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[RP/Ouvert à tous] Le café Procope
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Alexandra
Membre de Monarchies

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Joined: 25 Nov 2013
Posts: 2,524
Localisation: Manoir de Montrieux (Seine)
Féminin

PostPosted: 24/07/2014, 12:49    Post subject: [RP/Ouvert à tous] Le café Procope Reply with quote

PublicitéSupprimer les publicités ?


Il y a dans l'attitude de cet homme, une compassion qu'elle ne peut éviter d'afficher. Son regard se fait plus doux en l'écoutant lui parler sans pourtant que celui-ci soit insistant. Le discours de Nicolaî force le respect. Peut-être y voit-elle tout de même un peu trop de pathos dans ces élans si violents et si amoureux. Sans doute aussi est-ce parce qu'elle n'a jamais pu vérifier, par elle-même, la force et la puissance que conférait un amour qui dure.
Elle ne sait trop si elle doit se montrer admirative de sentiments aussi forts ou au contraire en être effrayée. Il n'en reste pas moins que ce que lui dit Nicolaî l'interpelle au plus haut point. Pourtant, ses propos sont confus, énigmatiques. A dire vrai, elle n'arrive pas à savoir ce que la bien-aimée de ce Monsieur est devenue.
Puisqu'il s'en ouvre à elle, il est bien normal qu'elle veuille l'appréhender correctement.
Et puis : qu'est-ce que tout ceci a à voir avec elle ? Indépendamment de ce portrait qui rappelle ses traits, - ce qui est troublant - où l'homme veut-il en venir ?

C'est fort aimable à vous de vouloir me gratifier d'un présent mais je vous assure qu'il n'y a pas de mal.
Ma toilette sera changée et nous n'en parlerons plus.


En se rapprochant légèrement et dans un chuchotement, elle rajoute en confidence : Ne prenez pas ombrage des propos tenus par ma Gouvernante, elle est très stricte, ce qui est bien normal si l'on veut que je tienne mon rang.
Un rang qui me pèse parfois ...
Un léger soupir termine l’aparté discret.

Bon, deux toilettes en quelques jours. Cela ne revêt pas grande importance finalement. Ce ne sont pas les belles robes qui lui manque. Elle lui adresse un discret sourire à l'évocation du parfum qui pourrait lui être offert. Voilà bien un cadeau qu'elle fabrique elle-même. Elle est tentée de le lui dire puis se ravise, il n'a pas à le savoir. Curieuse cependant, elle ose une question anodine mais dont la réponse l'éclairera sur la personnalité de cet homme.

Les parfums sont si personnels que je ne sais quels seraient vos critères pour en choisir un.
Aimez-vous les parfums, Monsieur ? Quelles sont vos fragrances préférées ?


Les questions posées vont certes l'éclairer mais permettent aussi de changer de sujet juste pour un temps car il lui faut tout de même savoir pourquoi il tenait tant à la rencontrer. Il ne s'agirait pas que Céleste s'impatiente trop longtemps.

Me direz-vous, Monsieur, pourquoi vous souhaitiez me rencontrer ?
Je comprends bien que ce portrait soit troublant de ressemblance mais que puis-je y faire ?


Un portrait qu'il tient comme un trophée, ce qui ne cesse d'attirer son attention.

Dès que votre bien-aimée sera retrouvée, vous vous détacherez de ce qui n'est que matériel pour savourer sa présence qui ne manquera pas de vous combler.
Un être de chair et de sang vaut mieux qu'un portrait, n'est-ce pas ?


Et, elle continue de s'enfoncer !

Vous venez de m'indiquer que vous ne tarderiez pas à la rejoindre.
J'en déduis donc que ce portrait ne sera plus aussi précieux ?


Et : de s'accrocher aux branches qu'elle trouve !

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Alexandra de Montrieux
Pair de France
Comtesse de Beaulieu
Baronne de Sceaux
Chevalier des Ordres du Roi

25 mai 1800 - 30 décembre 1822
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Nicolaï Petrovitch
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Joined: 08 Jul 2014
Posts: 31
Localisation: St Petersbourg
Masculin

PostPosted: 24/07/2014, 14:15    Post subject: [RP/Ouvert à tous] Le café Procope Reply with quote

J’avais donc semé le trouble dans son esprit, la demoiselle n’entendait qu’à moitié les mots que je ne révélais que peu, ce n’était donc pas de sa faute, mais bien évidemment la mienne.. est ce si difficile à dire « morte » ou « défunte » ? A en croire mon récit, mes parents aussi sont sur nos terres, mais non dans un caveau ? Pourquoi aurais je laissé ma douce aimée près d’eux, si ce n’est que depuis son voyage pour rejoindre nos ancêtres, elle ne put accomplir celui-ci dans mes bras ! La confusion persiste, et j’ai si mal, qu’il me semble la conforter dans ces idées saugrenues qui font de mon histoire, quelque chose de rocambolesque ! Ce méli mélo de choses incompréhensibles, auraient pu être risibles, si je ne tenais pas tant à mes chers disparus ! En France, n’utilisent ils pas cette expression pour évoquer les défunts ? Je retiens, bien entendu qu’elle ne souhaite pas de cadeaux, maigre remboursement qui soulignerait toutefois ma bonne foi, et ne réponds donc plus à ce détails contrariant.

J’avais sourit à ce que la jeune fille présentait de façon protectrice sa gouvernante, encore une fois gardant le silence pour ne pas relever ce qui m’étais dit.. Une femme de son rang ? Les titres n’étaient pas sur la lettre en nommant son destinataire, je suppose niaisement qu’elle doit en avoir, à moins que ce ne soit lié à un poste au sein d’une noble cause, parti, ou encore une fonction d’Etat ! Je n’ai guère souhaité la rencontrer pour une motivation politique, pécunière ou autre, mais juste pour cette ressemblance troublante qui pourrait être du retour à la vie de mon amour ! Je n’ai pourtant pas le désir d’effrayer la belle, connaissant Marioutchka qui fut si sensible de son vivant, elle risquerait de mourir une seconde fois.

Les parfums ? En voilà une question ! Je ne me préoccupe pas de ces détails, à la guerre on ne pense pas à être parfumés, nous serions trop vite repérés, mais il me plaisais d’en offrir aux dames avant de connaitre l’ange qui boulversa mon cœur, pour ensuite, n’en faire cadeau qu’à elle, et à elle seule.. veuillez pardonner mon esprit fatigué, ma mère et la sienne en reçurent aussi, mais je dois le dire, non pour les même sentiments ! J’avais sur moi, celui que ma Marioutchka m’avait offert, prétextant qu’aux soirées mondaines, je me devais de présenter bien, ce l’épice qu’il contenait, relevait les senteurs, l’automne y était inspiré, tout comme un coucher de soleil.. harmonieusement racé, mais léger tout de même, pour que nul ne soit agressé, mais surtout, pour qu’il disparaisse au premier bain, avant mes départs en manœuvre, ou aux batailles que l’armée me conviait à assister. Je l’aimais bien, et en réponse à sa demande, je lui avais tendu mon poignet, c’est sur mon col de chemise et sur ceux-ci qu’elle imprégnait ces effluves, et c’est donc sans un mot, sourire aux lèvres, que je la contemplais en lui proposant d’activer ses narines sur le poignet de ma chemise immaculée !

Non, Alexandra n’a pas saisit les mots que je lui avait présentés, allez donc savoir ce qu’elle avait imaginé ! Je me vois dans l’obligation de révéler, ce que j’occulte moi-même, le cœur saignant, une plaie béante qui me prive souvent de cohérence. A mon tour, je soupire, et mes yeux clignant au ralentit, j’ouvre mes lèvres que j’aurais aimé garder scellées sur ce sujet douloureux.
Ma mère est…

Comment ma bien aimée pourrait elle être retrouvée, si je ne la rejoins pas en sa demeure éternelle.. pour comprendre tout ce que je lui avait déjà détaillé, il me fallait tout dire, tout, sans détour, et sans fausses notes :
Ma défunte mère, a rejoint mes ancêtres, par ce mal qui la rongeait et dont on ignore le nom.. mon père, accablé par le chagrin, l’a rejointe en sa dernière demeure.. et..

Par Epicure, j’espère que de le dire enfin, me fera du bien..
La famille de ma bien aimée, Marioutchka, m’a autorisé, après son trépas, à déposer sa dépouille dans mon caveau familial.. les maladies dues à la famine et aux contagions, sont nombreuses dans nos régions.. le froid ne nous préserve pas toujours du mal.

Je n’ai pas dit « mort » mais, tout de même, cette fois, cela a le mérite d’être clair ! J’en tremble plus encore.. je claque deux doigts pour que l’on nous resserve, je ne sais si la demoiselle prendra à nouveau un café, mais mon thé se recolore dans la tasse, en m’offrant un brun foncé, qui tire sur le noir.
Si je me suis permis de vouloir vous rencontrer, je n’ai nullement désiré être désobligeant, mais votre ressemblance m’a interpellé.. veuillez me pardonner, c’était pour moi, sans doute macabre, mais une sorte de dernier adieu vivant de l’image qui était la sienne, du moins, que je croyais être la sienne, et que je constate, vous va à merveille ! Ma tendre aimée, aurait fêté ses 28 ans la semaine prochaine, vous avez hérité de ses traits, et son doux regard, vous installez le trouble en mon esprit, et je ne sais comment m’exprimer sans vous effrayer d’avantage..
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Kyle.d'albrey
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Joined: 01 Dec 2013
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PostPosted: 26/07/2014, 08:51    Post subject: [RP/Ouvert à tous] Le café Procope Reply with quote


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Décédé par suicide à une date incertaine....
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Alexandra
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Joined: 25 Nov 2013
Posts: 2,524
Localisation: Manoir de Montrieux (Seine)
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PostPosted: 31/07/2014, 12:05    Post subject: [RP/Ouvert à tous] Le café Procope Reply with quote



Comment Nicolaï interprétera-t-il ce long temps de pause qu'elle s'octroie d'autorité ? Les révélations qu'il vient de lui exposer la laisse nerveuse, tourmentée, la ramène à sa propre histoire qu'elle ne cherche pas à oublier mais dont elle se force à se détacher pour moins souffrir. La mère, puis le père de cet homme sont morts eux-aussi et étrangement avec la parfaite similitude que ses propres parents. L'histoire commune est si troublante que de nouveau, la seconde tasse de café va choir sur la table, cette fois sans se briser mais avec un liquide noir qui imbibe la nappe immaculée en un dessin plutôt réussi.

Pardon.
Je suis confuse.


D'une main nerveuse, la jeune fille se saisit d'une serviette qu'elle pose sur la tâche en tentant de l'essuyer mais sans succès, le mal est fait. Un serveur se précipite pour réparer les nouveaux dégâts occasionnés. Pas de reproche formulés mais au contraire un regard plutôt sympathique avec un air de vouloir lui dire "Mademoiselle, ce n'est pas votre jour". Un ballet s'amorce alors pour débarrasser, changer la nappe, replacer de la vaisselle propre et resservir un thé noir, un café noir et quelques friandises sucrées.

Le regard de la jeune fille est alors comme absent, ailleurs. Ses fines mains tremblent et cherchent appui sur la table, à présent comme neuve. Doit-elle lui dire qu'elle comprend cette douleur, vécue de son côté il n'y a pas si longtemps ? Longuement, elle hésite car après tout, cet homme reste un étranger bien qu'à présent ce point commun vient renforcer une certaine complicité. Complicité morbide il est vrai, qu'Alexandra préférerait fuir.

Je suis bien désolée du chagrin qui est le vôtre.

Elle ne dira rien. Un choix réfléchi. Ce que comprend la jeune fille c'est que plus que la perte des parents de Nicolaî celle de sa fiancée lui est insoutenable. Car enfin, lui a t-il clairement expliqué où se trouvait celle-ci, du moins ce qu'il était advenu de cette bien-aimée. Son sang se glace devant tant de souffrance. La jeune fille est tétanisée, prise dans un étau de froideur et de douleur. Elle, si enjouée d’ordinaire en perd tous ses moyens, ses mots, son sourire. La table devient à ce moment précis : un grand tombeau et la voilà totalement effrayée. Ces révélations sont trop dures à entendre, alors, à accepter !
Elle n'a qu'une envie : celle de fuir au plus loin ! D'ailleurs, elle se lève, déterminée, avec un visage décomposé.


Monsieur Pétrovitch, croyez que je compatis à votre douleur.
Je ne vois pas bien à présent comment je peux vous aider mais je vous souhaite tous les courages du monde pour affronter la vie qui ne cesse pas pour autant.


Sa fine main se lève en direction de Céleste, signe de ralliement et d'un départ qu'elle souhaite accélérer au plus vite.

Je regrette que ma présence vous ait rappelé des souvenirs douloureux, il vaut mieux ne pas prolonger ce moment.
Au revoir Monsieur.

Elle s'éloigne, laisse tomber ses gants au sol sans sans rendre compte et s'approche de la table de Céleste déjà prête à la suivre.

Nanny, pressons, nous rentrons.

Le visage d'Alexandra est d'une pâleur à faire peur. Elle a besoin de respirer l'air frais et se précipite vers la sortie sans se retourner comme si les morts de la famille Petrovitch voulaient la poursuivre.

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Alexandra de Montrieux
Pair de France
Comtesse de Beaulieu
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25 mai 1800 - 30 décembre 1822
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Céleste
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PostPosted: 31/07/2014, 13:10    Post subject: [RP/Ouvert à tous] Le café Procope Reply with quote

Son livre sur le jardinage n'a plus bougé de la table. La vieille femme ne détache plus son regard de l'endroit où se tient sa jeune protégée. Elle n'entend toujours pas ce qui s'échange entre les deux jeunes gens mais au fil de la conversation, elle décèle très nettement le trouble d'Alexandra. De nouveau, une tasse se renverse et de nouveau Céleste ouvre de grands yeux chargés de reproches. L'attitude de sa demoiselle l'intrigue, jamais elle n'a été aussi maladroite même devant son piano, c'est dire !
Gênée d'assister à un nouveau défilé de serveurs, Céleste bouillonne mais se doute que quelque chose se passe. Quelque chose qui incommode Alexandra mais quoi ? Elle n'a pas le temps d'y réfléchir davantage puisque l'indication d'un départ imminent lui est adressée.

Le livre est rangé, Céleste est debout à attendre sa jeune demoiselle. Demoiselle qui ne tarde pas à se présenter devant elle et à lui indiquer que le temps presse. Céleste contourne la table, incline la tête en direction de Monsieur Pétrovitch en guise d'au revoir. 
Monsieur...

Elle n'a pas le temps de faire trois pas que déjà Alexandra a quitté l’établissement du Grand Royal.

Soucieuse, elle ferme la marche, grimpe dans la berline où la jeune fille est plus blanche que le lys fraîchement cueilli.
Durant tout le voyage les ramenant au Manoir de Montrieux, Alexandra ne prononcera pas un mot.

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Nicolaï Petrovitch
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PostPosted: 31/07/2014, 17:13    Post subject: [RP/Ouvert à tous] Le café Procope Reply with quote

Décidément, c’est à croire que tout ce que j’évoque ou fait, trouble aussi la demoiselle, qui en est à sa seconde tasse renversée ici, et une première robe tâchée à notre précédente rencontre. Je vais finir par croire que ma présence n’est pas des plus appréciables, et pourtant, je veux encore imaginer que rester près d’elle, est ma destinée. Marioutchka.. ma petite Kali, princesse de mon cœur, le seul rêve qui en moi pleure, emportant mon âme jusqu’aux noirceurs des ténèbres, et où pourtant je sais y trouver la lumière !
Non.. ne le soyez pas.. j’ai beaucoup de mal à évoquer ces évènements.. la douleur me pèse tant.

Je n’ai nul le temps d’aider à corriger cette maladresse, car déjà on vient dresser une nouvelle table sur celle que nous occupions, tout en servant à nouveau les boissons que nous avions commandées. Je remercie les auteurs de cette danse opportune, hochant la tête d’un respect militaire, et contemple pourtant chaque mouvement qu’elle délie avec douceur, ou fermeté, me rappelant ma belle dulcinée, qu’il me semble ici retrouver.

Ma compagne du moment, a le regard vague, la main tremblante, je ne sais ce qui en mon récit l’a le plus touché, qu’elle découvre la réelle disparition de ceux que j’avais nommés tantôt, ou encore qu’elle se rende compte, qu’elle avait insisté longtemps sur ce départ.. il est vrai que le chagrin est imposant, plus qu’une plaie ouverte qui refuse de cicatriser et qui se gangraine au fur et à mesure du temps. Alors qu’elle s’excuse à nouveau, mes yeux se perdent encore à dévorer les siens, je la cherche, elle.. mon ange.. ma vie.. ma douce lumière dans ma nuit..
Nous avons tous nos fantômes..

Je suis le peintre qui scrute l’horizon, émerveillé sous le voile de tristesse qui est le mien, pour admirer la toile déjà exquise que compose la demoiselle, je ne veux pas fermer les yeux, et pourtant je la sens terrorisée, c’est moi à présent qui ai peur.. peur de la perdre, assoiffé de désirs.. de désirs sains, ceux qui l’auraient invité à mordre la vie, à danser dans ses bras, courir dans les bois, chanter à tue tête, serrer sa main en écoutant de l’opéra, la regarder dormir, sans la toucher, sentir son parfum, emporté par le vent qui ferait danser la rousse chevelure, et boire dans sa main, pour étancher ma soif !
Mademoiselle, je regrette de vous avoir effrayé.. acceptez mon amitié, je vous l’offre sincère.. et vous voir, m’aiderais à la savoir un peu en vie ! Marioutchka est.. était une femme merveilleuse.. et où qu’elle soit aujourd’hui, c’est auprès d’elle que je veux être.. à ses côtés, le très haut, la protège.

Effrayée, est peu dire, la demoiselle s’est levée, appelant son garde, qui ne manque pas de venir aussitôt, et la voici à nouveau confuse de blesser l’homme que je suis, plongeant mon esprit dans les souvenirs les plus funestes.
Par pitié.. mademoiselle.. je vous supplie.. mon mal demeure, et je me meurs de cette absence.. bientôt, je la rejoindrais, accordez moi, de vous revoir.. son absence et ma douleur, me plongent dans le désespoir !

Elle ne m’a pas entendu, l’ai-je pensé ? Sans doute.. et sans attendre, elle s’en va vers sa gouvernante, je vois tomber ses gants au sol et me hâte pour les récupérer, afin de les lui rendre.. non je veux les sentir d’abord, son parfum est si délicat.. je suis envoûté par la demoiselle, noyé entre souvenirs et réalité.
Mademoiselle..

Je suis à genoux, serrant contre moi les gants de mon fantôme, je la veux rattraper, ivre de ce mal qui me tue à petit feu, je la regarde s’éloigner en me relevant lentement, comme un chien enchainé que son maitre vient d’abandonner. Je garde mon précieux butin, comme un trésor inestimable, et salue respectueusement celle qui accompagne mon ange qui s’en va..
Madame..

Je suis cette dernière, sans pouvoir dire un seul autre mot, le serveur me rattrape, en me présentant l’addition, que je règle largement sans ralentir mon pas, autant pour ma table que celle de la Céleste gouvernante, avant de rentrer à l'auberge où je me précipite sur vélin et plume, afin de commencer une longue correspondance avec la douce demoiselle que j'ai affolé. J’écris à ce petit ange une lettre, qui j’espère trouvera une réponse à me donner.


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François-Marie
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Joined: 05 Jul 2016
Posts: 104
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PostPosted: 30/07/2016, 18:01    Post subject: [RP/Ouvert à tous] Le café Procope Reply with quote

S'il est un café où tout parisien devait fréquenter au moins une fois dans sa vie, c'est bien au Procope. Sa richesse historique, sa fréquentation culturelle, son ambiance intellectuelle, ses tables délicieuses, ses fauteuils confortables rendaient ce café-restaurant unique.

François-Marie, officier en pleine ascension sociale, se disait depuis le début de sa permission qu'il devait se rendre au Procope pour écouter, apprendre et se montrer. Et de fait, après avoir remis de nombreuses fois à plus tard son projet, le mit aujourd'hui à exécution. Quittant son domicile coincé dans son uniforme de Lieutenant de vaisseau aux alentours de seize heures, il se rendit à pied au fameux endroit. Après avoir fait claqué les talons de ses chaussures pendant un peu plus d'une heure et après avoir traversé la Seine, il se retrouva au 13 rue de l'Ancienne Comédie et devant la devanture du Procope. Il franchit la porte pour pénétrer à l'intérieur. Un frisson particulier fut ressenti en s'imaginant les personnes qui s'étaient assises sur les chaises de ce café et tous les projets qui avaient changé ou non la face du monde griffonné au coin des tables.

Il n'erra pas longtemps à l'intérieur, un garçon vint à sa rencontre et l'installa à l'étage. Un café fut commandé auprès du serveur, et en attendant que celui-çi lui soit préparé, François-Marie leva les yeux vers le plafond. Ce lieu l'inspirait. Ce lieu lui faisait aussi penser à la comtesse avec laquelle il s'était comporté ces derniers temps comme le pire des goujats. D'ailleurs, pourquoi ne pas lui écrire ? Cette idée lui vint en tête. Le Procope, et les illustres plumes qui l'avaient hanté, aideraient sûrement le marin à lui écrire une lettre magnifique pour s'excuser et pour lui exprimer ses ressentis. Décidé à accomplir son idée, pouvant paraitre idiote aux premiers abords, il demanda au serveur qui venait de lui apporter son café chaud un nécessaire d'écriture, abusant de sa gentillesse.

Sans doute habitué à des propositions plus osées, le garçon de café lui apporta le tout sans lui réclamer quoi que ce soit en plus. Se saisissant de la plume, la trempant dans l'encre, il se mit à coucher des lettres grossières, sans doute par anxiété, sur le papier en faisant abstraction des bruits autour de lui.


Quote:

Au Procope, le 30 juillet 1822.


Madame la Comtesse,

Le sentiment qui m'attache à vous, la conviction que me suis comporté comme le pire des hommes avec vous, le triste spectacle que j'ai offert ces derniers temps à vos yeux, me poussent à vous écrire ce jour pour pour vous présenter mes excuses et pour vous exposer ma perception des choses.

Que je vous exprime d'abord mes sincères excuses d'avoir insinué avec le regretté Dumouriez que vous êtes une femme de mauvaise vie. Pire même, une coureuse de rempart ! Sachez que je n'ai jamais pensé cela de vous. Pas un instant. Le cognac est mauvais parolier pour ça... Depuis mes propos, je souffre que vous me reprochiez ce fait encore longtemps. Je me sais impardonnable de vous avoir ainsi blessé. Pourtant, je vous demande de bien vouloir passer outre cet incident. Ou je ne m'en remettrai pas.
En arrivant à Paris, vous m'avez tendue la main. Vous m'avez exprimée votre bienveillance et votre sympathie. Et moi, en retour, je me suis comporté comme un sauvage. Quel idiot fais-je parfois ! Mon éducation d'officier de la Marine royale aurait pourtant dû m'interdire de tenir de tels propos et m'aurait dû intimer l'ordre de vous exprimer toute ma gratitude pour vos attentions.

Mais voyez-vous, rien ne nous rapproche ; vous appartenez à une autre espèce que la mienne, vous fréquentez d'autres lieux, d'autres personnes. Et pour un simplet comme moi, c'est difficile à supporter. Oui, difficile à supporter puisque je me lève chaque matin avec l'espoir de vous connaitre davantage, avec l'idée de vous fréquenter, mais je sais ce rêve improbable. Se peut-il que deux espèces différentes se rencontrent ? Qu'un petit officier de Sa Majesté puisse côtoyer la comtesse qui dirige le gouvernement de Sa Majesté ? Sachez que je me suis comporté comme un vulgaire personnage pour chasser cette folle idée... Ecrasez sous le poids de ne pas vous savoir à mes côtés, j'ai voulu que vous ayez de moi une mauvaise opinion. Il était à mes yeux moins douloureux que vous me preniez pour un être horrible.

Pourtant une passion continue de me dévorer, et j'ai l'intime conviction que vous et moi, comtesse, pouvons nous entendre. Je ne veux renoncer à votre personne. Peut-être que ceci mettra ma santé en péril ou brisera une amitié naissante, mais tant pis, j'ai besoin de vous pour m'accomplir. Je suis persuadé qu'Epicure a tracé une destinée nous concernant. Sachez que j'ai de grandes vues, Madame la Comtesse, et vous faites partie de mes ambitions. Du moins, si vous me l'autorisez.

Peut-être que je me suis déjà trop livré à votre personne, mais l'esprit ainsi délivré de mes sentiments, je pourrai enfin trouver le repos. Je dois avouer qu'il a été difficile pour moi de vous écrire cette lettre. Néanmoins, j'ai jugé nécessaire que vous soyez tenus informée des pulsions qui m'animent. Je vous assure qu'aucun homme ne peut garder ses ressentis secrets sans dépérir ou sans se priver de sommeil ou de nourriture. L'amour, quel sentiment puissant !

Puisque oui, Madame la Comtesse, si ma lettre n'est pas assez précise pour vous, je vous aime. Je vous aime. Et mon dévouement à votre égard ne cessera qu'avec me vie. Alors je vous en conjure, répondez-moi au plus vite, Madame la Comtesse. Je suis impatient de vous lire en retour. Mon coeur serait affligé de rester dans le doute.

Avec tout mon respect, permettez que je vous embrasse tendrement
.

Votre sincère et dévoué,
François-Marie



Le dernier mot posé sur le papier, il posa sa plume et se mit à lire puis relire sa lettre une dizaine de fois. Voulant effacer tel passage ou rajouter ceci, son esprit se torturé. Puis prenant son courage, il se décida à la laisser ainsi. Elle traduisait parfaitement ce qu'il voulait lui dire depuis un moment.
L'officier termina son café puis plia la lettre en quatre. Dessus, il marqua l'adresse du destinataire et celle de l'expéditeur avant de la coincer entre son majeur et index. D'une voix rauque, il interpella le serveur.


-Pourriez-vous remettre cette lettre à un enfant des rues pour qu'il la donne le plus prestement possible à son destinataire ?

-Bien, Monsieur, je m'en occupe de suite.

François-Marie abandonna sa précieuse correspondance et donna six francs à l'homme. Deux pour la course du garçon et quatre francs de pourboire pour lui. Sa capacité à se plier aux désirs des clients méritée récompense.

Après avoir regardé avec doute sa lettre s'éloigner en se posant mille questions -Avait-il bien fait ? Etait-il trop naïf de croire que la comtesse partageait ses sentiments ? Etc. -, l'officier claqua des doigts pour attirer l'attention d'un second garçon de café.

-Une assiette de saumon fumé accompagnée de macaronis sauce poivre et un verre de Sainte-Barbe, je vous prie.

L'homme s'inclina et quitta la pièce aussitôt pour aller satisfaire la commande du client. C'est que livrer ses sentiments avait donné grande faim à François-Marie.
Reportant son attention sur les personnes présentes, et se rappelant son premier objectif en arrivant ici qui était d'écouter et d'apprendre, le fraichement amoureux se mit à tenter d'écouter consciencieusement les discussions différentes qui se faisaient sur les deux tables à côté de lui. L'une parlant de science, et l'autre se laissant divaguer sur la politique. Aura t-il l'audace de se mêler de l'une ou de l'autre ? Faudrait déjà qu'il arrive à rattraper le fil des conversations...

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~ Débrouillez-vous ! ~
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Auguste_T
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Joined: 16 Aug 2016
Posts: 83
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PostPosted: 12/09/2016, 15:27    Post subject: [RP/Ouvert à tous] Le café Procope Reply with quote

Septembre à Paris.


Le passage par le Procope ne fait que peu se préoccuper les parisiens . Mais est d'un intérêt premier pour ceux qui viennent de province ou d'un peu loin de Paris. Le Procope ne se préoccupe guère de sa réputation , car les murs et l'enseigne sont là et comptent bien y rester pour les siècles suivants. Auguste pousse la porte de cet auguste établissement parisien. 


Le pas de porte franchi le voilà pris dans le flot de la courtoisie commerciale du personnel de l'établissement , qui semble à cette heure peu fréquenté ou par une clientèle discrète , voire des lilliputiens en goguette. Enfin le peu et la tranquillité peuvent être plaisante au visiteur  du jour. 


Trop tard pour profiter de la cuisine , mais il ne se laisse pas pour autant cuisiner par les gens de la maison. Il s'empresse de passer commande , un chocolat aux épices et quelques biscuits pour faire bon poids et mesure. D'un geste mesuré il prend sa place et écarte le voile d'un rideau pour mirer la rue de l'ancienne comédie. Il profite de cette pause chocolatière pour faire germer les fèves de son esprit . 


Le chocolat ne tarde pas à faire son apparition sur son réchaud à lumignon. fouetté de main de maître avant de couler dans la tasse . Le parfum épicé et chocolaté vient titiller les cloisons nasales et faire pétiller d'aventure l'esprit de l'humeur. La rumeur des chants et la douce chaleur des alizés viennent faire voyager en pensées le convive attablé. Les mains se meuvent vers la tasse et viennent s'y cloisonner autour de la porcelaine . C'est la montée vers les lèvres pour qu'après l'odorat le palais en soit imprégné. une gorgée infime est puisée à la source et vient éveiller mille images du passé présent dans le cœur et l'esprit du dégustateur. 
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Roman
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PostPosted: 17/09/2016, 17:26    Post subject: [RP/Ouvert à tous] Le café Procope Reply with quote

Un après midi frais de Septembre

Paris et ses merveilles, 

Paris et ses lieux mythiques
Paris et sa vie trépidante. 

Voilà de nombreuses semaines que le jeune homme marchant dans la rue de l'Ancienne Comédie s’était installé dans le Paris dont il avait toujours rêvé. Les débuts avaient été fastidieux, dormant par ci , par là, le plus souvent dans des chambres à deux sous ou les insectes semblaient plus nombreux que les habitants eux même. Mais chaque jour passant, il avançait vers la place qu'il occupait aujourd'hui. Qui aurait pu croire que ce Cherbourgeois d'origine trouverait aujourd'hui son travail à la mairie de la capitale, non pas déchargeant des ordures comme à ses débuts, mais comme Échevin au commerce, mais aussi comme étudiant coutelier. . Sa rencontre et ses discussions avec la mairesse de Paris avaient bouleversé sa vie. Il vivait aujourd’hui dans une confortable maison du IVème arrondissement ou non seulement il pouvait travailler avec tranquillité, mais aussi peindre cette fabuleuse lumière dont il était tombé fou amoureux, artistiquement parlant. 

Les Arts, voilà un domaine qu'il prenait fort à cœur, bien qu'il restait discret sur ses passions et ses coups de fusains, mais dès qu'il en avait l'occasion il crayonnait, dessinant le moindre objet pouvant lui apprendre une nouvelle technique, partait voir soit un musée, soit une exposition, soit un de ces lieux du beau Paris ou se retrouvaient artistes, gens du peuple, noblesse. Rien ou si peu les différenciaient les uns des autres devant les regards admiratifs d'une toile ou d'un dessin. Il avait choisit pour cette mi Septembre de se rendre au célèbre café Procope, lieu on ne peut plus avisé pour qui voulait débattre, écrire, dessiner, peindre. Toute forme d'art, de la plus manuelle à la plus intellectuelle s'y retrouvait . 

Le charmante devanture ne laissait en rien distinguer la folie du lieu. Le jeune homme prit le temps de l'observer, s’imprégnant de cet instant à lui qu'il n'aurait à partager avec personne, puis poussa la porte . C’était comme il se l’était imaginé, une chaleur particulière en ressortait, un quelque chose de doux qui vous enveloppait de ses bras . Il y avait déjà du monde, mais quelques tables encore libre, dont une non loin de la fenêtre qu'il prit pour passer cette soirée. Déposant sur le rebord de la table, ses lettres à envoyer mélangées avec quelques esquisses qu'il avait prit devant en finir au moins une le soir même . 

Un thé chaud fut commandé ainsi qu'un verre d'eau et quelques madeleines . Assis dans l'un des confortables fauteuils du café , il se concentra sur ses écrits espérant que bientôt un artiste vienne le troubler dans son travail en clamant un poème, en lisant à haute voix une page d'une nouvelle oeuvre . Il ne demandait que cela, n’espérait que cela . 

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Alexandra
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PostPosted: 18/09/2016, 09:14    Post subject: [RP/Ouvert à tous] Le café Procope Reply with quote

Ce soir, Alexandra n'a pas envie de rentrer au Manoir directement après sa journée à la Procure. Ce soir, elle ne sera pas celle qui docilement rentre à la maison après avoir accompli sa tâche au bureau. Ce soir, Alexandra a envie de retrouver un peu de sociabilité, un soupçon d'éveil aux autres et à ce qui rend Paris si grandiose et dont elle ne goûte que rarement les effets.

Installée confortablement dans la berline qui la conduit vers ce fameux café Procope, elle se souvient de la fois où elle y a été. C'était sa première fois d'ailleurs. Elle y avait rencontré celui qui fut ensuite son ami fidèle et attentionné. Ami aujourd'hui rentré à Saint-Pétersbourg pour y retrouver le poids de ses souvenirs le hantant en permanence. Alexandra avait tout tenté pour le sortir de la noirceur qui était la sienne : sans succès, hélas. Que pouvait-elle faire, alors, pour le retenir et lui redonner l'espoir d'une vie meilleure ? Impuissante elle avait été, impuissante elle était restée en le voyant repartir vers son destin morbide. Ainsi va la vie parait-il, une vie traversée par des rencontres qui marquent à tout jamais. Il est certain que Nicolaï resterait gravé dans la mémoire de la jeune Comtesse pour tous ces échanges amicaux passés.

Comme pour chasser ce souvenir aussi heureux que malheureux, elle agite sa petite main fine, gantée et tourne son joli minois du côté de la fenêtre afin d'observer l'agitation des rues parisiennes qui défilent le long du trajet. Doucement, elle sourit, ne s'imaginant pas devoir vivre en permanence dans la Capitale. Les rues sont bien trop accaparées, encombrées, survoltées sans compter les quelques odeurs nauséabondes qui viennent perturber son petit nez si réceptif. Un nez de parfumeur ne tolère pas vraiment ce qui n'est pas agréable et dans Paris, il faut bien avouer que rares sont les effluves agréables. Il n'empêche, ce soir Alexandra est une vraie petite guerrière bravant tous les dangers olfactifs !

Lorsque la berline marque l'arrêt devant le treize rue de l'Ancienne Comédie, elle pend le temps de lisser sa robe afin de faire disparaître les plis récalcitrants, de recoiffer à la hâte sa chevelure flamboyante en arrangeant du mieux qu'elle le peut les quelques mèches rebelles qui s'acharnent à vouloir quitter le chignon maintenu par une barrette perlée. D'ordinaire, elle se serait changée pour cette sortie mais pour cela, il aurait fallu qu'elle repasse par le Manoir et dans cette hypothèse, il est à peu près certain qu'elle n'aurait plus voulu ressortir.  Elle s'est donc raisonnée pour maintenir sa première idée : sortir et voir du monde.

Lorsqu'elle pénètre dans le célèbre café, elle en respire chaque mouvement, chaque son. L'heure à laquelle elle arrive est celle où le café vibre de monde et d'agitateurs artistiques de tous poils. Elle adore çà ! Très vite, on lui indique de se diriger vers le fond de la salle, côté fenêtres, seul endroit où il reste de la place. A petits pas, elle s'y dirige donc non sans laisser traîner ses oreilles lorsqu'un poète en herbe déclame quelques vers, non sans s'arrêter lorsqu'un romancier dévoile le fruit de ses dernières trouvailles littéraires. Tant et si bien que c'est à présent à reculons qu'elle achève sa marche afin de ne rien rater de ce spectacle vivant à souhait.

Mais ... avancer dos aux tables pour ne rien perdre du spectacle qui se joue sous ses yeux curieux s'avère être dangereux. Lors d'un passage rapide d'un garçon de café, encombré de son plateau chargé de boissons, Alexandra opère deux grands pas de côté pour éviter une collision. Tout ce qu'elle sent à présent c'est son joli petit fessier -heureusement extrêmement bien protégé par les jupons divers et variés de sa toilette- se trouver en appui contre le rebord d'une table. Un bref instant, elle n'ose se retourner car elle capte bien qu'un bruit de vaisselle se fait entendre. La catastrophe n'est pas loin. Afin de ne point chuter, elle prend appui d'une main  sur la table en question. Ce qui aggrave davantage ce bruit de vaisselle qui doit probablement perdre l'équilibre sous l'effet du choc.


Un petit OUPS ! se fait alors entendre.

Il va bien falloir qu'elle se retourne afin de présenter quelques excuses mais elle a bien du mal à le faire en se maudissant de cette idée saugrenue de vouloir paraître dans le monde. Les secondes s'égrènent et la voilà à se dire : " A trois je me retourne. Un .... deux ...."

Trois ! Lance t-elle alors à voix haute  pour se donner du courage tout en se retournant enfin. Et ...ce qu'elle découvre alors est la véritable catastrophe envisagée. La table est quasiment saccagée par une nappe plus très blanche du fait d'un thé renversé, d'une tasse qui n'a pas résisté au choc du joli petit fessier d'Alexandra. Oulala !

Ahem ... hum … hum … Pardonnez ce ... ce cataclysme, Monsieur !

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Alexandra de Montrieux
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Roman
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PostPosted: 18/09/2016, 18:37    Post subject: [RP/Ouvert à tous] Le café Procope Reply with quote

L'ambiance commençait à monter à mesure que la soirée s’avançait . Les artistes de tout bords venaient se faire entendre , assis à leur table, ou debout entre les tables , clamant à toute voix, l'art qui les possédait tel un démon qui avait besoin de se faire exorciser en s’extériorisant. Roman avait abandonné l'idée de travailler pour écouter, souriant amusé à certaines lignes, plus intrigué par d'autres qui hurlait la vie du tout Paris . Nul part ailleurs il était possible d'avoir une telle hétérogénéité autant coté artistique que du public. La salle se remplissait à vue d’œil, chacun prenant la place qu'il pouvait en zigzaguant pour s'asseoir avant celui qui suivait. On ne lui avait pas encore "volé" la place vide à sa table, mais cela ne saurait tarder. La soirée etait prometteuse en riches découvertes. Qu'importe si il devait rentrer à pied chez lui deux arrondissements plus loin. Cela en vaudrait la peine, à n'en pas douter. 

Un poète se fit plus entendre que son voisin qui dut se taire devant les vers mélancoliques d'une nuit d'automne , certaines personnes passèrent devant lui, bouchant la vue du frêle artiste . Soupirant un peu à l'idée de n'entendre sans voir, Ronan se pencha pour ramasser l'une de ses courriers envolés par un serveur trop rapide quand le tintement d'une vaisselle malmenée le fit se redresser pour voir la seconde catastrophe arriver avec une main faisant tomber son verre d'eau, hélas il était déjà trop tard pour son thé tiédit qui s’était renversé sur ses papiers trempant le travail de la journée pour ses courriers et de plusieurs semaines pour ses dessins. 

Crénom vous pourriez faire attention ! 

Il etait rare de l'entendre perdre son calme lançant un bon juron, mais la, c’était de trop . Sans voir l'horrible auteur de ce crime, quasi de lèse majesté, il tenta de soulever ses papiers espérant que le pire ne soit pas aussi terrible que cela semblait. Pourtant les gouttes en tombant lui prouvèrent que son travail finirait à la poubelle . Un moment de silence. Un moment de dépit. Un moment de calme avant que la tempète ne reprenne dans les esprits. 

- trois ! 

Ce chiffre lancé on ne sait pourquoi lui fit presque peur lâchant ses papiers pour tenter de sauver .. rien en fait, sa table ressemblait à Waterloo ! Son tas de papiers retomba dans le plus gros du melange eau et thé lui tirant un soupir l'espace d'un instant avant que ses mains ne se mettent à protéger dieu sait quoi, peut-etre même la pauvre table qui etait malmenée par le déséquilibre de cet olibrius. . 
Pour la première fois depuis le début du cataclysme il releva son regard vers le .. que dis je, LA responsable de ce fiasco . Et dieu quelle femme que voilà. Alliant le charme roux à une noblesse qu'elle ne cachait meme pas . Autant pret à se battre avec un male bien en chair, autant une femme .. Non il n'irait pas jusque là . Sa bouche s'ouvrit mais il garda pour lui le reste des jurons qu'il avait appris avec les petits voyous de Cherbourg durant son jeune age. La voix plus douce, moins acerbe, et peut-etre moins en colère dans l’étonnement de trouver une femme aussi maladroite devant lui. 

Non. NON non.. pas trois.Il n'y a pas trois tasses à casser mais je peux arranger cela sans souci si vraiment vous avez des envies de tout briser

La remarque pouvait faire sourire mais le regard qu'il posa sur ses esquisses prenant l'eau etait plus une sorte de dépit. Pourtant il était arrivé à des choses magnifiques avec certaines mains et le visage de ce bambin qui avait passé l'après midi sur le quai de Seine lui permettant de le croquer discrètement. Sa tête se secoua de gauche à droite les mains levées au dessus du champs de bataille.

C'est pas possible mais quel bordel .. tout est fichu maintenant. 

Il poussa un soupir alors qu'il s'affalait sur son siège écoutant vaguement les excuses de la charmante et maladroite Rousse. 

Ce n'est pas grave  finit -il par lâcher peu convaincu et encore moins convaincant . Il était même un peu écœuré de voir tout cela partir non pas en fumée mais en trempage intempestif. Mais que ferait-il ? Lui lancer sa tasse à la figure ? Lui offrir les joies de quelques insultes ? Cela aurait servit à quoi. Sa soirée s’écourtait au café qui après un leger silence dû à la vaisselle cassée et à l'incident ayant failli agiter l'endroit, reprit ce brouhaha artistique. Il lui faudrait rentrer plus tot chez lui pour refaire ses courriers, la nuit serait longue en ecrit . Quand à ses dessins ... 
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Alexandra
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PostPosted: 19/09/2016, 12:14    Post subject: [RP/Ouvert à tous] Le café Procope Reply with quote

Pffffiou ! Après cet ouragan qui vient de se déchaîner sur cette table, tout spécialement, il devient compliqué de faire bonne figure. Et pour cause : puisque l'ouragan en question c'est elle ! Il s'agit à présent pour Alexandra de ne pas perdre la face et d'effacer le ridicule de la situation. A défaut d'effacer la catastrophe de la table maculée de thé et autres substances.

Deux solutions s'offrent à elle. La première consisterait à prendre la poudre d'escampette, à se volatiliser, à disparaitre définitivement de la vision de celui qui se tient assis, face à elle, avec toute la misère du monde sur son visage défait. C'est tentant. Pas d'explications à fournir, pas d'excuses à présenter. On en parle plus et puis voilà. Bon, l'honneur ne serait pas vraiment sauf puisqu'elle prendrait la fuite. C'est gênant et çà ne cadre pas trop avec l'état d'esprit d'Alexandra.

Oui mais l'autre solution, la seconde et la dernière possible : serait de s’embrouiller la tête à chercher comment cela a bien pu être possible afin de présenter des excuses qui tiennent la route. Elle-même est bien en peine de pouvoir se l'expliquer puisque tout est allé très vite. D'autant que le jeune homme vient de lancer un petit juron qui ne donne pas envie de rester proche de sa table.

Rester ? Fuir ? Cruel dilemme !


Normalement, Monsieur, j'ai pour habitude de briser tout ce qui passe non loin de moi.
Estimez-vous heureux de n'avoir eu que votre tasse ayant à subir ma maladresse.


Quoi ? Il la cherche : il la trouve ! On repassera pour des excuses en bonne et due forme.

Je suis bien désolée d'avoir troublé votre moment. Sincèrement désolée.

Enfin, elle se se décide à prendre un peu de recul en ôtant sa main posée sur la table, en marquant deux petits pas pour s'éloigner de l'objet du délit, à lisser nerveusement les faux plis de sa robe tout en découvrant les traits de sa victime. Avec ce léger recul, elle prend réellement conscience des dégâts occasionnés en portant son regard sur la table, justement. Elle y voit des courriers probablement détrempés et donc illisibles et quelques esquisses au fusain qui ne ressemblent plus à rien. Misère ! Voilà qui devient véritablement gênant. Que peut-elle faire pour réparer ce désastre ? Autour d'eux, le tumulte artistique bat son plein et personne ne semble intéressé par ce qui se joue à la table du jeune homme et c'est tant mieux.

Je ne saurais réparer ce que je vois détruit mais dîtes-moi comment je peux vous dédommager et je ne discuterais pas, Monsieur. Je vous l'assure.


Pour Alexandra tout ne se réduit pas à quelques francs que l'on peut proposer pour effacer ce qui est fait. Non. mais que peut-elle bien proposer d'autre face à cet étranger ? Peu à peu, réalisant que l'ouragan a vraiment causé un gros dégât, elle pâlit légèrement, réellement gênée d'en être la cause.
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Alexandra de Montrieux
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PostPosted: 22/09/2016, 10:12    Post subject: [RP/Ouvert à tous] Le café Procope Reply with quote

- Estimez-vous heureux de n'avoir eu que votre tasse ayant à subir ma maladresse.

Madame si il y avait eu autre chose de cassé j'aurai pu croire que vous l'auriez fait exprès cette fois ci. Mais, rassurez vous,  je ne doute pas de votre capacité à créer des tempêtes bien plus importantes.  

Elle avait un répondant légèrement mordant, voilà une chose qu'il appréciait. Parler à une personne sans saveur n'etait pas vraiment ce qu'il appréciait. Peut-etre pour cela qu'il etait seul la plupart du temps. Il savait se montrer charmant, poli, mais il avait aussi ce petit coté joueur. Pour lui la repartie etait un jeu , parfois un peu dangereux, parfois badin. mais toujours intéressant. La pression de l'incident se dissipait aussi vite qu'elle était apparue malgré le chantier qui etait apparu sur sa table.  Il héla d'ailleurs un garçon de café afin que sa table soit nettoyée. L'attendant il posa son regard sur la maladresse incarnée qui n'avait de cesse de se confondre en excuses et passer de rougissante à pale en quelques instants. Sa dernière phrase l'etonna à prime abords, puis l'amusa. Que pouvait-il demander à cette charmante jeune femme . Bien des idées lui passèrent en tete mais en bon gentilhommme il les chassa d'un revers de la main pendant que le garçon de café changea sa nappe après avoir retiré la vaisselle renversée. 

Madame. Si j'etais un gredin j'aurai pu prendre cette phrase au pied de la lettre et vous demander bien plus que le prix d'une tasse de thé. Soyez bien prudente dans vos mots, certaines personnes auraient pu en profiter. 

Il finit par sourire sincèrement , se mordant la lèvre d'amusement, voir même de rire un peu en la regardant puis ses papiers bon à jeter à la poubelle ce qu'il fit en les donnant au garçon de café pour qu'il le débarrasse 

Mis à part rester avec moi toute la nuit pour reécrire aux administrés de Paris, je ne vois pas trop ce qu'il y aurait à faire. Quand à mes esquisses.. Cela me donnera l'occasion de visiter à nouveau des musées pour en refaire, ne vous inquiétez pas, c'etait juste .. un petit coin passion. Il n'y a pas mort d'homme et c'est que mon travail ne devait pas etre si terrible si le destin à voulu que votre main rencontre ma tasse. Mais si vous voulez vraiment vous faire pardonner vous pourriez .. m'offrir un autre thé ?


Le prix demandé semblait-il si elevé ? il en avait presque honte d'oser parler ainsi à une dame qui s'etait dejà excusée pour le mal occasionné, la faute, minime, aurait pu etre reglée dès la première phrase d'excuse acceptée, mais il etait si rare de pouvoir discuter avec quelqu'un qui avait un répondant aussi sympathique qu'il en profitait éhontément  et cela meme sans se cacher du divertissement qu'elle offrait à sa soirée qui aurait pu etre morne.Un couple passa derrière la dame toujours plantée entre deux rangées venant lui voler sa place . Il jeta un coup d'oeil derrière lui avant de poser ses azurs sur la rousse maladroite .

.. Et peut-etre partager ma tablée pour un instant en me promettant du moins de ne plus rien casser.

Dernière petite pique taquine pour celle qui avait le choix , partir ou rester , partir hurler sur les voleurs de chaises ou s'installer avec Lui. Un choix cornelien c'est sur. Mais il netait pas de celui qui impose sa presence ..On la désirait ou pas.   




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Alexandra
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PostPosted: 23/09/2016, 09:40    Post subject: [RP/Ouvert à tous] Le café Procope Reply with quote



Les minutes qui défilent lui semblent être des heures tant elle voudrait être ailleurs et ne pas se sentir aussi embarrassée. D'autant que le jeune homme en rajoute une couche en la narguant en veux-tu, en voilà. D'ordinaire, elle aime beaucoup combattre via les mots mais pour cela : encore faut-il qu'elle soit dans une position qui ne la laisse pas aussi démunie. Pourtant, c'est plus fort qu'elle, du tac au tac elle rend réponse à l'attaque à peine voilée du jeune impertinent.

Ne doutez point de ma grande capacité à provoquer tempête, ouragan, ou que sais-je encore, Monsieur. Vous venez d'échapper au pire.


Viiiiiiiite, s'enfuir et ne plus avoir à subir le courroux du jeune homme !  Voilà une entrée au café Procope qui commence mal, très mal. De la pâleur que son joli minois vient d'afficher, c'est à présent le rouge coquelicot qui s'installe lorsqu'elle entend ce que lui indique ensuite le jeune homme. Oh ! Mais comment ose-t-il !  Hors de question, une fois encore, de se laisser démonter et tant pis si ensuite, pour le coup, elle fuit réellement en prenant ses jambes à son cou !

N'imaginez pas pouvoir me demander autre chose que ce que les convenances exigent !
Les gredins de tous poils risquent fort de savoir comment je m'appelle et de sentir le poids de la tempête autrement plus violente qu'un bris de vaisselle.


Non mais ! Cette fois, la messe est dite, mieux vaut qu'elle fasse demi-tour et qu'elle quitte les lieux. C'est sans compter sur une cliente frondeuse qui la bouscule assez violemment par un coup en traître pour gagner la place qu'elle pensait occuper avant ... avant la catastrophe. De nouveau, la voilà à perdre l'équilibre et à se retenir d'une main sur la table accidentée une première fois. Elle n'a qu'une seule solution pour ne pas se rétamer sur le sol du café et perdre la face définitivement : se laisser glisser, habilement, sur la chaise faisant face au jeune homme. Ce qu'elle fait au moment même où elle est invitée par le jeune homme. Vu la rapidité de son mouvement, il va sans doute penser qu'elle n'attendait que cela ! Quelle honte ! Assez rapidement, elle cherche à reprendre contenance et pour se dédouaner de cette assise aussi rapide que l'éclair, en aparté sans être entendue par la voleuse de place, elle indique au jeune homme, sur le ton de l'outrage : Quel toupet tout de même ! Me bousculer de la sorte pour une place assise !

Une fois complètement rétablie sur son siège, avec grâce, elle ôte son chapeau, ses gants, qu'elle pose sur un coin de table. Avec une certaine effronterie, elle ose dire :

J'accepte volontiers votre invitation à partager un … heu non, pas de thé pour moi. Je déteste l'eau chaude où ont trempé quelques herbes.

Mais, commandez et je me ferais un plaisir de vous offrir autant de thés que vous voudrez, Monsieur.

Un petit ballet de garçons de café s'organise gentiment à leur table, pour débarrasser, nettoyer, remettre à neuf. Il n'y a à présent plus aucune trace de la tempête. Alexandra respire enfin non sans être de nouveau piquée sur sa prédisposition à casser la vaisselle. Ce à quoi elle ne répond pas mais enregistre pour plus tard.

Ainsi donc, êtes-vous écrivain et artiste ?
Notez, souvent, l'un ne va pas sans l'autre.
Encore qu'écrire à vos administrés ne doit pas requérir un vocabulaire très soutenu.


Une nouvelle petite pique - en réponse à la dernière reçue- ne peut pas faire de mal ! Alexandra offre à son compagnon de tablée, un grand sourire espiègle, plutôt fière de pouvoir rebondir après le tumulte passé.






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Alexandra de Montrieux
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Roman
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PostPosted: 25/09/2016, 07:41    Post subject: [RP/Ouvert à tous] Le café Procope Reply with quote

L'empressement avec lequel elle se "glisse" pour ne pas dire" tombe élégamment " sur la chaise qu'il lui propose a pour le don de le faire sourire , On peut dire sans aucun doute possible qu'une femme retombe toujours sur ses pieds, même si , pour le moment présent, c'est une autre partie de son anatomie qui a amorti la chute.  La table n'avait meme pas tremblée cette fois ci , surement par manque de thé à renverser Ce murmure qu'elle lui offre finit d'achever sa mauvaise humeur des précédentes minutes la trouvant amusante en fin de compte, et très bonne comédienne notamment sur le ton outré que prend sa voix. Se penchant à son tour pour lui répondre sur le même ton de la confidence

Vous avez raison Madame, un toupet sans nom. Vous voici obligée de partager la table d'un parfait inconnu qui boit du thé, je ne peux que compatir.Je puis aller les voir pour leur dire notre façon de penser si votre outrage est trop important?  

Il preferait souvent plaisanter de situations comme celle ci, plutot que d'en faire un drame national . C'etait une façon de dédramatiser l'amorce d'un conflit qui pourrait prendre une ampleur injustifiée et continuer de faire palir ou rougir cette dame qui avait trouvé sa redemption minime avec ses excuses. Le garçon de café attendait, lui, qu'on fasse attention à sa présence finissant des messes basses qui pourraient durer des heures sur les gens au toupet phénoménal . Se redressant contre le dossier de la chaise, la voix éclaircie à nouveau

- Un autre thé bien sucré pour moi. Madame ? 

Il attendit qu'elle prenne commande. le rire  élargissant son sourire  à ses mots et petites piques acerbes qu'il appréciait. Le mordant de la situation était plaisant. Surement bien plus que de passer la soirée à mi chemin entre travail et plaisir auditifs . 

- Vous allez vite en jugement Madame.
- Je ne suis pas écrivain ne maniant pas la verve écrite aussi bien que l'orale, quand à etre artiste, je peins, je dessine, est-ce que cela fait de moi un artiste ? Je vous en laisse seule juge si un jour vous voyez mon travail . Mais je m’intéresse à l'Art dans toutes ces formes. Pour moi ce sont les traces que nous laisserons à notre futur. Haussant un sourcil à sa confidence envers cette inconnue à la chevelure de feu il baissa le regard une fraction de seconde preferant faire l'impasse sur ses passions . Qui sait qu'il elle etait ? Qui sait combien elle s'en moquait ?Puis la regarda à nouveau . Sa délicatesse tranchait un peu avec l'endroit. Elle devait etre bien loin de chez elle  Mais cela n'est qu'un avis .
- Quand à écrire aux administrés , même si il n'y à pas besoin de prose, et fort heureusement, il faut néanmoins savoir les accrocher avec quelques mots choisis avec soin afin de les inciter à se mettre en règle avec notre Mairie, croyez moi l'exercice peut être difficile pour toucher le cœur ou l’intérêt des administrés.

- Et vous meme ? Le garçon apporta les boissons commandés, Roman se saisissant de sa tasse un peu plus hâtivement, ne sait-on jamais si il y avait un coup de vent tempetueux. Il ne chercha même pas à cacher son geste, mais à la fin de celui ci il lui lança un oeil amusé avant de reprendre portant sa tasse aux lèvres .

- Seriez vous artiste? muse? Remarquez que j'emprunte le même chemin raccourci que le vôtre

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