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[Poésie] Les Délires Opiomanes

 
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Louis-Alex. d'Auberville
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PostPosted: 10/11/2013, 17:21    Post subject: [Poésie] Les Délires Opiomanes Reply with quote

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Le Ministère de l'Instruction Publique, de la Culture et de la Santé transfère au sein de la Bibliothèque Royale de France les oeuvres de feu Camille Desmoulins, Comte de Montebello, sur un ordre de Sa Majesté Louis-Antoine de France daté du 7 novembre 1819.



DesMoulins wrote:
Aujourd’hui je me roule dans ta boue,
Fange éternelle qu’une pluie acide repend,
Et qui perle comme une larme sur ta joue,
Bientôt je ne serai plus qu’un souvenir grisant,
Pour une Reine qui m’aura vaincu,
Un Roi qui par son indifférence accrue,
M’aura conduit plus tôt qu’il ne le fallait,
D’être d’une guillotine vengeuse le fatal jouet.

Je me roule dans cette fiente dont tu es l’avenir,
Et bois les rejets qui te sont advenu.
Il convient désormais de ne plus le passé fuir,
Et d’affronter cette vérité toute nue :
Chaque cause à besoin d’un martyr,
Voilà pour mon cœur l’ultime issue.

Et demain la carcasse d’un revolté incessant,
Viendra orner sur les places à l’endroit du gibet,
Les Parisiens n’y verront qu’un art amusant,
Et la mort elle-même me réchauffera de son gilet.

Une couronne d’épine sur ma tête je crèverai,
Mais du Peuple naïf je pardonnerai les pêchés.
Qu’au couloir de ma mort s’ouvre une tribune,
Pour qu’à tous je dédie mes dernières leçons,
Peut être enfin la vérité sera à la une,
Des journaux qui ne marchent qu’aux frissons.

J’ouvrirai donc ma mort par François Villon,
Premier grand poète de cette mourante Nation :

Et puisque départir me faut,
Et du retour ne suis certains,
Je ne suis homme sans défaut,
Ni contre d’acier ni d’étain,
Vivre aux humains est incertains,
Et si la mort n’y a relais,
Je m’en vais en Pays lointain,
Ci établit ce présent lais :


Délire opiomane.

Je suis le vent qui use l’abîme,
Je suis le feu qui brûle la forêt,
Que ma décadence est sublime,
Je vous détruit et je vous hais.
Sublime décadence que je suis,
Moi guillotine du condamné,
De vous, le plus loyal ennemi,
Vous, damné de m’avoir trop aimé.
Je m’insinue sous votre peau,
Et me promène dans vos veines,
Me sert a votre cou, fin étaux
Bientôt votre existence sera vaine.
L’eau de votre bouche est amère
Vos dents tombent de mon malheurs
Vous ne savez plus que le gout du fer.
Maux de beauté qui voguent sur vos peurs.
Votre bouche édentée, morte de sourire,
Sera le morne reflet de votre avenir.
Déjà l’humanité n’a plus vos désirs,
Et voila, que vous souhaitez mourir.
Mais il vous faut cette force enfuie,
Pour partir avec douce indolence
Celle que ma venue vous a prit
Et a dérobé vos véhémence.
Moi, je partirai bientôt en route,
Vous abandonnant à votre sort
Seigneur et maitre de vos déroute,
Tandis que vous guetterez la mort.


Les Révoltes Frustrées.

Elle était belle et blanche,
Comme un oiseau elle virevoltait ;
D’un coup gracieux des hanches,
Ces messieurs se taisaient.

Et lorsqu’elle plongeait ses yeux de mer,
Dans ceux des galants qui la prendre souhaitaient,
Quand elle semblait vouloir s’offrir entière,
Quand un désir profond la prendre semblait,
A ces heures là seulement ils devinrent amers.

On ne sait te dompter ô douce femelle,
Car tu sais la loi de ton genre,
Et tu méprise les sempiternelles,
Qualités de ceux qui font genre,
De vouloir te faire plus belle,
Encore.

Te voilà devenue vieille et te voilà qui repense,
A tous ces messieurs qui se voulurent ton amant,
Et à cette heure où tu es seule et que transe -
Perce – Brise – Millions d’éclatement !
Ceux qui prétendaient être ta défense :

N’oublie pas, ô vieille amante en peau de ride,
Vieille putain sur le retour,
N’oublie jamais par quels déserts arides,
Ou soif et faim te prirent tout à tour,
Ni par qu’elle mensonges et artifices,
Il te fallut passer pour mériter ton nom,
Te voilà devenue monarchie du vice,
Tâche de ne pas devenir monarchie de cons !

Regarde-les déverser l’eau de leur bouche fétide,
Observe donc comment leurs salive acide,
Vient remplacer la pureté de tes fleuves,
Et leurs étrons qui remplacent ton sol,
Dont leurs arbres vicieux s’abreuvent,
Bientôt la forêt sera folle.
T’es yeux en seront la preuve.

Oui tu es vieille et lasse pauvre France,
Tu n’a même plus la force de ton génie,
Et tu préfère laisser faire la Providence,
Bien que la félonne aime à l’infinie,
Te voir tomber dans les décadences,
Héritage des ce Siècles jolis,
Où quelques aristos menèrent la danse,
En te lorgnant avec mépris.

Sèche donc ces larmes avec ta Manche,
Il est temps de remonter sur Seine,
Et s’il faut mes Vers aillent,
Plaider ta cause chaque dimanche,
Le Louvre aura bien de peine,
A m’empêcher d’être l’ail,
De ces vampires qui te méprise,
Ceux dont tu es folle éprise.

Tu es comme une femme battue,
Qui se plaint tout en appréciant,
Que son mâle lui jette dessus,
La colère des impuissants.

Chaque bleue te semble une preuve d’amour,
Faut il que je te batte pour que tu me vois enfin ?
Ou suis-je destiné jusqu'à la fin des jours,
A n’être qu’un prévenant et fidèle cousin ?


La Mémoire et la Mer(de) française.

Du haut des Ages je souviens,
D’une époque où l’on pouvait encore,
Ne point être toujours d’accord,
Avec ce que disaient les chiens.

Je me souviens aussi d’un Savoie,
Qui faire la part des choses savoit,
Et qu’on entera de son vivant,
Pour une Epine aux bouts piquants,
Je me souviens d’une baronne,
Qui n’était pas encore conne,
Elle disait à Orléans :
Sois donc mon comploteur suppléant !

Je me souviens de l’inquisition,
Elle revint des cendres de l’ancien monde,
Dés lors chaque proposition,
M’était accompagnée d’argument immonde.

Léa fut le Siècle et le Siècle fut Léa,
Du moins ce fut de celle là,
Que les méthodes d’action furent inspirées :
Il convient de toujours les ennemis écarté,
Et d’offrir à l’ami ce que l’on a de gloire,
Les faire manger dans la gamelle de l’Histoire
Afin qu’il pense y garder une place,
Le maitre reste les sous-fifres trépassent.

Je me souviens encore d’un prince imbécile,
Qui de seigneuriale n’a que l’indolence gracile,
D’un sodomite qui voudrait se faire virile.
On peut être prince et être une horreur,
Ce Baptistin en est la plus belle synthèse,
Il fut en Manche du peuple l’affameur,
Mais les justices toujours les horreurs taisent,
Par ce que bon sang ne saurait faillir !
Crève peuple de la Manche et subit l’empire,
Des sodomites bravoure qu’un Prince,
Qui pour la Seine en pince,
Et n’utilise la Manche que pour essuyer,
Cette morve pédante qui lui pend au nez.


Le viatique du lis.

Dans le tombeau de France,
Il y’a l’espoir qui attends,
De tirer sa nouvelle chance,
D’un triste enterrement.
L’homme était aussi bon,
Que le roi fut médiocre,
Des forêts les chansons,
Se teintent d’or et d’ocre,
Et dans l’alcôve enfin,
D’un peuple égrotant,
On sent naitre un parfum,
D’odeurs, chavirant,
Et des cris dépecés,
D’un royaume mourant,
On lit aux yeux la tristesse,
De la fin d’un amant,
Qu’une foule en liesse,
Oubliera certainement…

Pauvre Henri, que n’a tu,
Essayer d’être roi,
Plutôt qu’ingénu ;
Une larme pour toi,
Je ne saurais verser,
Mais comprends mon émoi,
De te voir crever.

Et de savoir enfin,
Que d’avenir la France,
Disperser un chagrin,
Dans une autre danse,
Qu’un autre monarque,
Viendra poser sa marque,
Là où tu n’est arrivé,
Qu’a distillé la médiocrité…

Oh Henri, puisse ton repos,
Eternel et vengeur,
Te lever de ces maux,
Qui firent ton labeur,
Et pour lequel on sait,
Que tu n’étais ni destiné,
Et encore moi habile,
Des fleurs de mile en mile,
Viendront orner ta tombe,
Comme toujours il incombe,
De faire semblant de pleurer,
Ton régime fainéant,
Ton règne dépeuplé
Et que par delà les ans,
Tu m’entende hurler :
« Repose en paix,
Minable Roitelet… »


Une plume libre soumise à l’amour.

Il est vrai que ma plume,
Souvent d’humeur taquine,
D’une étincelle allume,
Tout ce qui l’enquiquine,
Son encre faite de brume,
Depuis toujours encline,
A pourfendre le temps,
A railler la vermine.

Seule, je la vit pourtant,
Sortir en hâte de son étui
Et avec entêtement,
Ecrire une autre poésie.

A l’image de vos yeux,
Elle se veut être douce,
Pour écrire les aveux,
D’une âme qui repousse,
Jusqu’alors enfuit,
Dans la mélancolie,
D’un passé arraché,
Et d’un futur brisé.

A l’image de vos lèvres,
Elle se veut attirante,
Pour devenir la chèvre,
De vous la suivante,
Et singulière bergère,
Qui chaque jour m’hante.

Vous m’êtes semblable,
A cette puissante ivresse,
Qui rend la vie aimable,
Et au cœur la jeunesse.

Je n’ai point le courage,
De vous dire qui je suis,
Souffrant que par l’âge,
Votre cœur me renie.

Mais j’ai quelqu’espoirs,
Qu’en lisant mes indices,
Vous compreniez au soir,
La vérité de mes artifices.

Lorsque vous me trouverez,
Dites moi donc des vers,
Et dites que vous m’aimez,
Pour bannir ma misère…


A une reine déchue.

Enfin la France se retrouve orpheline,
Libérée à jamais de deux parents indignes.
Tout ce qui monte finit par chuter,
Vous voilà donc au fait de cette vérité,
Que vous sûtes offrir à vos opposants,
Sans jamais y sentir toute la violence…
J’eusse aimé voir vos traits en ce moment,
Où vous avez divorcez d’avec la chance.
Ce moment où la gloire quitta votre chemin
Vous n’êtes plus reine et n’avez plus de chiens,
Puisqu’aucun os désormais à offrir,
Je jouis d’une gloire que je vois dépérir,
Et vous écrit ces vers afin de vous signifier,
Que pour une fois ma reine, c’est moi qui ai gagné,
Depuis ces jours ou nous nous rencontrâmes,
Je n’aurai eu de cesse de détruire votre âme,
Et enfin le Providence pour aider mon combat,
Me prête par la mort de tout nouveaux bras.

L’espoir jaillit des chrysanthèmes,
Au panthéon repose votre passé,
La France père son visage blême,
Car – Grand Dieu – Henri trépassé,
N’offrira plus au peuple le blasphème,
D’être votre pantin et votre obligé.


A Faith.

A Constantinople, l’on se querella,
Pour connaître des anges le matricule
Je sais aujourd’hui que ce furieux débat,
Souffrait de ne te connaître, toi ma particule.
S’ils avaient sus ton genre ils n’auraient jamais,
Oser te faire l’affront de douter de ton sexe,
Tes yeux charbons sont couleurs de geais,
Je ne pourrais souffrir que jamais l’on te vexe,
Et que de ta beauté l’on méprise l’attrait,
Toi qui fus et seras à jamais mon index.

Tu es né jadis de cette montagne furieuse,
Où dieu puisa le monde et puisa l’allégresse,
De l’avenir enfin je veux te rendre heureuse,
D’offrir à ta beauté les puissantes largesses,
Dont les hommes éperdus ne sauraient se passer,
Par ces quelques lignes enfin je dois te l’avouer,
Que ce sont de tes lèvres que naquit ma vie,
Que ta salive généreuse est mon sang et qu’aussi,
Pour un mot de toi je vendrais tout les gloires,
Car ce fut de ton cœur d’où me revint l’espoir,
Que je trouvai à jamais une seconde jeunesse,
Et un nouveau désir au creux de tes reins,
Permets moi de châtier des mes vieilles mains,
Cette lune d’espérance que forment tes fesses.

Tu étais reine d’Ecosse devient reine du moulin,
Ensemble d’un roman bâtissons notre fin,
Pour qu’enfin dans tes bras je finisse mon délire,
Et puisse vivre d’amour jusqu’au dernier soupire.
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