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(RP] Lit de Justice de François de Bourbon
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François-de-Bourbon
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PostPosted: 18/03/2018, 23:30    Post subject: (RP] Lit de Justice de François de Bourbon Reply with quote

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    Le Bâtonnier s'était assis et la Procureure commençait à lire le récit donné par le petit César à propos de l'Homme qui a orchestré ce régicide. Un enfant est si influençable et en effet, en leur faisant miroiter de quoi manger, l'Homme avait gagné la confiance des deux petits êtres. Mais en écoutant le récit, le Roi fut quelque peu ébranlé, et vint à douter de son utilité sur le Trône de Clovis. A travers ce récit il touchait du doigt la réalité de la misère de son peuple... malgré les lois sociales votées sous le règne de son prédécesseur (l'éducation des enfants par la Loi Martial, et la fin du travail des enfants dans les chantiers d'Etat par un décret rédigé par la future duchesse de Vermandois... déjà travailleuse et dévouée à l'époque), il existait encore des enfants en Terre de France qui peinent à vivre... Et cette pensée fut à l'esprit du Roi pendant de longues secondes.

    A l'issue de ce procès, il en parlerait à son Président du Conseil.

    Répondant à la sollicitation de la Procureure, il répondit : - Vous pouvez Madame.

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Anastasie Lévis-Mirepoix
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PostPosted: 30/03/2018, 10:17    Post subject: (RP] Lit de Justice de François de Bourbon Reply with quote

Le Roi lui en donnant permission, Anastasie se munit de l'interrogatoire mené avec le Prince des Dombes. D'une voix claire et posée elle procède comme pour son intervention précédente : en donnant lecture de quelques extraits de cet interrogatoire.

- Je vous remercie, Majesté.

Un regard circulaire est porté sur l'assemblée et elle attaque.

- A la date du 30 Novembre 1823, je me suis rendue dans les appartements du Prince des Dombes afin de recueillir son témoignage en tant que victime de l'attentat du 8 janvier 1823.
A la question : Ce jour du 8 Janvier 1823 vous êtes dans le carrosse princier qui doit vous mener à travers Paris pour partager avec le peuple, la liesse de votre union, en compagnie de votre épouse Son Altesse Royale, sœur du roi. Vous souvenez-vous du moment précis où a eu lieu la déflagration de la bombe ? Où se situait précisément le carrosse ? Quelles furent les conséquences immédiates, physiques et matérielles, de cette déflagration ?
- La réponse du Prince des Dombes fut, je le cite :

- Nous nous souvenons que le carrosse était près des Tuileries, cela s'est passé après la messe religieuse et nous rentrions au palais pour les festivités. Difficile de dire quelle heure il était alors précisément.
- Nous nous souvenons d'une fillette blonde qui avait passé la ligne des gardes et avait presque réussi à atteindre notre carrosse, nous voyons encore ses petites mains, son sourire et le panier de fleurs qu'elle commençait déjà à tendre à l'adresse de notre épouse: ce qu'il s'est passé par la suite nous a sauvé la vie. Devant la présence de l'enfant le cocher a fait un geste brusque et le carrosse s'est renversé quand la bombe a explosé, s'il était encore debout la déflagration nous aurait sans doute tué sur le coup mais le solide par terre de la voiture a été notre chance. Des gardes nous ont sorti, mais nous n'entendions ni ne voyions alors rien. Ce qui nous hante aujourd'hui encore est cette fillette, son visage d'ange et son sourire radieux. Nous pouvons comprendre les enjeux de pouvoirs et de royaumes qui conduisent les régicides même si nous ne les cautionnons pas mais comment peut-on impliquer des enfants dans ses crimes odieux ?

- A la question : Avez-vous été blessée, Votre Altesse Royale ?

- La réponse du Prince des Dombes fut, je le cite :

- Une fois relevés, nous avons été entourés par nos gardes et amenés dans nos appartements respectifs à pieds, ou plutôt emportés puisque nous ne sommes pas certain que nos pieds aient eu le temps de toucher terre. Là, nous avons été lavés, changés et nous nous sommes reposés séparément. Nous avons eu quelques ecchymoses aux bras et aux jambes et une légère coupure au niveau du crâne que nos cheveux ont pu rapidement dissimuler.


Anastasie repose la copie de l'audition du Prince des Dombes et regarde le Roi afin de le ménager dans ce qui va suivre, si tant est qu'elle le puisse. Elle se munit de son autre document et argumente son intervention.

- Son Altesse Royale, Madame la Duchesse de Montpensier, Sœur du Roi, n'est pas non plus en état de comparaître, ici, devant ce Lit de Justice. Sa Majesté et Son Altesse Royale le Prince des Dombes m'ont donné permission de rapporter ce qu'il en est de l'état de santé de Son Altesse Royale, sœur du Roi.
Cette annonce fut faite le 21 Novembre 1823 par Sa Majesté le Roi François III de Bourbon lors de la réunion de travail sur l'organisation du Lit de Justice, en ma présence.

Je cite Sa Majesté au mot près :

- La Duchesse de Montpensier ma sœur est hors d'état de paraître depuis l'attentat.
- Ma soeur, depuis l'attentat est hors d'état de recevoir ou de paraître. D'après les médecins spécialistes du savoir que nous avons fait venir, elle souffrirait d'une forme assez sévère d'agoraphobie. Elle se réfugie dans le secours de la religion et des Sœurs de l'Annonciade qui sont auprès d'elle depuis son arrivée en France l'année passée. Personne ne sait si elle en guérira un jour, et si elle pourra paraître de nouveau à la Cour.


Anastasie ne peut s’empêcher de porter son regard sincère et compatissant en direction du Roi. Il est Roi mais il est aussi homme. Le savoir en souffrance par l'état dans lequel se trouve sa sœur ainsi que son époux le Prince des Dombes, peine beaucoup Anastasie. Elle aime son Roi, elle aime aussi la famille royale.

- J'en ai terminé, Majesté, Mesdames et Monsieur les Pairs de France, Monsieur l'Avocat de la défense. Je vous remercie de m'avoir écoutée.


Elle se rassoit, range ses documents dans son dossier et jette un œil interrogatif à son tendre époux. Sans conteste, il doit bouillir sur son siège. Elle peut le comprendre, elle le comprend d'ailleurs mais elle a fait ce qui devait être fait faute de témoins et de victimes en capacité de pouvoir s'exprimer par eux-mêmes. Elle se devait de les représenter et de les faire entendre du mieux possible, par son entremise.




- RÉQUISITOIRE d'Anastasie -
 
(17 juin 2018 : En accord avec le JD François car L'avocat de la défense a déjà plaidé plus bas) 



Après sa lecture des témoignages des victimes et des témoins, un lourd silence s'installe dans la salle. On peut sentir le malaise occasionné par ces témoignages. De nouveau et parce que le moment est venu, le Roi donne la parole à Anastasie afin qu'elle expose son réquisitoire.

- Nous sommes le 8 janvier 1823, le soleil éclaire de ses rayons la ville de Paris. Le peuple est en liesse, il acclame le passage du carrosse de la sœur du Roi et de son époux qui sont à bord. Idyllique ne trouvez-vous pas ? La couronne de France scintille de mille éclats  en cette belle journée ! Bientôt, un petit Prince naitra et assurera la pérennité de cette couronne à travers les siècles.

Anastasie marque une légère pause pour asseoir dans les esprits ce qui aurait dû n'être qu'une belle journée.

- Majesté, Mesdames et Monsieur les Pairs de France, Monsieur l'Avocat de la défense, un homme a décidé de saccager, de salir, de détruire cette liesse du peuple mais aussi la liesse royale.

Anastasie se lève et se dirige droit sur Eduardo Montes qu'elle pointe du doigt en faisant virevolter le tissu de sa robe de Procureur du Roi.

- Et cet homme : c'est lui ! Eduardo Montes qui non content de vouloir s'en prendre à la famille royale s'est servi, pour y parvenir, de l’innocence de deux jeunes enfants. Deux jeunes enfants dont la plus petite perdra la vie, car la petite fille, innocente et pure, pensant porter un panier de fleurs à offrir à la Princesse nouvelle mariée sera la première cible de la bombe qui explosera. Une enfant de six ans gît à présent sur le pavé parisien, son corps n'est plus que de la chair sanguinolente. Elle vient de perdre la vie sous les yeux de son frère qui en réchappera par un heureux concours de circonstances.

Une légère pause et Anastasie poursuit.

- Une jeune enfant vient de mourir mais des civiles, des policiers viennent aussi de perdre la vie. Beaucoup de civiles, beaucoup de policiers dont les sœurs, les frères, tout comme ce petit garçon innocent, à présent en deuil de sa petite sœur, vont pleureur leur mort durant longtemps.

- Alors Majesté, Mesdames et Monsieur les Pairs de France, Monsieur l'Avocat de la défense je vous le demande, au nom de quoi cet homme Eduardo Montes a-t-il cru bon de s'en prendre à la famille royale de la plus vile, de la plus sournoise, de la plus ignoble façon ? Au nom de son pays dit-il ! Au nom de la souffrance de son peuple ! Mais son peuple souffre-t-il davantage que le peuple de France qui vient de voir deux jeunes enfants dupés par un fourbe, par un tueur calculateur, par un assassin sans vergogne. Une famille royale terrorisée à tout jamais d'avoir vu autour d'elle des civiles et des policiers mourir au nom de la souffrance du peuple d'Eduardo Montes ! Y-a-t-il un degré de souffrance qui serait plus légitime qu'un autre ? Doit-on tuer de jeunes enfants, des hommes et des femmes pour légitimer la souffrance d'un autre peuple ?

- Je vous réponds : NON ! C'est parfaitement intolérable, inacceptable ! La loi du Talion est révolue.


Anastasie se déplace de temps en temps vers les Pairs de France et le Roi, et vers le présumé coupable et son avocat.

- Eduardo Montes prône la souffrance de son peuple et à ce titre s'estime en droit de venir tuer en terre de France pour assouvir sa vengeance. Doit-on tuer pour se venger, pour faire entendre sa voix ? Là encore, je réponds non ! Par ailleurs, il est à souligner que Monsieur Eduardo Montes n'est que le pion d'un groupuscule vengeur. Un petit pion qui a obéi à des ordres reçus dont il ne mesure même pas l'ampleur, un si petit pion que lorsque le couperet tombera sur sa tête pour la couper, personne ne pleurera sa mort.

Anastasie marque une pause plus longue que les autres.

- Majesté, Mesdames et Monsieur les Pairs de France, Monsieur l'Avocat de la défense : je requiers contre Monsieur Eduardo Montes : la peine de mort avec une exécution en place publique afin qu'il soit su qu'on ne s'attaque pas impunément à la famille royale, qu'on ne s'attaque pas au peuple du Royaume de France et de Navarre.

Après un dernier regard circulaire sur la salle, Anastasie regagne sa place.

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Last edited by Anastasie Lévis-Mirepoix on 17/06/2018, 10:45; edited 1 time in total
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François-de-Bourbon
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PostPosted: 15/05/2018, 14:22    Post subject: (RP] Lit de Justice de François de Bourbon Reply with quote

    Il n’imaginait pas que ce serait aussi long. Non pas les paroles de la Procureur, elle fait son travail, mais le contenu, les détails compilés un par un dans le dossier de procédure. Que d’heures de travail avant d’en arriver là. Une fois que la Procureur eut fini son discours, elle laissa quelques instants le silence retomber, s’attendant à une réplique, mais visiblement, il n’y en avait pas, il se tourna alors vers l’avocat, et lui dit : - Maître, vous avez la parole.


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Joris.de.Florensac
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PostPosted: 19/05/2018, 08:43    Post subject: (RP] Lit de Justice de François de Bourbon Reply with quote

Le réquisitoire ainsi que la lecture faite par sa douce et tendre épouse sur les témoignages des deux victimes absentes et témoins également absents, venaient de se terminer. Le Juge lui donna la parole pour sa plaidoirie mais vu le peu d’issue possible de la défense dans cette affaire, il hésita une fraction de seconde puis tout compte fait, il se leva de son siège tout en corrigeant de sa main gauche la largeur de la manche droite de sa toge qui le gênait dans sa gestuelle tout en prenant un air solennel quoiqu’un peu dépité par l’ironie de la situation. Son client était coupable de ce qu’on l’accusait et la défense n’y pouvait rien ou peu de choses. Un petit regard vers sa belle blondinette d’Amour et après un petit raclage de gorge pour s’éclaircir la voix, il allait faire simple et court.

Sire, Mesdames et Monsieur les Pairs de France, Madame le Procureur du Roi, si nous sommes présents aujourd’hui, c’est pour plaider une tragédie car d’après le réquisitoire du Procureur du Roi, cet homme sans scrupule a attenté à la vie de la Famille Royale en janvier 1823.

Certes, l’accusation a démontré que mon client, Monsieur Eduardo Montès est coupable, et que malgré ce que pourra avancer la défense, les preuves, les présomptions sont là pour étayer son crime.

Certes, nous connaissons tous et toutes la règle bien connue de la « la loi du Talion » plus connue pour son adage « œil pour œil, dent pour dent » et par définition, la « Loi du Talion » s'entend comme la permission de répondre trait pour trait à l'offense faite. Selon l'accusation, qui se prononce fortement sur le fait que celle-ci est révolue et n’aurait nullement raison d’être dans l’affaire présente.


Théâtralement, il entra allègrement dans l’arène en gesticulant dans sa robe trop courte en longueur et trop longue en largeur surtout du côté des manches et comme l’avait fait précédemment Madame le Procureur devant des centaines de paires d’yeux qui assistaient au combat de l’Accusation et de la Défense avant que l’accusé ne soit donné en pâture aux bourreaux. Il éleva et accentua donc une nouvelle fois la voix afin d’être entendu de tous, lançant plusieurs regards en direction de la Procure.

Contradiction ou incompréhension dans le raisonnement du réquisitoire de Madame le Procureur et qui, je le précise, est entendu et apprécié par les Grands de ce Royaume et le peuple de France. Alors je ne comprends pas votre question ou serais-je devenu tout à coup ignare au point de me demander si le mot « révolu » avait été déjà mis au rancart ou simplement écoulé et… Hop !... Terminé… Envolé depuis fort longtemps selon vos propres allégations. Que vous puissiez penser cela ma désole sincèrement mais pour moi, la loi du talion existe toujours et existera jusqu'à la fin des temps.

Je vais donc répondre à la phrase de Madame le Procureur qui est celle-ci et que je cite : « Doit-on tuer de jeunes enfants, des hommes et des femmes pour légitimer la souffrance d'un autre peuple ? »

Oui, j’admets fort bien que cette phrase doit être définie comme telle du moment qu’elle est pertinente et qu’elle exprime la légitimité de la souffrance d’un peuple mais là… Le contexte est tout autre puisque les guerres entre peuples d’une même nation ou entre peuples étrangers ne légitimeraient-elles point la légitimité de la souffrance d’un peuple contre la légitimité de la souffrance d’un autre peuple quelque soit leur race et leur religion.

Madame le Procureur, je veux dire par là, que la Raison d’Etat, les guerres intestines et les guerres en général et cela partout dans le monde n’ont jamais épargnées par le passé et n’épargneront toujours personne dans un prochain avenir, pas même de jeunes enfants, des hommes et des femmes et cela, tant que les guerres existeront.

Et comment ne pas imaginer une vengeance d’homme blessé et meurtri par son passé lorsqu’il se trouvait en son pays d’origine, l’Espagne. L’ennemi français avait envahi son pays, sa patrie, son village natal où il vivait une jeunesse heureuse entouré des siens et de sa promise. Le chaos de la guerre a décimé tout ce qui le rattachait à cette empreinte ancrée dans son cœur et dans son âme.

Sire, Mesdames et Monsieur les Pairs de France, Madame le Procureur du Roi, cet homme n’est pas un monstre car on ne devient pas assassin à sa naissance, on le devient par la force des choses et cet homme n’est d’autre qu’un soldat, un exécutant et non un décideur. Il n’a été tout au plus qu’un petit élément du rouage de la machine criminelle manipulée par une puissante hiérarchie d’anarchistes et de terroristes. Mon client a été l’unique bouc émissaire de cette tragédie car il fallait bien un coupable… Et les vrais coupables en sommes, où sont-ils ? Je me pose toujours la question ?

Je vous demande la tolérance et l'indulgence et de n’avoir aucun sentiment de méchanceté ni de haine envers cet homme qui a voulu venger légitimement les siens dans le contexte de cette tentative d’attentat et de complot envers la Couronne de France.

Je tiens également à honorer en saluant avec respect une phrase contenue dans le préambule de la Charte Constitutionnelle dite en son temps par Henri IV sur la vengeance et le pardon : « La satisfaction que l’on tire de la vengeance ne dure qu’un moment : celle que nous donne la clémence est éternelle ».

C’est pourquoi, Sire, Monsieur le Juge, Mesdames et Monsieur les Pairs de France, Madame le Procureur du Roi, je vous demande de reconnaître mon client, Monsieur Eduardo Montès, non coupable des faits qui lui sont reprochés et de le relaxer purement et simplement.



Quote:


Idem pour édit après ajout du réquisitoire d'Anastasie.


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Last edited by Joris.de.Florensac on 25/06/2018, 18:15; edited 2 times in total
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Anastasie Lévis-Mirepoix
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PostPosted: 24/05/2018, 09:38    Post subject: (RP] Lit de Justice de François de Bourbon Reply with quote

Ana écoute son époux avocat argumenter sa plaidoirie. Il a raison de tout tenter et elle ne peut qu'admirer sa détermination. Elle prend quelques notes. Les regards des époux se croisent. C'est réconfortant. Lorsque Joris attaque sa conclusion, Anastasie s'en étoufferait presque ! R E L A X E R ? Non mais et puis quoi encore ! Son adorable époux a pété une durite ! Pour manifester son indignation, elle ne trouve rien d'autre que de faire claquer son dossier sur le bois de la table où elle se tient.
Ben quoi ? Un dossier peut bien échapper des mains de sa propriétaire ? Non ?

Il est vrai qu'elle est agacée mais finalement peu surprise de la pugnacité de Joris qui accomplit là son devoir de défenseur à la perfection. Elle attend à présent la suite.


Quote:
Édit après ajout plus haut du réquisitoire d'Anastasie.

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Last edited by Anastasie Lévis-Mirepoix on 17/06/2018, 10:49; edited 1 time in total
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Joris.de.Florensac
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PostPosted: 24/05/2018, 11:21    Post subject: (RP] Lit de Justice de François de Bourbon Reply with quote

C’était souvent une fait établi et non transparent car malheureusement la Raison d’Etat cachait souvent la véritable raison, alors malgré que l'Avocat de l'accusé ait un rôle essentiel, parfois difficile, puisque sa mission consiste, tout au long du procès, à convaincre de sa version, la Cour et les jurés et bien sûr avec une vision très différente de celle du Procureur, puisqu'il devra, sinon tenter de les convaincre de l'innocence de son client, ou au moins, de tout faire pour alléger sa peine.

Cependant, il aurait pu être plus crédible s’il avait demandé un allègement de la peine et non d’avoir eu l’audace de demander au Monarque de prendre une décision de justice abandonnant toutes poursuites contre son client mais il avait tenté le tout pour le tout.

« Alea jacta est » avait dit un certain Jules César.

Il reprenait place sur son siège quand il entendit un bruit sourd venant du côté de la Procure. Il s’en doutait un peu et souleva les yeux vers celle qui lui faisait savoir son mécontentement au sujet de sa demande de relaxe. Il savait que la pilule était dure à avaler car à ce stade, le combat entre les deux parties n’était point égal mais il était assez content de sa prestation qui avait déjà soulevé un premier tollé non clameur mais genre assourdissant qui avait fait écho sous les voûtes de la grande salle.

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François-de-Bourbon
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PostPosted: 17/06/2018, 08:05    Post subject: (RP] Lit de Justice de François de Bourbon Reply with quote

    Le Bâtonnier du Royaume, commis d'office pour la défense de l'Espagnol, prenait la parole. Il mettait sur le doigt sur plusieurs points sensibles : les conséquences directes des diplomaties royales sur la vie de leurs sujets. On apprend généralement aux Princes que le Créateur a créé autant de Royaumes qu'il y a de langues parlées au monde, et que les Princes ont été choisis pour leurs qualités... Au fond, tout restait pareil quel que soit le Roi : les pauvres sont toujours très pauvres, et les riches très riches. Le profil de l'Espagnol, tel qu'il était présenté par son avocat était en quelque sorte le symbole de cet état de fait. Il s'en fiche lui des Rois, des Princes... il aime sa terre. Oulà, le Roi ne deviendrait-il pas un peu républicain ? Le Roi doutait, signe que le Bâtonnier avait réussi sa plaidoirie. Là où le Bâtonnier avait piqué au vif, s'est en faisant référence au préambule de la Charte Constitutionnelle. La Charte était sa fierté, son petit orgueil, comme son grand-oncle Louis XVIII qui était fier de l'avoir octroyé au Peuple. Certes, il avait été aidé, mais le préambule était entièrement de sa plume, y faire référence pour défendre quelqu'un qui a attenté à la vie de la Famille Royale était bien trouvé.

    Le Roi pensait à ce moment-là à son cousin Ferdinand qui régnait actuellement sur les Espagnes et les Indes... méritait-il vraiment l'intervention des armées du Chef de la Maison de Bourbon, Aîné des Capétiens, premier Souverain Epicurien de l'Univers, dans son Royaume ?... Après tout, après une République et un Empire, la France ne s'en est pas mal sorti, on est le pays le mieux codifié juridiquement d'Europe, et cela n'a pas de prix. Non mais ressaisi toi François, tout le monde te regarde et attend ta réaction.

    Secouant légèrement la tête comme pour faire revenir son esprit au Palais du Luxembourg, le Roi regarda l'Espagnol et lui demanda : - Avant que Nous nous retirions avec Leurs Seigneuries pour délibérer, avez-vous, Monsieur, une dernière déclaration à Nous faire ?

    Il pensait intérieurement : "Saisis ta chance, et profite du bon travail mené par ton avocat".

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Eduardo Montès
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PostPosted: 24/06/2018, 14:38    Post subject: (RP] Lit de Justice de François de Bourbon Reply with quote

Il fixait le Roi, sans rien dire... La jeune femme, du haut de son estrade, avait requis la mort.. Que lui importait la mort ? Tout le monde finissait par mourir.. Et l'Espagnol préférait mourir aujourd'hui, pour retrouver les siens, plutôt que de vivre avec l'atroce image du corps de son aimée brûlé et suspendu à une corde. 
Il fixa son avocat... Le jeune homme avait fait preuve de talent.. Il avait défendu un étranger, venu répandre le sang sur sa terre, parce qu'il devait le faire.. Peu importe ce qu'il pensait réellement.. Il avait fait son devoir, tout comme Eduardo avait fait le sien.. Brièvement, il lui sourit.. Puis, de nouveau, le Roi fut son unique point d'attention... Avait il quelque chose à dire ?? Tant de choses.. Et si peu à la fois... Mais rien qui ne changerait les actes passés..
Un léger coup de crosse dans le dos lui rappela qu'il était dû respect au Roi, et que lorsque celui-ci vous parle, il est de bon ton de répondre.. Alors il se leva, lentement.. 


Boulbon... Que veux tu que je lajoute ? Ta ploculeule vient de déclaler que la loi du talion était à lejeter... Et poultant, elle léclame ma tête... Qu'est ce que la justice des hommes ?? Un ensemble de contladictions... Je ne leconnais pas ta justice, ni celle de qui que ce soit... La seule qui vaille, est celle du tlès haut... Alols...


Il jeta un regard au procureur, puis à son avocat.. Enfin, il regarda les présents, dont les yeux trahissaient les sentiments.. Puis, un dernier regard au souverain à qui il sourit enfin..


Nous le lejoindrons.. Moi lapidement, sûlement.. Toi plus tald.. Et losque son jugement à lui sela tombé, alols nous aulons tous deux l'etelnité poul légler nos comptes... Et l'etelnité... C'est la seule chose qui nous diffélencie... Moi, je l'attends.. Toi, il te faut la claindle... Je t'ai vu.. Je sais maintenant que mon peuple sela encole gland et folt losque toi tu ne selas plus que poussièle... 


Il posa brièvement sa main sur l'épaule de son avocat, comme pour le remercier de ce qu'il avait dit et fait...Et avant de se rasseoir, rajouta à l'adresse du monarque :


Envoies moi lejoindle le cléateul... Je t'y attendlais... Si tu me glâcie, si tu ne me tue pas, alols... Je leviendlais... Je le jule... 


Il se rassit, et fixa le mur, immobile, fermé à l'entourage..
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Joris.de.Florensac
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PostPosted: 26/06/2018, 11:14    Post subject: (RP] Lit de Justice de François de Bourbon Reply with quote

Le Juge donna la parole à son client avant la délibération des jurés. La cour et les jurés allaient prendre, ensemble, une décision sur l’affaire. Lorsque Montès prit la parole pour une ultime déclaration, Joris se liquéfia au fur et à mesure de ses propos. Il souleva les yeux vers les imposantes voûtes de l’édifice et ferma un instant les paupières en soupirant d’insatisfaction car son client proclamait haut et fort devant toute l’assemblée qu’il avait volontairement choisi de ne plus vivre et demandait la mort comme une grâce, mettant la Souverain au pied du mur. Il les baissa au moment où Montès posa sa main sur son épaule comme pour le remercier de l’avoir défendu. Geste fugace qui faisait que sa prestation avait été bonne, du moins pour son client et qu’il n’avait pas perdu ni la face et ni son temps.
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