, mais en même temps il ne s'ennuie jamais avec celui de l'intérieur.

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Anastasie Lévis-Mirepoix
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Localisation: Dans le coeur de son Beau Brun d'Epoux pour le meilleur et pour le ... Meilleur !
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PostPosted: 31/07/2017, 10:57    Post subject: [RP] Pension Garnier à Saint-Denis Reply with quote

Nuit du 30 Juillet 1823

Aidée par l'huissier attentionné malgré l'heure avancée de cette nuit mouvementée, Ana grimpe dans le fiacre. Le voyage se déroulera sans échange puisque elle le sait, elle ne doit rien révéler de ce qu'elle sait ou de ce qu'elle suppose savoir. A présent tout à fait réveillée, elle se concentre sur l'entretien qu'elle s'apprête à tenir avec le Ministre de l'Intérieur. L'urgence doit être grande pour qu'on soit venu la tirer de son lit lit de camp.

Joris aura-t-il réalisé qu'elle est partie ? Aura-t-il entendu ce qu'elle lui a murmuré ? Elle ne le saura qu'à son retour.


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Joris.de.Florensac
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PostPosted: 02/08/2017, 11:25    Post subject: [RP] Pension Garnier à Saint-Denis Reply with quote

Il dormait profondément lorsqu’il fut extirpé de son sommeil au milieu de la nuit par Ana. Emergeant du rêve à la réalité et vice-versa, il ne savait plus du tout où il en était. Dans un état second, il entendait comme étoffées, quelques brides de voix puis des bruits d’agitation dans l’appartement qui s’approchaient et s’éloignaient de lui. Puis de discrets contacts charnels le firent sourire imperceptiblement tout en s’étirant et ronronnant comme un chat. Il voulait la prendre dans ses bras pour l’embrasser, la caresser, lui faire l’amour mais il n’arrivait pas à se réveiller complètement. Sans doute consentante, elle était venue le rejoindre dans son lit et pourquoi n’arrivait-il pas à la toucher ? Puis, il fut secoué avec douceur pour ensuite percevoir la douce intonation de sa voix lui transmettant un message. Malgré l’épaisse brume qui persistait sur son nuage, il entendait et ancrait dans son esprit quelques mots sur la teneur de celui-ci lorsqu’un papillon se posa délicatement sur ses lèvres et s’envola rapidement sans faire de bruit, le laissant continuer sa nuit comme un bienheureux.

Il se réveilla et s’étira avant de tâtonner avec sa main l’emplacement du bougeoir sur la table de chevet et d’allumer la bougie car la lueur du jour n’avait pas encore pointé son bout du nez. La lumière fut et voyant le lit de camp vide, il se rappela rapidement les pseudos évènements de cette nuit. Il endossa une robe de chambre pour aller faire du café dans la cuisine tout en se remémorant ce qui avait été dit. Les mots « Urgence, Louvre et Ministre de l’Intérieur » lui revinrent en mémoire. C’était bien cela, elle avait été mandé en urgence au Louvre par le Ministre de l’Intérieur.


Ben dis donc, elle attaque fort !

Se disait-il, prêt à pousser un sifflement admiratif. Puis il croqua dans une part de moelleux au chocolat qu’il restait de la veille et avala avec délice un bol de café chaud. Il faisait encore nuit quand il sortit de la salle d’eau, il revêtit une tenue sobre et sortit de la pension en direction du marché de la ville. Il déambula entre les étals pour prendre ce dont ils avaient besoin et passa par la boulangerie pour acheter une grosse miche de pain et des brioches au chocolat encore chaudes. Il reprenait le chemin inverse en rejoignant prestement la pension. Quand il franchissait le pas de la porte cochère, il plissa légèrement les yeux aux lueurs naissantes du jour en espérant que sa belle blondinette d’amour ne tarderait point à revenir.
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Anastasie Lévis-Mirepoix
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PostPosted: 02/08/2017, 23:56    Post subject: [RP] Pension Garnier à Saint-Denis Reply with quote

31 juillet 1823 - Milieu de matinée -

Anastasie a quitté le Louvre. Ce n'est que lorsqu'elle est assise dans le fiacre qui la ramène à Saint-Denis, qu'elle réalise véritablement tout ce qu'elle vient de vivre. Tandis que son regard se porte sur la campagne verdoyante des environs de sa ville d'habitation, certaines images ne cessent de défiler malgré tout. Des images qu'elle voudrait pouvoir oublier tant elles sont moches, sordides, affreuses et empreintes de la cruauté humaine. Elle sent encore l'odeur de la vomissure, du sang et de la transpiration de cet homme ligoté sur sa chaise. Anastasie en a des hauts le cœur après coup. Dangereusement, elle se penche jusqu'à mi-corps par la fenêtre ouverte afin de sentir l'air frais sur son visage et de se noyer dans cette nature qui file au rythme saccadé du galop des chevaux tirant le fiacre. Elle pourrait mettre à profit le temps du trajet pour prendre un peu de repos mais elle sait qu'elle ne réussira pas à s'assoupir, ne serait-ce que quelques minutes, qui seraient pourtant bénéfiques. Elle a l'impression que sa robe porte l'odeur de la pourriture laissée au Louvre. Ses cheveux, sa peau, lui semblent aussi être imbibés des relents de l'horreur nauséabonde. Le cocher la gronde en la voyant ainsi penchée vers l'extérieur mais elle n'en a cure, elle veut pouvoir respirer à narines déployées le grand vent matinal.

Lorsque le fiacre s'arrête devant la pension Garnier, elle s'en extrait aussi rapidement que si elle venait de voir le diable en personne, elle paie sa course, attrape son porte-documents et file en trombe jusqu'à l'entrée.
Elle ne voit, ni n'entend Madame Garnier affairée à faire briller la rampe d'escalier. Elle grimpe les deux étages et ne s'arrête que devant la salle d'eau, haletante. Il faut qu'elle puisse se laver, frotter sa peau douce et si fine avec du crin ou elle ne sait quoi pour que disparaisse cette odeur qui lui donne la nausée, même après ce temps écoulé.
Elle s'enferme donc dans la salle d'eau et se déshabille hâtivement comme si tout ce qu'elle portait venait d'être infesté par la peste ou le choléra. Elle forme une boule de tous ses vêtement qu'elle laisse dans un coin. Elle jettera le tout plus tard car jamais plus elle ne portera ce qui la vêtait aujourd'hui.

Commence alors une toilette minutieuse où chaque parcelle de son corps est soigneusement savonnée, puis frottée avec une forme de rage qu'elle ne soupçonnait pas. Sa peau devient rouge écrevisse tant elle la frotte. Elle effectue cette opération à trois reprises, au moins, avant de se rincer deux fois de suite afin d'avoir le sentiment que toute la pourriture déposée sur elle ne soit plus que les filets d'eau s'évacuant au fil de ce rinçage et qu'elle observe avec insistance comme pour se rassurer qu'ils disparaissent à tout jamais. Elle dénoue sa longue chevelure blonde comme les blés et la lave, la rince à trois reprises. Cette énergie dépensée dans cette toilette féroce a fini de l'épuiser tout à fait. Elle s'adosse un instant contre le lavabo et scrute l'horizon par la fenêtre ouverte en y cherchant l'air qui lui manque. Elle grelotte mais n'y prend pas garde, se contentant de nouer une large serviette blanche, douce et moelleuse qui cache son corps des seins à mi-cuisses. Ses cheveux dégoulinent mais de cela non plus elle n'attache pas d'importance. Enfin, elle sent bon le savon à la lavande si cher à Madame Garnier qui veille toujours à ce qu'il soit fourni dans les salles d'eau de chaque étage de sa pension.

Elle reste un long moment adossée à ce lavabo à puiser l'air qui lui arrive pour ainsi nettoyer ses poumons eux aussi ... Grelottante, elle se décide enfin à se redresser et à quitter la salle d'eau.

Lorsqu'elle ouvre la porte de leur appartement, elle ne voit que lui. Il se tient debout devant la fenêtre ouverte, dos à la porte d'entrée, si beau, si grand, si fort, que son souffle en est coupé. Joris est-il en train de surveiller les allées et venues de la cour ? Guette-t-il son arrivée avec impatience ? Anastasie se sent enfin à l'abri, dans leur cocon, leur petit nid rien qu'a eux deux. Si elle ne chassera jamais les images de cette nuit, voir Joris l'apaise presque immédiatement. Ne lui manque que d'aller se blottir dans ses bras. Ce qu'elle fait en courant, abandonnant son porte-documents sur le tapis.

- Je suis rentrée.

Au son de sa voix, Joris se retourne et Ana se précipite dans ses bras.

- Serre-moi fort.

Elle se blottit dans les puissants bras masculins et niche sa tête dans son cou pour respirer, aussi fort qu'elle le peut, celui qui fait battre son cœur. Elle en a besoin pour se ressourcer complètement. Elle réalise alors ce qu'elle n'avait pas encore réalisé : elle ne peut rien lui dire de ce qu'elle vient de vivre. Ou très approximativement. Très prochainement, Joris sera avocat, il aura son cabinet et leurs relations de travail seront alors celles d'un Procureur du Roi joutant parfois férocement avec un avocat tout au long d'un procès, chacun défendant la partie qui est la sienne. En y songeant, en silence, elle se presse plus fort contre son beau brun, affolée par cette perspective fort compliquée. Ses cheveux sont trempés, elle grelotte mais elle n'y attache pas d'importance puisqu'elle est dans les bras de celui qu'elle aime plus que tout au monde.

- Je t'aime tant. Lui murmure-t-elle à l'oreille avec douceur.

Un bref instant, s'effacent cet interrogatoire, ces odeurs écœurantes, ces visions peu ragoutantes de cette nuit mouvementée qui la marqueront toute sa vie. Se met en sommeil, pour un moment, ce métier qu'elle s'est choisi avec passion et détermination dont elle ne mesurait pas le côté obscur et sordide qu'il allait prendre parfois.

Tout cela se dissipe le temps d'un instant. Pour la première fois de sa vie, Anastasie vient de prononcer les mots magiques, ceux qui embellissent la vie et qui donnent des teintes harmonieuses au bonheur à l'instant touché du bout des lèvres par la jeune fille amoureuse.
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Joris.de.Florensac
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PostPosted: 05/08/2017, 18:42    Post subject: [RP] Pension Garnier à Saint-Denis Reply with quote

Depuis le levé du jour, Joris avait fait du nettoyage et du rangement dans la pièce où les fenêtres étaient grandes ouvertes et de grandes malles empilées dans un coin étaient prêtes pour le déménagement prévu pour le début août dans un plus grand appartement puis il s’affaira à la cuisine pour commencer à préparer le repas de midi. Il était resté en chemise et l’avait laissé quasiment ouverte tout en retroussant ses manches jusqu’aux coudes pour avoir moins chaud.

Les heures s’égrenaient inlassablement. A plusieurs reprises, il se surprit à regarder les aiguilles à la pendule murale et toujours pas d’Ana. Il commençait à s’inquiéter car il trouvait le temps long ne sachant rien sur ce qui s’était passé depuis cette nuit. Il ne comptait mêmes plus les pas qu’il parcourait d’une fenêtre à l’autre, du côté rue au côté cour.

En milieu de matinée, il se planta un bon moment devant la fenêtre, les mains dans les poches de son pantalon, le regard fixé sur l’activité des allées et venues surtout les fiacres. Désespéré, il soupira profondément de ne voir rien venir quand soudainement il entendit sa voix à travers la pièce. Il se retourna au moment où Ana se précipitait dans ses bras. L’étreinte étant tout aussi protectrice qu'amoureuse, il la serra fort contre son cœur qui battait la chamade.


Enfin tu es là ! Ana chérie ! J’étais vraiment inquiet.

Il ne lui demanda rien sur le moment mais il sentait qu’elle avait été considérablement contrariée par les évènements qu’elle venait de vivre parce que c’était la première fois qu’elle lui demandait de la serrer fort contre lui ainsi que de prononcer les trois mots qui symbolisaient l’amour était assez troublant. Il lui chuchota à l’oreille avec autant de douceur.

Moi aussi, je t’aime si fort.

Il était tellement amoureux qu’il ferma les yeux pour s’imprégner de l’odeur de sa peau qui sentait la lavande. Elle était à moitié nue dans ses bras et une simple serviette séparait son corps du sien. Il appréciait la fraîcheur de sa longue chevelure blonde encore ruisselante d’eau dans son cou et sur son torse. A cet instant, il sentit le désir l'envahir avec une envie irrésistible de lui faire l’amour. Elle grelotait et ressemblait tellement à un oisillon tombé de son nid qu'il s'apprêtait à lui donner toute la tendresse et l'amour dont elle avait besoin.

Il posa ses lèvres fébriles sur ses cheveux puis sur la fine courbe de son épaule dénudée, laissant glisser délicatement ses lèvres le long de son cou gracile pour ensuite terminer sa course sur ses pulpeuses lèvres. Il les caressa avec douceur avant de l’embrasser passionnément et longuement à en perdre le souffle.
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Anastasie Lévis-Mirepoix
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PostPosted: 05/08/2017, 23:11    Post subject: [RP] Pension Garnier à Saint-Denis Reply with quote

Elle grelotte toujours. Mais est-ce de froid ? Enlacée, serrée, pressée avec tendresse, embrassée avec fougue et passion, il lui faut au moins cela pour que s'effacent les atrocités de sa nuit passée. Elle arrivera à les soustraire de sa mémoire au moins le temps que durera cette étreinte qu'elle ne voudrait pas voir s'éteindre. Elle se sent grisée et envahie d'une étrange sensation qui lui fait dire combien elle aime cet homme et combien, sans le savoir vraiment, elle le désire. S'il est vrai qu'elle ne sait rien aux choses de l'amour charnel, elle n'a qu'à se laisser guider par son fiancé qui saura la rassurer et lui montrer le chemin. Doucement, elle l'attire vers le grand lit et sans hésitation, ôte la serviette nouée autour de sa taille, laissant ainsi apparaître fugacement sa fine silhouette, pour ensuite bien vite s'envelopper du drap en restant assise sur le bord du lit, ses longues jambes étalées et cachées par le drap, offrant ainsi son dos nu à Joris. Délicatement, elle lui tend la serviette afin qu'il lui frictionne les cheveux pour les sécher un peu. Peu avant, elle a entr'aperçu leurs malles entassées dans un coin du salon et s'en est étonnée. Subitement, la peur l'assaille. Joris souhaiterait-il partir ? En a-t-il déjà assez d'elle ? Si tel était le cas pourquoi venait-il de lui dire combien il l'aimait ? Ana chasse cette stupide idée, elle a eu son comptant de noirceurs pour aujourd'hui. Ana et Joris ne peuvent se désunir, jamais, c'est une évidence pour la jeune fille.

Elle se laisse sécher les cheveux comme un bébé et ferme même les yeux sous ces douces pressions. Elle a besoin de faire le vide et cela tombe bien que Joris ne lui pose aucune question, même si elle s'en étonne. Ce qu'elle a fait de sa nuit et de sa matinée ne l’intéresserait-il pas ? N'a-t-il pas été étonné qu'elle soit appelée au cœur de la nuit par le Ministre de l'Intérieur ? Pourquoi ne cherche-t-il pas à savoir, au moins un minimum ? Il est vrai qu'elle est exténuée et qu'il faudrait sans doute qu'elle dorme quelques heures mais : le pourra-t-elle ?

La tête à présent en appui contre le torse de Joris, elle pourrait se laisser aller à ce sommeil qu'elle appelle de ses vœux quand bien même elle souhaiterait pourvoir continuer de sentir les caresses de son fiancé si doux et prévenant. Cette pulsion ne se réfléchit pas, elle le ressent au plus profond d'elle et même, elle l'appelle sans le dire. Avec douceur et grande délicatesse dans chacun de ses mouvements, elle s'étale alors de tout son long sur ce grand lit qui ne les a jamais réunis, se recouvre entièrement du drap, offrant
à Joris de sa fine main, une invitation à la rejoindre. Ils ne sont pas encore mariés et son fiancé sait qu'elle a été en partie élevée par les sœurs du couvent d'Abbecourt. Alors ... le pas sera-t-il franchi ?

Dans tous les cas, si ce pas est franchi vous n'en connaîtrez pas les détails. Quittez sur la pointe des pieds ce petit nid d'amour, cette intimité n'appartenant qu'à Joris et Anastasie. Chuuuuuuuut !

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Joris.de.Florensac
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PostPosted: 10/08/2017, 00:13    Post subject: [RP] Pension Garnier à Saint-Denis Reply with quote

Il se laissa doucement attiré vers le lit, ému par cette soudaine invitation. Attendri, il observa la perfection de ses gestes, la pureté de ses formes et l’innocence de ses traits. Un frisson lui parcourut l’échine par le fait d’apercevoir même furtivement, sa silhouette élancée dénudée complètement pour la voiler ensuite sous le drap. Maintenant assise sur le bord du lit, le dos nu tourné vers Joris, elle lui tendit une serviette afin de frictionner ses cheveux avec la serviette pour les sécher. Il se surprenait à la masser doucement au niveau des épaules et du cou qu’il trouvait assez tendu.

Il la regarda à nouveau sans bouger avec attendrissement car il était touché par cette pudeur soudaine de se recouvrir entièrement du drap. Puis d’un geste gracieux de la main, elle poussa plus loin l’invitation de la rejoindre. Il s’appliquait à réguler sa respiration alors que son cœur et son corps étaient prêts à exploser de désir. Il ôta dans un premier temps sa chemise puis sans écarter le drap, il s’allongea doucement à ses côtés.

Le silence emplissait la pièce et on n’entendait que leurs souffles. Il caressa ses cheveux puis son visage de sa main, descendant doucement ses doigts le long de son cou jusqu’à retirer le haut du drap qui cachait ses seins. Il en caressa les courbes avec délicatesse puis y posa ses lèvres les laissant glisser tout le long de son corps jusqu’à la naissance des cuisses, faisant ainsi disparaître l’entièreté du morceau d’étoffe qui recouvrait sa totale nudité. Il admira les formes parfaites de son corps pour ensuite remonter lentement tout en dessinant des arabesques sur sa peau jusqu’à son cou et aller mordiller lobe de son oreille en lui soufflant.


Ana chérie, tu es divine ! Ferme les yeux et laisse-toi guider sans crainte. Tu verras, tu sentiras comme dans un rêve, quelque chose de très doux, comme si un ange t’effleurait de son aile et t’emmenait dans un autre monde.

Il ne voulait surtout pas l’effarouché ni la mettre mal à l’aise. Il se déshabilla complètement et ses cuisses poilues se frayèrent un chemin entre les siennes. Son désir était à son point extrême. Le corps de Joris était totalement tendu, les muscles de son ventre étaient durs et crispés, ceux de ses cuisses noués comme des cordes. Il sentait gémir et vibrer son corps sous le sien. Ils n’en faisaient plus qu’un, ondulant aux rythmes de la cadence jusqu’au paroxysme de la jouissance.

Il laissa retomber sa tête sur l’oreiller, à côté d’elle. Son corps luisait de sueur et il parvint à retrouver son souffle. Il remonta le drap sur eux et se redressa en s’appuyant sur un coude pour l’embrasser tendrement sur les lèvres. L’enveloppant de son bras, il l’attira tout contre lui, remettant en place quelques mèches de cheveux collées par la sueur de son front. Caressant doucement son épaule et ne voulant trop la brusquer, il attendait le moment opportun pour se renseigner sur l’urgence de sa mission, cette nuit et ce matin à Paris.


Tu as été sublime, merveilleuse et si tu savais combien je t’aime.
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Anastasie Lévis-Mirepoix
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PostPosted: 10/08/2017, 12:05    Post subject: [RP] Pension Garnier à Saint-Denis Reply with quote

La danse qui vient d'être menée par les deux jeunes gens, ne ressemble en rien à ce que Anastasie a pu lire, ici ou là, dans les rares ouvrages accessibles dans son couvent. Dans ceux-ci n'y étaient évoquées que des danses de salon, de celles qui, en effet, permettent un rapprochement, relatif, des corps, mais en aucun cas ressemblant à celui qu'elle vient de découvrir. Comment a-t-on pu lui cacher cette incroyable valse des corps,  cette étourdissante polka des sens, ce vertigineux pas de deux ?
La danse, à son tout début, ne fut pas très agréable, puisque douloureuse, ce qui n'est pas exactement l'idéal pour évoluer sur la piste. Un peu comme si le partenaire masculin écrasait les pieds de sa partenaire féminine au moment d'investir véritablement ce corps à corps. Aiiiiiiiiiiie ! çà fait mal ! Puis, très vite, à force de douceur, de gestes tendres et câlins, de mots susurrés à l'oreille, de directives que seuls les corps peuvent comprendre et exécuter, la partenaire féminine entre dans ce ballet incroyablement exaltant en compagnie du maître de la danse. Leur danse.

Et ce ballet ne finit pas de l'étonner. Anastasie, si elle ne comprend pas tout à fait ce qui vient de lui arriver, reste submergée littéralement par des vagues la plongeant dans une ivresse encore inconnue d'elle. Le souffle court, le cœur palpitant, la peau en émoi, elle va se blottir tout contre son fiancé qui semble comblé. L'est-elle, comblée ? Comment le savoir ? Elle suppose que oui puisque son corps tout entier a répondu à celui de Joris, comme si la connivence existait depuis toujours. Elle est fatiguée mais d'une fatigue qu'elle ne connaissait pas, une large bouffée de bien-être la cueillant tout entière dans ce grand lit, complice de leur aventureuse et vertigineuse épopée.

"Sublime", "Divine", "merveilleuse", raisonnent doucement dans sa tête et elle ne peut que remercier l'ange dont parlait Joris, de s'être montré si doux et attentionné de son aile protectrice et aimante. Ses yeux se ferment bien qu'elle ne souhaite que fixer ce visage masculin qu'elle a découvert sous d'autres expressions, cette bouche qui lui a murmuré des mots encore inconnus d'elle, ces mains qui se sont révélées tellement  caressantes et aimantes. Anastasie lutte contre ce sommeil qui voudrait l'emporter loin de Joris. Se lovant tout contre son fiancé, lui souriant avec amour, elle n'en oublie pas moins ce qui la caractérise, même dans ce moment unique : saouler Joris de questions ou d'affirmations toutes prêtes.

- J'ai faim mais j'ai sommeil en même temps.

Elle vole un doux baiser à son fiancé.

- Pourquoi nos malles sont-elles empilées dans le salon ?

Deuxième baiser volé à Joris.

- Divine, merveilleuse et sublime ? Ah ?

Troisième baiser volé à ces lèvres dont elle ne saurait plus se passer.

- Et ... est-ce bien d'avoir été divine, merveilleuse et sublime ?

Quatrième baiser volé.

- Qu'est-ce qui te fais dire cela ? Et moi ? T'ai-je trouvé divin, merveilleux et sublime ?

Elle se redresse légèrement, plonge ses grands yeux ambrés dans les émeraudes de son amour.

- Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ! Un vrai ange aux ailes protectrices mais .... très très très .... aventureuses !

Ana éclate de rire, se blottit de nouveau tout contre Joris et continue de lutter contre cet appel au repos bien mérité qu'elle refuse pourtant.

- Un ange .... mais aussi un ... dé ... démon ... Je t'aime ...

Les derniers mots sont murmurés car, n'y tenant plus, Ana vient de sombrer dans ce sommeil qui a eu le dernier mot.




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Joris.de.Florensac
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PostPosted: 14/08/2017, 17:52    Post subject: [RP] Pension Garnier à Saint-Denis Reply with quote

Elle se lova tout contre lui. Il avait posé sa main sur la rondeur de son joli sein en imprimant quelques caresses pour ensuite se noyer encore dans les cheveux soyeux de son doux et tendre amour. Puis subitement, elle interrompit le charme de cet instant câlin avec ce sempiternel questionnement qui la caractérisait. Il allait lui dire que ce n’était pas le moment qu’elle le prit de court. Les questions affluèrent en estafilade et il eut droit à une salve à plusieurs coups de semonce entrecoupés de baisers volés. Il eut juste le temps de lui parler des malles empilées dans le coin du salon…

Aurais-tu déjà oublié que demain, nous déménageons pour emménager dans un appartement plus spacieux et plus confortable.

Et que Morphée, l’avait déjà enlevé et lové aux creux de ses bras sous le nez de Joris. Il resta un moment immobile, observant sa respiration qui était devenue profonde et régulière. La tenant toujours dans ses bras, il cherchait à savourer encore quelques instants cette quiétude dans laquelle l’amour l’avait plongée en l’embrassant délicatement sur ses paupières, son nez et ses lèvres avant de la laisser dormir tout son saoul.

Il se retira dans la salle d’eau pour prendre un bain puis s’habilla. Il devait allait voir quelqu’un en ville pour le négoce de chevaux dans un haras. Il restait sur Saint-Denis et en avait pour une paire d’heures tout au plus.
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Anastasie Lévis-Mirepoix
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PostPosted: 18/08/2017, 11:26    Post subject: [RP] Pension Garnier à Saint-Denis Reply with quote

31 juillet 1823 - Début de soirée -

Combien de temps a-t-elle dormi ? "Tu parles trop et tout le temps !" Est ce qui raisonne dans sa tête pour se sermonner toute seule au moment où, de sa petite main, elle tâte l'oreiller de Joris, puis la place qu'il occupait, pour s'apercevoir avec tristesse qu'il n'est plus là. Elle se redresse sans quitter le lit et le cherche. L'appartement étant riquiquounet, elle n'a pas longtemps à comprendre qu'il l'a quitté. Fichtre ! Mauvais présage. S'est-il enfui après avoir réalisé qu'il venait de lui prendre sa virginité ? A-t-il été à ce point déçu qu'il ait pris la poudre d'escampette ? Elle porte son regard du côté des malles et soupire de soulagement. Elles sont toutes là y compris celles de Joris. O U F !

Anastasie s’extirpe de la couche encore chaude de leurs ébats amoureux et se dirige vers la cuisine où des brioches au chocolat lui tendent les bras. Elle en dévore une, puis deux, en réalisant qu'elle n'est plus une jeune fille pure. Elle ne sait pas très bien ce que cela va changer dans son existence mais, tout en mâchant goulûment la viennoiserie chocolatée, elle ressent comme un bien-être, une sorte de félicité qui s'affiche sur son visage et sur tout son être. Elle s'accoude au plan de travail et se perd longuement sur les mouvements de la ville, depuis la fenêtre de la cuisine restée ouverte. 

Trois brioches plus tard, un thé chaud et un rangement sommaire de la cuisine, Anastasie va prendre un long bain dans la pièce d'eau donnant sur le couloir. Joris lui a annoncé qu'ils allaient emménager dans plus grand. Auront-ils leur propre pièce d'eau ? Elle l'espère car aussi bien Joris, qu'elle-même, sont friands de bain et de savon. Elle est amusée à cette idée de quitter ce tout petit appartement pour plus grand, puisque à présent, le lit de camp où elle a dormi ces derniers temps n'est plus franchement d'actualité. A moins que ... Dort-on toujours ensemble lorsqu'on vient de faire l'amour pour la première fois ? Elle n'en sait rien.
Ne comptant pas ressortir de la journée, après s'être séchée et légèrement parfumée, elle enfile une robe d'appartement, coiffe sa longue chevelure qu'elle laisse sans attache, enfile ses jolies pantoufles et retourne à l'appartement.

Joris n'est toujours pas là. Elle s'en inquiète. Elle réalise alors combien sans lui, rien n'est possible pour elle, combien elle a besoin de sa présence pour se sentir tout à fait sereine. En clair : l'est gros gros amoureuse la petite peste.
Elle se refuse à revenir sur son début de nuit, sur cet interrogatoire musclé auquel elle a assisté. Pour s'occuper et parce qu'elle a envie de surprendre Joris, après avoir constaté qu'il avait prévu de quoi les restaurer, elle dresse une jolie table et s'empresse de descendre chez Madame Garnier afin de lui demander de bien vouloir lui "prêter" quelques fleurs fraîches qui sont toujours présentées sur le comptoir de l'accueil de la pension. Ce à quoi consent la brave dame devenue une précieuse alliée, ajoutant même avec un large sourire : deux bonnes parts de navarin d'agneau avec ses petits légumes ainsi qu'une tarte aux pommes. Ana remonte en vitesse, dispose le joli bouquet au centre de la table et y ajoute deux bougies. Une vraie table d'amoureux s'offre alors à son regard. Elle sourit, satisfaite, va vérifier en cuisine que ce qui mijote ne crame pas. Par précaution, elle retire la marmite brûlante du poêle. Ils n'auront qu'à faire réchauffer légèrement ce divin ragoût, qui sent bon comme tout, avant de passer à table.

Ne lui reste plus qu'à attendre le retour de son beau brun d'amour. Elle se saisit d'un ouvrage de droit et se cale dans le fauteuil en lorgnant, de temps à autre, par la fenêtre, espérant apercevoir celui qui lui chavire le cœur et l'âme.
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Joris.de.Florensac
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PostPosted: 20/08/2017, 18:38    Post subject: [RP] Pension Garnier à Saint-Denis Reply with quote

Il avait passé plus de temps que prévu et l’affaire étant traitée, elle se termina derrière une chope de bière dans une brasserie à quelques pâtées de maisons de la pension Garnier. Il faisait nuit mais les lumières de multiples lanternes éclairaient les rues colorées du centre ville où évoluaient des ombres qui se pressaient pour regagner leur foyer. La marche lui avait fait du bien et il pressa le pas pour plus vite rejoindre sa belle blondinette d’amour qui devait commencer à s’inquiéter de ne pas le voir en ce début de soirée.

Il n’avait pas vu les heures filer et quand il sortit sa montre à gousset lorsqu’il passa sous la lueur d’un réverbère, il esquissa une grimace de mécontentement puis il disparut sous la porte cochère pour pénétrer dans la cour et monta en grandes enjambées les degrés de l’escalier qui menait au second étage. Il colla son oreille sur la porte pour écouter le moindre bruit et trouva l’autre côté de la pièce silencieuse. Dormait-elle encore ?

Il ouvrit doucement la porte pour ne pas la faire sursauter et sentit tout de suite une bonne odeur venir lui chatouiller les narines. Il entra dans le salon et vit sa déesse d’amour, plus belle que jamais en train de bouquiner dans un des fauteuils. Eperdument amoureux, il ne pouvait plus se passer d’elle. Il lui offrit son plus beau sourire en s’avançant vers son fauteuil, lui prenant le livre de ses mains pour le poser sur la table. Il la souleva en la plaquant tout contre lui, ses mains s’enroulèrent délicatement autour de sa taille fine et sa jolie frimousse fut la proie de plusieurs effleurements de baisers doux et tendres puis délaissant avec regret la finesse de son cou avant de lui souffler à l’oreille.


Est-ce que mon petit Cœur à bien dormi ?

Il continua sa frénétique offrande de baisers qu’il termina sur ses lèvres pour ensuite ancrer son regard dans le sien.

J’espère que je ne t’ai pas trop manqué, mon Amour !

Ses yeux se posèrent un instant sur le dressage fleuri de la table, illuminé par deux bougies. Un large sourire se dessina alors sur ses lèvres.

Un dîner aux chandelles ? Waouh ! C’est bien la première fois qu’on m’invite de la sorte, cela me touche vraiment, mon petit Coeur ! Et puis ça sent très bon et en plus j’ai grand faim.

Il embrassa son petit bout de nez.

Ô ! Toi ! Si je ne me retenais pas, je te dévorerai toute crue.

Il riait en desserrant son étreinte afin d’ôter sa redingote et de s’asseoir à la table.
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Anastasie Lévis-Mirepoix
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PostPosted: 24/08/2017, 10:10    Post subject: [RP] Pension Garnier à Saint-Denis Reply with quote

Son cœur palpite, ses grands yeux s'illuminent lorsqu'elle le sent s'approcher d'elle. Joris est rentré ! Il n'a pas déserté leur toit. Elle ne cachera pas qu'elle s'en inquiétait. Mais ... comment oser le lui dire ? Cela reviendrait à avouer qu'elle ne lui fait pas confiance ? Doit-elle mentir ? NON. Elle ne veut pas mentir à Joris ni aujourd'hui, ni plus jamais. Ne sont-ce pas de bonnes résolutions à tenir pour l'équilibre de ce nouveau couple qu'ils forment à présent ? Avant d'ouvrir la bouche pour lui répondre, elle préfère nettement savourer les baisers langoureux qu'elle reçoit. Miam-Miam ! Elle réalise qu'elle ne s'en lassera jamais et que même, ils vont lui être indispensables, nécessaires, vitaux. La jeune apprentie en amour répond avec ardeur à chaque tendresse reçue, s'étonnant même que cela fut si naturel de sa part. Elle se laisse emporter dans les douceurs de cette étreinte et boude presque lorsque son beau brun s'éloigne pour passer à table.

- Je vois que l'appel du ventre est plus fort que nos étreintes amoureuses mon beau brun d'amour !

Elle fait semblant d'en être outrée, de bouder en fronçant les sourcils, en croisant les bras sur sa poitrine et éclate de rire en ajoutant.

- Mais ... je pense que jamais tu n'égaleras mon appétit ! Je suis l'unique experte en remplissage d'estomac.

C'est vrai qu'Ana a un appétit de lionne et que fort heureusement, avec tout ce qu'elle ingurgite :  elle ne prend pas de poids. Une fois Joris attablé, elle s'approche de lui, passe ses bras autour de son cou et ne peut se résoudre à ne pas lui signifier l'inquiétude qu'elle a ressenti jusqu'à son retour.

- J'ai bien dormi jusqu'à ce que je m’aperçoive que tu n'étais plus là, auprès de moi. J'ai ... j'ai eu peur que tu ne reviennes plus jamais ... c'est ... c'est idiot sans doute ...
Qu'as tu fait durant tout ce temps ?

Après tout, n'est-ce pas normal qu'elle se sente un peu perdue sans lui ? Surtout depuis qu'ils sont tous deux si proches ? Si ...tout ! Elle va devoir apprendre à ne pas l'étouffer de ses angoisses, de ses peurs mais elle est encore en apprentissage alors, il faut lui laisser le temps. Desserrant son étreinte, lui glissant un chaud baiser dans le cou, elle se dirige en cuisine et s'y active à réchauffer le navarin d'agneau. De là où elle se tient, elle peut voir Joris qui semble heureux d'être là dans cette nouvelle configuration d'un jeune couple en devenir.

- Je voulais te laisser croire que ce que je vais servir a été cuisiné par mes petites mains mais je me suis promis de ne pas te mentir. C'était tentant de le laisser croire, note bien.

Elle sourit tout en dressant le ragoût dans un plat qu'elle dispose sur la table et dont elle sert une belle portion à son amoureux adoré.

- Madame Garnier aime nous choyer tu sais ? Elle m'a dit qu'elle cuisinerait pour nous tant que nous aurions besoin d'elle.

Anastasie évite d'ajouter : "çà risque de durer un moment compte-tenu de mon inexpérience en cuisine." Elle se sert à son tour d'une aussi belle portion et s'installe en souriant.

- Je te laisse le soin du vin, mon Amour.

Comme toujours, la gourmande Ana s'empresse de savourer une première bouchée.

- Hum ... ché... ché délichieux ....  trop bon ! Goûte !

Réalisant que Joris ne peut déboucher le vin et manger en même temps, elle repose sa fourchette sur le bord de son assiette et le regarde tendrement.

- Oh ! J'allais oublier, Madame Garnier m'a remis deux trousseaux de clés, en me disant que tu saurais quoi en faire. Je les ai posés sur le guéridon à l'entrée.

Le vin servi, Joris ayant avalé sa première bouchée, elle retourne à son assiette avec un plaisir non dissimulé. Deux, puis trois bouchées avalées et elle repense à ce que Joris lui confiait avant d'aller s'attabler. Enhardie, elle ose lui murmurer en se ré-haussant afin que son visage soit au plus près de celui de Joris.

- Peut-être pourras-tu me dévorer toute crue pour ton dessert ?

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Joris.de.Florensac
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PostPosted: 29/08/2017, 18:53    Post subject: [RP] Pension Garnier à Saint-Denis Reply with quote

Elle le titilla gentiment sur son ventre et lui répondit aussi taquin.

A comparer, un Lestos vaut tout aussi bien qu’un Cupidon !

Il riait sous cape puis pouffa.

Ooooh ! Que oui ! Je te fais confiance, je suis toujours battu à plate couture pour le remplissage de panse et je me demande comment tu fais pour rester aussi svelte, moi à ta place, je serais déjà bedonnant.

Machinalement, il posa sa main sur son ventre et fit mine de rentrer son bide dur et musclé. Puis elle passa ses bras autour de son cou et là, il fut surpris par l’expression sérieuse de son joli minois lorsqu’elle devenait inquiète. Il apprenait donc qu’elle s’était inquiétée de son absence.

Silencieux, il resta un instant à la contempler se demandant si elle ressentait bien le message qu’elle voulait lui faire passer. Elle avait eu crainte de ne plus le revoir… Aurait-elle peu confiance en lui ? Bon sang ! Il ne s’y attendait pas du tout ! Il lui souriait en lui caressant tendrement la joue.


Comment as-tu pu croire un seul instant que je ne revienne plus jamais ? Grand dieu ! Non, non, mon Amour, je suis bien trop amoureux de Toi pour avoir l’intention de te laisser et ne plus revenir. Je t’aime éperdument et veux faire de Toi, ma femme pour le restant de mes jours. Et si tu as pensé de moi que je serais capable de le faire alors détrompe-toi, tu dois avoir confiance en moi comme j’ai confiance en toi. Faire des concessions de part et d’autres c’est le bonheur de vivre à deux. Confiance et fidélité sont les deux plus importantes des valeurs symboliques de l’amour entre deux êtres qui veulent s’unir pour la vie.
Et puis, cette bague que tu portes au doigt ne prouve-t-elle point mon attachement et mon amour pour Toi ? Sais-tu qu’elle représente une promesse de mariage ? Alors pourquoi cette crainte ?

Oui, je sais mon petit Cœur et je reconnais que j’aurais dû te laisser un petit mot pour t’en avertir mais je comptais revenir plus tôt et comme les affaires sont les affaires, j’ai été obligé de me plier aux exigences qu’impose ce genre de commerce et j’en suis vraiment désolé.


Il voulait lui faire la surprise mais la situation présente ne s’y prêtait pas alors que faire, lui mentir, non jamais surtout à sa future épouse. Ils devaient se construire des bases solides loin du mensonge et des intrigues de toutes sortes afin que leur amour subsiste longtemps et à tout jamais. Il déposa un furtif baiser sur les lèvres avant de replonger à nouveau le vert émeraude dans l’ambre de son regard.

Je vais te dire ce qui m’a tenu éloigné de Toi cette après-midi. J’ai fait une affaire aussi incomparable soit-elle sur l’acquisition d’une superbe berline noire et de deux magnifiques Alezans. Bien sûr, j’ai dû marchander les prix et les conditions et ce genre de négociation m’a pris beaucoup plus de temps que prévu. Dommage, moi qui voulait te faire la surprise et ben c’est raté.

Avant de s’échapper de son étreinte pour aller à la cuisine, elle l’embrassa dans le cou et un petit frisson descendit le long de son dos. Il déplia sa serviette de table pour la mettre sur ses genoux quand elle arriva avec le plat, le posa sur la table pour ensuite le servir. Certes, il sentait l’excellent fumé du navarin d’agneau et reconnaissait la marque du grand chef cuisinier qu’était le père Garnier. Alors un sourire amusé se dessina sur ses lèvres.

C’est vrai, elle a toujours eu de bonne intention envers nous et tu devrais demander au couple Garnier de t’initier à l’art culinaire si ça te plait et cela en attendant de pouvoir engager une cuisinière.

Il prenait la bouteille de vin, la déboucha et versa le breuvage à robe rouge dans les deux verres. Il sirota quelques gorgées avant de s’attaquer au savarin d’agneau.

Vraiment trop bon ce ragoût, à se mettre à genoux devant.

Enfin la logeuse leurs avait remis les clés du nouvel appartement. Il lança un coup d’œil vers le guéridon en souriant de contentement.

Oh ! Oui ! Que je vais savoir quoi en faire… Mon petit Cœur, ces deux trousseaux de clés ouvriront demain la porte de notre nouveau grand appartement. Grand salon, salle à manger, cuisine, deux grandes chambres, salle d’eau, coin d’aisance, deux grands balcons d’où les malles empilées dans le coin du salon.

Il mangeait de bon appétit lorsque le souffle tiède de sa blondinette d’amour lui caressa son oreille. Il ne s’attendait point à entendre cela sortir de sa bouche et en fut agréablement surpris. Fichtre, elle avait donc autant apprécié que lui, leur torride première étreinte amoureuse. Il ne répondit et ni ne fit aucun commentaire, les mots prononcés et leur regard parlaient d'eux même. Simplement, Il lui sourit tendrement.

Il se sentait si heureux, si vivant qu’il se leva de son siège, contourna la table qui les séparait et se plaça derrière elle. Comme deux papillons, il posa en douceur ses mains sur ses épaules qu’il dénuda, ses doigts caressèrent son cou, ses épaules, faisant descendre doucement sa robe d’intérieur le long de ses bras jusqu’à sa taille. Dans un délicieux plaisir, ses lèvres remplacèrent la caresse de ses doigts en s’évadant dans le galbe de ses seins puis au creux des reins, finissant au plus intime de son corps embrasé de désir. Chaud comme de la braise, il la prit dans ses bras pour la déposer tendrement sur le lit puis ôta prestement ses vêtements qu'il laissa choir sur le parquet.
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Anastasie Lévis-Mirepoix
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PostPosted: 03/09/2017, 10:25    Post subject: [RP] Pension Garnier à Saint-Denis Reply with quote

Étendue nue sur leur lit où Joris vient de la déposer toute en douceur, elle le regarde se dévêtir avec grand intérêt. Cet effeuillage d'épaisseurs de tissu qui vont choir sur le parquet la fascine mais bien plus encore, elle est fascinée de découvrir vraiment à quoi ressemble la nudité masculine. Elle découvre les courbes, les monts et les vallées qu'elle n'a réellement entr'aperçus qu'au travers de quelques dessins de Léonard de Vinci. Ses grands yeux s'écarquillent, s'interrogent et se complaisent à ne pas regarder ailleurs. Ce matin, lors de leur première étreinte amoureuse elle n'a rien vu de ces secrets masculins mais là ce soir ... wouahhhh ! Son fiancé semble être ... comment dire ? En forme ?

Elle tend les bras avec tendresse et envie et l'accueille dans ce réceptacle amoureux tout de draps en satin. La danse du matin reprend mais cette fois Anastasie découvre d'autres horizons bien plus prometteurs et hardis dans lesquels elle se laisse emporter.



*Ah ! que le feu terrestre a sur soi de nuages !
Ah ! que l'autre est couvert d'une belle clarté !
Que l'un a de fumée et l'autre de beauté !
L'un sert même aux enfers, aux peines et aux rages,
L'autre aux Cieux, aux plaisirs de la divinité.

Pour cause, en mon amour j'aime pour ce que j'aime,
J'aime sans désirer que le plaisir d'aimer,
Mon âme par son âme apprend à s'animer,
Je n'espère en aimant rien plus que l'amour même
Et le bois de ce feu ne se peut consumer.

Belle divinité qui mon âme a ravie
En ton Ciel avec toi, mon âme a pris des yeux
Pour contempler de toi le beau, le précieux,
Pareil au bienheureux est son heure et sa vie,
Car être au paradis, c'est contempler les dieux.

Le lendemain matin - Août 1823 -
    


Leur nuit fut douce et agitée en même temps. Ils n'ont que fort peu dormi se livrant à des corps à corps enflammés. Ce n'est qu'au petit matin qu'ils se sont endormis dans les bras l'un de l'autre. Lorsqu'elle ouvre les yeux, le soleil vient caresser leur couche. Joris dort encore paisiblement tout contre elle. Elle le regarde avec amour et n'ose pas bouger de peur de le réveiller. Elle repense à leur conversation de la veille et sourit. C'est aujourd'hui qu'ils emménagent dans leur nouvel appartement ! Cette merveilleuse nouvelle la voit s'extraire délicatement de la douce emprise amoureuse de son fiancé. Ouf, elle ne l'a pas réveillé. Elle enfile la chemise de Joris qui est toujours sur le parquet et file vers la cuisine pour y préparer du café et de quoi se sustenter. Elle découvre que l'amour donne faim ! Avait-elle besoin de cela, elle qui dévore déjà naturellement à chaque repas ? Le temps que le breuvage noir passe de l'état de grains moulus à un liquide chaud et corsé, Anastasie se rince le visage, se brosse les dents et tente de remettre un peu d'ordre dans sa chevelure dorée comme les blés et frisée comme le plus mignon des petits moutons. Chargée d'un plateau où sont disposés pain, beurre, confitures de Madame Garnier, café, sucre, tasses et couverts, elle s'approche du lit. Elle pose délicatement le plateau sur le parquet et grimpe sur le lit où elle dépose de doux baisers sur le visage endormi de son beau brun d'amour.

- Debout mon Amour ! Il n'est plus temps de paresser. Nous déménageons ce matin !

D'autres baisers viennent se poser en douceur sur le torse masculin.

- Voici de doux baisers pour cette merveilleuse berline.

Elle vient frotter son nez contre celui de Joris, avec délicatesse.

- En voici d'autres pour les deux Alezans.

Puis sa bouche vient se poser sur celle de Joris et c'est un baiser plein de promesses qui vient s'offrir aux lippes masculines.

- Ce baiser là est pour la merveilleuse nuit que nous venons de passer.

De baiser en baiser ce qui devait arriver arriva. Ils repartirent pour une merveilleuse danse les menant jusqu'en fin de matinée. Éreintée mais comblée, elle regarde Joris.

- Oh ! Voilà ! A cause de toi ! Notre petit déjeuner est tout froid !

Elle éclate de rire en se lovant contre Joris puis, véritablement affamée, se penche pour attraper une tartine déjà beurrée et confiturée dans laquelle elle croque goulûment et qu'elle tend ensuite à Joris afin qu'il en fasse autant.

- Qui va réchauffer notre café ?



 
Quote:

*Poème : "Amour qui n'est qu'amour" de Théodore Agrippa d'Aubigné (1552-1630)



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