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[RP/Ouvert à tous] "Le Majestic" Salon de thé.
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Néron
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Joined: 30 Nov 2015
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PostPosted: 25/08/2016, 02:36    Post subject: [RP/Ouvert à tous] "Le Majestic" Salon de thé. Reply with quote

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Quelle belle histoire!De tavernière à Baronne puis sans lécher les bottes de quelqu'un ou pire encore!Tel que David contre Goldorak,vous avez bravé des défis bien plus grand que vous!J'aime ça!Ho que oui!Vous savez,à votre âge,beaucoup ne connaissent que la vie de champs et ceci durant toute leur vie.Vous avez une beaux vécus et ça!C'est Papi qui le dit!


L'ancêtre lui donna une petite tape amicale sur la main et poursuivit ses dires.


À mon tour de vous dévoiler mon passé,hein!?


Sans prévenir,le vieux fou approcha sa tête puis murmura le plus près possible de la Baronne.


Je suis un Empereur Déchu.....


Dès ses paroles dîtes,l'ancêtre revint à une posture normale,car la commande faîtes plutôt arriva.
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MlleAdélaïde
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Joined: 25 Nov 2014
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Localisation: Là où l'Espoir existe....
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PostPosted: 31/08/2016, 09:10    Post subject: [RP/Ouvert à tous] "Le Majestic" Salon de thé. Reply with quote

-- Entrevue --

Après quelques minutes d'attente, les mets arrivèrent. Devant sa part de gâteau et son chocolat, la Baronne ne pouvait résister plus longtemps à la tentation. Tout en sirotant son chocolat, elle écoutait son interlocuteur avec attention.

- Merci Monsieur Néron, on a tous une vie que l'on croit unique, car on ne sait pas si on vivra indéfiniment. Alors, puisque l'on ne sait pas, autant se donner les moyens lors de cette vie pour atteindre ce que l'on souhaite. Cependant, ce que l'on désire implique toujours des sacrifices.

La jeune femme sourit suite à l'allocution du Professeur.

- Alors, vous êtes donc un Empereur déchu.... Peut-être, oui. Toutefois, racontez-moi ce qui fait de vous un Empereur, de surcroît déchu.

_______________


Opleve - elske - drømme
Découvrir - aimer - rêver
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Néron
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Joined: 30 Nov 2015
Posts: 212
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PostPosted: 02/09/2016, 21:51    Post subject: [RP/Ouvert à tous] "Le Majestic" Salon de thé. Reply with quote

Néron tassa ce qu'il avait commandé pour s'approcher de la Baronne et le vieux fou lui murmura très fort..... comme seul les personnes de l'âge d'or savent le faire.


Je suis né à Rome d'un père empereur et d'un mère trop ambitieuse.Je me rappelle de mon père comme si c'était demain!Un homme bon et jovial.Tandis que ma mère ne pensait qu'au pouvoir.Un jour,lorsque je jouais avec mes bonshommes de bois dans ma chambre,ma mère est venue me dire que mon père était parti dans un monde meilleur.Alors dès ce moment,à mes seize ans,je suis devenue Empereur de Rome!Certains se sont opposés,mais ils ont tous fini aux lions.Ainsi,sans que je le sache,ma mère avait le pouvoir qu'elle désirât tant.Malheureusement pour elle,mes conseillers ne l'aimaient guère,car ma mère était très autoritaire puis même me privait de gâteau!Moi Empereur de Rome!Alors un jour,mes conseillers m'ont annoncé qu'elle avait rejoint mon père dans un monde meilleur.J'étais triste au début et je ne comprenais point pourquoi ma mère avait quitté notre monde puis surtout....où est se monde meilleur!?


Alors,j'ai mené des armées,rasé des villages,interroger des chefs de guerre.Personne ne savait où était-ce fameux monde meilleur.Ensuite, au fil du temps et à force de me mettre des personnes à dos pour trouver ce que je cherchais.J'ai perdu la confiance du sénat et de mon peuple puis de mes conseillers.Par conséquent,lorsqu'un groupe de viking portugais est venue brûler Rome,ceci est passé sur mon dos et j'ai dû prendre la fuite en bateau,sinon.....C'était la mort.


Le vieux four prit une gorgée de son breuvage puis termina de monopoliser la conversation.


Et c'est ainsi que je suis atterrit à Cherbourg!Ne me demandez point comment se fut le voyage en mer,je m'en rappelle aucunement.
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Azelma
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Joined: 19 Apr 2016
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Localisation: Saint Rémy de Provence
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PostPosted: 29/10/2016, 09:45    Post subject: [RP/Ouvert à tous] "Le Majestic" Salon de thé. Reply with quote

Samedi 29 octobre 1822 
 
15 heures 

 

Azelma a fixé rendez-vous à seize heures à la demoiselle, mais se rend plus tôt au Majestic afin d’aller saluer ses anciens collègues. La maire de Paris n’oublie pas où elle a commencé en arrivant sur la Capitale. Reconnaissante, elle l’est même si elle n’est genre à faire des courbettes exagérées ou brosser la Baronne dans le sens du poil, ceci n’est guère dans sa nature.

Elle se remémore parfaitement ses premières heures et jours dans la ville, la prise de service chez Gabrielle et bien évidemment son travail au Majestic. Aussi c’est le plus simplement du monde qu’elle pénètre dans le salon de thé, vêtue de sa cape qu’elle ôte prestement pour laisser apparaître une robe simple, sans froufrou, aux couleurs d’automne orangée, agrémentée d’un léger décolleté discret et d’une ceinture rougeoyante rehaussant un peu  le tout pour égayer la tenue. Simple mais malgré tout élégante à son goût, légère et chaude, lui permettant aisément tous déplacements et s’y sentant à l’aise.

Elle dépose son sac sur le comptoir en saluant la serveuse présente qui ravie de la voir appelle les autres employés qu’elle salue un à un d’un sourire et d’une phrase aimable, prenant de leur nouvelle. A la fois ravie de revenir dans la place et tout autant de les revoir.

Après un bon moment d’échanges, elle leur signifie qu’elle attend une jeune femme accompagnée de son filleul, filleul dont elle a peu d’informations hormis le fait qu’il soit malentendant de naissance, qu’il soit arrivé de Londres, qu’il sait lire et enfin son prénom Alexander.

Son âge ? Aucune idée !

Ses centres d’intérêts ? Guère plus !

Elle demande à la personne responsable du service de salle de s’assurer que le jeune homme ne manque de rien et que l’on soit à son écoute. Azelma a apporté son matériel à dessin au cas où le jeune garçon aimerait dessiner, ainsi que quelques revues susceptibles de passionner un adolescent.

La jeune femme espère faire mouche dans au moins une de ses préparations mais pour l’heure n’en a aucune certitude, ce qui ne la soucie pas plus que cela en fin de compte. Persuadée qu’elle est que le bouquet de temps que va lui offrir Appoline sera comme les couleurs de l’automne chatoyant et passionnant, persuadée également qu’elle aura grand plaisir à rencontrer Alexander si toutefois il est bel et bien présent.

Ses demandes sont entendues et la serveuse lui propose de s’installer à une table légèrement retirée de la salle assez grande pour les accueillir tous les trois, mais non loin d’une plus petite au cas où la jolie métisse préfère y installer son filleul. Azelma n’est pas style à imposer ses choix mais plutôt à respecter ceux de chaque personne.

Le garçon de salle la débarrasse de sa cape et de ses gants qu’elle glisse dans la poche de sa cape, avant de s’installer à la table impatiente de voir arriver son ou plutôt ses invités du jour.

Assise confortablement, elle a un peu de temps devant elle pour sortir de son sac la lettre réponse d’Appoline et sourit amusée en la relisant pour la énième fois. La mystérieuse métisse l’amuse grandement par son comportement décalé mais franc. Elle est différente des demoiselles qu’elle rencontre habituellement, sans chichi, brute de pomme, un joyau de sincérité et de naturel qui ne peut qu’aiguiser la curiosité de la de Galaup.

Non pas une curiosité mal placée afin de connaître les moindres secrets de la beauté brune, aucunement, juste l’envie de partager un moment riche en rebondissement et amusement.

Prendre du temps, juste pour le plaisir en se laissant aller à son naturel sans avoir à prendre des gants ou faire des courbettes.

Peut-être même poursuivre le jeu débuté à l’Université Royale...

Peut-être envisager d’apprendre la danse sensuelle à sept voiles dont elle lui a fait mention...

Peut-être converser de tout de rien avec une pointe d’humour pince sans rire ou franchement hilarant...

Peut-être que le bouquet de temps ne suffira pas et qu’il faudra en prévoir d’autres...

Le temps est infini et éphémère à la fois, il est précieux et c’est ma foi le plus beau présent dont peut se munir la Blanchaert pour cette entrevue.

Bref, Azelma est là pour passer du bon temps avec la demoiselle qui a su la rendre plus gaie à un moment de sa vie où les événements ne le sont pas tant que ça.

Une fois encore le temps a son importance, ne dit on pas qu’il faut laisser le temps au temps et qu’il guérit des blessures ? Certes, il est vrai que ce soit le cas ! Mais lorsqu’on a la chance de croiser le chemin d’une personne exceptionnelle comme la jolie métisse, le temps semble s’écouler autrement, voire même s’arrêter un instant...

Enjouée à l’idée de la voir entrer dans le salon de thé, Azelma voyage déjà dans un lieu où il ne sera pas question de travail, ni même d’ennuis mais juste de partage et de découverte.

Frôler des terres inconnues, explorer des idées et une culture dont elle n’a aucune idée, découvrir une personnalité particulière, un voyage riche de promesses grâce à la belle métisse qui devrait la rejoindre. Une bouffée d’air fraîche ou chaude selon, mais une prise de respiration hors du temps.

Alors, elle est impatiente pour toutes ces raisons et tellement d’autres encore. Elle en brûle d’apprendre sur tout ce que la jeune femme voudra bien lui accorder. Une rencontre haute en couleur qui elle espère intimement sera suivie d’autres... Mais cela l’avenir seul pourra le dire.

Mais pour l’heure, elle se laisse aller à espérer l’entrée prochaine d’Appoline et d’Alexander. De pouvoir avoir l’opportunité d’observer les flammes d’intelligence et d’espièglerie dans le regard de la métisse... De pouvoir profiter de son esprit vif et joueur... De pouvoir déballer en tout impunité le présent périssable mais ô combien précieux que la mulâtre est prête à lui offrir.

Ses azurs guettent chaque entrée alors que son esprit est parti dans des profondeurs abyssales où la proie se laissera ensorceler par la prédatrice pour le plus grand bonheur des deux, c’est exactement ainsi qu’elle imagine les minutes ou heures à venir.

Ce sentiment est délicieux un partage mêlant le sucré, salé et l’épicé, une bouchée de saveurs pétillantes et surprenantes.  C’est ainsi qu’elle est, en attente suspendue dans le temps.... Place à une rencontre atypique entre deux jeunes femmes qui devraient réussir à s'entendre....

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Appoline
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PostPosted: 30/10/2016, 16:03    Post subject: [RP/Ouvert à tous] "Le Majestic" Salon de thé. Reply with quote

Paris, 15 heures passées.



Dans cette rue parisienne bondée, cheminent, le pas léger deux silhouettes. Le flambeau du soleil éveille le regard émeraude de son filleul. Elle l'observe par quelques coups d'oeils dérobés, s'émerveiller devant un montreur de macaque harnaché à l'étui d'un violon. L'homme, violoniste littéralement happé par son morceau n'ouvrira pour rien au monde les yeux, pas même quand des piécettes tintent et s’entrechoquent sur le satin rouge sale de l'étui. Les deux reprennent la marche en silence, flânent, puis achètent un bouquet qui déplaît à Alexandre, persuadé qu'il est flétri. Persuadés d'être en avance, et parvenus sans entrave à deux pâtés de bâtisses du Majestic, ils s'arrêtent devant une statuette représentant un corps féminin démembré .

Tant que les billes vertes fixent l'objet d'art, elle renonce de toutes les manières, à lui adresser la parole. Rappelons que l'enfant malentendant ne lit que le mouvement labial. Elle n'a donc guère d'autre choix que de se plonger par mimétisme dans cette contemplation au point d'observer une cassure à la base du cou de la statue, comme si la tête, en bronze, s'était désolidarisée et qu'on l'avait ressoudée. Un coup d'oeil de biais posé sur son profil à lui et elle s'aperçoit sans surprise qu'il a les yeux braqués sur la même anomalie.

Son regard intrigué, se lève enfin vers sa marraine, et s'ancre au sien, interrogateur. Patient, il aura un silence après un court moment de réflexion


-Je crois...que...c'est une femme qui a perdu la tête, et que la société oblige, malgré elle, à la garder sur les épaules.

L'explication spontanée sera pesée un court instant dans la caboche d'Alexander, puis semblant peu convaincu, il abandonne définitivement ses contemplations pour amorcer leur mobilité.

-Je suis impatient de voir cette jeune femme, même si je suis sûr qu'elle va détester ton bouquet parce qu'il pique et..qu'il est tout flétri.

Le nez moucheté de son et froncé la fait sourire alors qu'en "homme" miniature il la devance, la démarche nonchalante un livre à la main gauche. Elle n'a pas daigné lui expliquer pourquoi le bouquet "pique" (sic) et manque de fraîcheur, car tout occupé qu'il est à lui lancer des piques, il n'avait pas daigné lui non plus à quérir une réponse sur ses lèvres. Peut-être qu'en les lisant tout à l'heure quand elle parlera à Azelma, il sera tout d'un coup, moins critique.

Confiante, elle repense à Azelma, à ce plaisir entier et presque enfantin de faire sa connaissance. Elle repense à cette tristesse qu'elle a décelée dans ses yeux, enfouie en elle. À un peu de colère peut-être aussi. À tous ses non-dits, à son petit grain qu'elle assume un peu, malgré beaucoup de pudeur. Heureuses sont les âmes fêlées, elles laissent passer la lumière. Et malgré ses émotions contenues, l'âme d'Azelma est lumineuse. Puis sa grande curiosité, et son courage d'aborder la différence la rendent différente. Appoline a appris depuis des lustres que la curiosié est un signe d'intelligence et non un défaut.

Les pensées orientées vers le Majestic atterrissent dans le lieu quand ils aperçoivent, inscrit sur le devanture élégante, le nom. Un dernier échange de regards pour s'assurer qu'il la suit et elle pousse la porte de son avant bras, laissant le bout d'homme entrer le premier, un peu timidement.

-Elle est là bas Alexander

Mais il ne l'entend pas, et n'a pas remarqué qu'elle s'est adressée à lui en paroles. Ses pas se dirigent instinctivement vers une vieille femme assise seule à l'opposé pour s’exécuter en courbette laissant la mulâtre abasourdie devant la scène un court instant avant de réagir, vite le rejoindre et se fondre en excuses, se mordillant l'intérieur de la joue pour ne pas éclater de rire. D'ailleurs elle évite le minois déconfit d'Alexander jusqu'à ce qu'ils arrivent tous les deux à hauteur d'Azelma. Et là, et seulement là, elle ose le regarder enfin, les yeux rieurs et la lippe mordillée, la voix bien qu'audible par tous est basse, pour lui épargner toute gêne.

-Avouez que mademoiselle de Galaup est plus agréable à l'oeil.

Sa tête se tourne vers Azelma, sa main encerclant avec affection l'épaule d'Alexander, quand l'autre oublie le bouquet contre son buste

-Bonjour mademoiselle de Galaup, je vous présente mon filleul, Alexander.

La voix enfantine salue la demoiselle, en écho. Appolline remarquera assez tôt la petite table à côté de la jeune femme, elle s'aperçoit qu'elle a réellement pensé à tout, et que celà ne pourrait être un fruit du hasard si les deux seules tables, étaient les seules ainsi disposées. Le regard s'imprègne du décor, et finit sa course arrimé aux mirettes d'Azelma

-Vous avez raison, le lieu mérite le détour, et y passer du temps, en votre compagnie, promet d'être doublement plaisant..

oh à propos de temps…

Son bras se tend justement et lui offre le bouquet d'immortelles que le fleuriste a fait sécher, amené à les suspendre au plafond. Alexander poli, les regarde tour à tour, suspendu à leurs lèvres. Il contient avec peine ses critiques cette fois, mais la mulâtre qui adore l'enquiquiner, le dénoncera à demi

-Quelqu'un- que je ne trahirai pas- n'a pas saisi la symbolique de cette fleur et la trouve peu adéquate à offrir à une femme..

Et il n'en a pas loupé une miette le concerné, au point de rougir violemment, lui flanquant une légère tape du revers de sa main sur la cuisse. Un geste qui se veut discret.

-..hum…sans doute quelqu'un qui possède du savoir vivre et du goût, ...ehum.

Elle lui lance à son interlocutrice un furtif clin d'oeil complice, presque imperceptible. D'ailleurs si elle ne s'était pas rattrapée, il allait sans doute partir bouder un peu plus loin, Et quand boude Alexander, la mulâtre est désarçonnée comme jamais, par sa propre maladresse à faire débouder un môme. Bien que..c'est le seul moment où elle se souvient qu'il n'a pas encore quitté l'enfance.
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Azelma
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Joined: 19 Apr 2016
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Localisation: Saint Rémy de Provence
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PostPosted: 30/10/2016, 17:35    Post subject: [RP/Ouvert à tous] "Le Majestic" Salon de thé. Reply with quote


La porte du Majestic s’ouvre et un jeune garçon pénètre en premier suivi de près par la métisse. Azelma les observe constatant que l’enfant a une dizaine d’années, elle ne peut contenir un sourire en voyant Alexander filer tout droit vers une femme seule plus âgée qu’elles deux réunies probablement. Elle mord sa joue pour éviter de rire à la méprise enfantine, car elle ne se moque nullement de lui mais l’instant est simplement fort amusant. Quand sa marraine le récupère afin de le guider vers elle, Azelma se lève pour les accueillir en leur adressant un large sourire amical, ses yeux rieurs doivent trahir son amusement. Elle ne relève nullement le pseudo murmure adressé au jeune homme, la jeune femme en déduit qu’il lit sur les lèvres et comprend le français. Malentendant ne signifie pas sourd et elle se ravit de constater qu’une communication est possible même pour elle.

La main protectrice et affective d’Appoline sur l’épaule d’Alexander lui apprend également que de profonds sentiments lient ses deux êtres qui lui font désormais face.

Une inclinaison de tête respectueuse à l’attention de la demoiselle avant de reporter ses azurs sur le jeune homme pour s’adresser à lui d’abord, rien de sournois en cela ni d’impoli à l’égard de la demoiselle, juste tenter à sa manière de faire comprendre au filleul qu’elle attache une importance à sa présence. Aussi elle lui répond :

Bonjour Alexander, vous me voyez ravie de faire votre connaissance.

Az s’est adressée à lui naturellement, sans articuler outre mesure, simplement en le regardant et s’assurant qu’il la regarde à ce moment précis. Malentendant ne signifie pas non plus idiot bien au contraire, aussi elle ne lui fera pas l’affront d’être indélicate. Un sourire amical qu’elle lui adresse avant de revenir à Appoline et enfin la saluer comme il se doit.

Bonjour Mademoiselle Blanchaerts, je vous remercie d’avoir accepté mon invitation.

Un nouveau sourire adressé à la demoiselle en recevant  sa remarque sur l’endroit choisi prête à lui répondre mais surprise par le bouquet qu’elle lui tend. Surprise car elle était tellement prise à les observer tous les deux qu’elle ne l’avait même pas aperçu. La de Galaup prend délicatement le bouquet offert, un léger haussement de sourcil à la suite des propos, faisant fi de ce qui se déroule quelques centimètres sous son regard afin de ne point indisposer l’enfant plus qu’il ne semble déjà l’être. Elle perçoit le clin d’œil adressé avec amusement mais conserve son plus grand sérieux avant de prendre la parole.

Cette personne possède à n’en point douter un savoir vivre et du goût certain en matière de fleurs pour les femmes en général. Un sourire de connivence avant de poursuivre. Mais il me semble qu’il apprendra avec le temps justement, que certaines femmes apprécient les symboles comme vous et moi. Et je puis vous assurer que votre bouquet me touche sincèrement.

Ses azurs circulent de l’un à l’autre de ses invités leur offrant un sourire de gratitude. Afin de clore ce sujet épineux, souhaitant éviter toute contrariété du jeune homme elle ajoute à son attention mais en s’adressant à la métisse sachant pertinemment qu’il est suspendu à ses lèvres littéralement parlant:

Peut-être que si cette personne savait que ces immortelles poussent ou bon leur semble et qu’elles sont aussi belles vivantes que séchées, que le temps n’atteint pas cette beauté naturelle malgré la rudesse de leur lieu de vie, alors cet être bien élevé comprendrait que c’est le plus beau bouquet que l’on pourrait offrir à une dame pour lui signifier que certaines choses sont immortelles. Comme les moments que nous allons passer ensemble je l’espère. A moins qu’il y ait une symbolique qui m’ait échappée et en ce cas je suis toute ouïe pour en apprendre plus encore sur ces fascinantes créatures.

Elle sourit à Alexander avant ajouter à l’attention des deux.

Je vous remercie grandement pour ce magnifique bouquet.

Puis toujours le superbe bouquet en main, de l’autre elle les invite à prendre place alors qu’un garçon de salle s’approche pour les débarrasser de leurs manteaux.  Azelma attend qu’ils soient prêts à prendre place, laissant ses invités choisir leur place. Laissant Appoline et Alexander s’accorder sur le positionnement de chacun, respectant les choix qu’ils feront. Elle n’a pas mentionné la symbolique de la douleur persuadée qu’Appoline a décelé en elle bien plus de choses qu’elle ne le pense. Mais à cet instant présent, le temps marque une pause sur tout cela, préférant profiter pleinement des moments à venir, sachant par avance qu’elle va se régaler des mets au sens propre du terme mais également au sens figuré par les échanges qu’ils vont avoir sous peu.

Alors qu'ils s’assoient, elle signifie en toute simplicité.
Je suis ravie que l'endroit vous convienne, j'ai pris beaucoup de plaisir à y travailler à mon arrivée sur Paris, j'espère que les mets proposés vous raviront le palais.
Consciente qu'Alexander satisfera probablement sa curiosité en les écoutant de son regard avisé et pointu, la jeune femme prend attention à s'exprimer sans détourner le regard afin de ne pas frustrer son désir de suivre la conversation.

La différence la passionne et le handicap plus encore, car pour elle chacun est handicapé d'une façon ou d'une autre mais les vrais déficients ne sont pas ceux qui souffrent de cécité ou autre, non du tout... Les vrais invalides sont ceux qui sont obtus et fermés à tout! Aux yeux d'Azelma un enfant comme Alexander est tout simplement un être ExtraOrdinaire et elle est toujours admirative devant les stratégies que ces personnes utilisent pour avancer dans la vie.



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Appoline
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Joined: 27 Sep 2016
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PostPosted: 01/11/2016, 19:22    Post subject: [RP/Ouvert à tous] "Le Majestic" Salon de thé. Reply with quote


Et elle sut trouver les mots justes quant aux immortelles, les tenant tous deux en haleine, même si la main de la brune s'est affairée tout du long, à ôter à l'aveugle, quelques quelques débris végétaux de son manteau en laine. Nullement surprise par la perspicacité d'Azelma -Il est rare que son intuition la trompe- elle observe avec amusement son filleul écarquiller les yeux pour ne rien louper, jusqu'aux silences, sur les pages labiales de leur hôtesse. Elle sait désormais, que tout le respect dont fait preuve Azelma, avec naturel et sans condescendance, vont certainement lui plaire, au point où peut-être se joindra-t-il à elles. Pour l'heure, elle remercie l'employé de salle qui l'avait délestée de son manteau, et prend place sur invitation de la maire.

-Nuance très chère, c'était mon invitation..Souvenez-vous..je vous ai effrontément invité à....m'inviter.

Merci en tout cas à vous d'avoir eu le culot d'accepter.

Une légèreté, à demi-teintes de sourires fait référence à leur échange épistolaire, et ne quitte pas les lèvres charnues de la métisse et promet d'y demeurer tout au long de la rencontre. Et ce, même quand elles auront à aborder des sujets plus graves si tel est le cas. L'humour, pince-sans-rire; ainsi que la malice, sont présents dans sa manière d'aborder le monde. Une presque-philosophie pour confronter les turpitudes de la vie sans s'égarer dans le côté lourd des choses. Quand les pieds s'enlisent dans la fange des drames, il devient éreintant d'avancer, la personnalité de certaines personnes peine à leur tracer ces petits chemins de traverse, plus secs et dégagés, qui mènent plus loin.

Quand Azelma évoque son emploi au Majestic, elle se dévoile un peu de manière touchante. Le ton de la rencontre est donné. Il n'y a pas de faux-semblants, elle n'a pas cherché à lui vendre une situation actuelle plus aisée, mais elle lui offre une vue d'ensemble. Appoline, prend ses aises machinalement les bras prenant appui sur des accoudoirs assemblés à la bonne hauteur par quelque artisan adroit. Elle demeure là en silence admirative des personnes qui entament leur carrière en prenant soin de gravie tous les échelons. Une question lui brûle les lèvres, depuis quelques jours déjà.


-Je me félicite d'avoir vu juste quant à la patience professionnellement parlant...Aurais-je fait mouche pour toute autre assertion émise ce jour là?

Voilà qui étaye un peu ces même "errances prédictives" -ou ses "prédilections hasardeuses" - qu'elle a spontanément éructé dans un élan de malice, et sans préméditation aucune dans le hall de l'université..alors que c'était la première fois qu' elles prenaient le temps d'un réel échange...si court eusse-t-il été. Justement cette patience, n'est pas rien et devient, en ces temps une qualité rare chez nombre d'ambitieux, pressés de prendre leur envol, sans labeur.
Ses yeux quittent le visage doux d'Azelma et couvent du regard son accompagnateur de douze ans, en proie à un trouble évident.


-Si vous hésitez à rejoindre notre table Alexander, je m'engage solennellement à ne point vous enquiquiner avec mes incessantes taquineries.

Le ton est enjoué et le vous est de circonstances en dehors de leurs retrouvailles en tête à tête, mais n'est-il pas au moins aussi taquin qu'elle? Cet enjouement unilatéral se révèle cependant insuffisant pour diluer l'ostensible désarroi. Elle le regarde, légèrement inquiète en se demandant furtivement s'il serait en proie à un malaise quelconque? aurait-elle abusé de cette familiarité qui les lie pour engager dans un trait d'humour qu'il n'a pas apprécié? Alexandre, devant la nécessité de faire un choix, prend place dans un grand fauteuil qui le happe, et colle son dos contre le dossier, encore et toujours silencieux malgré un doux "Merci" adressé à Azelma. En réalité, ce qu'Appoline ne saura qu'après, c'est qu'il n'a pas saisi pourquoi la jeune femme se fait appeler Mademoiselle Blanchaerts alors qu'elle s'appelle Duval. Jeanne Duval. Omission de la signare certainement de le prévenir pour ce changement d'identité qui s'est imposé, après avoir reçu des menaces de ses demi-frères, le tout suite à un héritage qui a provoqué leur ire. Ses yeux à elle tardent à se détacher de lui, perplexe de ne pouvoir lire en lui aussi aisément qu'à son habitude. Tant pis, cela ne semblait pas grave dans l'absolu. Place à la véritable raison de sa présence ici : Faire connaissance avec Azelma. Et d'ailleurs à ce propos..

- Je suis ravie d'avoir pris la décision de ne pas faire appel à vous en tant que maire.

Tout personnel semble son avis, elle préfère néanmoins donner un peu plus de densité à ses propos

-J'estime - à tort ou à raison- que les intérêts pécuniaires sont un pauvre terreau pour l'Amitié.

Et si elle sait que beaucoup pourraient contester cet avis, Des arguments massues à l'appui..il n'en demeure pas moins que sa propre expérience, a fini par la convaincre d'éviter de demander de l'aide à toute personne qu'elle serait susceptible d'apprécier. Paradoxe aberrant aux yeux de certains..cela demeure tout de même "Sa" vérité.

L'alternance entre sujet sérieux et sujet léger est chronique, l'évocation des mets a mis son temps à monter au cerveau mais elle a fini par y arriver, titiller les glandes salivaires. Le regard posé sur Azelma ressemblerait presque à une supplique, alors que les mots s'échappent de sa bouche


-Quels mets conseilleriez vous à deux gourmands affamés?

C'est lâché, dans l'espoir secret d'attirer l'attention d'Alexander, mutique à l'excès.
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Azelma
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PostPosted: 01/11/2016, 22:14    Post subject: [RP/Ouvert à tous] "Le Majestic" Salon de thé. Reply with quote


Son sourire s’élargit à la remarque sur l’invitation, rendons à la Blanchaerts ce qui lui appartient, une inclinaison de tête discrète pour lui signifier qu’elle lui accorde pleinement cet état de fait accompagné d’un simple : Il est vrai !

Bien installés, la conversation commence par une question concernant leur dernière rencontre, amusée Azelma hoche légèrement la tête :

Ma foi, vous vous devez de m’apprendre la danse promise. Et elle y tient réellement. Car je ne suis ni professeur, ni au ministère de la guerre. Pour tout vous dire je travaille pour le ministère des finances et suis étudiante à l’Université. Alors, je peux parfois me battre mais uniquement avec des chiffres.

Répond-t-elle sur un ton enjoué, s’imaginant battre le fer contre des comptes récalcitrants. Puis son regard suit celui de son invitée, se posant donc sur Alexander à qui elle sourit en lui faisant un clin comme pour lui certifier qu’elle surveillera sa marraine et l’encourager à les rejoindre.

Mais je serai curieuse de savoir ce qui vous a fait songer à cela ? Car je ne vous cache pas que vous avez aiguisé ce côté chez moi.

La de Galaup décèle-t-elle une forme d’inquiétude dans le regard de la métisse alors que celle-ci observe le jeune garçon ? Peut-être n’est ce qu’une impression mais en aucun cas elle n’en fera mention. Si certaines choses doivent lui être apprises elles le seront du propre chef de la jeune femme et en aucun cas par une curiosité malsaine ou déplacée. Aussi elle détourne son regard afin de ne pas les mettre mal à l’aise l’un comme l’autre.

Les propos suivants la font à nouveau sourire, la jeune femme risque de sourire tout au long de cet après-midi en leur compagnie, mais peu importe n’est-ce pas ?  

L’utilisation du terme Amitié la touche, imaginant à tort peut-être qu’elles pourraient toutes deux entretenir cette douce culture.  Azelma n’a que peu d’amis mais ils lui sont précieux... Mais là n’est pas la question ni même le raisonnement immédiat.

Dans cette affaire, il n’y a aucune logique, ni de tort, ni de raison, je puis vous l’assurer. Je propose toujours les différentes aides offertes par la mairie, mais libre à chacun d’accepter ou non, je respecte totalement les décisions.  

Appoline n’est pas la seule à s’être passée de ces aides, d’autres les ont acceptées, pour Azelma l’essentiel est que les choses soient clairement proposées. Qu’elles soient ensuite prises à la volée ou refusées avec tact lui importe guère en fin de compte. Pour la de Galaup cela ne change point le regard ni l’opinion qu’elle porte à chacun de ses administrés. Elle est pour la liberté de penser et de s’exprimer à partir de l’instant ou tout le monde est satisfait de son choix. Peut-elle lui dire qu’elle est enchantée de la savoir ravie ? Euh... Non, elle ne le fera pas mais la jeune métisse doit l’avoir saisi autrement elles ne seraient probablement pas là à converser.

Mais voilà une question gourmande qui s’en suit, Azelma fait mine de réfléchir en les détaillant un à un. Quelle gourmandise pourrait leur convenir ? Qu’aiment-ils ?

La question est simple, en rien un piège mais qu’il est difficile de répondre de but en blanc quand on ne connaît pas les saveurs qui plaisent à nos interlocuteurs.

Tendre la carte serait si simple mais ce n’est pas ce qui est attendue d’elle à cet instant précis.

Ahem ! Intense réflexion prenant le temps de regarder Alexander dont les papilles semblent désireuses de découvrir un gâteau gourmand.

Ahem. Jeune homme seriez-vous tenté par un biscuit de Savoie glacé en son tour contenant un délicieux chocolat croquant ? Ce dessert se nomme le Divin.

Le laissant prendre en compte sa proposition, prête à lui proposer autre chose si cela ne lui sied pas, Azelma reporte ses azurs sur la jeune femme. Et là c’est plus compliqué, l’affaire est plus délicate. Si pour le garçonnet le chocolat lui parait être une bonne idée, elle se doit de faire preuve de plus de perspicacité pour satisfaire la gourmandise de la métisse.

En ce qui vous concerne mon cœur balance, un bouchon rhum-raisin ou... Et là, une idée lui traverse l’esprit ! Excellente sur l’instant, du moins pour elle. Azelma suspend ses mots et les regarde tous les deux et si elle osait ? Oui ! Elle ose ! Après tout ici on ne lui refusera pas un brin de fantaisie.

Elle pose l’index sur ses lèvres pensivement et ces dernières s’étirent peu à peu.

Gourmands et affamés vous avez dit ? Une question qui n’attend aucune réponse puisqu’elle enchaine illico presto sans même leur laisser le temps d’ouvrir la bouche. Je vous propose de vous faire découvrir l’ensemble des pâtisseries. Je peux demander à avoir tous les gâteaux en portions, le Majestic le fait pour les vrais gourmands comme vous et moi, cela vous tenterait-il ?

Les pâtissiers le font à la demande, mais elle est bien placée pour savoir qu’ils en ont toujours un certains nombres au cas où. Et s’ils sont aussi affamés qu’ils le semblent, ils se régaleront probablement.

Instinctivement son regard se pose sur Alexander guettant la réaction de ce dernier.

Elle espère faire mouche d’autant qu’elle aurait plaisir à picorer un peu de chaque, mais c’est leur avis qu’elle désire, Az tente de ne point écouter sa propre gourmandise.  Ce sont leurs papilles qu’elle souhaite régaler pas les siennes, pourtant son regard pétille en passant d’un visage à l’autre.

Une fois les mets choisis, elle proposera la boisson qui pourrait convenir, thé, café ou alcools ainsi que les jus de fruits pour le jeune homme.

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Appoline
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PostPosted: 03/11/2016, 15:19    Post subject: [RP/Ouvert à tous] "Le Majestic" Salon de thé. Reply with quote

C'était perdu mais sans surprise aucune. Ce jour là, elle n'essayait pas de deviner la matière dans laquelle Azelma aurait pu professer, ou qu'elle aurait étudié. Loin de là. C'était évident qu'elle ne sera pas au ministère de la guerre. Mais voilà, elle a grandi au contact de sociétés pratiquant le matrilignage. Les femmes y sont commerçantes, notamment les signares, elles ont le pouvoir, et les linguères sont des femmes, des reines. Certes les hommes sont guerriers mais ils demeurent soumis à la linguère. Elles ne sont le sexe faible que si la société les conditionne ainsi. Loin d'un féminisme d'une autre époque, elle n'en demeure pas libre dans sa tête, et avide de voir d'autres femmes se libérer de leurs chaînes. Non pas qu'elles tombent dans le travestissement, ou dans la dépravation, mais qu'elles connaissent et touchent du doigt leur pouvoir, de régner.

D'ailleurs la danse maure, qu'elles apprennent au contact de leurs ennemis de toujours : les maures venus de mauritanie, est un pouvoir comme un autre qu'une femme acquiert pour ensorceler son mari dans l'intimité.

-Avec plaisir, je devrais vous amener sept laizes de voile, en couleurs différentes. Ce que j'aime dans cette danse, c'est la symbolique des femmes qui loin de se dénuder abruptement, elles cultivent leurs secrets , amenant un voile de mystère à leur vie. Le voile habille le corps, qui se livre tout en suggestion et en sensualité, lentement. Ainsi elle reste désirable aux yeux de son mari, et dès qu'elle consent à déshabiller ne serait ce qu'une cheville, l'acte est chargé d'un érotisme incandescent.


Afin qu'Alexander ne lise pas sur ses lèvres le mot "érotisme", elle recule son dos de façon à ce qu'il n'y aie qu'Azelma qui la voie. Mais loin d'être dupe, quoique silencieux et distrait, occupé à dévorer le visage de la maire du regard depuis qu'il a accepté qu'elle lui serve l'intrigant dessert, Appoline l'entend s'adresser à elle, sa tête ayant pivoté dans sa direction cette fois; jusqu'à ce que leurs regard se croisent.

-Marraine, vous avez oublié que j'ai une paire d'yeux collée à ma nuque

"é-Vi-Da-Mon". Les yeux de la mulâtre sont levés au ciel, fallait s'en douter que rien n'était si simple avec lui. Aussi elle lui répond du tac au tac, les yeux rieurs braqués sur les émeraudes

-Pourquoi croyez-vous que je vous ai conseillé de mettre votre veste à col montant?


Le laissant mariner un peu, sciemment, elle se tourne vers Azelma reprendre leur discussion, ravie d'être parvenue à piquer à vif sa curiosité

-Et bien, je vais tout avouer mademoiselle de Galaup

ses mollets se chevauchent sous sa robe et ses doigts s'entrelacent sur son genou, cultivant le suspens entre un ton faussement professoral et des silences posés là au compte-gouttes.

-Figurez-vous que j'ai été vous espionner depuis les gradins de la chambre basse l'autre jour. Vous et la demoiselle de Saint-Denis dont j'ai oublié le nom.

Si je vous ai abordées toutes les deux dans le hall de l'université, ce n'était pas un hasard. C'était pour vous féliciter, de vous être présentées, et d'être toutes les deux les personnes les plus dynamiques de la chambre à coucher


Un autre silence, les yeux rivés à ceux d'Azelma, avant de poursuivre

-Mais c'est vous que je n'ai cessé de regarder. J'avais l'impression que vous avez tellement à dire, mais que vous étiez bridée, muselée par quelque chose, je ne savais pas si c'était un manque de confiance en vous, ou la présence écrasante du député de la Manche...

Puis j'ai aperçu vos regards vers l'autre demoiselle, mais qu'elle n'a manifestement pas saisi..et pourtant vous lui tendiez une perche à mon sens, une main, pour vous unir à deux femmes, et pouvoir mener cette assemblée.

Je me suis demandée si vous étiez consciente de ce que vous avez à offrir, de votre intelligence, de votre force..j'avais envie d'hurler "Allez mesdemoiselles, prenez les rennes, prenez la parole, n'attendez pas à ce qu'un homme parle pour vous"...Vous avez tout Azelma
le prénom lui échappe sans qu'elle n'en prenne conscience, grisée par ce moment de franchise sans détours Tout..pour changer les choses en douceur mais profondément. Comme une goutte d'eau capable de percer un galet quand un torrent ne peut que le rouler sans l'atteindre au coeur. Les hommes eux sont aveuglés par leur égo, ils aiment parler pour s'entendre parler, ils aiment fanfaronner en faisant étalage de leur verbiage vitriolé pour donner à leur propos de la consistance..mais ce ne sont que des coups de pétards pour qu'on parle d'eux.

Vous, vous n'êtes pas ainsi. Vous ne parlez pas, vous oeuvrez. Vous avez les pieds ancrés sur terre, vous êtes en contact direct avec les artisans, les nouveaux tout perdus, les artistes, les révoltés, les affamés, les oisifs.

Vous êtes un pivot central dans cet engrenage. Ne laissez aucun abr ..grain de sable entraver vos efforts.


C'était dit, sans mâcher ses mots, de manière exaltée, passionnée, en espérant ne pas l'avoir brusquée. Aussi elle lui donne un échappatoire, si elle eut été sous le choc. la voix rauque de la mulâtre vient exprimer une réelle inquiétude, dénuée de toute curiosité malsaine. Parce que oui, dans le hall de l'université, la peine sudait des azurs malgré ses efforts à cacher sa peine.

-Loin de moi l'idée de m'ingérer dans votre vie, mais j'ai vu que votre frère a quitté précipitamment l'assemblée à la fin, j'espère pour vous que ce n'est pas grave.


Bigre, tout cela creuse, et Alexander silencieux n'avait pas loupé une miette, même si son éducation ne lui permet pas d'intervenir, ou ne serait-ce que de le concevoir. Elle se souvient qu'une question était restée en suspens depuis tout à l'heure, toute affairée qu'elle fut à bavarder.

-Je vous dis oui pour papillonner des papilles. On en viendrait presque à comprendre les hommes volages. Tout est dans le presque évidemment. J'adorerais accompagner ça d'une tasse de thé de votre choix. Non pas que je sois indécise, mais voyez-vous quand je suis curieuse de quelqu'un j'apprends à le connaître sans le bousculer de questions indiscrètes, juste à travers ses goûts, de loin souvent, ses gestes, ses actes, ses silences..

Le sourire, quoique à peine naissant, est affable. Elle pose sur leur hôtesse un regard bienveillant et reconnaissant, qui glisse jusqu'à la carte des menus, pour devenir soudain, franchement plus..vorace.

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Azelma
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PostPosted: 03/11/2016, 21:33    Post subject: [RP/Ouvert à tous] "Le Majestic" Salon de thé. Reply with quote


Suspendue aux lèvres de la jeune femme, toute ouïe à chacun de ses mots, fascinée au point ne pas sentir le regard du jeune garçon sur elle, Azelma sourit amusée à l’explication de la danse sensuelle. Sincèrement intéressée, Az est une passionnée et aime la nouveauté, l’idée d’envoûter son futur époux plus qu’elle ne le fait déjà la ravit totalement. Elle revient à la réalité de l’endroit pourtant au moment où un échange se fait entre ses deux invités.

Amusée elle les regarde mais ne bronche pas, retenant même un rire à la remarque sous forme de question de la jeune femme à Alexander qui laisse pensif ce dernier. Entre cette réflexion et l’idée de déguster le gâteau glacé, il semble parti ailleurs pour quelques instants au moins.

Au moins le temps pour Appoline d’expliquer pourquoi elle les a abordées dans le hall de l’Université Royale. Attentive, surprise malgré qu’elle pratique un peu le même genre de fonctionnement pour connaître les gens. Elle les observe discrètement de loin au point que parfois elle brûle d’envie de faire plus ample connaissance ou le contraire. Az rit sincèrement à la chambre à coucher mais se concentre sur la suite des propos sans quitter le regard de la mulâtre.

Cette jeune femme est perspicace, peut-être lit-elle déjà en la de Galaup comme dans un livre ouvert ? Fort probable effectivement. Alors oui étrangement malgré la haine que Mademoiselle Thellier lui porte, Azelma ce jour-là était prête à la soutenir complétement. Déjà parce qu’elle n’est ni haineuse ni arriviste mais surtout parce qu’il est essentiel dans ce genre de moments de se porter soutien quand la raison est valable. Mais tout le monde ne réagit pas comme elle, possible que ce soit la cause des ratés de la chambre basse. Le dédain, la méchanceté ne font pas partie de son caractère, malgré tout il faut éviter de la chercher. Si la Thellier la considère comme une faible, elle pourrait être surprise des ressources dont dispose Az. Mais cela est un autre sujet plus qu’épineux.

La surprise se fait plus grande quand elle lui énonce les qualités dont serait dotée naturellement notre Az. Peut-on avoir conscience de ce genre de choses ? Un large sourire amusé se dessine sur ses lèvres lorsqu’elle énonce ce qu’elle avait envie de crier. D’autant que la jeune femme est assez avant-gardiste dans ce domaine, selon les dires de Thierry. Si Appoline pouvait dire vrai... Mais elle a totalement raison, la plupart des hommes sont ainsi. Si elle était une précieuse ridicule, sûrement qu’elle rougirait de ce qu’elle entend mais elle ne l’est guère et s’empourpre qu’à de rares occasions.

La phrase concernant François-Marie traverse son corps en un courant froid, un voile passe devant ses azurs mais elle sait qu’elle se devra de dire les choses à l’avenir. Qu’il n’y a aucun retour possible et que cela aussi, elle doit l’assumer au quotidien,  malgré la profonde tristesse elle fait face aux événements même les plus terribles qu’ils puissent lui arriver.

Nouveau sujet sur le tapis, Az n’a pas pris le temps de répondre pour l’instant légèrement espantée par tous ces propos forts instructifs sur le tempérament de la Banchearts. Voilà une jeune femme qu’elle respectait déjà et brûlait d’envie de connaître qui se montre aussi franche et directe qu’elle l’imaginait.

La de Galaup sourit en faisant signe à la serveuse afin que cette dernière vienne prendre la commande.

Alors nous prendrons un Divin pour ce jeune homme. Azelma indique Alexander du regard avant de poursuivre. Et un plateau pour deux avec un peu de tous les gâteaux proposés à la carte. Le tout accompagné d’un jus de fruit ? Attend l’accord du jeune garçon avant de continuer. Deux thés Cachemire, je vous prie. Merci !

Puis elle regarde la serveuse s’éloigner avant de répondre à tout ce qui a été dit. Parce qu’elle a eu besoin d’un léger recul pour aborder et digérer tout ça.

Je n’ai pas eu le temps à la Chambre basse de prendre mes marques et comment dire simplement... Je ne serai pas la personne que l’on soutiendra lors de proposition et ce pour diverses raisons. Ancre son regard dans celui d’Appoline. L’image que vous avez de moi est un peu surprenante car effectivement je n’ai pas ce ressenti me concernant, peut-être parce qu’on voit souvent mieux chez les autres que chez soi. Mais une chose est certaine je ne suis pas genre à laisser un grain de sable entraver mes actes.

Puis un court silence s’installe alors qu’elle quitte ses yeux un instant pour regarder Alexander avant de revenir à la métisse.

Malheureusement, nous ne reverrons jamais François-Marie. Esquisse un fin sourire avant d’ajouter simplement. Vous l’auriez soit apprécié soit détesté, c’était un homme de caractère assez direct, parfois trop et malgré tous les différends qui nous ont opposé et je puis vous certifier qu’il y en a eu. Nouveau sourire plus enjoué. Il a toujours accepté ma différence et mon tempérament, c’était un grand frère aimant et protecteur.

Parfois trop protecteur, mais c’était lui. Elle se souvient encore l’instant où il est entré dans le bar du Chat qui chasse un soir de juin et la façon dont elle l’avait accueilli en lui sautant au cou et l’embrassant sur ses joues comme une gamine. Azelma ne souhaite conserver de lui que les bons souvenirs d’autant qu’elle est soutenue dans ce malheur par ses amis et son promis.

Sans se plaindre elle a une pensée pour son amie qui devait devenir sa belle-sœur avant d’embrasser du regard ses invités en reprenant sa bonne humeur parce que la vie continue malgré tout et lui réserve encore bien des surprises bonnes comme mauvaises, mais c’est la vie. D’autant que se morfondre ne changera rien à la disparition de son aîné, alors :

Votre démarche pour découvrir les personnes est à mon sens la meilleure pour découvrir le moi profond de chacun, personne ne peut tricher éternellement et se dévoile effectivement par ses actes au quotidien. Et j’ose espérer que vos papilles s’envolent d’extase sous les saveurs que nous allons savourer.

Ses yeux pétillent par avance et sa curiosité la pousse à demander :

Alors que vous apprend ce thé choisi sur moi ?

Lui sourit largement piqué au vif dans sa curiosité de savoir mais aussi de profiter du phrasé superbe de la jeune femme qui lui fait face.

C’est un mélange de thés aux agrumes, clou de Girofle et épices. Mais d’autres sont aussi très bons.

Un regard à Alexander

Appréciez-vous Paris tous les deux ?

Si parler d’elle ne la dérange guère, elle aime à savoir si les personnes vivants sur Paris si plaisent afin d’envisager des améliorations ou pouvoir arranger certaines choses mais là, c’est plus pour s’assurer qu’ils ne comptent pas partir demain car leurs présences lui sont agréables, un brin égoïste notre Az parfois.
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Appoline
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PostPosted: 06/11/2016, 17:39    Post subject: [RP/Ouvert à tous] "Le Majestic" Salon de thé. Reply with quote


Vous souvenez vous de la vieille dame, vers qui son filleul s'est dirigé en premier pour une courbette des plus révérencieuses? Il semblerait qu'elle leur faisait signe depuis belle lurette, mais les deux adultes accaparées par la discussion n'ont manifestement pas réagi à ces appels discrets. Seul Alexander, le regard ballant parfois pour admirer une décoration raffinée, a fini par croiser son regard. La dame, élégamment vêtue, a brandi aussitôt un objet à la main en sa direction dès que leurs regards se sont croisés. Un ballotin de chocolats lui était proposé dans un geste élégant mais insistant. S'en suit un échange de regards entre la mulâtre et le garçon, comme une demande d'autorisation d'y aller, pour laquelle il eut réponse sous forme d'un discret mouvement du chef. Appoline tournera la tête suffisamment pour saluer le geste de la dame par une inclinaison du chef et un sourire explicites, avant de revenir sur Azelma reprendre la conversation là où elle était laissée. Mais pas le temps de dire ouf, qu'Alexander les rejoint, les yeux brillants et le ballotin à la main. Elle l'a déjà vu recevoir des présents de l'entourage nanti de sa mère, et elle sait sur le bout des doigts ses mimiques, son visage, ses réactions en ces circonstances. Il lui semblait cette fois-ci plus ravi qu'elle ne l'aurait imaginé, et elle n'allait pas tarder à savoir pourquoi.


-Première française qui tombe sous votre charme fillot. qu'elle lui lance, taquine, pour le titiller. Oui Encore. Mais elle va le payer cher, preuve qu'il y'a une justice dans ce bas monde.
L'humour, pratiquement omni-présent entre eux lui arrache un sourire ravi, avec une petite lueur de défi qu'elle ne lui connaissait que trop

-Elle m'a demandé elle aussi, comme monsieur Mougeaud, si ma nounou me traitait bien

Hochement de tête, non pas approbateur, mais par-fai-te-ment blasé. Une métisse avec un enfant dont les manières transpirent la noblesse, il en faut peu pour faire tourner les regards et les soupçons vers elle, et elle s'est habituée à force.

-Et que lui avez vous répondu?

-Que ça dépendait des jours.. C'est qu'il a lâché ça comme en écartant le lien qui serre le ballotin en tissu, mine de rien, l'air de tout, avec une nonchalance simulée, et un désir d'en rire bridé ardemment.

Le morceau de gâteau que la cuillère avait cheminé jusqu'à sa bouche pour finir comme un mulot coincé dans un goulot. Les yeux exorbités d'Apolline larmoyants cherchent secours après avoir déposé l'assiette, elle leur tourne le dos les invitant d'un geste vif du poignet de le bombarder de coups. Impossible pour elle de savoir lequel des deux a répondu à l'appel, mais dès qu'elle aura recouvert ses esprits elle les remercie d'une légère grimace tous les deux, et pose sur son filleul un regard torve, avant de revenir au gâteau, parce qu'elle ne perd pas le nord.

Le menton dressé, pinçouillée un peu quand même dans son amour propre, mais pas jusqu'à se vexer, elle évite de regarder le chaffouin qui ne perd rien pour attendre; et qui le connaissant est en train de se marrer intérieurement d'avoir trouvé un levier pour se venger. Pour l'heure les paroles d'Azelma juste avant qu'elles ne soient interrompues lui reviennent, et elle ne peut s'empêcher de ressentir de l'empathie pour sa douleur.


-Je suis sincèrement navrée pour ce qui concerne Monsieur de Galaup.

Un autre sujet vient vite sur le tapis comme si la jeune femme, d'une sensibilité exacerbée, craint qu'on ne s'égare dans cette blessure. Appoline la suit sans guère plus s'attarder sur sa vie intime, elle sait que si une amitié devait naître eux elles, les coeurs s'ouvriront naturellement. Un fumet de thé vient chatouiller ses narines, l'arrachant définitivement à cette page.

-Mais bien sûr, le thé!

Ses mains s'emparent immédiatement de la tasse-avec prudence tout de même- et l'amènent à ses lèvres pour en humer le délicat fumet. délicat mais épicé. Si à l'odorat elle n'a décelé que le clou de girofle et la cardamone, en bouche, elle ira de révélation en révélation

-Je le trouve moelleux, et malgré les épices, l'amande apporte une grande fraîcheur et équilibre le goût.

Une autre gorgée, celle diffuse en bouche une autre fournée d'arômes, et une délicieuse astringence inhérente à ce thé particulièrement.

-La seule chose que je peux en déduire c'est qu'il a un caractère bien trempé. Je ne saurai l'associer à vous dans l'immédiat car il n'est qu'une pièce infime d'un puzzle qui promet d'être dense, dont je détiens que peu de pièces finalement. Mais le temps formera une vue d'ensemble, et je partagerai avec vous ce qui s'en dégagera.

Un sourire de quiétude est adressé à Azelma, elle boude encore pour la forme, l'insolent enfant, sans lui en vouloir réellement. Mais elle aime tester ses limites. Pour l'heure et jusqu'à la fin de l'entrevue elle l'ignore.

-Pour la chambre basse, je me présenterai à la prochaine session sans aucun doute. J'espère que nous y serons ensemble, ce serait juste une vraie partie de plaisir. Pour l'heure je suis absorbée par une enquête d'ordre privé..qui demande quelques ressources, hélas indivisibles.

Ses yeux s'assurent qu'Alexander est bel et bien absorbé par ses lectures et elle continue, sans baisser le ton pour autant.

-Je pars à la recherche du père d'Alexander, avec peu d'éléments à ma disposition.

Et elle lui racontera en effet toute l'histoire. Comment sa mère a perdu la tête et la santé, fut hébergée par la duchesse d'York, l'amante de son père à elle, comment cette dernière a élevé Alexander quand sa mère est morte en couches, et le journal laissé entre leurs mains, avec quelques rares et pauvres indices.

-La seule chose que l'on sait, pour tout vous dire c'est qu'il a été haut placé auprès d'un roi. Il me faudra recenser tous les hauts dignitaires qui se sont succedés ces dernières années, et je ne sais pas par où commencer. Peut-être recruter un enquêteur privé.

Le visage est soudain plus grave, soucieux, car elle a donné sa parole à son filleul et elle craint au fond d'elle ne jamais y parvenir. Mais le chemin d'un mile commence par un pas, et il lui faut essayer.

-Sinon je me sens bien à Paris, je vous remercie de vous en soucier, c'est tout à votre honneur. J'y vis le jour, Auteuil est mon dortoir en quelque sorte. J'y apprends le métier de cuisinier, pour pouvoir vous aider à garantir un flux de madeleines réguliers..mais j'ai une question qui me turlupine..Pourquoi diable les français mangent-ils autant de madeleine à la place du pain?

Et hop, après les sujets houleux, on s'amuse d'un rien. Elle en profite, affamée, pour finir ses gâteaux, avec un appétit à peine entamé.

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Azelma
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PostPosted: 07/11/2016, 22:16    Post subject: [RP/Ouvert à tous] "Le Majestic" Salon de thé. Reply with quote


Si elle s’amuse de la scène concernant le petit ballotin de chocolat, la remarque de la vieille concernant Appoline dépite Azelma qui préfère ne pas relever l’incident en prenant une bouchée d’un petit gâteau au chocolat. Décidément certaines personnes devaient encore évoluer afin d’accepter les autres tel qu’ils sont sans avoir d’aprioris déplacés ou autres. Mais elle ne perd pas une miette ni un mot de l’échange entre Alexander et sa marraine. Celui-ci  la taquine ouvertement et cela par contre l’amuse grandement. Un sourire associé à un regard de gratitude concernant la phrase au sujet de son frère.

Elle écoute amusée ses remarques sur le thé et plus attentivement ses propos sur la chambre basse, s’imaginer à ses côtés dans cette dernière la satisfait même si elle ne sait si elle va représenter ou non prochainement. Trop de questions sans réponse à cet instant pour se décider. Mais ce n’est pas pour demain de toutes manières puisque la jeune femme  est fort occupée par un projet qui tient à cœur à Alexander et probablement à elle aussi par la même occasion.

La de Galaup est toute ouïe en buvant une gorgée de son thé, intriguée par l’histoire contée, cela risque d’être une quête de longue haleine mais elle ne doute nullement de la patience et de l’acharnement de la jeune femme qui lui fait face.

Ses azurs observent une seconde l’enfant qui lit avant de revenir à Appoline. Elle réfléchit aux messieurs qu’elle connaît depuis qu’elle est arrivée sur Paris, mais elle ne connait pas tout le monde d’une part et depuis avril c’est assez court pour en savoir assez pour pouvoir donner des indices ou quelconque nom. Haut placé aux côtés du Roi ? Azelma pense à D’Orcanie dont elle a souvent entendu parler  mais ce dernier est mort... Elle se souvient s’être rendue au Panthéon pour ce dernier. Mais de là à imaginer que... Ou d’en parler, non ce serait déplacer, toutefois elle a entendu dire que c’était un très proche du Roi.

La de Galaup chasse cette idée de son esprit et se concentre sur les propos de la métisse.

Si je puis vous aider en quoi que ce soit dans cette quête, n’hésitez pas à me demander. Ce serait avec plaisir. Bien que je pense être une piètre enquêtrice ! Lui sourit largement amusée mais redevient sérieuse. Soyez assurée que je vous aiderai dans la mesure de mes moyens.

Effectivement si elle peut aider ces deux-là, elle le fera avec plaisir, de plus elle comprend qu’il désire savoir qui est son père.

A ses mots sur les madeleines Azelma rit franchement.

Peut-être parce qu’on peut les fourrer au chocolat, à la confiture ou à ce que l’on désire. Mais pour le fromage ou la charcuterie rien ne vaut un bon pain je puis vous l’assurer.

Elle l’observe le regard rieur, ne s’imaginant pas manger un roquefort avec une madeleine ou un bon saucisson quoi que cela doive dépendre des goûts après tout, tout est possible.

Je ne sais quels sont les mets essentiels ailleurs.

Lui sourit avant de lui demander.

Quels pays avez-vous visité ? Quels étaient les mets essentiels ? J’imagine que ce n’étaient pas les madeleines.

Désirez-vous d’autres gâteaux ou un en particulier ?

Elle la regarde avant de reprendre taquine. Ses questions sont simplement parce qu'elle sent à sa remarque qu'elle a voyagé plus qu'elle ne l'a fait et donc a de l'expérience qu'Az n'a pas du tout. Non pas qu'elle ne rêve pas de voyager mais l'occasion ne s'est jamais vraiment présentée à elle.


Mais je suis au regret de vous signifier qu’il n’y a pas de madeleine ici !

Azelma observe la vieille dame qui semble s’en aller, elle les observe avec intensité aussi Azelma lui fait un signe de tête pour la saluer et murmure à Appoline :

Pour qui pensez-vous qu’elle me prenne ? Sa mère ? Sa grande sœur ? Son précepteur ?

La de Galaup ne peut contenir un rire franc en observant la femme sortir du Majestic.
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Appoline
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PostPosted: 12/11/2016, 16:16    Post subject: [RP/Ouvert à tous] "Le Majestic" Salon de thé. Reply with quote



Le thé impose le silence, du moins l'instant où il franchit leurs lèvres, laissant Appoline parfois toute ouïe, attentive à la jeune femme devant elle, à la palette d'émotions qu'elle peut saisir parfois dans son regard cristallin. Le ventre apaisé, la tasse vidée, l'invitation de leur délicieuse hôtesse à se servir poliment refusée, elle se déleste de tout ce qui encombre ses doigts, les essuies d'un geste gracieux, et s'enfonce dans le fauteuil douillet dans un soupir d'aise. Ne manquant pas de sourire franchement à la question badine d'Azelma, et d'y répondre du tac au tac, sur le même ton enjoué.

    -Elle vous prend certainement pour tout, et moi pour rien. Mais je ne l'en blâme pas.

C'est dit par accès de clairvoyance où ne perce pas la moindre pointe d'amertume. Il s'agit d'énumérer une vérité crue, sans se voiler la face. Et à cet exercice la mulâtresse est forte. L'envie se fait pressante de revenir sur le sujet de sa quête, et d'accepter la main tendue, s'il y'a moyen de voir dès ce soir une voie se dessiner.

    -Vous pourriez m'aider si vous avez en tête une source, dans laquelle puiser des noms. Officielle ou officieuse, humaine ou matérielle. Peu importe le flacon, pour peu qu'on aie l'ivresse.

La maire a proposé son aide avec une touchante sincérité qu'Appoline ne pourrait la refuser, ne connaissant à l'heure où elles parlent, personne qui pourrait l'aider dans cette enquête. Puis l'idée même d'avoir Azelma comme complice est plaisante, quelqu'un à qui raconter ses déboires, ses échecs. Elle avait somme toute un pied dans l'administration, dans les registres d'Etat civil.

Puis le sujet revient irrémédiablement au voyage, à ses voyages et la manière dont ils substituent la fameuse et éternelle madeleine parisienne. Elle ne manque pas de relever le trait d'humour, remerciant intérieurement le ciel que les madeleines ne les aient poursuivis jusqu'ici.

    -J'ai voyagé principalement en Afrique, longé la côté ouest, la Sénégambie, où l'on mange le sanglé. C'est la semoule de millet bouillie dans de l'eau, avec un peu de sel, le matin. Autrement cela devient un plat recherché quand on y ajoute du lait et des raisin secs, qui me rappellent les mois passés à Londres, où je me régalais de Porridge, de scones, mais surtout d'oeufs brouillés, de bacon, de salé. Je dois vous avouer que si j'étais riche, je serai plus carnassière dans le sens où je mangerai de la viande braisée chaque matin...

Et elle en salive d'avance. Presqu'autant qu'Alexander salive devant ses chocolats, hachement serrés contre sa veste, et prêts à fondre avant même qu'ils ne soient sortis du Majestic. La main de sa marraine vient effleurer l'épaule du jeune garçon, pour lui faire lever la tête vers elle, juste pour échanger un sourire de paix, jamais réellement entamée.

    -Alexander..J'ai demandé à mademoiselle de Galaup de nous aider pour retrouver votre père. Et même si elle ne peut pas grand chose, sachez qu'elle est avec nous.

Les yeux du jeune hommes s'illuminent et son visage tout autant dès lors que le sujet est abordé, comme si ce mot avait des pouvoirs sur lui à sa simple évocation. Le sourire qui dévore bientôt son visage en entier lui est décerné, avec une vive émotion. Les mots tardent, intimidé, mais finissent par franchir ses lèvres

    -Merci mademoiselle de Galaup...Vous aussi vous n'avez pas d'enfants?

Si le "aussi" se reporte à sa marraine, la question n'en demeure pas moins indiscrète, ce qui fait réagir Appoline au quart de tour, consciente que quand son fillot se lâche côté curiosité, bon sang, il en faut pour l'arrêter.

    -Si c'est une demoiselle, c'est qu'elle n'est pas mariée Alexander.


Mais puisque la question est posée, elle laisse le temps à l'intéressée de rabrouer l'enfant ou d'y répondre.


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Azelma
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PostPosted: 12/11/2016, 18:11    Post subject: [RP/Ouvert à tous] "Le Majestic" Salon de thé. Reply with quote


Sa réponse sur la vieille femme est sincère sans la moindre amertume, mais pour autant cette condition de juger l’autre sur sa différence est pour elle intolérable. Elle ne peut qu’espérer que ce monde change à ce niveau et que l’on cesse de dénigrer sciemment certains sous prétexte qu’ils ont la peau trop foncée ou pas assez, ou même qu’il soit démuni de paroles ou de visions ou bien même de que sais-je encore... La tolérance est un mot qui n’a pas encore sa place chez tout le monde, pourtant un l’a partout, il est simple, constitué de trois lettres, deux consonnes et une voyelle, hé non ce n’est pas non même si deux lettres sont justes et bien placées !

La de Galaup sourit à la phrase sur l’ivresse, déterminée à tout mettre en œuvre afin de venir en aide à ses invités de l’instant. Certes, elle n’a pas le pouvoir, mais a tout de même quelques connaissances qui au détour d’une conversation savamment menée pourraient donner un nom sans même s’en rendre compte.

Assise confortablement, buvant son thé, ses pensées fusent alors que ses oreilles sont attentives tout autant que son regard à ce qui l’entoure. Appoline semble être une épicurienne appréciant de croquer la vie à pleine dent ce coup-ci c’est Azelma qui ne peut la blâmer et au contraire même elles partagent ce goût pour la bonne chair.

Elle l’écoute retracer rapidement ses voyages, sans omettre de parler de ce qui régale les papilles. « Gustativement » déjà elle voyage imaginant l’Afrique et Londres dans un plat au centre de la table.  Une information  induite sur le côté argenté ou plutôt désargenté de la jeune femme se glisse dans la conversation, Azelma note dans un coin de sa tête que si elle désire lui faire plaisir, elle lui fera livrer un matin non point une caissette de pièce d’or car elle n’en a pas les moyens mais une de viande braisée, un fin sourire à l’idée de le faire prochainement étire doucement ses lèvres.

Ses azurs suivent le geste d’Appoline et se posent sur Alexander, attendrie mais très vite elle se sent totalement impliquée dans la quête du jeune homme et espère sincèrement pouvoir leur venir en aide de quelques façons que ce soit même si subitement la confiance qu’il lui accorde et la reconnaissance qu’elle lit dans son regard la font frissonner. On ne peut ni ne doit décevoir un enfant, l’idée même qu’elle puisse lui faire faux bond la fait tressaillir. Il vient de l’investir dans une forme de mission encore plus qu’elle ne l’était quelques secondes auparavant.

Les enfants ont-ils conscience du pouvoir qu’ils ont sur les grandes personnes ? Non aucunement, c’est d’autant plus effrayant en fin de compte.

Toutefois, elle ne laisse rien paraître de ce trouble qu’il vient de provoquer en elle, certes sa marraine lui indique qu’elle ne peut probablement pas grand-chose, mais comment perçoit-il ses mots lui ? Effectivement, elle est de tout cœur avec eux. Mais la question qui suit l’amuse et la de Galaup sourit largement au petit garçon.

Effectivement, je n’ai pas d’enfant non plus. Elle penche la tête doucement avant de poursuivre simplement après la phrase de sa marraine.

Mais je vais bientôt me marier, alors peut-être qu’un jour, j’aurai un fils comme vous jeune homme.

Son regard reste posé sur Alexander alors qu’elle se redresse et reprend.

Je suis totalement avec vous et ferai tout mon possible pour vous épauler dans cette quête qui est vôtre. J’espère de tout cœur que vous retrouverez votre père.

Elle n’en dit pas plus, quel en serait l’intérêt d’ailleurs, les actes valent bien plus que les mots qui parfois volent à tous vents mais sont sans fond. Ce n’est pas dans sa nature, aussi elle préfère noter les informations qu’elle a sur ce père désiré, peut-être sans le savoir pourrait-elle donner un indice ou pas, seul l’avenir pourra le signifier.

L’emprise risque d’être de longue haleine, mais Azelma sera toujours présente pour eux s’ils en ont le besoin.

D’ailleurs en parlant de mariage, je serai ravie de vous compter tous les deux parmi nos invités.

Signe de tête associé à l’invitation étrangement lancée probablement, mais c’est elle ça, pas genre à tourner autour du pot, sincère et directe. En plus, il est possible qu’ainsi ils rencontrent des personnes susceptibles d’en savoir plus qu’elle ou du moins des gens qui ont plus d’influence et de connaissances qu’elle. Ce qu’elle se garde bien de signaler puisqu’elle ne peut être sûre et certaine à ce jour que tous viendront à son mariage.

C’est donc un nouveau sujet qui est jeté sur le tapis, s’ils sont désireux d’en savoir plus nul doute qu’Alexander demandera plus d’informations. Un enfant par nature est curieux et celui-ci ne déroge pas à la règle.
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Appoline
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PostPosted: 16/11/2016, 09:52    Post subject: [RP/Ouvert à tous] "Le Majestic" Salon de thé. Reply with quote

Peu importe si les paroles d'Azelma pourront un jour se concrétiser ou non, elle a déjà insufflé du chaud dans le coeur de l'enfant, décidé cette fois plus que jamais, à retrouver son père. Ne serait-ce que le nom, que le portrait. Ne manquant de rien dans sa vie à Londres, il ne lui demandera jamais rien, mais se sentir enraciné à quelqu'un, profondément, par la chair et le sang, n'a pas de prix à ses yeux. Un silence apaisant les fait s'imprégner tous de l'émotion palpable. La signare s'aperçoit que devant l'envie de l'aider, celle de gourmandise s'est estompée, et refuse poliment, sourire à l'appui, l'invitation généreuse de leur hôtesse.

Puis vient la nouvelle du mariage, et une invitation touchante. Leur amitié naissante n'en devient que plus tangible. Pas la peine de consulter le jeune homme s'il est partant, il a la joie..vibrante..dirons nous, de celle qu'on ressent jusque dans sa chair et bientôt il se dandine un peu sur l'assise, n'y tenant plus, cherchant confirmation auprès de son regard.


    -Oui Alexander, vous avez bien compris, nous sommes tous deux invités..notre premier mariage Parisien.

Un léger rire enfantin, spontané et joyeux, accueille la plaisante nouvelle, maintenant qu'il est rassuré que ce qu'il a lu les lèvres Azelmiennes n'est pas que le fruit de son imagination.

    -Toutes nos félicitations mademoiselle de Galaup, je ne connais pas le nom du chanceux, mais j'ai une idée de son métier..

Feindre savoir, voilà qui les ramène au point départ, toutes ces supputations quant à la jeune maire, mais puisqu'il est question de compliment déguisé, elle la délivre de toute attente et lui livre la chute

    -...cultivateur de trèfle à quatre feuilles.

Voilà qui ferait des envieuses ,mais nullement la mulâtre. Toute sa vie durant elle a fui le mariage, l'engagement, l'attachement à un homme. Sabotant quelques belles liaisons, aimant sans aimer vraiment, puis fuyant tout transport amoureux, fuyant toute personne susceptible d'affaiblir sa carapace. Mais loin d'elle l'idée d'influencer autrui, elle respecte profondément les choix différents, des points de vue opposés, et ne peut que souhaiter du fond du coeur à la belle jeune femme aux yeux bleus comme le large, la vie rêvée.

    -Auriez-vous la date? Racontez-moi comment se passe un mariage français

Par curiosité des us Françaises, mais surtout pour ne pas commettre de bourde. Comme celle de louper la liaison avec Auteuil par exemple. Sa main se pose spontanément sur l'épaule d'Alexander, et elle articule à son adresse

-Préparez-vous mon cher ami, nous allons quitter le lieu pour marcher ensemble avec mademoiselle de Galaup, si elle veut bien faire un bout de chemin avec nous

Puis se tournant vers elle, sans pour autant ôter sa main de l'épaule frêle, un peu navrée elle-même que le temps aie filé si vite en agréable compagnie.

    -Nous ne sommes pas en retard, je dispose d'une petite heure encore pour rattraper la dernière liaison vers Auteuil avant la tombée précoce du soir, mais je ne veux pas vous quitter en courant une seconde fois. Je serai heureuse de vous accompagner vers chez vous ou la mairie, jusqu'à ce que nos pas se séparent. Et puis si j'en crois la bonne nouvelle, nous allons nous rencontrer bientôt.


Et même plus tôt encore, puisque la vente aux enchères se profile dans sa tête à cet instant précis, mais elle ne s'est guère encore décidée, et n'a pas songé un seul instant, qu'Azelma y sera pour beaucoup. Sa main se lève spontanément pour régler la note, et libérer la plus délicieuse des Parisiennes croisées à ce jour.
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