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[RP] Petits dépeçages entre amis (Auger et Cunégonde)

 
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Auger
Maire de Paris
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PostPosted: 09/08/2019, 10:43    Post subject: [RP] Petits dépeçages entre amis (Auger et Cunégonde) Reply with quote

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Ils y étaient enfin ! Ils avaient du remplir des tas de papiers et ce n'était pas fini, Cunégonde se montrant pointilleuse, méfiante, ne laissant rien au hasard. Auger avait dû négocier longtemps avant de la décider à cette association. 
Deux dépeceurs de métiers qui unissaient leurs efforts pour les mettre en commun au lieu de rester chacun de son côté. Cette nouvelle affaire à deux devrait vite prendre de l'ampleur, et leur assurer une jolie fortune. La viande se vendait toujours bien sur le marché, les prix étaient honnêtes, on se salissait les mains, mais quand on faisait les comptes, on comprenait qu'on ne travaillait pas pour des clopinettes.  
La découpe se ferait dans la grande salle aménagée à l'arrière de la boutique proprement dit. Les bêtes arriveraient vivantes par l'arrière du bâtiment, une sorte d'écurie les accueillerait, où elles seraient bien traitées en attendant le jour de leur exécution faite par un homme du métier. Puis Cunégonde comme Auger se chargeraient de les découper suivant un protocole bien défini. Curieux métier qu'avait choisi la brunette, une femme désireuse de découper des bovins ça ne se rencontrait pas tous les jours. D'après un policier ami d'Auger, on n'en rencontrait moins que de femmes qui découpaient leur mari,  on pouvait, certes, penser qu'elles oeuvraient elles aussi pour le bien de tous même si la Justice n'était pas toujours de cet avis. Auger avait bien proposé à son associée de lui laisser toute la partie administrative de leur affaire tandis qu'il effectuerait lui-même la découpe mais Cunégonde déclina, elle aimait manier la hachettes et couteaux, sa façon à elle, sans doute de calmer son appétit de la vie.  
Il y avait quelques employés qui venaient au jour le jour, suivant les taches à accomplir, la découpe comme l'abattage étaient irréguliers, c'était selon les demandes de la clientèle. Chaque soir magasin et atelier étaient lavés à grandes eaux, et quand il y avait des bêtes vivantes en stock, deux employés restaient monter la garde chaque nuit, on craignait les vols. 
L'ouverture se fit ce neuf août, drôle de date direz-vous, mais les affaires sont les affaires, il n'y avait aucune raison de tergiverser davantage. 

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Cunégonde
Membre de Monarchies

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Joined: 25 Dec 2018
Posts: 3

PostPosted: 16/08/2019, 18:20    Post subject: [RP] Petits dépeçages entre amis (Auger et Cunégonde) Reply with quote

Y pas à dire, l'Auger, l'a bien oeuvré. … Il voulait que je trime avec lui, rapport qu'on a le même métier … Deux dépeceurs qui joignent leurs efforts, s'associer qu'il a dit comme ça l'Auger, pour faire des saucisses on s'associe. Moi j'en ris, … yette. … Des fois c'est un rigolo l'Auger, avec moi il a pas mal tombé. Jusqu'à présentement, la bidoche, je la tailladais seule dans mon coin, dans ma boutique pourrie, avec des couteaux aux lames plus effilées que mes jambes de sauterelles. … Rien de marrant à découper des quartiers de bestiaux qui m'ont jamais rien fait mais faut bien que j'y gagne mon croûton et le parisien, riche ou pauvre, il doit bien manger et s'enfiler sa barbaque pour rester les deux guibolles bien verticales sur cette drôle de terre. C'est pas tous les jours qu'on mange de la viande, rapport que les médecins - ou les charlatans comme j'aime à les appeler - y disent qu'à trop en bouffer on peut en crever. … Mais si on mange pas on crève aussi, faudrait savoir … Mais ces questions de civilisation comme ils appellent ça, ça donne à réfléchir, mais moi je suis pas là pour turbiner de la tête, juste découper la viande et la vendre aux clients qu'en veulent. … Y a la demande à Paris, d'après l'Auger, à nous eux, on suffit pas ! Alors forcément, je continue à découper mes bestioles. L'Auger, l'ait pas gâté avec moi, j'étais d'accord pour l'association mais à condition que ce soit sa personne à lui qui se tape le boulot, les démarches, les papiers, les visites au cadastre, au notaire, trouver un lieu et tout le bazar … Moi je vous ai dit, je découpe ! Point final ! Vous me refilez un bœuf, je vous le découpe en petits cubes que vous pourrez ranger dans vos placards en les empilant les uns sur les autres pour gagner de la place. Je vous les coupe comme vous voulez ! En triangle, en rectangle en rond, en long en travers … je suis experte dans le maniement du couteau, je découpe au millimètre près, pas de faute, juste au bon endroit et sans perdre de temps … Avec une bonne lame de quatre vingt centimètres, je te coupe la narine d'un gendarme sans toucher l'autre … On en trouve pas deux comme ça à Paris … L'Auger y dit comme ça que ma découpe à moi c'est pas de la boucherie … c'est de l'art !
C'est beau cheu nous ! Ce carrelage blanc ça me fait penser à la mer que je n'ai jamais vue. … C'est grand, c'est propre, la cuisine du château de Versailles n'a jamais autant brillé. Y en a quelques ouvriers qui nous aident. C'est encore une idée de l'Auger, il dit que ça soulage la besogne … mais la plupart sont des bons à riens faut dire qu'à Paris, les bons à rien ça se fait de père en fils … N'empêche faut toujours leur montrer le taille et les harceler pour qui se remuent … mais il y en a des gentils et des pas méchants … des mignons aussi. … Je leur fais faire le ménage aussi, parce que le ménage et moi, on a jamais été copain. Auger y veut que ça reste propre, tous les soirs on astique le sol pour qui revienne plus blanc que le matin, plus blanc que mes fesses y dit l'Auger en riant !
Voilà donc que c'est ouvert cheu nous et tout rouge quand il y a du sang partout… et comme c'est beau et neuf, les gens y viennent aussi nombreux que si le Roi était là avec sa famille, sa poule du jour et ses chiens … Ca désemplit pas, ça grouille tellement devant les étals qu'on voit même pas la maison d'en face, la boutique au gros Lulu qui vend des épices et qu'à un bide si gros que je devrais m'y reprendre en dix fois avant qui soit en deux morceaux.
On est content, ce premier soir, Auger y compte la caisse pendant que j'aiguise mes couteaux ! J'aime leur lame fine, si fine que je pourrais couper un cheveu en deux dans le sens de la longueur. Je frotte le côté tranchant avec mon pouce … contact agréable, ça râpe, ça mord, ça vit… la griffe d'une maîtresse ardente, y dit comme ça l'Auger.
T'en as une au moins de maîtresse toi ? Que je demande à ce beau frisé si beau qui ressusciterait une vache rien qu'en lui roulant une pelle. Tu sais même pas ce que c'est ! Et encore moins à ce que ça sert. Et je me fends la poire de droite à gauche sans besoin de couteau. Je l'aime bien l'Auger, c'est un gars bon et un gars bien, y ferait pas de mal à une mouche et même pas à un chien qui confondrait son mollet avec sa pâtée. Je lui suis reconnaissante de m'avoir forcé la main pour cette association, sans lui je ne verrais rien d'autre de la vie que la viande que je dépèce à tour de bras.
Ca fait léger comme horizon.
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Last edited by Cunégonde on 21/08/2019, 08:03; edited 1 time in total
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Auger
Maire de Paris
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Joined: 18 Jul 2017
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PostPosted: 18/08/2019, 19:49    Post subject: [RP] Petits dépeçages entre amis (Auger et Cunégonde) Reply with quote

L'ouverture avait été une réussite et une fête, la boutique n'avait pas désempli, à croire que les parisiens s'étaient abstenus de manger de la viande pendant huit jours et s'étaient réservés pour aujourd'hui. Cunégonde comme les employés avaient donné de leur personne du matin tôt jusqu'à ce qu'on ferme les portes à une heure décente. Il faut toujours réguler la clientèle, lui faire comprendre qu'on ne peut pas être ouvert 24 heures sur 24. Boutique et atelier fermé, viande remisée à sa place, ménage fait, sol et mur propres, personnel rentré chez lui, Auger fait ses comptes tandis que Cunégonde toujours d'humeur égale aiguise ses couteaux, ce qui était sa deuxième occupation favorite après découper la viande. Ils discutent tranquillement, plaisantent et voilà soudain Cunégonde qui se met à poser des questions indiscrètes. 
Une maîtresse ? reprend Auger un peu surpris par cette attaque. ... En quoi ça te regarde, je ne te demande pas avec qui tu passes tes nuits moi ! 

 
Depuis qu'il connaissait cette demoiselle, rencontrée au bar de Paris, Auger l'avait toujours trouvée sauvage, peu liante et guère communicative mais cependant toujours d'humeur joyeuse avec une plaisanterie prête à saillir de dessus sa langue. Il ne savait pas grand chose d'elle en dehors du fait qu'elle aussi découpait de la viande comme lui. Encore une fois, elle se moquait gentiment de lui.    
A quoi sert une maîtresse ? répéta-t-il étonné par la question. 
D'abord, je sais ce que c'est ! ... C'est, pour un homme, une femme autre que sa légitime, une femme avec qui il a une relation plus qu'amicale ... Je pense que ceux qui en ont une ont besoin de se prouver leur virilité. Et si ça te rassure, je n'en ai pas ! ... Moi je crois à l'amour, le vrai, le pur, le grand, l'unique. 
Auger n'avait pas encore parlé de Lise à Cunégonde. C'était nouveau dans sa vie, cette blondinette elle aussi rencontrée au bar avait mis tant de lumière d'or dans sa vie qu'il avait encore besoin de se frotter les yeux pour retrouver son décor habituel, savoir où poser les pieds, reconnaître ses amis et même se rappeler son nom. Pour l'instant, il ne jugeait pas le moment approprié, il craignait la réaction de son associée, toujours prête à railler ce qui faisait le bonheur simple et tranquille du quotidien de se semblables, Auger avait une idée suite au succès de cette première journée, il s'en ouvrit à son amie : 
Dis-moi, Cuné, pour se faire connaître davantage on pourrait organiser une sorte de soirée ici, un vernissage comme disent les artistes, inviter du beau monde pour boire un verre et faire connaissance, de manière à ce qu'on parle de notre atelier de découpage jusque dans la chambre du roi. Tu en penses quoi ?  
 
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Cunégonde
Membre de Monarchies

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Joined: 25 Dec 2018
Posts: 3

PostPosted: 21/08/2019, 08:00    Post subject: [RP] Petits dépeçages entre amis (Auger et Cunégonde) Reply with quote

C'est la folie des grandeurs maintenant. Y veut l'Auger organisé cheu nous un vernissage comme y dit, une soirée pour aristos, un bal … je pouffe, … un bal avec des belles robes dans un atelier de découpage de viande. Et pourquoi pas dans dans une écurie tant qu'on y est ou une étable ou un champ de navets. T'y serais pas tombé d'un toit par hasard, beau blond ? que je lui demande. Rapport à ta caboche qui émet des idées biscornues. Tu crois que du Louvre y vont se ramener dans leurs beaux carrosses et leurs beaux habits pour venir danser ici parmi les quartiers de viande ? Tu vois bien que c'est trop petit. Pis y faut un orchestre. Où qu'on va le mettre l'orchestre ? Dans la rue ? J'veux bien admettre que parfois, l'Auger, y voit grand. C'est vrai que cette idée de faire la société à nous deux pour découper nos bébètes, c'en était mûrement pensé et travaillé dans sa tête, je dois dire que j'y croyais pas trop au départ. J'ai hésité longtemps il a insisté et il a eu raison. Mais là, à vouloir organiser un bal à l'endroit même où on découpe nos bestiaux. D'avance je sais que ce sera le flop, le bide, on va devenir la risée de Paris même les bestiaux y seront encore crevés de rire après qu'on les ait découpés. Tu devrais y réfléchir à dix fois avant de lancer ton idée, Auger. Moi, je te suis pas dans cette affaire, tu danseras tout seul .
Je préfère changer le sujet. Je parle de la foire qui va bientôt commencer, une grande foire aux portes de Paris. L'Auger y dit que ça serait bien qu'on y soit pour se faire connaître, il parle d'y emmener ses vaches. Parce qu'en plus de la découpe l'Auger il a des vaches. Il se débrouille bien, faut dire, c'est pas de la faignasse Auger, il turbine grave et dure et ces vaches il les bichonne pour qu'elle donne le meilleur lait possible et je crois que ça marche, il se fait du pognon avec ça. Moi avec la viande je me plains pas, ça se vend bien, même que parfois on en manque. Y a que le daim qu'est pas facile à trouver sur le marché, alors parfois je suis obligée de prendre le fusil et d'aller chasser. Ca change, une sortie en forêt, ça aère les poumons qui dit l'Auger mais, pendant ce temps y a personne pour décortiquer les bestioles.
J'ai rangé mes couteaux, mes haches, Auger finit ses comptes, la journée a été bien meilleure que ce qu'on en attendait. J'attrape un cognac que je cache dans un coin et je remplis deux verres. Les employés sont sortis, on est que tous les deux, on souffle, je vais me poser dans la petite pièce qui nous sert de bureau, je ris encore de son idée de bal. … Et pourquoi pas ? mais un petit bal, pas grand monde que des gens triés sur le volet sinon on va se marcher sur les pieds. Ca peut être une occasion de rire. Je lui dis : Explique moi mieux comment tu le vois ton bal. C'est flou pour moi. Je sais qu'il n'a pas renoncé à son idée, Auger il est de ceux qui ne renoncent jamais et il est capable de me sortir un coup de génie. Viens boire un godet, tu causeras pendant ce temps. On pense mieux après avoir éclusé.
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Last edited by Cunégonde on 06/06/2020, 11:31; edited 2 times in total
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Auger
Maire de Paris
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PostPosted: 25/08/2019, 16:53    Post subject: [RP] Petits dépeçages entre amis (Auger et Cunégonde) Reply with quote

Ils n'étaient plus que deux après cette folle journée. Auger avait mal mal aux jambes à force d'avoir couru dans tous les sens, Cunégonde apparaissait encore en cette fin de journée aussi fraîche qu'une rose qui n'attend que d'être demandée en mariage. Lui les mains dans la caisse, à compter les billets plusieurs fois, la recette était prodigieuse, elle en train d'aiguiser ses couteaux avec cet oeil passionné qui, parfois, effrayait Auger. Elle n'avait pas compris l'intention de son associé qui s'empressa de la corriger : 
Il n'est pas question de danser, surtout dans un atelier où on découpe des animaux, ce serait mal venu. Juste de recevoir quelques personnes autour d'un verre, histoire de se faire connaître et apprécier On dresserait un buffet, où chacun se servirait, inutile de faire compliqué.  
Et pas besoin non plus d'être nombreux, juste des invitations lancées à quelques personnalités, des gens qui comptent, des gens qui sauraient parler d'eux aux bons endroits. Il savait que Cunégonde avait horreur de la " Haute " comme elle disait même si elle en servait quelques uns, mais pour se faire une place au soleil, il fallait bien passer par eux. 
Je pense, continua-t-il, qu'on pourrait faire ça sous forme de repas champêtre ! En plein Paris, ça ne manque pas de prétention ! On ferait un feu dans la cour, juste derrière et on servirait à nos invités des morceaux de viande grillée sur la braise. C'est délicieux. On y ajouterait quelques pommes de terre, elles aussi à la braise, des sauce de tous les goûts et de toutes les couleurs, du vin à loisirs ... tout le monde devrait être content. Il faudra faire en sorte que nos invités repartent plus heureux qu'ils ne sont arrivés, ivres, mais pas trop, il ne faudrait pas que le lendemain ils ne se souviennent plus de rien. 
Auger se mit à rire, dans sa tête il était déjà à cette soirée, il la distinguait parfaitement, il en voyait tous les détails, les belles robes, les beaux messieurs, et la viande au beau milieu sur ses braises rougeoyantes dans la nuit parisienne. 
Cunégonde après avoir rangé son matériel apportait une bouteille de cognac en femme qui ne crachat pas dessus et en remplit deux verres. Il ne savait s'il aurait son accord pour cette soirée ni son soutien. Associés, il était convenu qu'ils prendraient les décisions ensemble, d'un commun accord, jamais ils ne devaient se laisser gagner par un début de mésentente. C'est pourquoi il lui demanda : 
Si cette idée te convient, Cunégonde,  je la lance. Sinon, on trouvera autre chose. 
Leur atelier ne risquait pas la ruine. La viande se vendait fort bien, les cuisiniers en cherchaient tout le temps, les villes de France en réclamaient pour garnir leur stock. Auger pensait déjà à mettre en place un système de livraison, le travail ne manquerait pas mais la concurrence existait, il fallait en tenir compte et la devancer. Auger demanda encore : 
Alors ? Cette soirée ? Tu en dis quoi ? 

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