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[RP/Ouvert à tous] Le café Procope
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Alexandra
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PostPosted: 12/07/2014, 12:34    Post subject: [RP/Ouvert à tous] Le café Procope Reply with quote

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*Le café Procope est un célèbre, et l'un des plus anciens cafés-restaurants de Paris. Il se situe au 13, rue de l'Ancienne Comédie dans le 6ème arrondissement. Il est également accessible par le passage de la Cour du Commerce-Saint-André.
Café d'artistes et d'intellectuels, il était fréquenté au XVIIIe siècle par Voltaire, Diderot et d'Alembert. Centre actif durant la Révolution Française, il reste longtemps un lieu de rencontre d'écrivains et d’intellectuels du tout Paris.



 
Quote:



*Source Wikipédia




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Alexandra de Montrieux
Pair de France
Comtesse de Beaulieu
Baronne de Sceaux
Chevalier des Ordres du Roi

25 mai 1800 - 30 décembre 1822
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Nicolaï Petrovitch
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PostPosted: 13/07/2014, 18:18    Post subject: [RP/Ouvert à tous] Le café Procope Reply with quote

La lettre m’a donné la force de rejoindre cette jeune fille si identique.. si ma pauvre mère me voyait, elle se retournerait dans sa tombe en songeant que mon imagination me jouait des tours, tout autant que ma souffrance qui me pousse à croire que ma bien aimée s’est glissée dans le corps de celle que j’ai rencontré au Grand Royal. Et après m’être installé dans ma chambre, fait quelques courses dans les boutiques huppées de cette grande ville, et sortit de ma valise le petit cadre au portrait de Marioutchka, je me prépare à affronter la vision vivante de ce souvenir que je croyais perdu.

Elle viendra donc avec sa gouvernante, l’adresse sur sa lettre indique un manoir, ce doit être une personne titrée… Alexandra de Montrieux.. c’est donc ainsi qu’elle se nomme. Ce prénom est adorable, et même si différent de celui de mon ange, tout le reste semble lui avoir été donné par elle.. Je ne sais si j’ai le plus peur de la revoir, ou si c’est de découvrir qu’elle n’est pas la réincarnation de ma petite fleur défunte. Je déglutis, je dors mal, et à part de me vouloir habiller comme ces français, je ne suis pas sortit, consommant même mon repas dans ma chambre. Un petit déjeuner fait de thé fort et d’un œuf au plat, pour un diner composé d’une soupe épaisse, rien de plus, et sautant volontairement le déjeuner, pour reposer mon corps, trop fatigué pour sortir en pleine chaleur.

Je n’ai pas répondu à ce courrier, ne sachant pas ce que je pouvais lui dire de plus.. mais comme, cette dernière termine son courrier assez froid je dois dire, par à dimanche, je m’abstiens de contredire cet ultimatum. Je comprends tout à fait la réticence de celle-ci, qui suis-je pour me présenter à elle ainsi ? Mon inconvenance fut extrême et j’en conviens, mais la situation n’en est pas moins étrange, autant pour moi, sinon plus, que pour elle.. comment prendra t-elle mes révélations ? Comprendra t-elle ma motivation à la vouloir revoir ? Elle me prendra certainement pour un fou, l’évidence est là ! Peut être a-t-elle aussi perdu un amour, et qu’elle serait sa réaction en voyant celui-ci devant elle, alors qu’il avait disparut ? Je perds la raison, à m’imaginer tant de choses, et une gifle, sera sans doute sa seule réponse, ainsi je saurais que j’aurais dû me taire.

Dimanche, il est douze heures trente, le cocher appelé par le garçon est là pour m’emmener à ce rendez vous qui étrangle déjà ma gorge et serre mon cœur. Le paysage n’est fait que de maisons fatiguées, d’enseignes diverses, et de pavés rénovés. Les odeurs sont mêlées de repas chauds, de pains sortis du four, de gâteaux et à la fois de poubelles ! J’entends les cris de quelques enfants dissipés, refusant d’écouter parents ou autres adultes qui imposent leurs lois, ainsi que les voix de ces marchands désireux de vider leurs étals en offrant un prix bas non négociable sur les derniers articles qui ornent les trétaux. En montant à bord de la berline, j’annonce l’adresse de destination à cet homme chapeauté, qui aussitôt fouette les chevaux pour me mener à la rousse qui enivre mon esprit :
Au Café Procope 13 rue de l'Ancienne Comédie - Dans le sixième arrondissement de Paris, s’il vous plait ! Merci.

Mes yeux se ferment, je reçois le vent qui fouette mon visage comme une bénédiction du très haut, qui rafraichit mes joues n’offrant que pâleur depuis ma séparation avec ceux que j’aime.. on m’a volé ma vie en me privant d’eux, et je n’ai plus envie de sourire.. cette Alexandra, cependant, ranime en moi, l’espoir de savoir celle que j’aime, vivre à nouveau. Je radote, je m’en rends bien compte, en disant à tout bout de champ que la folie s’empare de moi. Je sens saigner ce muscle palpitant, me privant de mes forces et de ma lucidité, me trainant volontairement dans la déraison..

Je paie ma course, alors que l’édifice se trouve devant moi, et je descends de la voiture pour pénétrer en ce lieu qui semble bien fréquenté. Perruques et beaux habits sont installés ici et là, et malgré mon élégante présentation, j’ai l’impression de faire office de laquais, plus que de grand homme. Je m’installe à une table, et je commande comme à mon habitude partout où je me déplace, un bon thé fort, m’autorisant la vodka que le soir pour m’aider à trouver le sommeil. Mon petit portrait est dans la poche intérieure de ma veste, ma main se pose sur lui, comme pour s’assurer de sa présence, et que je ne l’ai oublié dans ma chambre. Le serveur m’apporte ma boisson chaude, que je laisse longtemps infuser et refroidir, ainsi, elle me rafraichira, à défaut de me causer plus de malaise. Tout d’un coup, une question vint me serrer le cœur.. « Et si elle ne venait pas ? »
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Alexandra
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PostPosted: 15/07/2014, 10:21    Post subject: [RP/Ouvert à tous] Le café Procope Reply with quote

La curiosité est-elle un vilain défaut ? La curiosité la conduira-t-elle un jour à sa perte ? Une perte toute relative, il va de soi, puisqu'elle n'est pas irraisonnable tout de même. La berline qui les mènent Céleste et elle vers ce lieu de rendez-vous la laisse songeuse tout au long du trajet. Pourquoi avoir accepté cette rencontre sinon pour alimenter cette curiosité ? Depuis son plus jeune âge, cette qualité ou ce défaut - c'est selon - a toujours guidé certains de ses actes. Questionner lorsqu'elle ne comprenait pas, ou qu'elle souhaitait approfondir un sujet, partir trotter dans l'arrière pays niçois pour aller à la rencontre de ces vieil gens qui lui ont enseigné les plantes et les fleurs ou qui lui racontaient les légendes d'un sud n'en manquant pas.

Sa gouvernante ne la quitte pas du regard, inquiète. Non pas de ce qu'il pourrait leur arriver, le lieu de rendez-vous est un café sélect de Paris mais sans doute doit-elle se demander ce qu'elle fait dans cette galère.


Nanny détendez-vous, profitez de ce beau Paris !
Nous ne resterons pas longtemps, c'est promis.


Voilà la seconde fois qu'elle entraîne Céleste au café Procope. La première fois fut pour y rencontrer le vénérable Ministre de l'Instruction publique, Louis-Alexandre d'Auberville aujourd'hui disparu. Ils avaient assisté à un débat littéraire fort intéressant. Aujourd'hui, la jeune fille n'a pas songé à se renseigner sur le programme puisqu'elle ne sera là que pour entendre ce qu'a à lui dire ce Monsieur Petrovitch. Comment un parfait inconnu pourrait avoir à lui confier quoi que cela soit ? Comme Monsieur de La Fare, aurait-il connu Madame sa mère, Monsieur son Père ? Il faut d'ailleurs, qu'elle songe à reprendre contact avec ce Monsieur car ils se sont promis de poursuivre la conversation engagée il y a quelques semaines. Une multitude de questions donc, qui l'ont conduite à cheminer vers ce café en ce bel après-midi de juillet. La chaleur est assez étouffante et pour tenter d'amuser Céleste, elle s'évente avec le rideau de la fenêtre en lui adressant quelques mimiques avec un visage qui se transforme selon comment elle s'emploie à le modifier au long de ses grimaces.

Sa toilette est de belle facture mais reste simple. Volontairement, elle n'a pas cherché à se mettre en avant par de savants mariages de tissus ou quelques bijoux pour briller. Du bleu pastel, sa couleur fétiche, une ceinture venant enserrer avec élégance sa taille qu'elle a fine, des gants blanc assortis à son large chapeau qui laisse filer quelques mèches flamboyantes et rebelles, le cou fin lui aussi restant dégagé, affirmant ainsi un joli port de tête.
Une touche d'un parfum de sa composition vient parfaire cette toilette estivale. Les notes en sont fraîches avec une discrète fragrance vanillée pour entretenir le capiteux et le mystère de cette senteur qu'elle seule possède.

L'entrée s'effectue plutôt discrètement jusqu'à ce qu'elle croise Monsieur Zoppi, le propriétaire des lieux.

Bonjour Mademoiselle, quel plaisir de vous revoir !
Madame !


Et le voilà à déployer de jolies courbettes devant Céleste, ce qui amuse grandement Alexandra.

Veillez à placer Madame à une table non loin de la mienne, je vous prie, et lui servir toutes les sucreries et autres boissons qu'il lui sierra.


Mais bien entendu, Mademoiselle.
Nous nous ferons un honneur de contenter Madame.


N'en ferait-il pas un peu trop ce Monsieur Zoppi ? La jeune fille lui sourit, s'avance dans la grande salle au ton rouge foncé lui conférant un aspect plutôt assez chaleureux. Elle s'assure que Céleste soit installée à quelques tables de celle ou se tient Monsieur Petrovitch qu'elle reconnaît sans peine. Ah ? Il n'a pas son costume militaire aujourd'hui !

Lentement mais avec assurance, elle s'approche, incline la tête avec grâce devant lui.

Bonjour Monsieur Petrovitch.

Elle ôte avec grande délicatesse dans le geste, la fine aiguille maintenant le chapeau à sa longue chevelure ramassée en un chignon harmonieux. Le chapeau en main, elle attend d'être invitée à prendre place pour ôter ses gants blancs.



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Alexandra de Montrieux
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Nicolaï Petrovitch
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PostPosted: 15/07/2014, 11:51    Post subject: [RP/Ouvert à tous] Le café Procope Reply with quote

Je suis dans mes pensées, tel un écolier qui s’introduit pour la première fois dans une salle de classe, avec l’appréhension de déplaire et celle de ne pas être à la hauteur des espérances de ces parents qui ont misé tous leurs espoirs en moi. Mes jambes ne sont pas assurées, mes mains tremblantes s’accrochent à l’idée de la revoir, et mon cœur s’acharne à rompre les liens avec la réalité en battant si fort que j’ai l’impression étrange qu’il va rompre les liens qui le retiennent à moi. Je déglutis, ma boisson est froide à présent, et je ferme un instant les paupières pour revoir l’image de cette apparition irréelle… J’ai si peur qu’elle ne vienne pas.

De très belles berlines s’arrêtent pour déposer de belles robes chiquées, que ces dames aux allures trop parfaites étalent en descendant pour prendre une place de choix en terrasse ou dans ce café. Quel est donc ce lieu où elle m’a donné rendez vous ? Moi qui par principe, ne fréquentais que des tavernes militaires et des restaurants modestes, pour ne pas afficher ces valeurs bourgeoises ou titrées de nos nobles gens, me voici au croisement du tout Paris, avec pour toute élégance, en plus de mes nouveaux habits, mon accent qui même léger, laisse apparaître mon appartenance à un pays étranger.

Près de moi, quelques costumes étriqués comme le mien, s’amusent à lire quelques livres, sans doutes des étudiants pour quelque formation littéraire, je ne comprends pas tout ce qui est dit, ni même le thème du livre qui est cité, mais il semble que la petite troupe argumente de manière complexe le récit, ainsi que l’art utilisé pour décorer la couverture. Je suis trop occupé à chercher des yeux celle que je m’obstine à vouloir voir, pour saisir tout l’intérêt que ces gens portent à cette lecture. Enfin, alors que le garçon me propose de faire réchauffer ma boisson, arrive une berline que je regarde avec intérêt, car je remarque le roux de cette chevelure divine. Je constate, dès lors qu’elle descend de la voiture, la simplicité et la beauté de ma Marioutchka.. comment pourrais je douter en la voyant ainsi parée, un miroir n’aurait su refléter mieux l’image de ma tendre aimée.Un chapeau blanc, assortis à ses gants, un bleu ciel délicat comme l’aimait Marioutchka, et me voici face à un songe devenu réalité, ou consciemment je perds pieds, pour imaginer la pire des situations, au risque évident de terrifier cette jeune femme, qui certainement, ne s’attend à de telles questions.

Elles sont deux, elle est donc venue avec sa mère ? Une rousse d’un âge certain, modestement vêtue, comme.. Suis-je bête, elle a parlé de sa gouvernante, et moi qui avait cru.. Elle est connue en ce lieu, saluant les gens qu’elle croise à son passage, et dans le brouhaha distingué des voix qui s’élèvent dans la salle comble, je n’entends pas l’échange opéré entre ses interlocuteurs et sa petite personne. Mais, à cette vision nouvelle de ce clone parfait, mon visage s’illumine et mon sourire ne peut qu’exprimer le bonheur de voir un ange s’approcher plus encore de moi. Je bois ce thé froid qui rafraichit ma gorge, la laissant s’approcher sans interrompre son débat, alors que non loin, elle installe la dame, comme un chaperon qui surveille la rencontre que l’on croit malveillante, ou qui se fait entre futurs fiancés !

L’idée ne me déplait guère, même si elle ne me plait pas forcément, mais les convenances sont respectées, et je garde ces distances qui se doivent d’être. L’heure est venue, la demoiselle de Montrieux est là, inclinant respectueusement la tête, alors que je me redresse aussitôt pour m’incliner de même, à la façon des gentilshommes français, comme on me l’a apprit lors de ma venue, quelques années en arrière. Elégamment et tout aussi respectueusement, je quémande sa permission du regard avant de prendre sa main pour la baiser et la lui rendre.
Mademoiselle de Montrieux.. Votre présence m’honore..

Je la contemple qui retire son couvre chef, et le charme n’a d’égal que les gestes, chaque instant dévoilé me rappelle mon aimée, ma pâleur se fait évidente et ma tristesse envahit mon regard.. Je tends ma main, pour l’inviter à s’assoirt, tout en faisant le tour pour saisir son siège et le présenter afin de commencer ce débat qui va ranimer en moi, douleurs et bonheurs. 
Si vous le permettez.. Je vous en prie.. 

Une fois installée, je prends à nouveau place face à elle, lui souriant en posant une première question qui nous débarrassera du garçon :
Désirez vous, une boissons chaude ? Ou préférez vous une rafraîchissante ? Pour ma part, si vous le permettez, je vais reprendre un thé corsé, bien noir.. 

Le serveur prend note et attend la commande d’Alexandra, à qui je voudrais déjà avoir révélé mon fardeau, car à cet instant, je ne sais encore comment présenter la chose, sans passer pour un aliéné ! L’élégance n’est pas toujours synonyme de confort, je tire quelque peu sur mon col, alors que la chaleur m’étouffe, mon apparence fatiguée sera sans doute mise sur le compte de cette température qui fait tourner plus d’une tête aujourd’hui, et d’un geste d’épuisement, j’arrange ma mèche qui rebelle, vient se poser sur mon front.
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Céleste
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Joined: 02 Dec 2013
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Localisation: Manoir de Montrieux
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PostPosted: 15/07/2014, 12:31    Post subject: [RP/Ouvert à tous] Le café Procope Reply with quote

Cessez vos bêtises Mademoiselle de Montrieux !
Ne vous ai-je pas maintes fois répété qu'à enlaidir votre si joli visage par d'horribles grimaces, vous finiriez par le rider avant l'âge ?

La vieille femme se retient de rire de toutes ses forces . Il lui plait de voir sa jeune demoiselle sourire de temps à autre, s'amuser comme la jeune fille qu'elle est encore. Les sorties et les divertissements sont si rares pour Alexandra. Il est vrai que depuis de trop nombreux mois, funeste moment d'un départ de celui qui avait réussi à ravir son cœur, la jeune fille n'est plus la même. Céleste sait parfaitement que ce Charles Duquenne continue d'occuper les pensées de sa précieuse enfant. Celui-là, si elle le croise de nouveau, il verra comment s'appelle Céleste. Il saura qu'on ne badine pas avec l'amour ! Il y a eu aussi Monsieur Demorny, un jeune homme charmant qu'elle a même autorisé à franchir le seuil extrêmement fermé de la chambre de sa petite pour y offrir un petit déjeuner sous sa surveillance vigilante, bien sûr. Et puis, depuis la mort brutale de celui-ci, Alexandra s'est refermée comme une huitre ne désirant jamais aborder le sujet des émois éventuels de son cœur, lui faisant comprendre, une seule et unique fois qu'elle avait cru aimer de nouveau, qu'elle souhaitait à présent se détacher, tenter d'oublier. Pauvre Céleste ! Elle devait composer avec ce peu d'informations mais elle n'était pas aveugle et voyait bien que de nouveau son enfant souffrait.
Sans doute cela la ferait-elle grandir davantage et apprendre à se méfier de ses propres sentiments à l'égard d'hommes sûrement pas faits pour elle.

Allons, allons mon enfant, à présent tenez vous droite et remettez de l'ordre à votre robe.
Vous ne songez pas à vous présenter telle une souillon tout de même !

Céleste n'est pas franchement convaincante lorsqu'elle hausse le ton sur Alexandra. Pourquoi se mettrait-elle vraiment en colère d'ailleurs ? Cette enfant, ne lui apporte que du bonheur tout comme sa soeur Angelynn. Le bonheur d'une femme qui n'aura jamais eu d'enfants sauf ces deux petites là : si chères et précieuses à son cœur.


A présent installée à une table de ce célèbre café Procope, la vieille femme incline la tête en direction de celui qui vient de convier la jeune Alexandra à prendre place. Un signe affirmé dans son exécution, histoire de bien faire comprendre que Céleste veille au grain.
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Léopold von Baden-Durlac
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PostPosted: 16/07/2014, 14:35    Post subject: [RP/Ouvert à tous] Le café Procope Reply with quote



    Monsieur,

    Nous organisons à l’Hôtel de Bade une soirée en l'honneur du Vox Populi, un nouveau journal. Par ailleurs nous souhaiterons établir avec votre entreprise un partenariat pour la soirée afin que soit installé un bar dans la cours de l’hôtel où viendront faire la fête en fin de soirée prêt d'une centaines de personnes.

    Je rassure par ailleurs quant au condition de sécurité puisqu'elles seront assurée par la police royale.

    Recevez cher monsieur l'expression de mes meilleurs sentiments.



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Lysie.
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PostPosted: 17/07/2014, 11:58    Post subject: [RP/Ouvert à tous] Le café Procope Reply with quote



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Last edited by Lysie. on 23/07/2014, 00:37; edited 1 time in total
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Alexandra
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PostPosted: 18/07/2014, 09:28    Post subject: [RP/Ouvert à tous] Le café Procope Reply with quote

Tandis qu'elle s'installe sur l'invitation de Monsieur Petrovitch, elle s'assure que Céleste le soit également. A présent en face de cet inconnu, elle se hasarde à laisser son regard détailler un peu plus celui qu'elle n'a fait qu'apercevoir au Grand Royal. Le visage de cet homme est plutôt doux mais il lui semble percevoir dans ses yeux sombres comme une grande tristesse à moins que cela ne soit de la mélancolie.

Le thé pour moi est comme de l'eau chaude à laquelle on rajouterait quelques herbes, histoire de la colorer.

Un discret sourire orne sa bouille. Elle a toujours détesté le thé. Elle se satisferait grandement d'une coupe de champagne mais avec Céleste non loin, elle risque de se faire remonter les bretelles.

Un café noir sans sucre, je vous prie. Indique t-elle au serveur, puis, se tournant vers son interlocuteur, elle ajoute :

De l'eau chaude également mais au goût corsé qui me sied davantage.

Le serveur vaquant à ses occupations, les voilà prêts à tenir réunion. L'homme semble nerveux, agité, un peu sur le qui-vive. Est-ce Paris qui le déstabilise ? La jeune fille a bien décelé un léger accent qui, au nom de ce Monsieur, peut lui indiquer que l'homme arrive de cette grande Russie mais rien n'est moins sûr, aussi ne se risque t-elle pas de lui poser la question car, au final, cela ne revêt pas grande importance dans la raison de sa venue. Elle va contourner la question par une réponse qui sans doute la mettra sur la voie. Il faut bien qu'elle s'essaie à son rôle dans le domaine de la diplomatie.

Votre voyage jusqu'à Paris a dû être fort long ?
Y êtes-vous bien installé, Monsieur ?


Ses gants blancs son ôtés et sa main se saisit de la tasse de café qu'elle porte jusqu'à ses lèvres sans pourtant en boire une gorgée. Le breuvage est encore bien trop chaud . Elle se contente d'apprécier  les vapeurs caféineés qui, si la qualité des grains de café est bonne, saura séduire son nez affûté. Le café Procope est à la hauteur : son petit nez est ravi.




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Alexandra de Montrieux
Pair de France
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Nicolaï Petrovitch
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PostPosted: 22/07/2014, 07:02    Post subject: [RP/Ouvert à tous] Le café Procope Reply with quote

Un hochement respectueux de la tête, et me voici à saluer cette dame à l’âge respectable qui accompagne ma demoiselle inconnue et pourtant si.. familière ! Durant que l’ange roux s’installe face à moi, tout en acceptant mon invitation qui, évidemment avait attisé sa curiosité, elle prend du café, j’avais hésité à demander une vodka, mais j’ai besoin de garder les idées claires avec cette chaleur étouffante, et je suis prêt à lui offrir la lune, pourvu qu’elle ne fuit pas mon regard qui se perd à la contempler pour chercher en elle, ce qui pourrait la différencier de ma tendre aimée… mais rien.. rien n’y fait, tout en elle est parfait et identique, sauf la langue utilisée et le manque d’accent qui habillait sa voix.
Il est certain, mademoiselle, que si le thé n’est que de l’eau bouillie, il ne saurait satisfaire vos papilles.. mais si vous essayez de forcer la dose d’infusion, et le temps, en utilisant le thé noir, vous aurez un breuvage amer, aussi noir que le café, et plus que celui ci, qui bu froid est excellent pour rafraichir et étancher la soif !

Je réponds au moindre sourire offert, et je crains que si elle buvait le thé comme je le bois, elle laisserait son thé comme une simple tisane. Au chat noir, l’auberge où je loge depuis peu, j’ai dû apprendre au garçon comment je parvenais à obtenir ce concentré puissant qui réveillerait un mort ! J’infuse la quantité de trois théières dans une seule tasse, donnant une apparence opaque et noire au liquide, ainsi qu’une odeur bien particulière. Sans doute sera-t-elle étonnée de voir comment je prépare moi-même cette boisson forte, d’ailleurs, ma très chère grand-mère en faisait infuser dans de l’alcool, depuis qu’elle eut découvert cette plante aux vertus médicinales et explosives quand il s’agit de nous priver de sommeil, un excitant parfait pour le cœur, parfois trop même.
Chacun son breuvage, et quelque soit l’infusion, le tout c’est qu’elle vous plaise.

La discussion se fait à présent mondaine, sur mon voyage et mon arrivée, n’est elle donc pas pressée de savoir ? Evidemment, moi je le suis, même si je suis nerveux, tremblant comme un jeune premier, alors que je lui porte au moins dix ans, à croire qu’elle est réellement celle que j’aime, pour que je sois troublé autant.
Je.. .. j’ai voyagé plusieurs semaines avant d’arriver ici.. et me voilà installé à l’auberge du chat qui chasse, je compte rester ici quelques jours, avant de.. ..enfin.. .. mes affaires font partie du voyage !

Durant qu’elle s’envivre des senteurs de son breuvage, je porte ma main à mon cœur sous ma veste, et en retire le portrait de ma douce et tendre aimée.. j’avais quitté le regard de mon invitée, et mon silence se faisait anxieux.. je fermais les yeux un instant, avant de le retourner, je déglutis et dans un soupir d’espoir, cherchant sa compréhension, à moins qu’elle ne croit que celui-ci ne soit elle-même, je le pose près d’elle, afin qu’elle contemple cette reproduction étrange de son visage parfait. Jamais, autant que je me souvienne, je n’ai ressentis telle frayeur. Soit je réveille l’âme de ma petite Marie, soit elle me prend pour un pervers qui se promène avec son portrait, soit.. .. l’avenir nous le dira !
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Alexandra
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PostPosted: 22/07/2014, 15:14    Post subject: [RP/Ouvert à tous] Le café Procope Reply with quote



Le lieu est plutôt calme et propice à se sentir écoutée. Non pas que la jeune fille ait une multitude de choses à dire à son interlocuteur mais sa curiosité légendaire va enfin pouvoir être satisfaite. Depuis qu'elle est assise en face de Nicolaï, bien évidemment qu'elle ne se prive pas de le dévisager un peu à la dérobée, entre deux gorgées de son café noir. Plus les minutes défilent et plus il lui semble que l'homme va se sentir mal ou pire qu'il va trépasser devant elle. Serait-ce le climat parisien qui l'incommode ? Il est vrai que ce café ne ressemble en rien aux grandes steppes du pays auquel elle croit qu'il appartient mais quand même ! Intriguée, elle laisse son regard se poser plus longuement. L'homme est beau et d'un raffinement évident dans ses gestes, son élocution. Demeure cependant cette triste lueur dans ses yeux. De grands yeux sombres où ne lui parvient pas d'étincelles, des étincelles de vie.

Doucement, elle hoche la tête et regarde le breuvage décrit. Le thé est aussi noir que son café ! Jamais encore elle n'a vu cela.


Hum ... avez-vous demandé que tout le stock de thé du Procope se diffuse dans votre tasse ?

Toute en étant très attentive à ce que lui dit Nicolaï, de temps à autre son regard se dirige du côté de sa Gouvernante Céleste. Celle-ci est plutôt calme et se concentre sur un ouvrage qu'elle aura sans doute amené avec elle, de peur de s'ennuyer.
Il est temps qu'enfin Alexandra entre dans le vif du sujet. Elle s'y prépare depuis qu'elle est montée dans la berline la conduisant jusqu'ici. Tout un tas de questions sans pourtant pouvoir en ressortir un sujet principal. Un flou intégral.


Est-ce que vous allez ....

Elle n'achève pas sa phrase et peut suivre la main de Nicolaï aller de son veston à hauteur du cœur, à la table. Un court instant, elle a bien cru que s'en était fini ! Que l'homme allait offrir son dernier souffle. Paniquée, elle se redresse, prête à intervenir. Hissée au dessus de la table, sa tasse de café en main, son regard pointe vers l'homme puis vers la table.

Monsieur ? Vous ne vous sentez ...

Encore une fois, elle ne termine pas sa phrase. Puis tout s'enchaîne : son regard s’attarde sur la table où est à présent posé un portrait joliment présenté dans un médaillon. Une, deux, trois fois, elle ferme puis ouvre les yeux. Ce portrait et la copie conforme du sien !
Sa tasse se renverse, venant souiller sa belle robe bleu pastel et entraîner un fracas de vaisselle cassée, sa main tremble, son visage se décompose.

Qu'est-ce que...
Comment pouvez-vous posséder ce portrait ?

De plus en plus pâle, la jeune Alexandra tremble à présent de tous ses membres. La tasse tombée au sol a bien évidemment attiré l'attention d'un serveur qui se précipite pour en ramasser les débris. Alex est toujours hissée au dessus de la table et pose sa main sur le portrait que doucement, elle repousse vers Nicolaï. Terrorisée par ce qu'elle vient de voir, elle en bafouille ses derniers mots.

Je ... je ne comprends pas ...

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Alexandra de Montrieux
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Céleste
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PostPosted: 22/07/2014, 16:07    Post subject: [RP/Ouvert à tous] Le café Procope Reply with quote

Tout se passe au mieux pour Céleste. Elle préférerait bien sûr être ailleurs qu'à chaperonner sa petite dans ce café sélect. Comme par exemple dans le jardin à admirer la pousse des fleurs ou des arbustes nouvellement plantés. Son livre sur le jardinage est justement son centre d'attention lorsque un bruit de vaisselle cassée se fait entendre.
C'est à la table d'Alexandra que provient se remue-ménage mais surtout c'est depuis cette table qu'une étrange scène se déroule. Elle n'entend pas ce qui se dit et perçoit de loin un certain trouble émanant de sa petite mais rien de plus.
San hésiter, Céleste se lève et se dirige vers les jeunes gens. La seule chose qu'elle peut voir nettement : c'est un portrait de sa demoiselle posé devant elle. En colère d'avoir été dupée, Céleste se met à tempêter sans pourtant hausser le ton de la voix.

Mais enfin ! Qu'est-ce cela ?
Ainsi vous me demandez de vous chaperonner pour un rendez-vous amoureux ?
N'avez-vous point honte, Mademoiselle de Montrieux !

Elle s'adresse à présent à l'homme aussi blanc qu'un linge immaculé sortant de ses armoires.

Et vous Monsieur ?
Est-ce ainsi que l'on courtise une demoiselle ? En la faisant se lever de table, briser sa tasse, se salir comme une souillon ?

Nerveusement, Céleste dodeline de la tête.

J'attends vos explications, jeunes gens !

Tout est dit sans cri car il ne s'agirait pas d'alerter davantage le monde de ce café, pas plus que le personnel !




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Nicolaï Petrovitch
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PostPosted: 22/07/2014, 16:35    Post subject: [RP/Ouvert à tous] Le café Procope Reply with quote

Nicolaï, était le prénom de feu mon grand père, et celui de son père, tout autant hérité de leurs ancêtres, pour l’offrir à mon paternel, afin que je puisse le porter. Un héritage qui ne se présente pas seulement d’un nom, mais d’une ressemblance, un regard, une faucette, un tic, ou encore d’autres similitudes accompagnant une voix et que sais je encore.. et même si dans les légendes, il existe des histoires qui impliquent l’âme de nos chers défunts, j’ai bien peur de ne pas avoir cru à toutes ces balivernes, ou du moins, n’avoir retenu que certaines qui me plaisaient bien. Comme cette histoire de princesse follement amoureuse, que me chantait ma vieille Popsa, je l’avais nommée ainsi car elle était si petite que je croyais ma grand-mère un peu plus grande que nos poupées russes.. nos contes ne sont écrits nulle part, on les chante avec de la poésie et de l’amour qui la composent.. elle me chantait que cette princesse destinée à un prince de sang, était amoureuse d’un paysan et s’était tuée pour habiter de son âme, le corps d’une fermière et se faire reconnaître par l’homme élu de son cœur, en dévoilant qui elle est, au travers de ses yeux.. ne dit on pas, que le regard est le reflet de l’âme ?

J’ai sourit à la jolie copie de ma douce et tendre Marioutchka, car il ne peut en être autrement, elle aurait aujurd’hui à peine quelques printemps de plus que mon invitée.. Mon thé, aussi corsé fut il, ne quitte pas encore son contenant, je n’ai plus de voix, ces légendes emplissent mon esprit, la folie me guette, et mon cœur périt, j’entends la poésie de ces chants paysans hanter ma tête, sans me laisser le moindre répit, sauf peut être celui de contempler l’ange roux qui torture ce qu’il reste de moi vivant, par l’apparence de celle que j’aime encore au point de désirer la rejoindre en son paradis, ou son enfer. Je ne suis plus aussi sûr qu’elle soit restée là bas, peut être que comme cette princesse, elle vient rejoindre les vivants et me ranimer pour que je ne sombre dans cette profonde mélancolie.

Affolée sans doute par mon geste, croyant peut être que je lui voudrais du mal, elle se redresse tasse en main, avant de finalement imaginer que je sois souffrant et s’inquiéter de ma santé, mais le pire est encore à venir.. aucun mot n’avait été prononcé, et mes yeux se levaient vers elle, brillants comme mille étoiles, les larmes avaient freiné leur élan pour se planter comme un miroir, alors que je cherchais en vain les paroles justes qui lui seraient données.. que dire.. que pourrais je oser dire ? J’ai mal, profondément mal, je me sens torturé, privé de sens logique, privé de raison et de sensations..

La belle demoiselle à la robe bleue est dressée, robe à nouveau tâchée, à croire que je ne sois bon qu’à cela.. un garçon se précipite pour réparer le mal qui se risque indélébile, je suis confus, faisant moi-même de même un court instant, avant de rester figé et interdit devant son intervention légitime.. ou presque !
Marioutchka..

En disant ce prénom, c’est elle que je nomme.. ma douleur est sans limite et saigne mon cœur, je la contemple affolée, alors que je suis blessé, perdu de ne savoir lui expliquer mieux, ou encore avec cette « folle » envie de l’étreindre dans mes bras, pour lui dire « je suis là, nous sommes enfin ensemble.. » mais.. elle ne comprend pas, non, elle n’est pas.. je dois.. il me faut lui dire, et lui expliquer.. m’excuser sans doute.. « mon ange.. que la vie est cruelle, que tu te sois réincarnée en ne me reconnaissant pas ! »
Ce portrait est celui de.. Marioutchka Vladikova, ma.. ma bien aimée..

Je suis tremblant, prêt à faillir devant elle, et me tenant à cette table, je prends ma tête entre mes mains en cachant mes yeux avant de rajouter :
Vous lui ressemblez tant.. je.. il ne faut pas avoir peur de moi.. je..

Autour de nous les gens s’affolent, je tente de les calmer du mieux que je peux, quelques mots de russe m’échappent en m’excusant, je déglutis, et mes yeux fuyants se perdent à chercher une échapatoire.. mon portrait reprend sa place dans mon veston, et je recule comme si le diable allait me punir de le lui avoir montré, à ce rythme je risque de me voir enchainé dans une geôle crasseuse, pour avoir manqué de respect à celle que je crois être mon aimée !
Ce.. ce n’est pas vous ? Non.. ce.. ce n’est pas vous ! Marioutchka.. elle..

Comment pourrais je m’avouer à nouveau qu’elle est morte ! Un flot de larmes coulent, se libérant en une fois, je suis implorant le très haut de me rendre cette âme sœur qui me manque tant, ou de prendre pour la rejoindre éternellement ! Je suis le supplicié, offensé par les dieux et privé de vie, va-t-elle consoler mon cœur, ou me tuer encore ? Mon regard se fond dans le sien, et voici qu’à défaut d’un dieu à prier, c’est à elle que je loue, pour qu’elle vienne m’aider..


La gouvernante arrive et en ajoute à son tour, s’en prenant à celle qui ne pouvait que s’insurger de cette ressemblance inexplicable, que pourrais je dire de plus ? M’effondrer serait pire encore, le calvaire enserre ma poitrine, le mal qui me ronge est l’amour que j’ai perdu, et non une douleur vasculaire, et cette souffrance est incommensurable, je retiens le vertige qui me fait chanceler, en me tenant au mur derrière moi..
Un rendez vous amoureux ? Non.. je vous prie de m’excuser madame, croyez que..

C’est à Céleste que je m’adresse, qui s’insurge de mon comportement cavalier, alors que je cherche des explication en elle, en ce visage, en son regard.. « son âme est elle là ? »
Je paierais les dégâts.. je vous assure que nul était mon intention de choquer la demoiselle..

La gouvernante, tel un chien de garde secoue sa tête en attendant la réponse que je devrais apporter.. je bafouille, je suis honteux et à la fois confus de la situation et l’ampleur que prend la chose.
Le portrait qui a fait peur à votre protégée, est celui de ma bien aimée, disparue depuis quelques mois..

Disparue veut il dire « morte » ? Que comprendra celle-ci en le voyant ? Je dévoile une nouvelle fois, mais à cette dame en colère, le visage peint gracieusement sur le médaillon que je garde sur mon cœur, et aussi grand ou presque que la taille de ma main, du visage angélique de ma rousse amoureuse, que je souhaite de retour à la vie !
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Céleste
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PostPosted: 23/07/2014, 11:43    Post subject: [RP/Ouvert à tous] Le café Procope Reply with quote

Céleste reste aussi froide qu'une banquise en regardant de nouveau le portrait tendu. La ressemblance avec Alexandra est saisissante pourtant Céleste se contente de l'explication fournie. Confiante, elle sait pertinemment que sa demoiselle n'a jamais posé pour un peintre. Elle continue de dodeliner de la tête en écoutant celui qui vient de perturber la quiétude de sa lecture. Rassurée tout de même d'apprendre qu'il ne s'agit pas d'un rendez-vous galant, qu'évidemment elle n'aurait pas cautionné, elle fixe l'homme avec étonnement quant à sa pâleur et aux larmes qui perlent.

Bien, bien.
Il n'y a, après tout, pas mort d'homme. Ne vous inquiétez pas des frais de toilette, les de Montrieux sauront y faire face.

Quelle curieuse idée que de vouloir payer les dégâts ! La vieille femme regarde à présent sa demoiselle et reste tout aussi froide.

Veillez, Mademoiselle, à ne pas vous éterniser. Il n'est point bon qu'une demoiselle de votre rang se fasse remarquer de la sorte.
Je retourne à ma table, le temps pour vous de clore cet entretien.


Aimablement, elle incline la tête en direction de Monsieur Petrovitch.

J'espère que la disparition de votre promise se soldera de la pus heureuse des façons.
Au revoir Monsieur.


Comme annoncé, Céleste reprend place à sa table sans ouvrir son livre. Vigilante, plus que jamais elle veille au bon déroulement de la fin de cette entrevue en repensant tout de même à ce portrait confondant de similitudes avec les traits d'Alexandra.

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Alexandra
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PostPosted: 23/07/2014, 12:45    Post subject: [RP/Ouvert à tous] Le café Procope Reply with quote



Tremblante, la jeune fille se rassoit et tente de comprendre ce qui vient de se passer. La seule question qu'elle se pose à cet instant précis est :
*comment peut-il exister une autre jeune femme aux traits si semblables aux miens ?*
De toute sa courte vie, jamais encore elle n'a imaginé que cela fut possible. Elle en viendrait presque à se demander si une jumelle cachée ne serait pas en vie quelque part. De source sûre, elle sait bien que ce portrait ne peut pas être le sien. Jamais elle ne s'est prêtée à des pauses devant un maître de peinture. A moins que ce portrait n'ait été peint à la dérobée, à son insu et au hasard d'une promenade, d'un séjour, d'un rendez-vous ? Tout et son contraire défile dans la tête de la jeune fille.
Nerveusement, elle remet de l'ordre aux plis de sa robe et éponge maladroitement les tâches de café qui mouchettent le haut de sa toilette. Comme elle ne se privera jamais de le faire, elle ne peut s'empêcher de dire sur un ton qui ne fanfaronne cependant pas :

Vous êtes, Monsieur, un expert en toilette abîmée en deux temps, trois mouvements.

Une façon pour Alexandra de se remettre un peu de cet émotion saisissante de réalisme. Le visage de Nicolaï est empreint d'une si grande tristesse qu'elle ne peut évidemment pas y rester insensible. Lorsque des larmes coulent sur ce visage rongé par le chagrin, Alexandra devient plus nerveuse encore. Cette Mariouchka est bien stupide de disparaître du sillage de son bien-aimé ! Alexandra peut ressentir ce fort chagrin. Il ressemble tant au sien. Celui que Charles lui a causé à son départ. Finalement, Nicolaî vit ce qu'elle a vécu il n'y a pas si longtemps.

Je comprends votre douleur, Monsieur.
Je la connais. Elle vous assaille de jour comme de nuit et ne vous laisse aucun repos. Elle est insidieuse, cruelle, pesante. Elle vous fait fondre en larmes à tous moments. Elle occupe vos pensées quand bien même vous voudriez qu'elle s'éloigne pour vous laisser juste un court instant de répit.
Mais elle frappe encore et toujours et vous pensez alors que votre vie ne mérite plus de se poursuivre tant cette souffrance est lourde à porter.

L'absence de l'autre vous devient alors insupportable, plus rien ne sait occuper votre esprit. Tout vous ramène au souvenir de l'être aimé.

Je ... je ...  sais combien vous devez souffrir, Monsieur, car je pense cet état identique pour l'homme ou la femme abandonné.

Un autre café vient de lui être servie. Cette fois, la tasse est portée à ses lèvres sans prendre le temps d'en savourer les effluves. Elle n'arrive pas à en apprécier le goût corsé tant elle se sent démunie face à la détresse de l'homme lui faisant face.

Monsieur, le temps, parait-il, est nécessaire à la guérison du cœur.
Laissez le temps au temps. Accordez-vous un peu de repos.

Cela lui va bien de prodiguer des conseils, elle qui a tant souffert de l'absence de Charles et qui en souffre toujours.

J'imagine que votre venue sur Paris est une piste que vous suivez pour retrouver votre bien-aimée ?
Au moins avez-vous une piste ...
Doucement, elle soupire se disant qu'elle, de piste elle n'a pas. Que Charles s'est envolé sans laisser de traces.

... Accrochez-vous à cela, Monsieur ...
... Oui, il vous faut garder espoir ...
C'est heureux d'avoir de l'espoir.


Alexandra ne sait pas que cette bien aimée est morte et elle s'enfonce, elle s'enfonce dans ses conseils qui ne vont probablement pas beaucoup soulager Monsieur Petrovitch !

Ce portrait est saisissant, je pourrais presque croire que vous le fîtes faire à mon insu ...

Voilà c'est dit. Alexandra est une obstinée et ne lâche jamais l'idée qu'elle a en tête. L'intervention de Céleste ne mérite pas qu'elle s'insurge et avec compréhension elle la gratifie d'un sourire et se contente d'un simple :

Nanny ne soyez pas inquiète, je m'en sors fort bien toute seule !

Cela aussi c'est dit et il n'y a rien à ajouter !






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Alexandra de Montrieux
Pair de France
Comtesse de Beaulieu
Baronne de Sceaux
Chevalier des Ordres du Roi

25 mai 1800 - 30 décembre 1822
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Nicolaï Petrovitch
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PostPosted: 23/07/2014, 20:10    Post subject: [RP/Ouvert à tous] Le café Procope Reply with quote

Gouvernante ou chaperon, peu importe, elle est arrivée rouge de colère et là s’insurge de la manière qu’à tourné cette situation peu conforme à l’éthique. Je reste poli, même si je suis moi-même effrayé devant tant d’incompréhension et de coïncidences étranges qui animent cette rencontre. Et me ressaisissant, face à la demoiselle, plus curieuse encore qu’à son arrivée, je reprends place, non sans lui proposer de s’installer elle-même, sur le siège qu’elle a précédemment occupé. Je pense savoir qu’elle n’est pas ma douce petite fleur, que j’ai tenue entre mes bras alors que le ciel la prenait à moi, en lui otant la vie, mais.. je ne parviens pas à me faire à l’idée de l’appeler autrement que Marioutchka ! Au terme « pas mort d’homme » je baisse les yeux.. évidemment, lorsque j’ai dit « disparue » cela pouvait traduire tant de choses, dont une fuite, ou un enlèvement, mais malheureusement, il s’agit de sa mort, et non de son départ en ce sens là du mot.

Pas de frais pour la robe, une fois encore, je me sens contrarié de ce constat, non que je veuille à tout prix la régler, mais j’aurais apprécié, assumer mes actes, qu’ils soient directs ou conséquences de mes gestes malencontreux. Je m’incline cependant devant cette dame aux allures d’un commandant de bataillon, signifiant ainsi mon accord à ses ordres, comme si je n’étais pas en mesure de les contredire.. ma famille a toujours respecté, autant les chaperons, que les responsables de maison, même si les miens n’avaient que peu de domestiques, car issus de paysans, j’avais fait mon chemin au sein d’une armée stricte, qui au fil des ans, m’avait permit de pourvoir aux besoins des miens.. Céleste, que l’on ne m’a pas présenté, se retire, non sans avoir exprimé sa désaprobation sur l’idée que cette rencontre s’éternise. Pour ma part, je n’interviens pas, gardant secrètement ce désir de prolonger ce débat. Pourtant, lorsque cette dame tirée de sa lecture, me souhaite une heureuse terminaison, quant à la disparition de Marioutchka, j’en reste figé, interdit.. et malgré ma réaction, je ne sais que la saluer avec respect, gardant en moi les mots qui étranglent ma gorge.
Au revoir madame..

J’aurais sans doute dû lui proposer de s’installer à notre table, mais cela, je le ferais sans aucun doute plus tard, préférant un tête à tête, pour en savoir plus sur mon interlocutrice.. était elle de la famille de ma douce aimée ? Une sœur secrètement cachée ? Ou simplement, une copie conforme, sans aucun lien de sang, aucune parenté ? Mes questions me font autant perdre pied, que ma curiosité me mine, la peur d’imaginer qu’elle est sa réincarnation, et qu’elle ne se souvienne plus de moi, me fait souffrir au plus haut point.

Nous sommes assit, après qu’elle eut épongé tant bien que mal sa tenue tâchée, alors qu’elle me taquine sur nos deux rencontres aussi similaires en évènements, qu’en conclusion, quoi que.. j’espère que celle-ci, ne me laisse pas sans voix et sans réponses..
Laissez moi me faire pardonner, sur deux abîmées, je pourrais vous offrir à défaut de robe.. .. .. des fleurs ou un parfum ? Je me sens si confus de cette situation, que je ne saurais me pardonner !

Elle comprend ma douleur, et l’a ressentie.. elle a donc perdu un être cher, une coïncidence qui me rapproche encore d’elle, persuadé que cela est un signe qu’Epicure m’envoie, afin de mieux la reconnaitre.. « Marioutchka, regarde moi, je suis certain que tu me reconnaitra ! » me dis je en cherchant en ses yeux l’étincelle de mon ange.
En fermant les yeux, son parfum vient hanter mon esprit, son absence me dévore, ses lèvres me manquent, et ma gorge se serre, alors que mon cœur s’éteint.. tous vos mots me touchent, ils sont si vrais, et l’on ne comprend la douleur de la solitude, qu’au poids de l’absence qui nous prive de vie..

La demoiselle est resservie, j’en profite pour boire ma mixture froide, et j’écoute le raisonnement censé qu’Alexandra m’offre, en disant de laisser le temps au temps, même si je sais pertinemment que ma guérison ne se fera qu’une fois que le trépas aura eut raison de moi.. Sans elle, je ne suis rien, et si elle n’est plus ici, je la rejoindrais où qu’elle soit.
Du repos.. J’aurais bien le temps lorsque..

Une piste ? Je n’ai point terminé ma phrase, à quoi bon, je ne vais pas crier sur les toits que je la rejoindrais bientôt ! Mais, je constate que la jeune fille pense que Marioutchka m’a quitté, et non qu’elle est.. Mes yeux se ferment, mon air triste ne me quitte plus, et ma main se pose sur le portrait, alors qu’un soupir profond et douloureux s’échappe de ma bouche avant d’ajouter :
Marioutchka.. ma douce et tendre aimée..

Je reprends un peu de courage pour terminer mon élocution, car je ne me souviens pas avoir avoué depuis que je l’ai accompagnée à son dernier voyage, agenouillé pour lui jurer que je la retrouverais auprès du très haut, qu’elle était morte !
J’ai espoir de la rejoindre, ainsi je la retrouverais.. le très haut m’en est témoin..

Lorsqu’elle évoque l’idée que le portrait avait pu être fait à son insu, m’aurait fait sourire, mais je retire mes doigts sur le tissu, tout en caressant ce visage peint, et..
Le peintre avait fait son œuvre, quelques jours avant qu’elle ne me quitte pour rejoindre mes parents..

La belle rousse, rassure son chaperon, je sais à présent qu’elle se nomme Nanny, un petit nom familier, montrant l’attachement de l’une à l’autre.. Je ne m’étais pas vraiment rendu compte que la dame fut moins loin et n’avait pas encore reprit sa lecture.. je continuais cependant :
Mère emportée par une maladie incurable, père accablé par le chagrin de sa disparition, et Marioutchka.. Car nous étions fiancés, ses parents ont accepté qu’elle occupe la place de ma femme, sur les terres familiales, des ordres ont été donnés pour que je l’y rejoigne, après ce long voyage, que je lui avait promis de faire avec elle ! Elle désirait tant voir Paris, je n’ai pu l’y amener à temps, mais une promesse se doit de toujours être tenue, c’est pour ceci que je suis là !

Que dire de plus, sinon de déglutir en songeant que pour la première fois depuis des mois, je venais de faire ce terrible constat.. sans doute avec espoir de réveiller en Alexandra, l’âme de mon aimée qui se dévoilerait à moi !
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