Forum Officiel du jeu Monarchies Forum Index

Forum Officiel du jeu Monarchies
Immergez-vous en France en l'an 1825
www.monarchies.droits-divins.com
 
 FAQFAQ   SearchSearch   MemberlistMemberlist   UsergroupsUsergroups   RegisterRegister 
 ProfileProfile   Log in to check your private messagesLog in to check your private messages   Log inLog in 

[RP] Quand deux anniversaires sont à fêter
Goto page: <  1, 2
 
Post new topic   This topic is locked: you cannot edit posts or make replies.     Forum Officiel du jeu Monarchies Forum Index -> + Département de la Seine + -> Ville de Saint-Denis
Previous topic :: Next topic  
Author Message
Joris.de.Florensac
Conseil des Ministres
Conseil des Ministres

Offline

Joined: 10 Jan 2017
Posts: 549
Localisation: Où que vous soyez, ma blondinette d'amour, mon cœur ne cessera de crier votre nom.
Masculin

PostPosted: 10/08/2017, 08:48    Post subject: [RP] Quand deux anniversaires sont à fêter Reply with quote

PublicitéSupprimer les publicités ?
Connaissant Ana, serait-elle jalouse au point de trucider quelqu’un ? Souvent on parlait beaucoup mais on n’en pensait pas moins. Il se contenta de cette remarque en tournant légèrement la tête vers elle pour qu’elle puisse entendre.

Seriez-vous susceptible de tuer par jalousie ? Personnellement, je ne vous crois pas capable de faire un tel geste qui pourrait vous être regrettable par la suite.

Il riait doucement, amusé par ses dires taquins à propos du Maître d’armes et de lui.

Oui, je ne vois que ce seul argument valable pour signifier à ce brave homme son congé suite à des problèmes financiers… A ce propos, croyez-vous indubitablement que je vais concéder à votre proposition sans être rémunéré ? Vous rêvez toute éveillée, ma chère !

Et Toc ! Il voulait donner plus de sonorité à son rire mais il se retint, imaginant simplement la tête qu’elle devait faire à sa plaisanterie. Il avait l’habitude du moulin à paroles qu’elle était, allant du coq à l’âne comme toujours. Maintenant il était question de son épée et de l’affreux notaire. Lovely trottinait gaiement à la lueur de la lampe à huile, se laissant guider sagement sur les chemins cahoteux qui menaient sur les bords de l’étendue d’eau.

Certes, tout comme je m’appelle Joris de Florensac, je vais faire… non... nous allons faire en sorte d’amener ce vieux bouc qui s’engraisse et spécule sur le dos des autres si on n’y prête guère attention, à se plier à nos exigences qui sont maintenant plus que légitimes.

Oups ! on passait au passage du mur aussi sec.

Bien sûr, je suis tout à fait de votre avis si c’était uniquement pour prendre l’air, il n’y a point de honte à avoir. Je dois le reconnaître, cette prison monacale n’était point faite pour vous surtout pour un garçon manqué, friand de chevauchées et qui ne jurait que par son épée.

Il adorait la titiller car elle ne s’en privait pas non plus. Au bout d’un chemin de terre, ils commençaient par entendre le doux clapotis de l’eau et le coassement des batraciens. Elle avait eu une excellente idée de l’entraîner en pareil endroit. Elle lui indiqua un emplacement sous un grand arbre.

En effet, il semblerait que cet arbre nous ouvre grand les bras alors ne le faisons plus attendre.

Il sauta lestement pour retomber souplement sur ses pieds, lui prenant la lampe à huile et le panier qu’il déposa sur le large tronc de l’arbre puis avec galanterie il attrapa Ana par la taille, la faisant glisser doucement tout contre lui jusqu’à ce que les semelles de ses bottines prennent appui sur la terre ferme. Il dépoussiéra une partie de l’assise pour ensuite se courber légèrement en lui offrant sa main.

Si ma Princesse d’amour voulait bien se donner la peine de prendre place et de s’installer confortablement.

Le temps qu’elle pose ses jolies petites fesses sur le tronc centenaire, il ouvrit le panier et en retira une bouteille de vin blanc bien frais, des fruits et une serviette enrobant une assiette contenant deux parts de gâteau au chocolat,. Il déboucha la bouteille et versa le liquide blanc dans les deux verres. Il saisit les deux et en tendit un à Ana. Il ne la quittait pas des yeux et son regard était doux et tendre lorsqu’il souleva légèrement son verre à la hauteur de leur visage.

A vous, ma Princesse d’amour ! Il buvait à petites gorgées tout en se délectant de son goût fruité légèrement sucré. Fameux ce vin blanc.

Il souleva le regard vers le ciel, se délectant du vin et de la nuit qui s’annonçait belle et douce. La constellation criblant le ciel où les astres semblaient attachés était magnifique de brillance. Cela donnait une agréable impression d’avoir la tête dans les étoiles. Pour une fois et loin de tout, il se sentait libre, foufou et éperdument amoureux. En les regardant intensément, il eut une idée qu’il s’empressa de faire savoir à sa blondinette d’amour.

Ana chérie, je crois que j’ai trouvé un nom pour votre épée. « Estéla » est un nom occitan qui signifie « étoile » ou « Estelle » si vous préférez. Qu’en pensez-vous ?
_______________
Back to top
Anastasie Lévis-Mirepoix
Haute Justice
Haute Justice

Offline

Joined: 08 Jan 2017
Posts: 1,925
Localisation: Dans le coeur de son Beau Brun d'Epoux pour le meilleur et pour le ... Meilleur !
Féminin

PostPosted: 13/08/2017, 08:12    Post subject: [RP] Quand deux anniversaires sont à fêter Reply with quote

Elle se laisse glisser du cheval au corps de Joris, telle une liane s'enroulant autour d'un édifice robuste et solide. Elle aime ce moment, pourquoi le cacher. Un rapprochement qui ne lui déplaît pas et qui lui fait découvrir qu'il peut être agréable de se sentir proche, très proche d'un homme. Elle profite d'ailleurs de ce temps pour murmurer à l'oreille de Joris :

- Oui, je pourrais sans doute trucider celle qui s'enroulerait à vous comme je le fais maintenant.

Elle lui sourit puis se laisse délicatement poser sur la terre ferme, regrettant déjà ce moment où ils étaient si "unis". Après que la place soit époussetée par son chevalier servant, elle s'installe et observe Joris. Il est prévenant, attentionné avec elle. Tout cela est si nouveau que la tête lui tournerait presque. Eux qui depuis tant de mois se sont détestés copieusement. Est-ce cela la majorité ? Devenir enfin plus compréhensive, savoir lire entre les lignes, écouter l'autre et ne pas bondir pour se révolter à tous bouts de champ ? Probablement. Ana a grandi d'un coup d'un seul, rien qu'en une soirée !

Elle trinque, en levant son verre et s'en amuse se souvenant de leur nuit où elle était ivre et complètement dépendante de Joris lorsqu'il l'a sortie de son bain, séchée, habillée et couchée. Une question reste toujours en suspend dans sa petite tête.


- Dites, vous souvenez-vous de cette nuit où j'étais un peu ... ahem ... beaucoup ...hum, hum ... ivre... Avez-vous fermé les yeux pour me sécher et m'habiller ?

Ben quoi ? Ana veut savoir ! Ce vin blanc est si frais qu'on le boirait presque comme de l'eau alors autant qu'elle sache si d'aventure, elle devait de nouveau finir comme cette nuit là. Ce n'est pas pour çà qu'elle ne savoure pas ce petit vin au nectar fruité en hochant la tête pour acquiescer à ce qu'en pense Joris.

- Ah oui fameux !

Lovely s'abreuve à l'étang et elle réalise que ce magnifique équidé est à présent le sien. Une belle jument dont la robe blanche se dessine magiquement dans la nuit. Instinctivement elle lance :

- Lovely pourrait presque passer pour une licorne dans cette nuit étoilée, ne trouvez-vous pas ? Elle est magnifique de majesté.

Elle repose son verre qu'elle a bu entièrement et réfléchit au nom proposé pour son épée, touchée par les références occitanes données par Joris qui fait ainsi honneur aux origines de son père. Des origines, une histoire et des anecdotes dont elle ne sait malheureusement pas grand chose, faute d'avoir pu échanger à ce propos avec son père toujours en campagne, sur le terrain, à servir le Roi.

- Connaissez-vous, l'histoire des origines occitanes de feu mon père ? Nous garderons Estéla pour lui faire honneur, c'est une fort belle idée, Joris.

A présent qu'il est assis auprès d'elle, elle pose délicatement sa tête sur son épaule et se sent immédiatement apaisée par cette chaude présence.

- Racontez-moi mon beau Prince. Racontez-moi tout ce que je ne sais pas.

_______________
Back to top
Joris.de.Florensac
Conseil des Ministres
Conseil des Ministres

Offline

Joined: 10 Jan 2017
Posts: 549
Localisation: Où que vous soyez, ma blondinette d'amour, mon cœur ne cessera de crier votre nom.
Masculin

PostPosted: 17/08/2017, 17:20    Post subject: [RP] Quand deux anniversaires sont à fêter Reply with quote

Il se mettait à rire à propos d’un fait qui s’était passé depuis quelques temps déjà. Elle ne perdait pas le nord mais il ne s’en étonnait point, étant donné qu’il connaissait maintenant comment elle fonctionnait. Certes, il allait lui dire en la taquinant avec toutefois une petite pointe malicieuse.

Alors, vous voulez vraiment savoir… Hum ! Hum ! Sans rien vous cacher, je dirais même que l’instant était réellement exquis et que j’ai gardé les yeux grand ouverts pour vous sécher et vous habiller et cela a été très difficile pour mes deux mirettes de se détacher de ce corps parfait de nymphe grecque qu’est le vôtre.

Il avait du mal à garder son sérieux et s'apprêtait à recevoir un retour de manivelle de sa part.

Voici que Lovely était devenue une licorne légendaire sortant d’un conte de fées. En scrutant bien les contrastes accompagnés d’une imagination débordante, tout paraissait imaginaire, autant le cadre apaisant plein de poésie et de charme qui les entourait que la voûte céleste qui les recouvrait. C’était tellement beau qu’il en frissonnait.

C’est vrai, elle fait penser à une licorne. Il ne manque plus que le cheval ailé divin "Pégase" pour lui conter fleurette.

Un peu perplexe par la demande de sa blondinette adorée au sujet l’histoire des origines occitanes de son défunt père, il lui répondit tout en esquissant une petite grimace désolée.

Ben… Heu... Je n’oserais point m’aventurer sur ce que j’ignore encore et ne saurais vous répondre à ce sujet. Je pense que sur ce registre, vous en savez plus que moi ainsi que ce cher notaire. A part que la ville de Carcassonne est la ville où il n’acquit et qu’il possède un domaine avec un grand vignoble en Languedoc et un hôtel particulier à Poissy. Vous savez, votre père ne me faisait jamais de confidences se rapportant à sa personne. C’est pour cela qu’il ne faut point tarder à aller voir ce vieux bouc qui sait tout, détient et tire toutes les ficelles de ce qui nous importe légitimement de savoir et de faire.

Heureux de savoir que ce nom occitan vous plaise.

Il n’appréciait guère ce genre de personnes qui avaient la haute prétention que sans eux, la terre ne tournerait pas. Et s’ils n’avaient point demandé à le rencontrer, l’aurait-il fait personnellement, sachant pertinemment que la fille du Vicomte était majeure depuis plus de deux mois et que Joris n’était plus son tuteur et de surcroît, ils avaient plus qu’honoré la clause du contrat testamentaire.

Il sortit de ses pensées lorsqu’il sentit la douce pression de sa tête sur son épaule. Ses lèvres arboraient un tendre sourire tout en posant doucement sa joue sur son front.

Vous voulez que je vous raconte tout ?

Il souleva légèrement son visage pour la contempler, fasciné par la beauté des traits fins et délicats de son visage, de ses lèvres pleines et voluptueuses, luttant contre le désir de la prendre dans ses bras, d’oublier l’heure, le lieu, le danger. Il se contenta simplement de poser ses lèvres sur son front en lui prenant une de ses menottes dans la sienne.

Alors que désirez-vous savoir, ma belle Princesse ?
_______________


Last edited by Joris.de.Florensac on 20/08/2017, 23:11; edited 1 time in total
Back to top
Anastasie Lévis-Mirepoix
Haute Justice
Haute Justice

Offline

Joined: 08 Jan 2017
Posts: 1,925
Localisation: Dans le coeur de son Beau Brun d'Epoux pour le meilleur et pour le ... Meilleur !
Féminin

PostPosted: 20/08/2017, 10:51    Post subject: [RP] Quand deux anniversaires sont à fêter Reply with quote

"Il était une fois ... Tilalilala !"
   


Tout est réuni dans ce livre de contes ouvert sur une histoire où l'on trouve : la princesse, le prince, une licorne, la lune pleine qui se mire sur un étang magique, quelques grenouilles qui charment les crapauds, un arbre centenaire qui accueille et protège de son branchage touffu un couple de jeunes gens. Il était une fois, une belle princesse qui se voyait admirée par un beau prince -Bah voui, tant qu'à faire on va pas les décrire comme étant moches !- Sa jolie frimousse est encadrée par les mains du prince qui plonge son regard dans le sien et qui s'y noie longuement,  ce qui occasionne quelques petites pointes couleur pivoine sur le visage de la princesse mais ... il fait nuit noire et ce n'est pas la faible lumière de la lampe à huile qui va permettre au prince de s'en rendre compte.
Ainsi donc, ils sont tous deux en train de roucouler sans le savoir vraiment. Oui, oui, ils roucoulent. La licorne, elle, gambade gentiment et gracieusement non loin et la lune s'applique à darder de ses rayons l'étang qui recèle quelques magiques pouvoirs.
Il était une fois, un conte idyllique.

I D Y L L I Q U E jusqu'à ce qu'Anastasie entende et comprenne que Joris s'est régalé à la voir NUE ! S T O P ! On rembobine l'histoire.
   

- Vous êtes en train de me dire que vous vous êtes permis de ... de ... de ...

En même temps, elle n'avait pas à s’enivrer avec quelques petits verres de vin. Mais quand même !

- AAAAAAAAAAnnnnhhhhh comme c'est mal çà ! Pas bien du tout !

Il faut bien qu'elle manifeste le fait que ce n'est pas bien d'avoir profité de son inconscience pour mirer sa nudité mais au fond d'elle, la jeune demoiselle se doute bien que sortir du bain, laver et sécher un corps inerte ne peut pas être accompli avec les yeux fermés.

- Foi d'Anastasie ! Je promets de vous regarder entièrement nu dès que possible. Na !

Mince ! Pourquoi a-telle dit çà ? C'est ridicule ! OUPS, trop tard, c'est dit.

- Ahem ... oui ... oui ... hum ... dès que possible, m'enfin ... hum ... rien ne presse non plus ... ahem ...

Voilà, voilà ... comment on s'enlise. Alors que pour manifester son mécontentement - relatif disons-le- elle s'était redressée, elle repose calment sa tête sur l'épaule de Joris qui lui a déposé un délicat baiser sur le front peu avant. Elle sourit sous cape. Cet homme la surprend chaque jour un peu plus. Il l'a surprend agréablement et elle risque d'y prendre goût. Sa main est dans celle de Joris et elle s’agrippe à ce lien avec application.

- Si vous n'en savez pas plus que moi sur l'histoire des origines de monsieur mon père, alors ce n'est pas grave. Nous la découvrirons ensemble. Qu'en pensez-vous ?
Et si vous me parliez un peu plus de vous ? Avez-vous été heureux dans votre enfance ?

_______________
Back to top
Joris.de.Florensac
Conseil des Ministres
Conseil des Ministres

Offline

Joined: 10 Jan 2017
Posts: 549
Localisation: Où que vous soyez, ma blondinette d'amour, mon cœur ne cessera de crier votre nom.
Masculin

PostPosted: 23/08/2017, 18:38    Post subject: [RP] Quand deux anniversaires sont à fêter Reply with quote

Le fou rire le gagna tellement qu’il se plia en deux, c’était vraiment trop drôle. Ce qu’elle était rigolote par moment et c’était involontairement qu’elle mettait à chaque fois ses gros sabots dans le plat. Il poursuivit la rigolade jusqu’à mimer le geste de vouloir desserrer la boucle de son ceinturon puis ôter pantalon et chemise.

Fort bien, ma chère, si vous voulez me voir entièrement nu, il suffisait simplement de le dire. Il ne faut jamais tourner autour du pot lorsqu’on désire quelque chose… Tiens… Cela vous direz de prendre un bain tout nu ? Moi, ça me tente, pas vous ? Un bain de lune, c’est tellement romantique, vous ne trouvez pas !

Il pouffa intérieurement car il devinait déjà la réponse.

Ah ! D’accord, si rien ne presse, on remettra ça plus tard.

Elle était trop, sa belle blondinette et sa grande naïveté dans ce contexte, la rendait encore plus désirable. Elle reposa sa tête sur son épaule et ne fit aucune gestuelle pour repousser sa main. Elle avait l’air d’apprécier ce contact tendre et chaleureux. Elle voulait tout connaître de lui. Il n’y avait rien eu de folichon dans sa vie et tellement commune à beaucoup d’autres.

Vous avez raison, nous allons bientôt connaître la face sombre et mystérieuse de la vie de votre père et de ses origines. Ce vieil escroc n’a point intérêt à nous mentir ou à nous cacher quoi que soit.

Il regard droit devant lui se fixa sur le reflet de l’astre lunaire qui jouait "romantica" avec la surface paisible de l’eau. Il rassemblait ses souvenirs, son père, sa mère, l’absence d’une fratrie et le cadre de vie d’une enfance dorée avant la saison des vaches maigres. Il ne restait pas grand-chose voire presque plus rien de bien significatif sur son passé et ses attaches occitanes. Il esquissa un sourire pour parler de sa jeunesse.

Oui, je peux dire que j’ai eu une enfance heureuse au sein d’une famille unie. Mes parents étaient de bonnes gens et faisaient le bien autour d’eux. Je peux aussi dire que je n’ai manqué de rien. Amour, tendresse, éducation, instruction, étaient leur lot quotidien jusqu’à la mort de mon père. J’avais deux ans et j’en garde un très vague souvenir à part une certaine longue barbe hirsute. Ma mère qui ne s’en est jamais remise, mourra six ans plus tard, terrassée par le chagrin me laissant aux bons soins de sa sœur.

Ma jeunesse fut tout aussi paisible jusqu’à ce que ma tante disparaisse à son tour foudroyée par une attaque cérébrale lorsque j’étais dans ma seizième année. Sachant lire, écrire et compter, je partais avec mon baluchon, sillonner les routes en accomplissant de petits boulots pour pouvoir vivre puis à l’âge de vingt ans, je s’engageais dans le corps de l’Armée Royale jusqu’à ce que je connaisse feu le Vicomte.


Remuer de pareils souvenirs bons et tristes à la fois, le faisait frissonner et lui donnaient une sensation de chair de poule. A tout bien considéré, il n’avait plus d’attaches familiales et se retrouvait seul. Il ferma les yeux un instant afin de chasser bien vite cette tristesse au détriment de la magie du moment. Il rouvrit les yeux et posa un regard attendri sur sa belle blondinette en se disant que dorénavant il ne serait plus seul.
_______________
Back to top
Anastasie Lévis-Mirepoix
Haute Justice
Haute Justice

Offline

Joined: 08 Jan 2017
Posts: 1,925
Localisation: Dans le coeur de son Beau Brun d'Epoux pour le meilleur et pour le ... Meilleur !
Féminin

PostPosted: 25/08/2017, 12:42    Post subject: [RP] Quand deux anniversaires sont à fêter Reply with quote

Mieux vaut, pour le moment, qu'elle fasse l'impasse sur le tonitruant éclat de rire de Joris, sur ce geste qu'il a eu de vouloir se dévêtir illico presto après ce qu'elle venait de dire. Oui, mieux vaut qu'elle n'y repense pas sous peine de rugir de nouveau comme la lionne en colère qu'elle sait être. La vengeance est un plat qui se mange froid, parait-il. Elle saura trouver le moment opportun pour le lui servir ... Avec du rab si possible ...

Sa petite mimine dans celle de Joris, elle préfère se concentrer, pour l'instant, sur l'histoire de son enfance qu'il consent à lui livrer. En l'écoutant, elle se rend compte que finalement, ils ont tous deux bien des points communs. Un père et une mère absents ou disparus trop tôt. Comment un enfant peut-il se construire sans la présence auprès de lui d'au moins un de ses parents ? Doucement, elle soupire. Si Joris avait eu un père aimant il n'avait hélas pu en profiter et avec sa mère également. Deux années d'une vie auprès d'un père n'est pas suffisant pour se construire de jolis souvenirs pas plus que six autres avec une mère aimante.


- Oh ? Comme je suis triste pour vous Joris.

Elle prononce cette petite phrase avec un réel et sincère chagrin. Elle sait trop combien la souffrance est grande de ne pas être entourée et aimée et même si Joris précise l'avoir été, elle ressent tout de même une vraie tristesse dans ce qu'il évoque et sans doute aussi de la frustration de n'avoir pu profiter de cet amour filial plus longtemps.

- Parfois, le destin se montre cruel et je vous avoue ne pas en comprendre le sens. La Mère Supérieure, si elle était avec nous, dirait que c'est pour éprouver notre foi. Foutaise ! A-t-on réellement besoin de souffrir du manque d'êtres chers pour pouvoir mieux affirmer notre foi ? C'est ridicule, c'est ce que l'on répète depuis des temps immémoriaux et que les petites gens illettrés et incultes se complaisent à croire. Car au fond, eux, comme vous et moi, savons ce qu'est réellement souffrir dans sa chair, dans son âme. Cela a t-il pour autant renforcé notre foi ? Je ne le pense pas et même au contraire je peux dire que c'est ce qui peut nous éloigner définitivement du Très Haut.

Combien de fois a-t-elle douté ? Elle ne saurait les compter mais elle n'estime pas que c'est dans ce sens que sa foi fut éprouvée. Car aujourd'hui, malgré ces souffrances qui subsistent au plus profond de son être, jamais elle ne s'est détachée ou pire encore, détournée du Très Haut. Jamais.

- Finalement, votre histoire tout comme la mienne revêtent bien des points communs. Je me demande si Père n'y a pas songé en voulant nous rapprocher ? N'a-t-il pas voulu que nous nous rencontrions pour nous épauler l'un, l'autre, en sachant notre parcours similaires et non nous déchirer comme nous avons si bien su le faire ....euh ... surtout moi .... Avec ce que vous venez de me dire, je vous avoue me poser la question.
Enfin, nous ne le saurons jamais.


Pour la toute première fois et parce qu'avec le temps, Anastasie a compris bien des choses, elle annonce à Joris avec sincérité et émotion ce qui aurait été impensable il y a peu encore.

- Je suis heureuse pour vous que vous ayez pu trouver un peu d'amour, de réconfort, de soutien auprès de ... mon père. Vous le méritez.

Elle est terriblement troublée par cette affirmation sincère et comme à chaque fois qu'elle l'est, elle réagit en dépit du bon sens. Probablement ... A moins que ce ne soit sa façon à elle d'éluder ce qui lui fait mal, ce qui la hante, ce qui la rend parfois si distante.
Elle retire doucement sa main de celle de Joris, se lève d'un bond et ébauche quelques pas en direction de l'étang. Une botte est ôtée qu'elle balance en direction de Joris. Elle effectue encore deux petits pas puis ôte sa seconde botte qui elle aussi est balancée sur Joris. Trois autres pas sont ébauchés et elle retire son pantalon qu'elle lance dans la direction de Joris. Ne lui reste que sa chemise qui -rappelons-le- ne tient plus que par deux boutons, les autres ayant été arrachés de la pointe de l'épée de Joris dans la cour de la pension Garnier. Autant dire que le fin voilage ne cache pas grand chose de son anatomie.

- Puisque vous souhaitiez vous baigner !

Elle est à présent au bord de l'eau et hésite car elle ne sait pas nager. Ce n'est pas une discipline enseignée dans un couvent.

- Et bien venez donc ! Mais ...

Elle s'avance dans l'eau. Quelques frissons la parcourent car l'eau est plutôt fraîche mais pas gelée non plus et presque agréable en y restant un moment.

- ... je ne sais pas ...

 Elle lance la fin de sa phrase avant de
s'immerger entièrement dans l'eau.

- ... nager ...

On peut entendre de gros :


Sluuuuurpppp plouggggg  sluuuurp plougggg

et constater de jolies bulles ainsi que quelques mèches dorées de cheveux  tout autour de la jeune fille à présent totalement recouverte par l'immensité liquide ...

_______________
Back to top
Joris.de.Florensac
Conseil des Ministres
Conseil des Ministres

Offline

Joined: 10 Jan 2017
Posts: 549
Localisation: Où que vous soyez, ma blondinette d'amour, mon cœur ne cessera de crier votre nom.
Masculin

PostPosted: 01/09/2017, 18:31    Post subject: [RP] Quand deux anniversaires sont à fêter Reply with quote

Il souriait en hochant la tête.

Ana, ne soyez pas triste pour moi. Je puis dire que j’ai connu la tendresse et l’amour d’un foyer que vous n’avez jamais connus. Vous avez été plus mal lotie que moi car vous n’avez connue jusqu’à votre majorité que les murs d’une enceinte d’un couvent et vécue la vie rigide et contraignante des ecclésiastiques car votre père n’a jamais voulu reconnaître ses propres erreurs envers sa fille légitime. Peut-être n’a-t-il point su comment s’y prendre ? Enfin…

Il haussa les sourcils de perplexité.

Avoir la foi spirituelle ? Avoir foi c’est croire en soi et en quelque chose. Spirituellement, je n’ai foi en rien et ce ne sont que des foutaises comme vous dites et je le confirme. Je n’ai foi que dans ce que j’entreprends et fait et qui n’aboutisse qu’à des choses concrètes. Il y a bien longtemps que je me suis éloigné du Créateur et de ses représentants terrestres qui ne sèment que le trouble dans les esprits avec des croyances imaginaires qui n’ont existé que dans leur pauvre tête malade. La vérité est toute autre puisque nous en sommes encore à nous le demander.

Je suppose que vous avez raison pour votre père. Le rapprochement qu’il aurait échafaudé, semblerait évident pour nous deux. Je dois reconnaître que votre père avait de la suite dans les idées à savoir si c’était bien à bon escient ou à dessein, cela on ne le saura jamais.

C’est vrai, je reconnais que votre père m’a apporté affection et réconfort bien avant que je n’apprenne votre existence. Je n’ai jamais compris pourquoi il m’a toujours caché qu’il avait une fille. J’avoue aussi m’être posé des questions mais peut-être craignait-il ses réponses à mes questions.


Il était loin de se douter de ce qui allait se passer ensuite. Il avait plaisanté en parlant de prendre un bain tout nu. Vraiment de nature imprévisible, elle le prit au mot. Fichtre que diantre, d’un bon, elle se leva et ôta bottes, pantalon qu’il réceptionnait au fur et à mesure qu’elle les lançait dans sa direction. Elle garda sa chemise et s’avança au bord de l’eau. Il allait lui dire de ne pas… Quand… Aïe ! Ce qui devait arriver, arriva… Il eut juste le temps d’entendre qu’elle ne savait pas nager.
Il se mit sur pied tel un ressort, enlevant bottes et chemise et courut pour se jeter à l’eau et plongea vers les remouds de bulles et les bruits de clapotis que son corps en coulant avait engendré. Sous l’eau, il n’y voyait guère jusqu’à ce qu’il distinguât une forme de couleur plus claire, il piqua droit devant lui et attrapa la manche de sa chemise puis la tenant par la taille, il la remonta rapidement à la surface.
Il l’allongea sur la berge, lui enleva sa chemise mouillée et l’enveloppa avec la sienne puis la tenant dans ses bras tout contre lui en la frictionnant vivement afin de pouvoir la réchauffer puis essaya tout en lui parlant, de la faire revenir à elle en lui donnant des tapes dans le dos et en tapotant ses joues et ses mains.


ANA ! ANA ! M’entendez-vous ? ANA ! ANA ! Répondez-moi ?
_______________
Back to top
Anastasie Lévis-Mirepoix
Haute Justice
Haute Justice

Offline

Joined: 08 Jan 2017
Posts: 1,925
Localisation: Dans le coeur de son Beau Brun d'Epoux pour le meilleur et pour le ... Meilleur !
Féminin

PostPosted: 06/09/2017, 09:28    Post subject: [RP] Quand deux anniversaires sont à fêter Reply with quote

Elle manque d'air ! Elle ne peut plus respirer ! H E L P !
L'eau s'insinue sournoisement dans sa bouche, son nez, sa gorge et ses pauvres petits poumons qui suffoquent. Un épais nuage blanc se forme tout autour d'elle et la peur la gagne. Va-t-elle mourir noyée, bêtement, tout cela parce qu'elle a pris au mot Joris qui venait de la défier ?

" H E L P ! Je me meurs Joris !"
       

Sa courte vie défile en un instant. Elle revoit son père, sa mère, la demeure de Poissy avec ses grands jardins fleuris et arborés harmonieusement. Elle revoit ses gargantuesques goûters pris dans la cuisine avec sa gouvernante criant de peur qu'elle ne s'étouffe à trop manger. Pour le coup, là, maintenant, elle s'étouffe aussi mais ce n'est pas avec quelques douceurs en bouche. H E L P !
Elle revoit aussi le couvent d'Abbecourt et la mère supérieure Eloïse de Gaces la sermonnant de rentrer crottée et déguenillée après un long entraînement avec son Maître d'arme.
Elle se revoit enfermée dans sa cellule pour faire pénitence. H E L P !
Défilent aussi les images du visage de Joris. Joris excédé. Joris en colère. Joris tendre et doux. Joris drôle comme tout. Ses grands yeux émeraude qui la regardent avec intérêt. H E L P !

Elle va sombrer, s'endormir dans cette immensité liquide. Les crapauds, les grenouilles ne chantent plus. La licorne s'en est allée vers d'autres rivages. Son Prince charmant s'est endormi sur la mousse verdoyante. H E L P !

Puis, quelque chose attrape l'une de ses jambes, puis son torse avec des poumons qui cherche l'air désespérément. Elle sent que son corps se dégage enfin de l’emprise marine. Elle se sent portée jusqu'à la rive et qu'on lui parle. H E L P ! Elle entend mais n'est pas capable de répondre. H E L P ! Elle manque d'air.

Quelques petites claquounettes sont données sur ses joues, dans son dos. HEIN ? Qui ose ?

Elle réussit enfin à cracher un peu d'eau. Cela ne doit pas être franchement glamour mais qu'importe. Elle crachouille l'eau qui encombrait ses poumons. Elle sent qu'on lui retire sa chemise ne tenant plus que par deux misérables boutons. QUOI ? Elle va encore se retrouver nue ? Non. Une épaisseur chaude et qui sent bon Joris vient la recouvrir.  OUF ! Elle ouvre un œil, puis deux, reprend une grande bouffée d'air et crachote.


- Vous en avez mis du temps mon Prince pas encore vraiment charmant !

Elle sourit faiblement, la tête lui tourne et à présent elle claque des dents.

- J'ai ... j'ai froid !

CLAC ! CLAC ! font ses dents.

Instinctivement, elle accroche ses bras autour du cou de Joris et peut sentir la chaleur de son torse nu puisque dépourvu de la chemise qu'il portait avant de la lui céder afin de la rendre décente.

- Ce n'est pas une fois que je devrais vous voir nu, Monsieur de Florensac. Mais deux !

A T C H O U M ! Pauvre Ana qui est bonne pour un sacré rhume apparemment.

CLAC CLAC ! Continuent de faire ses dents qui s’entrechoquent à cause du grand froid qu'elle ressent.
_______________
Back to top
Joris.de.Florensac
Conseil des Ministres
Conseil des Ministres

Offline

Joined: 10 Jan 2017
Posts: 549
Localisation: Où que vous soyez, ma blondinette d'amour, mon cœur ne cessera de crier votre nom.
Masculin

PostPosted: 08/09/2017, 16:03    Post subject: [RP] Quand deux anniversaires sont à fêter Reply with quote

Il la lovait dans ses bras en position semi assise, la tête légèrement basculée vers l’arrière pour l’aider à mieux respirer et la tenait bien contre son torse pour la réchauffer. Les tapes sèches qu’il avait administrées dans son dos, portèrent ses fruits puisqu’elle cracha le peu d’eau qui commençait à encombrer ses poumons, elle reprit conscience en ouvrant les yeux et après avoir toussée, elle lui lança une petite pique à laquelle il arqua les sourcils d’étonnement à son propos plaisantin.

Ah bon ! J’espère que vous plaisantez, ma Princesse ! Heureusement pour vous, j’ai plongé dès que j’ai entendu que vous ne saviez pas nager. Donc le temps de vous ramener à la surface de l’eau, la submersion n’a durée qu’une minute donc compte tenu qu’il y a systématiquement une apnée réflexe dès que la tête est immergée vous avez dû boire que peu de liquide.

Elle avait froid et claquait des dents. Elle s’accrocha à son cou pour avoir plus de chaleur. Il lui frictionna le dos et les bras tout en la plaquant encore plus contre son torse. Il tira vers eux son pantalon et ses bottines qu’il avait rangé près du tronc de l’arbre. Il souriait à sa nouvelle plaisanterie.

Vous alors, vous n’en manquez pas une. Cela devient une vraie obsession chez vous, Mademoiselle Lévis-Mirepoix mais croyez-moi, ça peut fort bien se soigner.

Il riait mais quand il entendit éternuer, il ne riait plus. Il ne manquait plus qu’un rhume s’installe à la maison. Elle était gelée jusqu’aux doigts de pieds. Il fallait finir de l’habiller et dresser un feu de camp pour avoir plus de chaleur pour éviter une hypothermie. Il ne lui demanda pas son autorisation et lui remettait pantalon et bottines pour ensuite partit aux alentours chercher des petites brindilles bien sèches, petit bois et tout ce qu’il pouvait trouver de résineux pour faire le feu.

Après avoir constitué un genre de cône composé de branchages, il porta la flamme de la lampe à huile sous le tas de branchages qui ne tarda pas à s’enflammer. La diffusion d’une vive chaleur ne traîna pas à se répandre. Il accrocha la chemise mouillée d’Ana sur une branche pour la faire sécher puis le dos appuyé contre le tronc de l’arbre centenaire, il la reprenait à nouveau dans ses bras en la calfeutrant bien tout contre lui, sa tête blonde lovée au creux de l’aisselle de son bras. Son menton prenait appui sur ses boucles dorées encore humides, il ferma les yeux en la berçant doucement comme un enfant jusqu’à ce qu’elle aille mieux.

_______________
Back to top
Anastasie Lévis-Mirepoix
Haute Justice
Haute Justice

Offline

Joined: 08 Jan 2017
Posts: 1,925
Localisation: Dans le coeur de son Beau Brun d'Epoux pour le meilleur et pour le ... Meilleur !
Féminin

PostPosted: 13/09/2017, 10:55    Post subject: [RP] Quand deux anniversaires sont à fêter Reply with quote

Petit à petit, son corps gelé se réchauffe. Il y a la douce sensation d'une protection avec des bras qui l'enserrent, un corps qui la maintient et qui la sécurise, un souffle chaud qui parcourt son cou, son visage. Il y a aussi le crépitement des flammes qui lui parvient aux oreilles et dont la chaleur commence à se diffuser sur elle et tout autour d'elle. Comment est-ce possible, elle qui pensait mourir noyée et qui a encore la désagréable sensation d'être happée par les remous agités d'un étang voulant l'absorber dans ses entrailles ? Serait-elle en train de rêver ? A moins qu'elle ne cauchemarde et que tout ce qu'elle ressent ne soit que duperie pour mieux la laisser s'abandonner à cette mort qui l'appelle ? Elle peine à ouvrir les yeux car elle a peur de ce qu'elle va voir lorsque ceux-ci se poseront sur l'environnement qui est le sien à présent.

Et puis, surtout, il y une voix qu'elle peut entendre distinctement et qu'elle reconnaît sans peine. Elle en sourirait presque en comprenant les taquineries de celui qui parle. Qu'est-ce qui se soigne ? Serait-elle malade ? La pauvrette ! Il faut qu'elle parle à son tour et qu'elle fasse entendre qu'elle n'est pas malade mais qu'elle est proche de l'agonie, ce qui revêt un caractère bien plus urgent qu'un simple bobo.

- Je ... je ne ... suis pas  A T C H O U M ... malade ! Je suis juste sur le point de mourir.

Anastasie réalise alors pour de bon qu'elle est dans les bras de son beau brun et qu'elle ne risque plus rien. Doit-elle le faire savoir ou est-ce l'occasion de voir s'il tient vraiment à elle ? Elle hésite. Comprenez-la, l'occasion est tentante, non ? D'abord : se caler bien confortablement dans cet habitacle masculin qui veille sur elle. Puis, laisser passer du temps afin de susciter un peu d’inquiétude. Conserver un semblant de silence bien qu'elle soit parfaitement éveillée. Oui, c'est pas beau mais que voulez-vous, une Anastasie ne réagira jamais comme tout le monde.

L'une de ses menottes vient chercher celle masculine et y entrelace ses doigts aux siens. Voilà, voilà, elle se sent bien mieux comme çà mais continue de rester silencieuse. Enfin, pas de trop tout de même car alors Joris serait obligé de la laisser en plan, de se lever pour lui redonner encore quelques petites tapes pour la stimuler à rester dans ce monde.

- Seriez-vous un ange ? Celui dont vous me parliez l'autre .... A T C H O U M ... soir ?

Elle sent la douce pression des bras de Joris sur elle. Cette fois elle sourit ... aux anges ou à l'Ange, allez savoir, trop heureuse de constater qu'il n'est pas fâché de son escapade ratée dans l'immensité de cet étang. C'est à cet instant précis, qu'Anastasie marque dans son esprit combien cet homme compte pour elle et combien elle sait avec certitude qu'elle l'aime. Mais chuuuut ! Elle ne le lui dira pas. Pas encore. Elle réalise combien leur chemin chaotique les a conduits vers un rapprochement qui n'était pas gagné d'avance. Elle aime Joris d'autant plus qu'il lui a dit qu'il ne saurait plus vivre sans elle. Oui, il lui a dit, devant ces chandelles qui scintillaient sur cette table dans la cour de la pension Garnier.

- N'avez-vous pas froid bel Ange ?  A T C H O U M

Question qui n'est pas anodine puisque elle vient de remarquer qu'elle porte la chemise de Joris ce qui implique qu'il ne soit plus couvert par rien. Leur duel à l'épée l'ayant vu ôter sa redingote un peu plus tôt dans la soirée. Si Ana a moins froid, elle est vouée à se taper un rhume phénoménal puisqu'elle ne cesse plus d'éternuer. Sans doute est-ce le moment de se dire "Rentrons, allons nous mettre à l'abri." Oui, sans doute, mais ce ne sera pas Ana qui interrompra ce moment unique où seules les étoiles du ciel Dyonisien pourront témoigner de cette magie qui semble unir ces deux jeunes gens.
_______________
Back to top
Joris.de.Florensac
Conseil des Ministres
Conseil des Ministres

Offline

Joined: 10 Jan 2017
Posts: 549
Localisation: Où que vous soyez, ma blondinette d'amour, mon cœur ne cessera de crier votre nom.
Masculin

PostPosted: 22/09/2017, 18:13    Post subject: [RP] Quand deux anniversaires sont à fêter Reply with quote

Il la berçait toujours dans ses bras comme une enfant fragile qui recherchait la chaleur et la douceur de sa mère. Les yeux fermés, il avait tellement l’esprit ancré sur Son Ana Chérie qui ne s’apercevait pas qu’il commençait à grelotter légèrement de tout son corps. Il rouvrait les yeux à chaque fois qu’elle sortait quelques mots de divagation puis replongeait dans le noir avec ses plus doux et tendres secrets.

Soudain, il tressaillit comme pris par une profonde angoisse, il reprenait conscience de la réalité tout en se demandant avec pâleur que si elle ne reprenait pas connaissance et qu’elle …

Oh ! Grand Dieu ! Non ! Pas ça ! Vivre sans Son Grand Amour à ses côtés, vivre sans Elle, il ne pourrait le supporter. Il l’entendait éternuer et divaguer encore une fois, parlant des anges, le comparant à l’ange de l’autre soir.

Il prit quelques branches de bois qu’il avait mis en réserve et les lança dans le feu pour raviver les flammes qui avaient tendance à se consumer un peu trop vite pour ensuite la bercer doucement encore et encore jusqu’à ce qu’elle se réveille. Il tremblait de plus en plus et regrettait vivement l’oubli de sa redingote qu’il avait laissée choir dans la cour de la pension Garnier.

Il souleva la tête pointant son regard vers le ciel étoilé et constata que le fond de l’air devenait de plus en plus frais et que la magnifique Lovely, sans sa corne de licorne, était près d’eux, impassible à la situation présente.

Il redescendit sur terre quand il entendit une phrase cohérente suivie d’un éternuement. Aurait-elle repris conscience ? Et si c’était le cas, il pourrait enfin rentrer chez eux. Il s’empressa de répondre avec un sourire aux lèvres.


Oui, ma belle Princesse, votre bel Ange commence à avoir froid et si votre état le permet, nous pourrons envisager de rentrer à la pension.
_______________
Back to top
Anastasie Lévis-Mirepoix
Haute Justice
Haute Justice

Offline

Joined: 08 Jan 2017
Posts: 1,925
Localisation: Dans le coeur de son Beau Brun d'Epoux pour le meilleur et pour le ... Meilleur !
Féminin

PostPosted: 24/09/2017, 11:30    Post subject: [RP] Quand deux anniversaires sont à fêter Reply with quote

Sans doute sont-ils restés là encore un moment assez long, à se remettre de leurs émotions et à se réchauffer devant ce feu providentiel. La nuit était bien entamée et venait le temps de rentrer. Devant eux, Lovely piaffait d'impatience de pouvoir regagner, elle-aussi, son confortable box.
Anastasie pouvait sentir les frissons gagner tout le corps de Joris qui se mit lui aussi à éternuer.

- Rentrons, nous grelottons tous deux.

Ils éteignirent le feu, firent place nette comme si jamais ce lieu, à la fois sombre et lumineux, ne devait être trouvé par personne. Ils sauraient y revenir une fois prochaine, Anastasie devant veiller à ne plus se hasarder seule dans l'eau de l'étang Dyonisien.
Aidée par Joris, elle le rejoint sur la monture qui trace la route jusqu'à la pension Garnier sans hésitation. La tête d'Ana est confortablement calée contre le buste rassurant de Joris.


- Je cois qu'il faudra, un jour, que vous m'appreniez à nager.

Et c'est ainsi qu'Anastasie et Joris regagnèrent la pension Garnier avec la perspective d'un bon refroidissement pour chacun mais la certitude que cette nuit serait marquée dans leur esprit à tout jamais.

Ne venaient-ils pas de découvrir à quel point ils étaient faits l'un pour l'autre ?


- FIN de cette aventure -  

_______________
Back to top
Display posts from previous:   
Post new topic   This topic is locked: you cannot edit posts or make replies.     Forum Officiel du jeu Monarchies Forum Index -> + Département de la Seine + -> Ville de Saint-Denis All times are GMT + 1 Hour
Goto page: <  1, 2
Page 2 of 2

 
Jump to:  

Index | Create my own forum | Free support forum | Free forums directory | Report a violation | Cookies | Charte | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2020 phpBB Group
powered by ArgenBLUE free template