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[RP/Ouvert à tous] Café-glacier Tortoni
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Maissy
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Joined: 11 Apr 2017
Posts: 19
Localisation: Paris
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PostPosted: 12/04/2017, 19:09    Post subject: [RP/Ouvert à tous] Café-glacier Tortoni Reply with quote

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Maissy ne se fit pas prier pour terminer la glace. La dame était vraiment gentille. Une tenue pour faire dodo ? Elle dormait toujours avec ses habits. Elle jeta un regard sur son vêtement qui ressemblait plus vraiment à cela.  

 
" J'ai finiiiiiiiiiiiiiiiii. Dis pourquoi acheté un vêtement ? Je peux pas dormir comme ça ? Je dors toujours comme ça, moi. " 

 
Elle descendit de la chaise et sourit en glissant sa petite main dans la sienne.  

 
" Mon ours...J'ai oublié mon ours. Tu pourras dire à ta patronne de prendre mon ours quand elle ira prendre mon frère, si te plait ? " 

 
Ben, oui, elle pouvait pas vivre sans son ours, seul cadeau de ses parents et elle l'avait laissé à la baraque ce matin avant de partir. Elle attendit que la dame enfile son manteau et la suivit avec plaisir.  

_______________
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Fostine
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Joined: 19 Aug 2016
Posts: 52
Localisation: paris
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PostPosted: 12/04/2017, 19:23    Post subject: [RP/Ouvert à tous] Café-glacier Tortoni Reply with quote

Un vrai sourire illumina le visage de Fostine, elle hocha de la tête vivement à la négative avant d'attraper son manteau et la petite main de l'enfant.

Non! Nous allons t'acheter une chemise pour la nuit.

Puis elle détailla la tenue de l'enfant avant de lui dire fièrement:

Et même une nouvelle robe!

Après quelques pas, elle arrêta sa marche pour se pencher vers le visage de la petite et planter ses yeux dans les siens.

Tu as ma parole, ma patronne saura te retrouver ton ours. Mais ce soir tu pourras dormir avec un petit chat et une petite chienne. Tu aimes les animaux n'est ce pas?

Pour la première fois, la Lenoir ria, tellement soulagée de savoir l'enfant en sécurité pour la nuit. Même si elle savait qu'elle devait rapidement parler avec Azelma pour sortir Gavroche et les autres de cette maison de malheur.

Elle serra un peu plus les doigts de l'enfant et l'entraina direction la rue où logeait l'amie d'Azelma. Elle n'y était jamais allée mais savait fort bien où l'artiste habitait.
Secrètement, elle espérait qu'elle serait chez elle lorsqu'elles auraient terminer leurs emplettes.

Puis tu prendras un bon bain, tu aimes les bains?

Puis elles entrèrent dans la première boutique de vêtements qu'elles trouvèrent sur leur chemin, plus elles s'éloignait de l'endroit de la fameuse baraque, plus Fostine avait le coeur léger.
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Amaury d'Appremont
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Joined: 10 Apr 2016
Posts: 65
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PostPosted: 08/07/2017, 14:42    Post subject: [RP/Ouvert à tous] Café-glacier Tortoni Reply with quote

Juillet 1823

Le lendemain de sa rencontre avec la vicomtesse de Saint-Rémy, Amaury appréhenda sa journée avec une joie toute enfantine, un large sourire éclairant son visage devenu radieux. A la surprise de son domestique, quant à lui d’une gravité toujours égale, il fit sa toilette en sifflotant un air de musique grivoise et donna même à son majordome du « Mon bon Demestre », à lui à qui il ne s’adressait jamais sous un terme plus affectueux que « Demestre », tout court.

- Monsieur est de bonne humeur ce matin. osa seulement le digne homme tandis qu’il rasait son maître, lui jetant un regard en coin.

Il n’eut pour toute réponse qu’un fin sourire, presqu’un rictus, qu’il attribua à une nouvelle conquête amoureuse, de celles qui ne manquaient jamais dans certains hôtels de la capitale. De son maître cependant, il ne devait rien apprendre, ce dernier s’étant pour l'instant promis la plus absolue discrétion quant à l’amitié nouvelle qui était née avec Madame d’Argenson.

Dans l’après-midi, le jeune homme, dont le cœur battait une chamade qu’il n’arriva à calmer que partiellement, fit appeler une voiture de louage qui devait l’emmener de la rue d’Hauteville au café, à quelques rues seulement de là. Il y arriva d’ailleurs avec un quart d’heure d’avance, vêtu d’un vêtement extrêmement ajusté, pantalons blancs, gilet aux rayures fines et veste à basques, le tout à la dernière mode, qu’il avait récupéré chez son tailleur l’avant-veille. Cette mise devait, selon les conseils du professionnel, lui faire abandonner cet air de bourgeois respectable qu’il avait contribué à se créer. C’est donc en homme du monde, affichant une oisiveté qui pourtant ne lui ressemblait que partiellement, qu’il prit place dans le salon raffiné, laissant ses gants de chevreau et son couvre-chef au serviteur qui l’accueillit. A peine assis, il se mit en tête de préparer quelques mots à l’égard de la jeune femme qui ne devait plus tarder et vit donc avec effroi les minutes courir sur son gousset sans trouver les phrases adéquates. Sentant monter en lui une véritable appréhension, il hésita même un instant à quitter le café, mais se ravisa finalement, tout en sirotant un verre de limonade bien fraîche qu’il but peut-être un peu vite. Puis, soudain, ses sangs se glacèrent, un pendule sur une commode venait de sonner trois heures.
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Azelma
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Joined: 19 Apr 2016
Posts: 3,331
Localisation: Saint Rémy de Provence
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PostPosted: 08/07/2017, 15:20    Post subject: [RP/Ouvert à tous] Café-glacier Tortoni Reply with quote


Ce matin-là comme chaque jour de la semaine, elle a déjeuné avec son époux en discutant d’événements  et d’autres mais surtout de l’avancement de l’enquête concernant l’affreuse journée du huit janvier. Elle ne fait pas mention de son rendez-vous avec Amaury, non qu’elle désire lui cacher sa rencontre, mais surtout qu’elle souhaite en apprendre plus sur le jeune homme avant d’en parler avec Thierry.

Puis elle a conversé prestement avec la Lenoir lui donnant les consignes pour la journée et le repas du soir. Quelques caresses affectueuses aux petits chiens tout en discutant  avant de prendre ses dossiers pour se rendre à la mairie pour ensuite un peu  plus tard dans la matinée retrouver le Louvre.

Il est à peine huit heures, ses hommes doivent déjà être devant la porte de la demeure à l’attendre.  Une fois montée dans le coupé, elle découvre ses hommes amusés assis à l’attendre.

Vous jouez à cache-cache ce matin ?

Ils s’amusent à la taquiner alors que la voiture les mène à la mairie où elle a peu à faire pour une fois. Quelques courriers, mais surtout discuter avec son secrétaire Monsieur Lecoester au sujet du repas de charité qui se profile et qui pour l’heure n’attire pas les foules pour ne point dire personne. Comme elle est d’excellente humeur, cet état de fait ne la panique pas plus que cela. Les parisiens semblent se désintéresser de tout en ce moment et la date choisie n’est peut-être pas la plus propice.

Arrivée au Louvre, elle prend connaissance d’un courrier de Sa Majesté lui indiquant qu’il l’attend aux Tuileries à dix-sept heures tapantes en compagnie d’autres ministres dont son époux. Invitation qui fait suite à un courrier qu’elle a envoyé la veille au soir au Roi, légère grimace, hors de question d’annuler le rendez-vous au glacier.

Aussi, le trio retourne boulevard Poissonnière, la jeune femme se change afin d’être présentable devant Sa Majesté tout en se disant que Monsieur d’Appremont risque de la trouver fort apprêtée..... Tss ! C’est ça ou annuler et elle se refuse de manquer ce moment qu’elle imagine déjà délicieux.

C’est donc dossiers pour la réunion en main et vêtue d’une robe cintrée à la taille de couleur mauve, un fin collier discret autour du cou, qu’elle regagne avec ses hommes le coupé.

Louvet donne l’adresse au cocher, la voiture prend directement la direction du centre de Paris. Il les dépose juste devant l’entrée du café avant de s’éloigner avec ordre de revenir les chercher pour cinq heures moins le quart, hors de question également d’être en retard pour l’entrevue avec le Roi.

Quinze heures vient de sonner lorsque Jeckel ouvre la porte du café, Azelma y pénètre balayant la salle du regard à la recherche de Monsieur d’Appremont. Heckel entre à sa suite, quand elle aperçoit Amaury et qu’un serveur vient la cueillir, elle répond simplement à ce dernier : qu’elle est attendue.

Le jeune homme semble perdu dans ses pensées et ne la voit pas s’approcher de lui, arrivée à hauteur de sa table alors que son regard se pose sur elle comme s’il avait senti sa présence, elle lui sourit largement :

Bonjour Monsieur d’Appremont, veuillez excuser ce léger retard, j’ai eu un petit contre temps.

Oui, elle ne se voit pas lui raconter sa journée mais elle est ravie d’être là. La d’Argenson fait signe à ses hommes, qui viennent de saluer de la tête Amaury, d’aller s’installer à une autre table. Ils ne se font pas prier et vont s’asseoir un peu plus loin mais pas de trop pour intervenir au besoin. S’ils ne peuvent entendre leur conversation, ils ont un bon champ de vision sur la jeune femme et les tables alentours.

Azelma reste debout bêtement se demandant si elle peut prendre place ou si elle doit attendre qu’il l’y invite. C’est la première fois qu’elle sort ainsi, aussi elle ne sait trop comment agir... Son coeur s'emballe comme si elle était une gamine prise la main dans le panier de pomme.

Intimement elle espère qu’il ne lui tienne pas rigueur pour ces quelques minutes de retard, elle qui est toujours ponctuelle voire en avance d’habitude et elle espère également qu’il est aussi content qu’elle l’est de le revoir, aussi elle ne peut s’empêcher d’ajouter amusée :

Je vous découvre à la lumière du jour...

Nouveau sourire amusé, en jouant de ses doigts presque nerveusement sur les pans de sa robe. Et si la magie de la veille s’était envolée ? Et s’il regrettait déjà d’être là ? Et si et si... Elle repense à une phrase de son grand-père qui disait : « Et si ma tante en avait on l’appellerait mon oncle ! » ce qui la fait sourire plus largement. Décidée à laisser le temps qui s’égrène donner réponse à ses questionnements, laissant de côté les émotions de sa matinée sans oublier son rendez-vous mais décidée à profiter pleinement de ce charmant jeune homme qui est élégant de surcroît.

 
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Amaury d'Appremont
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Joined: 10 Apr 2016
Posts: 65
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PostPosted: 09/07/2017, 08:27    Post subject: [RP/Ouvert à tous] Café-glacier Tortoni Reply with quote

Comme un songe, la voici venir. Conformément au bon usage, Amaury se leva, inclinant la tête avec distinction, non sans se départir d’un léger sourire qui le prit à la vue de la jeune femme. Toute appréhension d’ailleurs s’évanouit aussitôt qu’elle fut à sa portée, sa seule présence calmant des nerfs qui l’avaient éprouvé depuis le déjeuner. Recevant la main droite au gant levé de son invitée, il s’inclina en faisant mine d’y déposer un discret baiser, non sans veiller à laisser entre ses lèvres et la peau fine de la jeune femme quelques centimètres de pudeur.

- Mais non Madame, vous êtes d’une ponctualité qui me flatte. lui répondit-il avec un sourire en coin.

Loin de l’étiquette pourtant, la vicomtesse le fit rire immédiatement, à peine furent-ils installés. Un léger rire clair le prit, qu’il n’essaya point de camoufler, malgré les désapprobations manifestes de certains rares individus graves de leur voisinage qui portèrent sur eux un regard désapprobateur.


- M’observant à la lumière du jour, j’espère que vous ne serez pas déçue d’avoir été à l’origine de ce rendez-vous.

Un clin d’œil complice accompagna ces paroles, tandis que ses mains fines et blanches, déshabillés de leurs gants, jouaient précautionneusement avec le verre à pied qui contenait encore un fond de limonade. Son regard s’étant attardé un peu longtemps sur la toilette flatteuse de son vis-à-vis, la rencontre de ses yeux avec ceux azuréens de la jeune femme, le fit détourna le regard pour faire le tour de l'établissement, comme s'il cherchait un maître d’hôtel pour les servir. Il vit ainsi à la dérobée le couple de policiers attablés non loin, ce qui le fit reporter son attention sur la vicomtesse.

- Eh bien Comtesse, vous êtes parfaitement gardée. dit-il d’abord, sur le ton de la confidence. Ces deux escogriffes ne vous laissent-ils donc jamais seule ?

Il lui sourit sincèrement, presque peiné pour elle, lui pour qui la liberté était un droit supérieur qu’il avait dû acquérir au mépris des convenances, abandonnant là famille et fortune pour se jeter dans la vie comme un oisillon encore fragile tombé du nid. Il savait avoir grandi depuis cet épisode, mais souffrait dans le secret de son cœur d’avoir perdu ainsi un frère qu’il aimait vraiment et d’avoir fait souffrir une mère, dont il avait encore en souvenir les caresses au temps des innocences. C'est alors qu'un homme grave en cravate noire s’approcha d’eux, lui faisant chasser ces idées sinistres de son esprit.

- Madame souhaite-t-elle un rafraîchissement ?

Amaury, quittant le sourire qu’il n’avait pas encore effacé de ses lèvres, se tourna vers la vicomtesse avec une certaine retenue, comme s’il évitait ainsi tout amalgame sur l’interprétation à donner à cette rencontre informelle. Les gens de service étaient bien des hommes et Amaury voulait à tout prix éviter leurs jacasseries inutiles. Lorsque la jeune femme eut commandé, le maître d’hôtel jeta un regard formel en sa direction, afin de prendre sa commande, un sorbet en sauce et une corbeille de fruits frais. L’individu s’éloigna alors avec une inclinaison de tête, visiblement satisfait. Amaury, amusé, prit alors un air pincé qu’il destina à son interlocutrice, espérant voir naître sur ce visage radieux un des sourires qu’il y avait déjà vus. Le jeune homme respectait les règles élémentaires du savoir-vivre et admettait le bien-fondé des convenances en public, mais en privé, il aimait à se rebeller quelquefois, sans prétention, contre ce conservatisme social qu'accentuait encore la bourgeoisie montante qui croyait ainsi gagner ses lettres de noblesse. Or, devant son interlocutrice, aidé par la confiance qu'il lui accordait sans doute, il se montrait sans fards, avec un naturel que personne ou trop peu de monde lui connaissait vraiment.
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Azelma
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Joined: 19 Apr 2016
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Localisation: Saint Rémy de Provence
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PostPosted: 09/07/2017, 09:36    Post subject: [RP/Ouvert à tous] Café-glacier Tortoni Reply with quote


Elle sait qu’elle doit si habituer mais elle ne s’y fait nullement, aussi reçoit-elle ce baise main sans même comprendre comment sa main s’est trouvée là.  Si la gêne ressentie est bien réelle, elle disparaît dès qu’elle croise son regard tout en étant rassurée qu’il ne lui tienne pas rigueur de ce léger retard.

Amaury rit déjà ce qui étire légèrement les lèvres de la brune mais surtout captive totalement son regard qui perçoit mieux que la veille les détails du visage du jeune homme et déjà en son esprit une idée de portait se faufile, toutefois elle ne se voit pas lui dire à cet instant précis : « Votre rire illumine votre visage, adoucit ses traits et accentue le charme de votre fossette, tout comme ses minuscules rides au coin de vos  yeux qui vous donnent un air enfantin, m’autorisez-vous à faire votre portrait ? »

Non, certes pas ! Ce serait un homme assis sur un banc croisé dans un jardin, elle l’aurait fait sans détour mais pas avec lui, pas maintenant pas comme cela. Toutefois, elle sait qu’un jour prochain s’il l’autorise, elle lui demandera.

Le clin d’œil accompagné de ses mots la fait sourire et elle fait mine de réfléchir quant à cela avant de lui signifier :

Je ne suis point déçue bien au contraire, la luminosité vous sied à ravir.

Elle aussi profite qu’il détourne les yeux pour détailler la salle du regard, la dernière fois elle s’était installée en terrasse aussi n’avait-elle pas eu l’occasion de constater la beauté des lieux. Elle profite également pour regarder furtivement les clients qui les entourent, sale habitude qui est la sienne d’imaginer qui est qui, ce qu’ils peuvent se dire, imaginer leurs histoires mais là pas le temps de laisser son esprit errer à ses divagations alors qu’il s’adresse à elle au sujet de ses hommes.

Ses azurs se font rieurs lorsqu’ils se posent sur lui, alors que son visage marque une forme de dépit et de sérieux :

Lorsque j’ai pris la relève du Baron de Massy, il me les a collés dans les pattes si vous me permettez l’expression. Moi qui aime mon indépendance et ma liberté, je dois vous avouer que les débuts ont été burlesques. Un sourire amusé, effectivement elle leur en a fait voir de toutes les couleurs mais s’est grandement assagie depuis le jour de l’attentat. Effectivement ils m’accompagnent partout ou presque lorsque je travaille ou comme des moments comme celui-ci où il y a du monde. Mais leur présence n’est point pesante, ils sont adorables.

Un homme vient prendre leur commande, la d’Argenson demande un sorbet et une limonade. Elle gratifie l’homme d’un fin sourire avant de reporter son attention sur Monsieur d’Appremont. Lorsqu’elle voit son air hautain Azelma sourit largement amusée en le fixant un instant avant d’ajouter sincère et franche comme toujours :

Il m’est agréable de vous revoir Monsieur d’Appremont, j’ose espérer que vous n’ayez point risqué votre vie en venant jusqu’ici. Moi-même, je puis vous l’assurer, n’ai provoqué aucun nouvel accident.

La jeune femme rit à sa taquinerie avant de reprendre son sérieux tout en conservant un sourire amical.

A-t-il de la famille sur Paris ? Est-il marié ? Enfin qui est-il tout simplement ? Autant de questions qui lui brûlent les lèvres mais qu’elle considère pour l’instant trop personnelle, aussi les laisse-t-elle dans un coin de son esprit pour l’instant. Mais elle ne désire aucunement entrer des banalités, aussi sans se départir de son sourire elle lui demande :

A part vos affaires qui doivent vous prendre beaucoup de votre temps, avez-vous des passions ? Ou tout simplement qu’aimez-vous faire de votre temps libre ?

Toute la nervosité ressentie à son arrivée a totalement disparue, elle se sent bien et en confiance aux côtés de ce jeune homme qu’elle a envie de découvrir. Ces questions lui permettront de se faire une idée de lui, personnelles certes mais moins pense-t-elle que les précédentes. Puis comme elle désire engager la conversation et passer un bon moment, elle ne va pas rester sans rien dire et ressembler à certaines femmes qui font tapisserie dans les salons.

Azelma aime à converser, à partager, à sourire et rire avec lui elle est persuadée que cela sera le cas. C’est d’ailleurs la raison de son culot de la veille en lui signifiant qu’elle aimerait le revoir.

L’étiquette lui étant encore bien mystérieuse, il est fort probable qu’elle la froisse de temps à autres voire souvent, mais s’il sait la voir comme elle est, peut-être n’y prêtera-t-il pas attention ou tout simplement passera outre.

L’endroit est agréable et se prête pleinement à la découverte de deux êtres qu’elle en oublie totalement la présence de ses armoires normandes qui savent se montrer discrètes.
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Amaury d'Appremont
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Joined: 10 Apr 2016
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PostPosted: 10/07/2017, 08:35    Post subject: [RP/Ouvert à tous] Café-glacier Tortoni Reply with quote

Il ne put s’empêcher de prendre un air un peu dubitatif lorsque Madame d’Argenson affirma que les deux policiers qui la suivaient étaient adorables. Un regard sur leur carrure aurait dissuadé quiconque d’ailleurs de les approcher pour converser, ne serait-ce d’ailleurs que pour demander l’heure. Passant à d’autres sujets, Amaury écouta son interlocutrice avec une vive attention, souriant déjà à ses boutades.

- Plaise à Dieu que personne n’ait croisé la route de votre voiture aujourd’hui. lança-t-il avec un rictus amusé. D’autres que moi ne s’en relèveraient pas.

Le jeune homme put cependant remarquer que sa présence lui était agréable, ce qui naturellement le toucha positivement. Il lui sembla même d’ailleurs qu’elle souhaitait en apprendre davantage sur lui, ce qui le flattait, certes, mais lui permettait également par d’habiles retournements à en apprendre davantage sur elle. La conversation avançant, Amaury s’avouait en effet que la jeune femme l’intéressait, non plus seulement sa conversation, agréable du reste, mais sa personne tout entière. Il voulait en apprendre davantage, connaître ses loisirs, savoir ses fréquentations, ses goûts, si elle avait des enfants… Il n’ignorait pas cependant que ces interrogations nécessitaient de se présenter à Monsieur d’Argenson, ce à quoi il n’était pas préparé, ayant toujours eu plus de difficulté à se présenter à un homme, peut-être par sentiment de fragilité, plus encore après avoir connu d’abord son épouse et que cette femme fut si charmante.

- Pour tout dire ma vie doit vous sembler bien monotone. reprit-il, se pliant de bon cœur à l’exercice des révélations. Depuis que j’ai quitté l’Angleterre, où j’ai passé l’hiver – une folie de ma part me direz-vous – je me contente de fréquenter les cafés de mon arrondissement et de lire les nouvelles de Paris.

Bien qu’il en ait ainsi dit beaucoup sur la grande fadeur de son existence, le jeune homme n’en poursuivit pourtant pas moins son récit personnel.

- Je ne vous cache pas me rendre parfois au théâtre. Peut-être est-ce d’ailleurs une faiblesse de caractère mais j’en apprécie l’atmosphère et je prends un sincère plaisir à en écouter les pièces.

« Ce qui n’est pas le cas de grand-monde » se retint-il d’ajouter à cet instant, laissant à son interlocutrice le bon soin d’en deviner les mots.

- Notre langue fut en fait ma première maîtresse, celle dont je tombai amoureux à sept ans et dont j’appris à manier le verbe aussitôt. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle, chaque mois, je passe commande d’une caisse de livres pour garnir les rayonnages de ma bibliothèque. J’en apprécie le parfum particulier, le toucher d’une caresse sur le cuir, la couleur d’une couverture ou le trait d’une gravure, l’esprit de sagesse qu’on y trouve.

Sans doute, le jeune homme aurait-il pu encore longtemps discourir sur le sujet mais il préféra y mettre un terme avant que l’ennui ne prenne la jeune femme dont il ne savait pas si elle partageait ses froides passions. Il aurait cependant put poursuivre encore en avouant son inclination pour le grand air, l’amour des équidés et des courses folles à travers bois, sa passion pour la politique, même internationale, celle des dames… Non, il préférait garder encore des cartes en main, comprenant l’indécence de révéler d’un trait ce que contenait une vie, fut-elle aussi insignifiante que la sienne.

- Voyez comme peut être insipide la vie d’un célibataire d’un peu moins de trente ans. dit-il encore, avec une moue où pointait un léger sourire en coin. La vie de votre mari doit être plus fascinante que la mienne, à bien des égards, surtout avec un appui tel que le vôtre.

Plus qu’un compliment, la phrase confinait peut-être à la flatterie mais révélait une confiance qui, chez Amaury, ne se gagnait qu’avec patience. La jeune femme pourtant, loin de toute raison, avait su gagner son amitié instinctivement, l'ensemble de sa personnalité étant pour le jeune homme, une source intense d’intérêt, certainement parce qu’elle lui permettait de retrouver l’espiègle adolescent qu’il avait si longtemps été.
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Azelma
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Joined: 19 Apr 2016
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Localisation: Saint Rémy de Provence
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PostPosted: 10/07/2017, 10:44    Post subject: [RP/Ouvert à tous] Café-glacier Tortoni Reply with quote


La jeune femme apprend qu’il revenait d’Angleterre, peut-être est-ce une des raisons pour laquelle elle n’avait jamais eu l’occasion auparavant de le croiser. Elle sourit en l’entendant signifier qu’il fréquente régulièrement les cafés, ce n’est guère son cas même si elle l’avait désiré, elle n’a pas le temps ou plutôt ne se donne pas le temps de le faire.

De plus une femme seule, même accompagnée de ses armoires normandes, ferait probablement mauvais genre. La jeune femme se demande dans quel arrondissement il se trouve. La brune peut avoir accès à de nombreuses informations sur les administrés parisiens dans les différents locaux de la mairie, elle aurait pu faire des recherches sur Amaury mais elle préfère apprendre ces dernières de sa bouche.

Il lui mentionne son goût pour le théâtre, elle esquisse un fin sourire. Là encore une sortie qu’elle n’a pas faite depuis bien longtemps. La dernière fois qu’elle s’est rendue au théâtre c’était pour organiser et veiller à la sécurité, alors autant dire qu’elle n’a nullement pu profiter de la pièce.

Attentive à chacun de ses propos, elle le laisse parler sans l’interrompre.  L’amour des mots, voilà un bien joli point commun. Son regard pétille alors qu’il décrit les sensations qu’il éprouve avec un livre.

Azelma comprend mieux son phrasé délicieux, il a effectivement cette faculté qui n’est pas donné à tout le monde d’utiliser la langue française d’excellente manière. Pour elle, c’est une force, une de celles qui lui font défaut. Car si elle aime à lire, prend plaisir tout comme lui au contact des ouvrages quel qu’il soit, elle ne sait d’aucun façon manier le verbe. La brune reste aussi simple dans son phrasé tout comme dans ses écrits... Elle le regrette d’ailleurs, elle qui aimerait pouvoir ne serait-ce d’un court texte envoûter les lecteurs, non pas qu’elle désirerait être célèbre mais juste que ceux qui la lisent parfois prennent plaisir à le faire.

Au vocabulaire employé pour décrire sa vie, la brune hausse un sourcil, serait-il malheureux ? Lui, le jeune homme au rire délicieux, au regard espiègle, aux sourires malicieux... Non, elle n’aurait pas cru cela possible mais pourtant c’est ce qu’elle ressent le concernant à cet instant précis et cela la peine profondément.

Mais elle apprend par la même occasion qu’il est célibataire et qu’il doit en fait avoir l’âge à peu près de son tendre époux et de son défunt frère. Azelma lui sourit avant d’être surprise par la suite. Ce n’est pas la première fois qu’il fait mention de son mari, souvent de manière induite, mais là Amaury le fait de façon plus directe, ce qui étonne la brune.

Azelma mordille légèrement sa lèvre inférieure afin de ne pas lui répondre du tact au tact :  « C’est de m’avoir dans sa vie que celle-ci est fascinante ! » , elle sourit largement amusée à cette pensée taquine qui n’est qu’une plaisanterie qui aurait pu froisser Amaury et elle ne le désire. Mais aussi qui serait totalement fausse puisque Thierry n’a pas besoin d’elle pour avoir une vie fascinante ,si tant est qu’elle le soit, même si elle en fait partie. Bref !

Ses doigts viennent replacer sa mèche rebelle, signe qu’elle est troublée mais également en pleine réflexion. Une autre pensée lui vient, et s’il voulait qu’elle lui parle de son époux pour qu’il la découvre elle ? Cette idée l’amuse plus encore.

Ses azurs s’accrochent à son regard :

Je pense qu’aucune vie n’est monotone si nous sommes heureux, si nous nous réveillons avec le sourire à l’idée de passer une nouvelle journée. Quel que soient nos occupations et activités, si elles nous plaisent, elles nous apportent plaisirs.

Non, elle ne la trouve pas insipide sa vie à condition qu’il soit bien dans cette dernière et y trouve plaisirs. Peut-être n’est-il pas satisfait de sa vie ? Peut-être pourrait-elle à sa façon la lui rendre plus douce qu’elle ne l’est ?

Je ne connais pas l’Angleterre, j’en sais que ce qu’on m’en dit ou ce que j’en lis. Peut-être un jour m’en parlerez-vous plus en détail...

Ce qui sous-entend que la jeune femme espère qu’ils auront l’occasion de se revoir par la suite. Sans lui signifier ouvertement c’est tout de même clairement énoncé. Il est homme intelligent aussi comprendra-t-il aisément de cela, elle est certaine.

Depuis que j’ai quitté Albi, je n’ai eu l’occasion d’assister à une pièce. J’y allais souvent avec mes frères et mes parents. Ce souvenir la fait sourire tout en voilant légèrement son regard, mentionner ses frères la renvoie toujours à la disparition de François-Marie il y a quelques mois et cela lui est pénible même si elle tente de ne jamais le montrer. Je partage votre amour pour la langue française, j’aime à lire quand j’ai un peu de temps un bon roman ou un recueil de poésies. Écrire est un art qui n’est pas donner à tout le monde, comme tout art il autorise à bien des émotions, aussi je comprends tout à fait vos propos.

La jeune femme aime le contact avec le papier, appréciant la texture de celui-ci, se laissant aller au rêve quand elle lit, pouvant même verser une larme en certaines occasions lorsque le texte est tellement beau qu’il en devient touchant.

Sans quitter ses yeux, elle poursuit amusée :

Je ne pourrai dire si la vie de mon époux est plus fascinante que la vôtre ou de quiconque d’ailleurs. Il mène la vie qu’il a choisie et se plait dans ce qu’il fait.

Azelma lui sourit largement avant de lui demander, ou plutôt d’oser lui demander :

En vous écoutant je me demande si vous êtes satisfait de la vôtre ? J’ose espérer ne point vous heurter avec cette question. Voyez-y plutôt un questionnement amical avec le désir de pouvoir à mon humble niveau peut-être vous permettre un peu de fantaisie.

Nouveau sourire espérant surtout ne pas le blesser, ce n’est guère son intention bien au contraire.

Je pense que nous avons tous des carences dans nos vies, elles peuvent être de diverses natures. Que nos vies soient occupées de travail ou d’autres activités, il y a toujours un petit plus que nous aimerions. Sans vous ennuyer avec la mienne, j’ai par exemple l’envie irrésistible d’aller chevaucher... Mais également parfois de prendre du temps pour moi, égoïstement penser ne serait-ce que quelques instants penser à moi.

Elle marque une courte pause avant de terminer :

Parfois au détour d’un quai, suite à un fâcheux incident, alors que rien ne le présageait, il arrive qu’on fasse une rencontre qui permette justement d’ajouter un petit plus à sa vie. Excusez par avance ce que je vais vous dire.

Un pincement de lèvres avant de se lancer sans filet au risque de s’étaler magistralement :

Je vois en notre rencontre une chance. La chance pour moi de découvrir l’homme que vous êtes avec vos faiblesses et vos forces. Le bonheur de pouvoir partager avec l’espoir que nous pourrions être amis. Voyez, vous m’autorisez un sentiment bien égoïste puisqu’il est question de ma petite personne. Je me sais maladroite, je ne manie pas le verbe à la perfection... Je suis franche et sincère je dis souvent les choses comme je les pense... Cela ne plait pas toujours. Elle sourit. Alors c’est encore une fois bien égoïstement que je vous remercie de m’offrir ce moment ici même dans ce charmant café me permettant de faire une pause au cours d’une journée bien occupée.

Elle n’a aucune idée de la manière dont il va recevoir ses mots, intimement elle souhaite qu’il ne lui en veuille pas de cette franchise qui se trouve être un défaut comme une qualité. La d’Argenson espère également qu’elle le verra encore rire et sourire, ce jeune homme qu’elle pensait heureux et comblé par sa vie qui en fait lui semble plutôt mélancolique. La jeune femme aimerait pouvoir en tout honneur lui offrir quelques moments agréables, mais peut-être une fois encore se trompe-t-elle ?

A cet instant précis, elle imagine deux situations possibles. Il se fâche et la laisse là seule, blessé par ses propos... Ou il est touché et nourrit le même espoir qu’elle... Peut-être existe-t-il une troisième possibilité mais elle ne la voit pas.

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Amaury d'Appremont
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PostPosted: 10/07/2017, 13:17    Post subject: [RP/Ouvert à tous] Café-glacier Tortoni Reply with quote

Le regard pétillant que la jeune femme ne cessait de lui destiner le troublait. Il prit donc la peine de déguster le sorbet qu’on lui apporta, appréciant infiniment le liquide glacé refroidir ses entrailles brûlantes. Les sourires qu’elle lui jetait montraient en revanche un intérêt croissant et il crut comprendre que la vicomtesse appréciait les belles lettres autant que lui, ce qui naturellement achevait de fonder l’estime qu’il lui portait déjà. L’écoutant attentivement, bien qu’il s’imposait de baisser le regard après avoir trop longtemps croisé celui de la dame, il fut d’abord choqué de la franchise de ses propos, bien qu’il n’en montrât rien, ou à peine un peu de trouble. Dans le secret de son cœur pourtant, les mots qu’elle utilisait étaient aussi acérés pour lui que la lame de l’épée, lui dévoilant une vérité qu’il connaissait mais qu’il s’était toujours efforcé de tenir hors de portée… Il fallait, pour connaître le bonheur, se réveiller heureux, profiter de chaque instant, se plaire dans chacune de ses activités. Le jeune homme n’était pas malheureux mais, bien que libéré du joug d'un père tyrannique, il suivait un chemin que lui traçaient ses origines, son éducation, son passé en somme, dont il ne sortirait sans doute jamais. Lui pesaient pourtant, sans qu’il s’en doute même, les restrictions qui s’imposaient à lui, le bon usage même, l’interdiction morale de s’intéresser à l’industrie, l’obligation coutumière de regarder sa vie durant en direction du château familial d’Appremont, laissé loin pourtant dans l’Orléanais et par conséquent, la nécessité pour lui de ne pas se faire connaître, par peur qu’un jour son père le retrouve et l’entraîne de force à Saint Sulpice. La jeune femme lui ouvrait les yeux. Amaury devait vivre son existence en propre, sans se soucier des spectres d’un passé révolu dont pourtant il croyait s’être débarrassé. Ces pensées, si elles le bouleversaient, ne changeraient pourtant rien, il le savait. Belle idée vraiment d’être libéré du joug des conventions. C’était un leurre, un beau rêve qu’il ne pourrait vivre qu’en privé, peut-être avec la vicomtesse de Saint-Rémy. Quant au reste de son existence, il s’en accommoderait comme il l’avait toujours fait, à cela près qu’il le ferait à sa propre convenance, sans l’appui d’une famille peut-être, mais sans non plus leurs directives.

- L’Angleterre est un beau pays, quoi qu’on en dise. poursuivit-il pour lui répondre. Un jour peut-être vous le montrerai-je.

Il avait bien compris le sous-entendu d’une prochaine rencontre et cette idée lui rendit son courage. Il savait bien pourtant que jamais il ne voyagerait avec Madame d’Argenson, à moins d’un veuvage prompt et d’un remariage avec lui… L’idée était saugrenue. Pourtant, dans cette bulle d’imaginaire qu’il vivait, il se permettait de charrier un peu son vis-à-vis, espérant un autre sourire, semblable à celui qu’il était en train d’ébaucher. A sa question de savoir s’il était satisfait de sa propre vie, il se contenta de sourire en coin, osant presque un : « Vous pourriez m’offrir ce que je désire… » Il se maudit cependant aussitôt, se sentant rosissant, tout honteux d’avoir eu d’aussi coupables pensées face à une femme dont il croyait ne vouloir que l’amitié, juste l’amitié. Il était pourtant un homme, jeune encore et vigoureux, et son interlocutrice n’avait su que piquer son intérêt. Puni par le sort, il prit trop rapidement une cuillérée du breuvage gelé, sentant une affreuse sensation dans les dents. Il ne put donc éviter une grimace ridicule, tentant avec sa langue de calmer les lancées qu’il recueillit.

- Pardonnez-moi… je…

Un court instant et la douleur disparut, aussi naturellement qu’elle était arrivée. Il rit presque de sa mésaventure mais se reprit, écoutant la longue tirade de son vis-à-vis, décidément d’humeur causante, et sans fard aucun. S’il la devinait toujours occupée, il en eut la confirmation aussitôt, elle qui regrettait de ne pouvoir pas trouver assez de temps à consacrer à ses loisirs et… à ses chevaux. Ouvrant les yeux, il sourit tout à fait. La vicomtesse ne venait-elle pas de pointer là une autre de ses passions !

- Eh bien Madame, si votre foyer ne vous accable pas, pourquoi ne chevaucherions-nous pas ensemble à Vincennes ou à Saint-Germain dimanche après-midi. A moins, bien sûr, que vous ne connaissiez d’autres grands espaces à proximité de la capitale.

Il redevenait un adolescent, trop heureux de pouvoir enfourcher une jument ou un étalon fougueux et galoper des heures durant à travers champs et forêts, jusqu’à l’essoufflement de la bête, lui-même riant aux éclats, les cheveux au vent. Combien de fois était-il retourné au château tout crotté, les domestiques se hâtant de le déshabiller. Nu comme un ver, même à dix-sept ans, il tombait alors dans la baignoire qu’on lui avait préparée, se délectant de l’eau chaude parfumée au lavandin. Doux souvenirs d’enfance… Revenu de ses songes, il n’en entendit cependant pas moins les mots de son interlocutrice, doux à son oreille et si douloureux dans son esprit. Elle était aimable et plus encore. A tel point qu’à l’entendre, il osa effleurer le bout des doigts de la jeune femme, négligemment, comme s’il l’avait fait par une parfaite inadvertance. Il retira sa main aussitôt, avant que quiconque ne puisse l’observer vraiment, prenant une grappe de groseilles à la dérobée dans la corbeille posée sur la table. C’était un aveu mais aussi une sincère marque d’estime, bien qu’elle bouleversât la bienséance. Madame d’Argenson venait de toucher le jeune homme au cœur et, sans mot dire, il venait de la remercier pour son absolue franchise.
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Azelma
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PostPosted: 10/07/2017, 15:10    Post subject: [RP/Ouvert à tous] Café-glacier Tortoni Reply with quote


La brune perçoit son léger trouble, ses joues qui s’empourprent légèrement sans en connaître la cause réelle, elle ne peut qu’imaginer qu’elle l’ait choqué ou blessé et cela la met mal à l’aise. François-Marie et Louis lui disaient souvent : «  Quand Mademoiselle aura fini de mettre les pieds dans le plat, nous pourrons vivre en paix ! », aurait-elle une fois encore agit de la sorte ?

Alors qu’elle lui parle, elle voit  se dessiner une grimace sur le visage d’Amaury. Elle comprend immédiatement ce qui lui arrive et tique légèrement par compassion, elle sait que parfois la douleur peut monter violemment le long de l’arête du nez pour venir planter une aiguille entre les yeux.

Je vous en prie... Elle est à deux doigts de lui tendre un verre d’eau pour tenter de le soulager mais la douleur semble s’estomper.

A sa proposition d’aller chevaucher ensemble, son regard s’illumine plus encore et son sourire devient enfantin.  Elle prend une nouvelle bouchée de son sorbet avant de lui signifier en toute simplicité comme à son habitude :

S’il vous est possible, je préférerai un autre jour. Le dimanche est le seul jour où Thierry et moi pouvons passer un peu de temps ensemble. Mais je peux m’arranger pour un autre moment de la semaine... Enfin si votre proposition tiens toujours, j’en serai sincèrement ravie. Peu m’importe l’endroit.

 
Azelma a la réponse à ses craintes, une éventualité qu’elle n’avait point envisagée. Ses doigts entrent furtivement en contact avec les siens comme une caresse, engendrant un léger frisson dû probablement à la surprise de ce contact. Elle met ce geste sur le compte d’une forme de maladresse alors qu’il va s’emparer d’une grappe de groseilles. Mais elle constate malgré son silence qu’il ne s’est pas enfui aussi est-elle rassurée quant à son aveu de vouloir nourrir un sentiment amical et sincère avec lui.

La jeune femme se concentre un moment sur son sorbet pensivement avant de boire une gorgée de limonade presque aussi fraîche que n’est la glace. Puis lentement, elle reporte toute son attention sur Amaury en lui souriant amusée.

Désolée, je suis une affreuse bavarde... Cela a toujours eu le don d’escagasser mes frères.

Nouveau sourire avant de détourner le regard et observer un couple assis non loin d’eux. Azelma n’ose plus prendre la parole de crainte de le lasser de ses mots, mais ses azurs reviennent à lui, le détaillant furtivement afin de pouvoir de mémoire esquisser ses traits fins sur papier.

L’amitié est comme l’amour, une chose rare, frêle et fragile qu’il faut savoir entretenir, raviver mais surtout ne jamais étouffer. Si elle a plusieurs questions  à lui poser, elle sait qu’il faille laisser le temps au temps et qu’il se confiera à elle s’il le désire.

Azelma repense à sa proposition de chevaucher ensemble et l’idée la fait sourire, elle se revoit à Cordes sur Ciel, au grand galop, échevelée, a tenté de rattraper ses grands frères qui filaient comme le vent. Un imperceptible soupir s’échappe de ses lèvres et lorsqu’elle s’en rend compte, elle espère qu’il ne l’ait pas mal interprété.

Si certains souvenirs sont délicieux, ils renvoient souvent à une blessure qui ne se referme pas, qui restera béante à jamais. La d’Argenson espère que Monsieur d’Appremont lui propose un autre après-midi, car l’envie de se hisser à dos d’équidé, pour se laisser aller à la liberté, se fait dévorante. Le jeune homme semble doué d’une sensibilité certaine, rares sont les hommes qui en parlent librement. Ce qui attise plus encore sa curiosité bien qu’elle tente de refreiner au mieux toutes les questions qu’elle se pose encore à son égard.
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Nicolas.Lévy
Conseil des Ministres
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Joined: 09 May 2017
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PostPosted: 23/07/2017, 16:39    Post subject: [RP/Ouvert à tous] Café-glacier Tortoni Reply with quote

Dimanche ... nous sommes dimanche et au lieu de me promener dans la ville pour m'imprégner des lieux, j'avais passé une grande partie de mon après midi au bar de la ville en bonne compagnie. J'y avais rencontré Mattéo un homme fort sympathique et Azelma la mairesse de la ville, qui devait reprendre son rôle de maire ce soir. 
Nous avons si bien discuter, parlant aussi de la femme mystère, que je n'avais vu le temps passer. Ce fut que lorsque la mairesse quitta le bar que je me rendis compte que l'après midi était presque achevée


Je sors donc du bar pour me promener et la je me retrouve devant un commerce dont j'ignorais l'existence. Mais comment font ils pour faire des glaces ? 
Quel grand mystère pour moi. Afin de le résoudre, je décide de rentrer dans l'établissement. Je m'installe à une table et là on passe prendre ma commande.
N'y connaissant rien, je demande à la serveuse quel goût elle prendrait à ma place. Sur son conseil , j'opte pour le goût de fraise. Après tout, pourquoi je n'aimerait pas ? J'aime les fraises non ? Alors ça devrait bien se passer. 


J'attends tranquillement ma commande, avec laquelle j'ajoute une limonade pour faire passer le tout. Par la fenêtre je regarde les gens passer. Que cette ville est plus peuplée que Saint Denis. En une après midi j'avais croisé la moitié de personnes que j'avais rencontré en plus de deux mois sur Saint Denis. Et si je décidais de changer de ville ? 
La Duchesse  ou la femme mystère, comptait sur moi pour le poste du cadastre . Je ne me voyais pas la délaissée ainsi et si rapidement
Je devais juste bien réfléchir avant de prendre une décision comme celle ci. 


Mais pour le moment je n'étais pas là pour penser à cela, mais plutôt pour déguster une glace que venait de m'apporter la serveuse
Je me penche au dessus de ma coupe et je sens son contenu ce qui fait que je me retrouve avec un peu de glace sur le bout du nez ce qui fait rire la petite fille assise à une table pas très loin. Je lui tire la langue, amusé, j'essuis avec la serviette la glace sur mon nez puis je prend ma cuillère et j'en prend une grande portion que je mets aussitôt dans ma bouche.
Qu'est ce que j'avais fais là  ? Mais quelle idée ! La serveuse aurait du me dire que c'était si froid. Un frisson parcours mon corps, la bouche est devenu un glaçon.
Je ferme les yeux prit par surprise par cet élan de fraîcheur soudaine. 


Je finis par enfin avaler ma portion de glace, ayant l'impression que mon cerveau c'était figé. Du coin de l’œil je vois toujours la fillette qui me fixe amusée.
De nouveau je lui tire la langue ce qui n'enchante pas sa mère. Je ris puis je continue de déguster ma glace. C'est que ce n'est pas mauvais du tout une fois que l'on sait que ça peut glacer le cerveau ! 


Buvant entre deux mon verre de limonade, je reste un moment dans ce commerce me demandant même si je ne vais pas en commander une seconde ...
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