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[RP/Privé] Les malheurs d'Anastasie
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Joris.de.Florensac
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PostPosted: 07/01/2018, 16:44    Post subject: [RP/Privé] Les malheurs d'Anastasie Reply with quote

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Elle avait fini par acquérir un style qui lui permettait de débiter sans relâche n’importe quel débordement de flots de mots et de phrases fantaisistes versés en vrac et au grès de sa volonté et elle savait pertinemment que Joris n’aimait point ce genre de pratique fort désagréable et à la fois stupide dans le sens où il devait suivre assidûment la conversation et répondre sans détournements ni faux fuyants et faire le tri avant de répondre si possible d’une manière ordonnée à ses attentes relevait du défi. Difficile mais bon que ne ferait-il point pour celle qu’il aimait de toute son âme ?

C’était très simple d’une part de se détacher se son étreinte puisqu’elle mourait d’envie de savoir la vérité sur les propos insensés tenus par ce péquenaud. Sa belle blondinette d’amour aurait-elle perdu l’esprit ? Elle le trouvait encore plus beau vu d’en haut et craquant, il ne comprenait rien de son charabia et la regarda bizarrement, pensant qu’elle avait attrapé à son tour, la maladie du cinglé. Il laissa l’odeur pour après et passa à la suivante. Il joua le jeu et esquissa une petite moue grimacière.


Comment ça ? Il a pris la liberté de te tripoter ton petit bidou tout mimi... Oh ! Le malotru, il a osé poser ses mains sales sur Toi… Ben… d’un côté, c’est bien grâce à ces gestes déplacés qu’il a su que tu étais enceinte, non ! Et le traîner en justice, tu y vas peut-être un peu fort car en fait, ce ne sont que des gestes relevant du médical rien avoir avec l’irrespect et l’outrage faits à la gent féminine.

Voyons, c’est évident, demande-toi comment un médecin peut pratiquer logiquement sa science auprès de ses patients s’il ne les touche pas car il n’est point divin, non plus… Oui, en effet, c’est un sale type et il existe vraiment et Madame Garnier pourra te le confirmer puisqu’il la mise dehors de l’appartement avec perte et fracas.


Puis l’histoire de la maigreur arriva sur le tapis. Il redoutait celle-ci plus que les autres. Il était vrai qu’il y avait fort affaire pour qu’elle engraisse un peu et ainsi avoir des formes plus opulentes à caresser. Il fallait trouver un moyen de subtilité afin de ménager la chèvre et le chou et de ne pas faire de vague car il savait qu’elle ne baisserait point la garde.

Bien sûr que non, tu ne ressembles en rien à une grosse dondon… Et je pense que tu veux avoir l’avis de ton époux… Je vais te dire le fond de ma pensée et surtout prends le comme un conseil amical et non comme un reproche de ma part.

C’est vrai, il n’a pas tout à fait tort. Je pense que quelques kilogrammes en plus te seraient bénéfiques et te donneraient plus de charme et d’attrait.


Craignant une vive réaction de sa part, il n’en disait pas plus et se contenta de répondre à la question suivante.

Ma chérie d’Amour, je suis au regret de te dire que tu te trompes. Il m’a bien signifié que tu étais bien enceinte. Il est peut-être dérangé mais il est tout de même médecin et il doit savoir de quoi il parle.

Serais-je à me demander si ton plus cher désir, serait de me donner un fils ou pas ?


Grand Dieu, elle voulait se taper une bouteille de champagne pour fêter son retour d’un autre monde. Elle avait vraiment perdu l’esprit ou était-ce dû à son état ? Regardant son Ana en proie aux entités de l’au-delà, il répondit amoureusement à son baiser passionné.
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Anastasie Lévis-Mirepoix
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PostPosted: 09/01/2018, 10:09    Post subject: [RP/Privé] Les malheurs d'Anastasie Reply with quote

En un premier temps, son époux joue le jeu. Il est un mari outragé de savoir qu'un autre que lui ait pu poser ses sales pattes sur le corps de sa femme endormie ou presque, les sels l'ayant sortie de cette torpeur passagère. Ana en est véritablement soulagée et satisfaite. Mais, très vite, la réalité refait surface et Joris confirme la grossesse d'Ana. Là voilà alors à rester un long, très long, très très très long moment sans plus pouvoir prononcer un mot.

Ses grands yeux sombres naviguent de son ventre à Joris, de Joris à son ventre. Elle n'en croit pas ses yeux - c'est le cas de le dire - et reste interloquée. Elle ne s'y attendait pas. Pas si vite car elle est déjà enceinte de trois mois ! Autant dire quasiment depuis leur premier rapprochement intime. Mince alors ! Ce que la nature peut être pressée !
C'est alors un immense vent de panique qui l'étreint brutalement. Elle ne se sent pas prête, pas suffisamment grande encore pour être en mesure d'élever un enfant convenablement. Ana reste alors prostrée, clouée de tout son poids contre cette bergère qui l’accueille depuis quelques heures à présent. Ce que lui demande alors Joris la voit éclater en sanglots. Elle en est toute secouée.


- Si, bien sûr que je souhaite ardemment te donner un fils.

Les larmes l'empêchent de parler avec son débit habituel, ce qui va laisser à Joris un peu de répit.

- Je ne suis pas prête moi.

Elle hoquette sous la pression de ce torrent salé et recommence de nouveau à trembler.

- Je ne veux pas avoir mal. Il paraît que l'enfantement est douloureux.

Pour avoir peur, Ana a, depuis qu'elle réalise sa future maternité : une trouille bleue. Pas seulement à cause de la douleur dont elle fait mention mais pour tout ce qu'une maternité va engendrer pour elle, pour eux deux.

-
J'ai ... j'ai peur. Terriblement peur.

Et de pleurer de plus belle en entortillant le tissu de sa robe autour d'une main, nerveusement.

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Joris.de.Florensac
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PostPosted: 10/01/2018, 18:01    Post subject: [RP/Privé] Les malheurs d'Anastasie Reply with quote

Il était vrai que la question posée n’était point d’un plus bel effet mais il fallait qu’il sache. Il haussa les épaules à son propos.

Alors où est donc le problème ? Tu n’es pas prête mais tu as tout de même vingt et un an. A ton âge, il n’y en a qui ont déjà fondé une famille de plusieurs enfants.

Le sujet de la paternité à venir était subitement mis à l’heure du jour. Il l’écoutait vraiment étonné de ce qu’il venait d’entendre, mais elle s’attendait à quoi en l’épousant et en partageant la même couche.

En fait, il se demandait finalement en quoi elle n’était pas prête ? A élever un enfant ? A prendre les responsabilités qui s’imposaient ? Certes, un accouchement était fort douloureux, il en convenait, mais les femmes ne devaient-elles pas enfanter dans la douleur ? Cela faisait beaucoup de choses à la fois, douleurs, craintes, responsabilités. Toujours était-il qu’elle ne voulait pas encore d’enfants et le problème restait entier puisque la nature avait pris les devants depuis trois mois. Elle avait tellement peur qu’elle en sanglotait. Il la prenait dans ses bras en essayant de la consoler comme il le pouvait.


Mon amour, ne te mets pas dans tous tes états. Il ne faut voir que la bonne face des choses et pense que tu n’es pas seule dans cette épreuve et que tu peux compter sur moi et puis l’arrivée d’un enfant apportera que bonheur et joie dans notre foyer.
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Anastasie Lévis-Mirepoix
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PostPosted: 11/01/2018, 10:29    Post subject: [RP/Privé] Les malheurs d'Anastasie Reply with quote

Joris hausse les épaules. Ana sent bien qu'il est quelque peu agacé voire énervé. Est-ce donc ainsi qu'une future naissance reçoit les bénédictions et réjouissances d'usage ? Ana en est toute refroidie et se détache de Joris aussi vite que si elle avait vu le diable en personne. S'il veut lui donner des leçons, elle aussi ne sera pas en reste. Elle se lève de sa bergère et s'éloigne encore un peu chancelante.

- Bien, Monsieur mon époux. J'ai en effet vingt et un an et vais vous donner votre premier enfant. Comptez sur moi pour être la parfaite femme, grosse de votre enfant.

Elle boue sur place la Ana.

- J'imagine qu'il y a des dispositions à prendre ? Je les écoute, Monsieur mon époux.

Elle se demande bien quelles elles sont et s'attend à tout et à rien, distante, froissée et à son tour à présent très en colère. Vive la maternité !

- Vous allez être content puisque, avec cette grossesse, je vais engraisser à tour de bras et que mes seins et mes fesses déborderont de ce qui semble tant vous manquer !

Quoi ? C'est ce que veut Joris, non ? Des seins et des fesses qui débordent de sous ses jupons ? Il vient juste de le lui dire !

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Joris.de.Florensac
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PostPosted: 11/01/2018, 18:30    Post subject: [RP/Privé] Les malheurs d'Anastasie Reply with quote

Le résultat de tout ceci était qu’elle avait pris vraiment la mouche. Il ferma son visage lorsqu’elle se détacha de lui rapidement comme si tout à coup, elle avait un étranger devant elle et ce comportement de dureté eut raison de sa sensibilité piquée au vif. Il avait trop mal mais resta silencieux ravalant avec peine la fierté de sa future paternité.

Il se décomposa quand il entendit qu’Ana n’en voulait pas pour le moment et qu’elle subissait d’une certaine manière une grossesse à contre cœur. Son palpitant s’emballa au point de poser un poing sur son torse dans la région du cœur. Il se plia légèrement en avant en prenant appui sur l’autre main. Ainsi caché à son regard et appuyé sur la table, il ferma les yeux en essayant calmement de moduler sa respiration en fonction de l’inspiration et de l’expiration en avalant l’air profondément et lentement afin que cesse le désordre à l’intérieur de sa cage thoracique.

Il y parvint enfin et se redressa rien que pour entendre la colère sarcastique de son épouse sur son éventuel embonpoint. Il se retourna alors vers Ana qui avait abandonné sa bergère. Vu son état, il devait ménager ses susceptibilités et ne pas la contrarier mais au contraire la faire venir à de meilleurs sentiments au sujet de l’enfantement et s’il avait su qu’il allait susciter un tel tollé entre eux, il se serait abstenu de toutes remarques et avis.

Il la savait entêtée comme un bourricot et il comprenait que cela ne serait pas facile de la faire revenir sur une décision autre que la sienne. Et dans ces cas-là, elle employait sciemment et toujours le vouvoiement entre eux peut-être par défi de vengeance, qui saurait.


Je t’en prie, cesse de te tourmenter et surtout n’avance pas des choses que tu pourrais ensuite regretter. Le problème est très sérieux et nous devons le résoudre calmement sans nous étriper. Je sais que tu me rends responsable de ton état mais que puis-je y faire ? Nous ne pouvons pas revenir en arrière pour pouvoir arrêter l’évolution du destin. C’est la vie et même le Tout Puissant ne le pourrait, alors fais-toi une raison et laissons la porte ouverte à la discussion.

Puis posant son séant sur une bergère et la regarda interrogateur et perplexe et il voulait entendre ce qu’elle avait l’intention de faire à l’issue de cette situation qui devenait complexe pour elle.

Les dispositions à prendre ? Tu veux parler de celles demandées par le Doc ? Je ne les connais pas puisqu’il m’a fait sortir du salon mais par contre Toi, que t’a-t-il dit vraiment sur ton état de santé ?
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Anastasie Lévis-Mirepoix
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PostPosted: 12/01/2018, 00:27    Post subject: [RP/Privé] Les malheurs d'Anastasie Reply with quote

Une froideur terrible s'installe dans ce salon qui est le théâtre d'un drame sous-jacent. Anastasie ne voit pas que son époux est en train de souffrir car elle ne pense qu'à ce ventre qui va s'arrondir irrémédiablement et ainsi la déformer, la rendre horrible et moche. Elle ne s’inquiète que de sa silhouette qu'il trouve trop maigre et qui va devenir, d'ici quelques mois, aussi ronde qu'un ballon. Elle s'inquiète aussi de ce qu'elle pense être, pour elle, une incapacité à devenir mère. Il faut dire pour sa défense que sa mère est morte en couches lors de l'accouchement de sa sœur, morte elle aussi quelques jours après. N'est-ce pas compréhensible qu'Ana soit inquiète, terrifiée de pouvoir mourir bientôt, à son tour ? Pourquoi Joris ne le comprend-il pas ?
Il semble bien qu'ils ne soient pas sur la même longueur de compréhension et d'appréhension de cette nouvelle qui bouleverse déjà leur vie.
Alors, lorsque Anastasie entend le mot "problème" pour qualifier cette naissance à venir, son sang ne fait qu'un tour. Sans doute n'attend-elle que cela pour enfin pouvoir laisser exploser sa peur sous forme de colère.


- Un problème dis-tu ? Bravo ! Ton enfant à naître est donc un "problème" pour toi ? C'est ainsi que tu analyses la nouvelle ? Et tu veux en plus, que nous en discutions ?  Que nous discutions de quoi Grand Dieu ? Du ... "problème" qui vient bousculer ta petite vie bien rangée ?

Elle s'exprime sans crier mais avec une froideur que probablement Joris ne lui connaît pas. D'ailleurs, elle-même ne se reconnaît pas non plus.

- Je parlais des dispositions à prendre toi et moi pour gérer le ... "problème" comme tu l'appelles.

Excédée, attristée, peinée, déçue, elle opère quelques pas en direction de la porte. Il faut qu'elle sorte de là, qu'elle respire un autre air. Tout en avançant lentement, elle ne sait pas ce qui lui passe par la tête et se retourne, fixe son époux.

- Tu veux savoir ce qu'a préconisé le médecin ? Et bien je vais te le dire. Il m'a demandé de me ménager, de me faire aider pour l'entretien de la maison, de beaucoup manger pour me remplumer et de faire chambre à part afin que le ... "problème" ne soit pas en danger. Puisque nous avons la chance à présent d'avoir un grand appartement, je m'installerais dans la chambre du fond, te laissant la nôtre qui est plus grande.

La dernière recommandation n'existe pas, n'a jamais été préconisée par le médecin. Elle ment. Affreusement. Elle s'en veut. Terriblement. Une nuit sans être enveloppée par les bras de Joris est pour elle inconcevable. Mais voyant son époux aussi froid et aussi dur, elle s'est laissée rattraper par un horrible mensonge qu'elle regrette déjà.

- Tu n'auras ainsi plus le "problème" sous ton nez durant tes nuits. Je suppose que cela va t'arranger. Sois tout à fait tranquille, je couverai soigneusement ton enfant, à l'abri de tes regards, jusqu'au jour de sa naissance.

Altière dans sa posture et aussi froide qu'une banquise, elle ne quitte pas Joris du regard alors qu'elle voudrait pouvoir aller se blottir dans ses bras et lui dire que cet enfant, leur enfant, sera aimé et choyé plus que tout autre être au monde mais son sale caractère, sa colère, la laissent de marbre et statique, comme ancrée au sol sur le moelleux tapis.

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Joris.de.Florensac
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PostPosted: 12/01/2018, 18:22    Post subject: [RP/Privé] Les malheurs d'Anastasie Reply with quote

Que la colère puisse être blessante, intolérante et insupportable, en avait-elle conscience et lui cracher les pires insanités au visage ne suffisait point à la tarir bien au contraire. Il était homme à écouter les pires choses qui dépassaient la limite de la tolérance et de l’entendement, mais là, elle y mettait tout son cœur et il commençait à fatiguer de les entendre.

En fait, le « problème » comme elle se complaisait à le dire, était l’enfant à venir et non elle et le souci qui les départageait venait de lui et non d’elle. C’était à se demander si elle ne renversait pas les rôles. Elle ne comprenait pas que la vie à deux était ainsi faite et que Dame Nature était intransigeante et incontournable. Elle lui reprochait de l’avoir engrossée et d’être l’investigateur d’une déformation corporelle de sa personne. Quoi de plus naturel de s’en prendre à celui qui en était directement l’auteur.


Pourrais-tu une seule fois raisonner avec calme en parlant avec circonspection ? Le « problème » comme tu sous-entends n’est point l’enfant à venir mais uniquement ta façon de penser et de faire pour te donner bonne conscience et te dire simplement : il m’a engrossée alors qu’il assume son erreur. Tu ne fais aucun effort en maturité de jugement et c’est vraiment très bas de penser ainsi de moi.

Déçu par son comportement, il fixa le parquet de son regard vide et triste. Puis elle en ajouta une autre couche comme si elle en n’avait pas assez dit. Tout n’était que froidure, son visage, sa voix, ses mots blessants et choquants, ses phrases offensantes et mortifiantes qui n’en finissaient pas. Il ne voulait plus écouter et malgré son manque total d’intéressement, il arriva à percevoir quelques brides de voix qui lui fit soulever la tête dans sa direction.

Faire chambre à part ? Pourquoi donc ? Je n’en vois pas l’utilité mais bon, si c’est pour l’intérêt de l’enfant, je me soumettrais aux exigences du médecin. Pour ce qui est une aide pour l’entretien de la maison, je pense que Melle Marie fera l’affaire. Demain, je la ferai venir à la pension, bien sûr si tu es d’accord.

Puis il la regarda aussi froidement lorsqu’elle prononça ce petit quelque chose qui lui brisa carrément le cœur.

Comment ça, « mon » enfant ? J’espère que tu ne penses pas ce que tu dis. Nous l’avons bien conçus à deux, non ! Alors, cela t’écorcherait la bouche de dire « notre » enfant… Fort bien et puisque c’est ainsi et pas autrement, prend tes dispositions et j’en ferais de même de mon côté.

Et puisqu’il n’y avait plus rien à dire ni à ajouter, sur ce, il se leva de la bergère pour aller s’asseoir devant le secrétaire. Il avait du courrier à faire et c’était ainsi qui mit fin à une discussion houleuse qui s’avérait plutôt stérile qu’enrichissante et peu importait ce qu’elle pensait.

Maintenant que la goutte d’eau avait fait déborder le vase, il resterait intraitable jusqu’à ce qu’elle prenne conscience de la réalité de la vie. Par contre, elle était intransigeante, la petite peste égoïste et le restera jusqu’à ce qu’elle grandisse. A ce rythme là, il y avait de quoi se faire du souci pour leur avenir.
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Anastasie Lévis-Mirepoix
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PostPosted: 13/01/2018, 09:41    Post subject: [RP/Privé] Les malheurs d'Anastasie Reply with quote

Pourquoi ?  Pourquoi ? Pourquoi !
Anastasie reste plantée là sans plus savoir comment réagir. Joris est aussi sec que les bûches qui attendent d'être jetées dans la cheminée. Aussi dur que la pierre. Elle est perdue, ne sait plus ce qu'elle doit faire à présent. Elle a menti, c'est vrai, mais c'était pour attirer son attention sur sa détresse, sur sa peur de n'être pas à la hauteur de l'immense travail qui l'attend à présent. Procureur du Roi n'est franchement rien à côté de sa maternité. Autant elle sait comment traiter un dossier, autant là, elle ne sait rien à rien.
Qui a dit que cet état n'était que joie et allégresse de la part du mari et de sa femme ?
En plus, Joris veut lui coller dans les pattes cette Mlle Marie dont elle sait qu'elle sera odieuse avec elle tout comme elle l'est à l'Azur. A croire vraiment que son époux ne voit rien, n'entend rien, ne comprend rien. Là voilà bien à présent. Un mari furibard et contrarié d'un côté et une employée de maison qui va gérer sa maison sans qu'elle puisse avoir son mot à dire, quasiment.

De gros soupirs s'échappent de la gorge nouée d'Ana tandis qu'elle suit Joris du regard qui va prendre place devant son secrétaire. Serait-il déjà en train de rédiger une demande de divorce ? Grâce au ciel, ils s'aiment trop passionnément pour en venir à une telle extrémité, pense-t-elle avec ferveur, mais quand même : que vont-ils devenir à se balancer à la tête d'aussi gracieux mots ?

Pour la toute première fois depuis qu'elle sait porter un enfant, sa fine main se pose sur son ventre et elle réalise enfin que la vie est en train de prendre forme dans ce corps qu'elle maîtrise mal depuis quelques heures. D'abord cet évanouissement puis ensuite ces drôles de changements dans sa façon de réagir. Il faut à tout prix qu'elle corrige le tir, qu'elle fasse amende honorable auprès de son époux. Est-ce le bon moment ? Il semble tellement en colère. Elle l'est aussi mais après elle, après sa bêtise, sa stupidité.

Nerveusement, elle triture le tissu de sa robe tout en réfléchissant à la conduite à tenir. Doit-elle courir vers Joris, se mettre à genoux et lui demander pardon ? Doit-elle laisser passer un peu de temps afin qu'il se calme et qu'il efface un peu toutes les horreurs qu'ils viennent de s'échanger ?


- Je te demande pardon. Je me suis mal conduite. Je pense bien entendu à N O T R E enfant et ne veux que ce que tu voudras pour lui, pour nous.

Pour l'instant, elle préfère attendre que Joris soit dans de meilleures dispositions pour amorcer une plus longue explication sur ce qui l'a conduite à se rendre aussi méchante, désagréable et insensée. Honteusement, baissant la tête, elle se dirige vers la porte pour quitter la pièce. Ses pas sont lents car au fond, elle n'espère qu'une seule chose : que Joris vienne la retrouver avant que la porte ne se referme sur leur chagrin respectif. Car si tel est le cas, qu'une porte, qu'un océan les séparent : qui peut dire combien durera cette déception de part et d'autre ?

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Joris.de.Florensac
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PostPosted: 13/01/2018, 18:39    Post subject: [RP/Privé] Les malheurs d'Anastasie Reply with quote

A force d’arguments plus ou moins valables, plus ou moins réalistes, plus ou moins effrayants, Joris obtint finalement gain de cause en imposant la fin des hostilités. Assis devant le secrétaire, il tenta en vain de se calmer. Il entendit Ana laissait échapper quelques soupirs agacés comme si son épouse n’avait pas pu déguerpir comme elle l’aurait souhaité ou voulait à tout prix quitter les lieux de son humiliation ou mettre simplement, la plus grande distance possible entre elle et lui et aller dans sa chambre pour enfin verser des torrents de larmes qu’elle contenait depuis le début de leur dispute et de cela il se sentait inconsolable. La leçon de tout ceci était qu’il s’en voulait terriblement d’avoir ouvert cette querelle intestine pour des raisons auxquelles il était encore loin de se douter.

Tout en prenant le nécessaire pour écrire, il la voyait triturer nerveusement le tissu de sa robe et il sentait tout comme lui, que son épouse n’allait pas bien car elle ne savait quel comportement adopté. Inéluctablement, elle savait également qu’il ne pourrait pas vivre sans elle et inversement car leur amour était trop fort, trop puissant et indénouable. Il tourna son visage vers le sien pour l’écouter lorsqu’elle prononça quelques mots.


Très bien, je vois que tu es venue à de meilleurs sentiments et pour cela tu es déjà pardonnée.

Puis elle se dirigea, tête baissée, vers la porte d’un pas nonchalant. Joris était plus que triste de la voir s’éloigner de cette façon comme un enfant malheureux qui venait de faire une bêtise et que l’on châtiait sans remords. Non, ils avaient trop besoin d’un et de l’autre et ne la laissera pas s’enfuir loin de lui car il aimait passionnément.

Avant qu’elle n’atteigne le seuil de la porte, il se leva prestement de son siège pour aller au devant d’elle. La moue chagrine s’était changé en un sourire timide et avant de pouvoir placer un mot, Joris prit son épouse par les épaules et l'attira littéralement tout contre lui et son sourire s’élargissait encore davantage.


Mon Amour, oublions tout cela et ne pensons qu’à nous et à notre enfant à venir.
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