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[RP] Salle Culturelle de la mairie de Paris
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Azelma
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Joined: 19 Apr 2016
Posts: 3,331
Localisation: Saint Rémy de Provence
Féminin

PostPosted: 04/11/2016, 13:16    Post subject: [RP] Salle Culturelle de la mairie de Paris Reply with quote

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Dimanche 6 novembre 1822      
      
Vente aux Enchères d’Art aborigène Africain      

 

Après une nuit mitigée, un sommeil maintes fois entrecoupée, non par les soucis mais par la simple impatience de contempler les œuvres et objets que va mettre en vente Appoline, Azelma se rend de très bonne heure à la salle culturelle afin d’en ouvrir les portes comme il en a été convenu.

Hors de question de faire poireauter la métisse ! Aussi accompagnée d’ouvriers de la mairie dont la présence est nécessaire pour l’aide à la préparation de la salle, elle ouvre en grand les volets des grandes fenêtres avant qu’arrive la reine du jour accompagné de son petit prince.

La jeune femme laisse en plan un instant les ouvriers pour les accueillir comme il se doit, échange effectué chaleureusement mais sans trop, nul besoin de s’épancher lorsqu’on sait plus ou moins ce que pense l’autre.

Azelma sourit amusée à la remarque sur l’horaire et opine du chef à l’affirmative à son souhait d’installer la salle.

Bien je pense que vous saurez les recevoir quel que soit l’heure à laquelle vos visiteurs, acheteurs arrivent. Mais vous avez raison ne tardons pas.

Le maire vérifie que d’autres chaises sont à disposition rapide en cas de besoin, car elle espère voir du monde se pointer à cet événement sans précédent pour elle. Elle tient à ce que cette journée soit parfaite !

De ses azurs elle détaille chaque objet, statuettes ou autres boites en bois qui arrivent petit à petit se positionner dans la salle. Sa curiosité va sous peu être régalée, assouvie mais déjà elle s’emballe discrètement à la vue d’une statue représentant une femme et son enfant qu’elle porte dans son dos, une sorte de seau posé sur sa tête. Un corps de déesse, un port altier, une fierté saine s’ajoute à cela une expression fine du visage manifestant une forme de tendresse. Sous le charme qu’elle est, elle se surprend à vouloir la toucher mais se retient en voyant apparaître un collier magnifique.

Oula, notre Az souffrirait-elle de fièvre acheteuse ? Un bruit, un battement d’air la fait se retourner et elle découvre Alexander occupé à chasser ... quoi ? Un lion ? Un ennemi ? Quoi qu’il en soit le spectacle est amusant et retient toute son attention un sourire amusé aux lèvres.

Allez zou ! Elle se remet au travail en se disant qu’elle a toute la journée pour admirer les objets et Alexander.

Un parfum ou plutôt un mélange d’odeurs embaume la pièce, des effluves agréables qui titillent divinement les narines. Des parfums connus et reconnus pour certains et d’autres qu’elle découvre dans un certain bonheur. Un regard en direction de la Blanchearts afin de s’assurer que cette dernière ne constate pas qu’elle est totalement sous l’emprise de l’exotisme ambiant. Non pas qu’elle ait honte de découvrir tout cela ou même d’être prise sur le fait, nullement ! Juste qu’il y a bien des choses à faire et que cette nonchalance dont elle fait preuve n’est pas dans ses habitudes.

Au début d’après-midi tout est prêt, ou presque. Sincèrement enchantée par ce qui l’entoure, Azelma voyage un peu. Elle se décide à rejoindre Alexander laissant la mulâtre en terminer avec les journaliers.

Quand Appoline se joint à eux, la jeune femme semble être aussi satisfaite de la tournure actuelle des choses, tout ceci dit en un simple regard échangé entre les deux jeunes femmes.  Puis elle murmure quelque chose à son filleul, chuchot qu’Az n’entend guère mais à l’allure vaillante et fière qu’adopte le jeune garçon, elle sourit à l’enfant.

La métisse s’éloigne, c’est à cet instant qu’Azelma découvre la présence d’un homme qu’elle ne connait pas. Effectivement, certains curieux arrivent plus rapidement que ce qu’elle avait songé. Souhaitant laisser Appoline tranquillement se charger de ce visiteur précoce, Azelma pose délicatement sa main sur l’épaule d’Alexander l’invitant à aller se restaurer avant que d’autres personnes n’arrivent.

Bien entendu, un petit panier l’attend dans la petite salle située non loin de l’entrée, espérant retrouver Alexander, elle a apporté quelques friandises à son attention mais aussi de quoi le nourrir correctement simplement parce que ça lui fait plaisir et qu’elle se doutait qu’il aurait un petit creux lors de cette longue journée.

Tout en discutant doucement, ils se rendent dans la petite pièce non sans devoir passer non loin du potentiel client et de sa marraine. Le jeune garçon observe l’homme et sa marraine avant de reporter son attention sur Azelma. Celle-ci incline légèrement la tête en guise de salut à l’inconnu accompagné d’un fin sourire sans cesser ses pas et en ignorant totalement s’il l’a vu ou si comme elle il est totalement hypnotisé par ce qui est offert aux regards.

Ils s’éclipsent donc un moment, la jeune femme laisse l'enfant seul un instant afin d’aller accueillir les hommes venant pour assurer la sécurité des lieux.

Aucun événement ne se déroule sur Paris sans la présence de la police Royale, aussi elle les a fait mander pour ce jour spécial. Une fois en position, elle laisse les brigadiers et retourne voir Alexander après s’être assuré d’un regard qu’Appoline et l’inconnu papotent tranquillement.
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Sennet Malines
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Joined: 02 Nov 2016
Posts: 31
Localisation: Saint Denis
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PostPosted: 04/11/2016, 19:31    Post subject: [RP] Salle Culturelle de la mairie de Paris Reply with quote

«Au contraire de Lazare, je raffole la nuit.» 
 
 

 
 
 

 
 
 
L'étranger a toujours représenté la part la plus importante d'incertitude chez les hommes, cette manie à buter contre le mystérieux d'une culture dont ils préfèrent consulter les pages de carnets et de rapport plutôt que de répondre à l'adage " qui s'y frotte s'y pique" et devenir un explorateur passionné. Aussi, dangereux, sommes - nous que de débarquer dans les îles armés comme le feu et étincelant comme les cieux devant le minois inconnus et à la culture ignorée. On ne comprend pas ce que nous n'arrivons pas à accepter, tant que l'homme de couleur sera considéré comme un animal dangereux pour le cuir d'un Noble de la Royauté, la traite perdura à travers les siècles jusqu'à ce que les zoos d'humains soient abolis et que les excuses fluctuent de larmes et de livres émouvants. Sédentaire, la plupart des personnes d'Europe préfèrent quitter les frontières afin de fuir la Bastille ou les autres geôles respectives. Mais malheureusement les sévices n'ont pas de frontières et ne sont toujours pas régies et ce ne sont pas les droit de l'Homme qui feront rendre compte de l’atrocité à des avides de pouvoir et de conquête. A domicile, certaines grandes maisons ont a leur services des femmes noires qui souvent porte à leur cou un semblant de collier pour les chiens, les même qui au printemps comme à l'automne coursent les vaches dans les versants de la Savoie. Ces mêmes choses sont habillées de couleur et habituées à être usité comme à la Rome de Marc-Aurèle : des choses et outils que l'homme use à son bon plaisir. Le terrible n'a pas de mots et leur plus grand honneur est ce silence qui les rend Saintes. 
 
 

 
 
 
Lors de son service actif au sein du régiment dans la Campagne de la Saxe, il n'avait que brièvement écouté les dépêche d'un Lieutenant qui avait vu l'Afrique Coloniale. Il racontait des histoires qui rendait d'un côté le Chat perplexe et de l'autre, toute une section épouvantée et les grognards encore plus amusés à enfoncer la bêtise dans le crânes de cadets. Était - il possible de manger quelqu'un d'autre ? Véritablement : avons - nous un goût si différent entre noirs et blancs ? Les interrogations fusaient entre les tempes du Malines, trouvant presque grotesque que la différence entre chair n'a de résumé que la violence aveugle. Au fond de son coeur dur, Sennet maintenait l'esprit impérialiste qui faisait battre son cœur, s'il tenait vraiment à l'Afrique noire et aux colonies c'est qu'il devait y avoir un intérêt. Occuper ne veut pas toujours suggérer la soudaine bestialité des colons envers les aborigènes. Il cille soudainement à l'approche d'Appoline qui susurre presque, une fois douce et de miel proliférant de jolies paroles sorties d'un carnet d'enfant. Ce masque est censé protéger des boues antropophages qui semblent dévorer les hommes pour ne jamais les recracher. Le Malines pivota légèrement la tête, le regard onyx à la commissure de ses amandes pour dévisager le visage bruni et y découvrir avec une surprise bien emmitouflée, une jeune femme d'Afrique aux jolies joues décorées d'une bouche pulpeuse, les pommettes marquées par l’ethnicité de ses origines, les belles perles rondes d'un parfait, narguant presque ses prunelles d'origine plus française que la muse d'Ivoire. L'ancien de la ligne fronce un léger instant, détaillant justement l'émail de la jeune femme se rassurant d'avance, que ses termes joliment tournés ne soient les élingues qu'il portera dans la grande bassin d'eau bouillante dans laquelle il baignera avant de servir de met exquis. Vous êtes mon premier client... victime qui plus est, de mon commission de signaler l'heure sur l'affiche. A peine troublé, il préféra garder secret l'immixtion d'une pensée concernant le terme victime, restant toujours raide et droit, respectueux tant envers les lieux que pour l'événement. Finalement ses œillets n'ont de secret pour elle, puisqu'ils visaient depuis déjà une bonne vingtaine de minute la surface joliment lisse d'un masque aborigène, certain qu'il recèle de merveilleux secrets. Que pouvait - il être d'autre que les restes d'un Chef de Guerre d'Afrique ayant vaincu les maudits enfants de Wellington. Comment pouvait - il contenir un rictus quant à la pensée certainement malsaine, mais qui finalement s'adoucit pour retrouver la neutralité contenue jusqu'ici. Quel objet vous intéresse et je vous le vends sans passer par la case enchères. Cela vous épargnera d'attendre avec moi encore deux heures de temps leur début. Il lui dédie un un hochement de tête compréhensif avant de se tourner presque face à elle, incliné, et la senestre main s'accrochant à la cascade de la table nappée, les digitales dédiant les murmures de caresses. Décidé à répondre et se ôter du silence, il en tortille ses lèvres, expiant une voix grave mais agréable à entendre.  
 
 

 
 
 
Croyez - vous qu'il sera en sécurité en ma possession ? Il étire la courbe de la ligne d'un rictus déchirant sa joue rasée à la lame, d'une grimace agréable. Ne débattons point, vous avez un événement à diriger. Je prendrai donc ce masque qui laissera les malfrats Tibère en croisant son regard.. Il affirma derechef ses intentions d'achat plutôt que de piétiner le surplace et de grognonner, les griffes rentrées plutôt que sorties, il passe par la case chance qui lui offre deux heures, deux heures qui ne seront jamais perdues. Pour l'heure, il poursuit son bavardage. Il sera sage, je veillerai à ce qu'il ne morde que les pauvres idiots. Il retrouve une bouche normale, concluant déjà : Au nom de Monsieur Malines. 
 
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
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Appoline
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Joined: 27 Sep 2016
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Localisation: Un pied ici, un autre là
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PostPosted: 05/11/2016, 20:22    Post subject: [RP] Salle Culturelle de la mairie de Paris Reply with quote

[justify]
[H - une heure et demi]


Si elle n'avait moufté mot, il aurait probablement senti à la longue son regard cuire sa nuque. Elle reconnaît à leur attrait magnétique et animal des hommes d'intuition pour en avoir côtoyés jusqu'aux confins de leur humanité ou de leur bestialité, sur le navire négrier. Sous le front "vénitien" où s'alignent quelques boucles rétives, on croirait deviner une activité cérébrale intense.
Si son profil lui a fait penser d'abord à un personnage en haut relief échappé d'un diptyque, cet amas ordonné d'os et de chair, au fur et à mesure que son buste a pivoté pour lui faire face, lui a offert une vénusté délectable à l'oeil .



    -Croyez - vous qu'il sera en sécurité en ma possession ?


    -Croyez-vous que vous serez en sécurité en sa possession?


Loin d'avoir tordu la phrase pour un quelconque effet de style, jusqu'à s’appesantir particulièrement sur le "vous", elle en a pourtant soupesé chaque mot.

Ses yeux cernés par une nuit blanche et viennent croiser leurs acolytes. Si on lui avait demandé d'esquisser en quelques phrases la conclusion idéale à cette transaction, elle n'aurait certainement pas fait mieux. Non seulement il la devance dans ses pensées, mais il affiche l'assurance d'un homme qui sait ce qu'il veut, la laissant quelque peu mutique un instant. Sa main le devance et d'un geste vague semble faire entrave à la bourse qui se tend

    -Que monsieur Malines garde pour l'heure son argent, nous procéderons à la transaction dans quelques jours si vous le voulez bien. Je dois vous révéler bien des choses au sujet de cet objet, avant que vous n'ayez à le payer. Je dois m'assurer que vous en saisirez toute la portée religieuse, ésotérique que lui accordent les Wolof

Les yeux s'étaient abaissés furtivement vers ce qu'il tenait en main, pour retrouver enfin leur point d'ancrage originel

    - Je séjourne à l'auberge du mouton blanc à Auteuil -les postiers la connaissent- je vous suggère donc de m'écrire là bas sitôt que vos disponibilités le permettent.

Et elle se lève, griffonner sur un bout de papier le nom de l'auberge et du village. Son nom et prénom également. Bout de papier qu'elle lui tend d'un mouvement gracieux tout en l'écoutant avec attention

    -Loin de moi l'idée de vous influencer, mais sachez que si d'aventure vous deviez renoncer à l'objet, je ne vous en voudrai aucunement


Voyant qu'il était décidé à la libérer comme il l'a annoncé auparavant, elle joint son pas au sien, après avoir laissé sa phrase en suspens. Ce n'est que quand il aura franchi la grande porte, qu'elle laisse s'échapper la suite, d'une voix empreinte de malice

"..Auquel cas, ce serait le masque qui ne voudrait pas de vous" Sur ces derniers mots, elle incline légèrement son front en guise d'adieu, et revient auprès d'Azelma et Alexander pour lâcher une confidence avec tout le naturel du monde.

-Voilà ce qu'on appelle un bel homme! Un sourire complice leur est adressé pendant qu'elle les rejoint d'un pas décidé. C'était dit comme un constat dénué de sentiment, et elle sait qu'Alexander est habitué à l'"entendre" décrire avec un plaisir évident la beauté, masculine tout autant que féminine, sans s'encombrer de fausse pudeur.

Les menottes jointes devant elle sur un pan de sa robe, le minois qui portait il y'a quelques instants trace d'une grande fatigue, soudain revigoré, elle les regarde les yeux brillants d'un entrain quasi contagieux

    - Il nous reste plus d'une heure avant l'ouverture. Je n'ai plus qu'à reporter les numéros distribués sur une pancarte, pour que chacun puisse avoir une minuscule idée de l'objet convoité.
    Et pour tout complément nécessaire, je rencontrerai les personnes en dehors de la salle dans les jours à venir, individuellement. Nous aurons plus de temps pour procéder aux transactions

Ses yeux se posent spontanément sur la délicieuse maire. Appoline avait relevé chaque geste ou presque à l'adresse d'Alexander, appréciant sa gentillesse et sa bienveillance à son égard

    -Quelle que soit la somme amassée, grâce à vous je vis une véritable aventure, qui plus est, est à son balbutiement à peine. Après les immortelles, je vous prie d'accepter quelques graines tout aussi symboliques

Ses doigts cueillent sur la table voisine, un sac de la longueur d'une paume, empli de graines exotiques de toutes tailles, aptes à pousser dans une orangerie si Azelma le décidait, recueillies à même la flore sur les berges humides de Gambie. Elle les livre à sa perspicacité.

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Azelma
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Joined: 19 Apr 2016
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Localisation: Saint Rémy de Provence
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PostPosted: 05/11/2016, 22:53    Post subject: [RP] Salle Culturelle de la mairie de Paris Reply with quote


Alexander s’est restauré et il est pressé de voir où en est sa marraine, ce qu’Azelma peut concevoir tout à fait. Ils ont eu le temps de parler mais l’enfant est assez secret, réservé, elle n’a pas appris grand-chose mais l’a écouté parler de l’Angleterre avant de revenir à ses côtés dans la salle des ventes.

Appoline toujours occupée à parlementer avec l’homme, la maire demande à Alexander d’être patient même s’il n’a pas besoin qu’elle lui dise. Il n’empêche qu’elle perçoit en lui une maturité peu commune chez les jeunes garçons de son âge, il semble également vouloir être protecteur avec la Blanchearts, ce n’est peut-être qu’une impression mais pour Azelma quelque chose d’intense et fort lie la vie de ses deux êtres au-delà des apparences. Cette complicité, elle l’a partagée avec ses frères, alors elle la respecte sincèrement.

L’homme se lève, Appoline le raccompagne à la porte, avant de les rejoindre d’un pas décidé, une remarque sur le visiteur qui fait sourire Azelma.  Elle acquiesce d’un signe de tête appréciant cette forme de connivence qu’elle partage avec elle à cet instant.

Le temps passe rapidement en leur compagnie et sous peu les portes seront grandes ouvertes pour accueillir les potentiels acheteurs. Le temps est donc compté, il faudrait quelques pancartes vu le nombre d’objets présentés à la vente.

Je vous laisse totalement maître des événements, c’est la première fois que je vais assister à une vente enchère et vous avoue que j’en ressens déjà une forme d’excitation.

Lui sourit largement, elle est directe et franche avec elle, pour elle ne sait quelle raison Az à confiance en Appoline. Pourtant elles se connaissent peu encore, mais inexplicablement avec la métisse elle sent totalement à l’aise et laisse son naturel s’épanouir sans se demander ce que vont en penser ses interlocuteurs.

Un sac lui est tendu qu’elle prend avec précaution tout en l’écoutant amusée en repensant au bouquet d’immortelles qui trônent désormais sur la table de sa salle à manger. Toujours dans la symbolique, c’est d’ailleurs ce qui touche et plait énormément à notre Az. Au toucher elle comprend que ce sont des graines aussi elle la remercie d’une inclinaison de tête.

Vous savez entretenir le jardin de l’accointance. Soyez assurée que je cultiverai ces dernières avec la plus grande attention et le plus grand soin. Mais sachez que je vis à vos côtés cette aventure qui m’enchante, vous me faites rêver et voyager avec toutes les merveilles que vous avez en votre possession.

Délicatement elle referme ses doigts sur le sac, elle les caresse tous les deux de ses azurs et ose. La jeune femme se demande si la métisse ne regrettera pas de se séparer de certains objets, elle lui demandera à l’issu de la journée.

J’ai une demande à vous formuler... M’autorisez-vous à faire quelques esquisses de la vente ?

Spectatrice de ce qui va se dérouler par la suite, la de Galaup compte bien profiter de chaque minute qui va s’écouler. Sa dextre la démange depuis qu’elle a pu contempler certaines œuvres présentes, mais elle ne se permettra pas de laisser son envie de croquer certains moments de la journée, si l’organisatrice n’est pas d’accord.
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Céleste Ceyssat
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PostPosted: 07/11/2016, 09:46    Post subject: [RP] Salle Culturelle de la mairie de Paris Reply with quote

La jeune adjointe à l'animation s'activait comme une petite fourmi en ce dimanche matin ! Une poignée de volontaires et elle avaient veillés tard la nuit précédente pour cuisiner tous les plats qui seraient servis au buffet de la salle culturelle pendant la vente aux enchères. Il y avait des tartes, petits fours, salades en tous genres, gourmandises sucrées... De quoi combler les estomacs des amateurs d'art après que leurs yeux aient été rassasiés - et leurs portes monnaies vidés !

Bien que la fatigue se fasse sentir au réveil, cette veillée culinaire n'empêcha pas la petite Céleste de se rendre à l'église pour la messe dominicale ... Mais l'heure tournait ! Dès que l'office fût terminé,  elle se rendit au pas de course au local dédié à la préparation de cette fameuse vente dont le tout Paris parlait depuis des jours, afin de récupérer les plats et les apporter à la salle culturelle.

Chargée comme un âne avec des mets de toutes sortes empilés dans de larges paniers d'osier, la petite auvergnate qui avait au préalable fait mille et un calculs dans sa tête pour savoir s'il était raisonnable qu'elle dépense ses maigres économies dans un fiacre... se décida pour en appeler un - elle avait manqué de tout renverser sur le sol, c'était la goutte d'eau ! Profitant d'un peu de répit durant le trajet, elle respira un bon coup pour reprendre ses esprits embués par une nervosité qui ne cessait de croître à mesure que l'évènement tant attendu approchait. C'était en effet la première fois qu'elle allait devoir prouver aux parisiens qu'elle était un membre efficace de l'équipe municipale dirigée par la bienveillante Azelma.

Le fiacre marqua un arrêt soudain - un peu brutal dans sa conduite celui-là - et le cocher la somma de descendre après qu'elle lui eut confié les quelques pièces qu'elle avait précieusement gardé dans sa vieille boite en fer. "Tant pis", songea-t-elle, "cela vaut cent fois le coup et je n'aurai qu'à travailler plus dur la semaine prochaine!". Arrivée sur le parvis de la salle culturelle, elle ne pût s'empêcher d'admirer l'architecture de l'édifice. Vrai, Paris était la plus belle ville du monde !

Apercevant des officiers de la Police Royale postés à l'entrée, elle vint à leur rencontre et les informa qu'une jeune demoiselle répondant au nom de Mélanie Clicquot allait certainement venir à la vente aux enchères munie d'un sabre. Les officiers se regardèrent, interloqués. Elle leur expliqua que la demoiselle en question était productrice de champagne et qu'elle comptait venir faire une démonstration suivie d'une dégustation à l'attention des visiteurs. Les férus d'art allaient vraiment être dorlotés aujourd'hui !

Une fois son délicieux fardeau disposé harmonieusement sur les quelques tables dressées en buffet, elle chercha du regard Madame le Maire, qu'elle trouva en train de converser avec une jeune femme à la beauté atypique. Cette dernière avait la peau brune, un doux visage aux yeux profonds, aux lèvres charnues et encadré de petites boucles noires comme l'ébène. Céleste fût immédiatement intriguée quoique intimidée par cette belle créature venue de contrées lointaines.

Prenant son courage à deux mains, elle lissa sa robe du plat de sa main comme elle avait l'habitude de faire lorsqu'elle était nerveuse, et alla saluer les deux jeunes femmes.


"Bonjour Madame le Maire, bonjour Mademoiselle". Doux sourire et poli hochement de tête. "Je ne crois pas avoir eu l'honneur de vous rencontrer Mademoiselle ... Je m'appelle Céleste Ceyssat". Nouveau sourire qui montrait cette fois-ci ses petites quenottes. La jeune auvergnate se plaisait énormément à faire de nouvelles rencontres !

C'est à ce moment qu'elle prit enfin le temps de balayer la salle du regard et continua d'un ton enjoué :

"Les objets exposés ici sont vraiment d'une originalité folle, certains dégagent même quelque chose d'ensorcelant ... cette vente aux enchères va définitivement faire parler d'elle !" puis, innocemment "Qui donc consentirait à s'en séparer?"

Chamboulée par toutes ces nouveautés qui pétillaient en elle comme les bulles du champagne qu'ils allaient tous goûter plus tard, Céleste n'avait pas fait le rapprochement entre ces objets d'inspiration africaine et la jeune métisse à qui elle faisait face.
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Auguste_T
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Joined: 16 Aug 2016
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PostPosted: 07/11/2016, 14:14    Post subject: [RP] Salle Culturelle de la mairie de Paris Reply with quote

De l'épître dominical au quinze approchant (14H50)
De sagaies en futaies, où signare ne s'ignore.



Apparition, magicien de l'ombre et de la discrétion, à l'abri de voiles et de tentures. Il laisse le spectacle se mettre en place, avant de s'exposer à la vue des présents. L'ombre est toujours propices à la discrétion, état souvent recherché par l'Auguste , avant de rentrer sur scène. Il hume , s'inspire et s'insinue dans le tableau exposé à son regard vorace et insatisfait. Le doré accompagnant la nacre, le jais et le blond, il sort de sa réserve ou de sa retraite ombreuse.



Le martèlement d'une canne fait d'ébène et d'ivoire entremêle, fait résonner les trois coups , outre que de scandé la marche vers la lumière de l'homme , amateur d'art éclairé, ayant rendu à l'humanité l'art séculaire africain. Celui que l'on dit primitif et dénué d'âme, si on se réfère au courant d'idées surannées des nantis bien pensant. Il fait avancer son équipage mantelé de noir , cravate au couleur épiscopale , sur un gilet violine brodé de fil d'or et d'argent, sur l'immaculé de soierie d'une chemise dentelée. Prêt à couper dans le gras de la bêtise des beaux penseurs. Les bottes de chasse complète la tenue de l'équipage. Les yeux cachés à la vue par des verres fumés font un allez et retour sur les personnes présentes. Bien vite l'humanité est oublié pour venir se repaître des objets exposés. Le regard fait le tour de l'achalandage , puis bien vite une main gantée vient quitter l'autre et le pommeau de canne , pour venir effleurer l'arrondit , la courbe, la rudesse ou l'assemblage des œuvres. Main aimante, caressante et attentive , esprit affûté aux vibrations spirituelles. La senestre s'arrête sur la gravure d'un bâton de palabre peuls , puis sur un bijou d'aspiration almoravides. Les rondeurs de la représentation de la fécondité fait s'attarder le regard plus que la main de l'amant. Les verres fumés se pose et de la main de suivre, sur le coffre mystérieux. L'inconnu a toujours cet attrait connu de l'Auguste, faisant de fait augmenter la tension d'intéressement. La voix vient complété le moment.



-Il va de soit , je prends le tout !



Le ton est chaleureux et le visage s'orne d'un sourire conquérant. Oh , il sait qu'il n''est pas le seul à vouloir s'octroyer le droit à la possession de ces objets. Mais il a lui la volonté d'annoncer la couleur et sa volonté d'achat. D'un geste savamment étudié, il porte les doigts à la branche et retire le voile de fumée. Accaparant du miel de ses yeux les personnes réunies. Le miel se coule vers la première édile.



-Madame la bourgmestre, il m'est plaisant de vous voir de façon plus populaire. Ayant durant ma précédente visite fait l’impardonnable impair de montrer de l'intérêt que sur l'une des artistes exposées. Faute est mienne , d'avoir traîner pour faire acte de présence à la prime exposition. Je me flagellerai tantôt une fois rentré dans ma cellule monastique. Dites-moi il y a toujours de quoi boire et manger en mairie , auriez-vous peur que nous mourrions inanition ou que nos gorges s'assèchent à émettre moult bêtises verbales , dont je suis le premier acteur ?



Un esprit malicieux doublé à une pique amusée. Il ne déroge pas au paysage africain. Il glisse son regard vers une jeune femme blonde et vision interrogatrice, oublié par le manquement au devoir premier.



-Voila que je jabote à tout vent et que j'en fais absence de présentation. Auguste Théodore de Cossé.


Il fait inclinaison marquée et rond de ménage mantelé de cuir. Puis il va porter son regard de miel chaleureux vers la jeune femme au teint cuivré. Garante de l'intégrité de la feuille poussé au vent de sa culture livresque.


-Voilà qui nous permet de...Je l'espère pouvoir entretenir une conversation actée dans un temps plus mesuré dans son égrènement.Joie pour moi de parfaire la suite que l'effleurement infime de votre esprit m'a fait impatienter , d'une hypothétique rencontre.


Le train des chevaux de la conversation sont lâchés , il ne reste plus qu'à savoir qui sera le prochain cocher.


Last edited by Auguste_T on 07/11/2016, 16:24; edited 2 times in total
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Appoline
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Joined: 27 Sep 2016
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PostPosted: 07/11/2016, 15:43    Post subject: [RP] Salle Culturelle de la mairie de Paris Reply with quote


Il est une mystérieuse règle d'alchimie humaine qui voudrait qu'une excitation partagée entre deux personnes, se dédouble. Et il a suffi d'un regard pour y voir la même flammèche suscitée par une "première fois" dans les billes jumelles, de part et d'autres. Elle même peu commerçante dans l'âme, elle abandonnait de tout temps l'art des négociations à son père, autrement plus diplomate et plus adroit. Faut dire qu'il faut faire preuve d'une sacrée dose de patience, de recul, de doigté, de psychologie, de ruse pour venir à bout d'un courtier africain, lorsque ce dernier décide d' un prix pour ses esclaves. l'Équanimité d'Azelma lui est tout de même un vrai bain de jouvence. Plus elle la découvre, plus elle l'apprécie, se plaçant là où il faut, discrète quand il faut, présente quand les circonstances le décident. Douce mais forte, humble toujours, et d'une justesse de propos agréable à l'esgourde. Confortée dans son intuition première, elle ne peut que sourire à sa demande, avouons le, sous le charme de cette femme, sans nulle ambiguïté.

    -Mais je vous en prie mademoiselle, je ne savais pas que vous êtes douée pour l'art. Une autre petite pièce s'ajoutera au puzzle entamé ce soir. Mais croyez moi, je ne me leurre pas quant à l'échéance pour l'achever, je sais par intuition qu'il me faudra quelques années à vous côtoyer avant d'y parvenir.


Le parquet grince derrière elle, et d'une légère torsion du buste, elle découvre une chevelure blonde comme les blés alors qu'elle entreprend quelques pas timides en leur direction. Intriguée par cette apparition lumineuse, elle en oublie de sourire, piètre vendeuse qu'elle est. Pourtant flattée que la vente attire tout ce beau monde et persuadée, que c'est une cliente.

    -Ravie de faire votre connaissance mademoiselle Ceyssat, je suis Appoline Blanchaerts.

Appoline s'avance vers elle, alors que les yeux de la supposée-cliente parcourent les objets avec un vif intérêt. Non elle n'a pas vu venir la question donc, qui équivaudrait à poser son doigt, le plus innocemment du monde, sur le bobo : La culpabilité qui la ronge de céder la matérialisation même de son cordon ombilical. Loin de lui en vouloir, au contraire, elle en saluerait la perspicacité et s'estime redevable d'une réponse sans ni pudeur ni gêne.

    -Sans doute quelqu'un qui manque d'argent.


Un léger sourire nonchalant échangé avec elle et elle suit son regard, bien trop indécis encore en tant que cliente, estimant qu'il est plus agréable de lui laisser disposer d'un peu plus de temps

    -Un objet d'art est souvent vecteur d'une émotion qui trouve écho en nous, n'hésitez pas à prendre votre temps pour voir poindre l'émotion, ou pas. Et si d'aventure, un objet vous intrigue et que vous voudriez en connaître l'utilité avant le début de la vente aux enchères, j'ai préparé un livret presque exhaustif.

Encore cette foutue approximation, car elle n'a inclus ni lance, ni le bouclier en os, ni le caisson avec l'objet mystérieux de valeur. Elle n'en a plus le temps. Soudain son regard s'attarde sur un buffet, éberluée et se doute qu'elle a manqué quelque chose. Son regard glissera d'un visage à l'autre, quémandant une explication avant de se déclarer folle.

    -Rassurez-moi Mademoiselle de Galaup, cette nourriture n'était pas là il y'a à peine quelques minutes?


Elle devrait demander surtout si elle ne souffre d'aucun trouble de la vision, mais guère le temps d'avoir une réponse, qu'une silhouette masculine émerge de l'ombre soignant une entrée pour le moins tonitruante, à laquelle les trois coups assénés confèrent une théâtralité coutumière au personnage. Une silhouette élégante qu'elle reconnaît non sans une mystérieuse ébauche de sourire hameçonnée aux charnues, et dont elle a provoqué la présence, pour une raison toute personnelle. Si le hasard venteux les a réunis une première fois, et que la coïncidence les a éventés sans un mot sur les berges de la seine, il a fallu que la jeune femme provoque le destin en lui tordant le bras cette troisième fois. Non elle n'est pas femme à attendre que les choses se passent, elle a du jouer à Éole, sous peine de se prendre un vent. Cette fois, elle ne le laissera pas disparaître sans qu'elle lui aie confié, avec sa franchise habituelle, ce qu'elle lui veut. Ou au moins une partie. Le lieu n'étant pas adéquat pour le reste.

    - Tout n'a pas de prix monsieur de Cossé.
Un regard oblique enjoué désigne les deux belles femmes ici présentes. Ce même regard s'attarde sur le visage de la dernière entrante et s'adresse à elle

    -Mademoiselle Ceyssat, pendant que vous consultez le livret à votre aise, je me permets de m'entretenir avec ce monsieur quelques instants seulement, et je me ferai un plaisir de répondre à toutes vos questions par la suite. Vous me voyez d'avance reconnaissante pour votre patience.


Décidément elle fait preuve d'un empressement inhabituel, elle si posée et mesurée souvent en présence d'inconnus, mais le sujet dont il est question lui tient particulièrement à coeur, et cela se sent dans la lueur qu'arborent les vitres de ses yeux lorsqu'elles transpercent celles fumées de son mystérieux interlocuteur. L'esgourde est attentive elle au cliquetis du chapelet de mots qui s'égrènent et à leur musicalité, reconnaissant là l'homme de lettres qu'elle a cru deviner. Mais loin de le réduire à une seule identité, son intuition lui chante qu'elle est devant un spécimen rare dans sa complexité. D'autant plus que le mystère dans lequel il se plait de se draper, n'ajoute que de l'intensité à son empressement.

    -Mon direct est mon garde-fou incisif qui me protège des conséquences fâcheuses de toute ambiguïté, il est mu par le désir de poser une pierre inaugurale saine à nos futurs échanges, rien de plus, je vous prie de le croire. Aussi laissez moi préciser avant toute chose que je ne vous fais pas la cour monsieur de Cossé malgré que vous soyez bel homme et que votre prestance m'est plaisante


Qui a dit qu'il fallait un cocher aux chevaux? Elle se propose chevaucheuse à cru, un fouet à la main pour ouvrir le cortège d'une horde de mustangs lâchés en plein galop. Mais elle a confiance que la vivacité d'esprit dont il fait preuve lui permettra de ne guère prendre ses mots de travers, du moins elle l'espère, autrement elle se serait trompée, et perdu certainement un client motivé.


    -...Cela dit, j'ai besoin de vous.
    Après la couleur primaire, vient le temps de la moirure enfin si je me fie à mon intuition, qui ne me trompe que rarement, je sais d'avance que vous êtes l'homme de la situation : je vous ai vu à votre aise dans des environnements différents, vous dégagez le charisme typique d'un homme de culture, vous semblez connaître Paris, et guère effrayé par ma couleur de peau. Chacun de nous pourrait trouver dans ce que j'ai à vous proposer un certain intérêt, du moins je l'espère ainsi.
Aucun verre fumé ne peut cacher la curiosité exacerbée d'un homme, mais loin de la satisfaire, elle préfère terminer ce qu'elle a lui dire avant

    -Mais puisque vous venez intéressé par un objet d'art, prenez le temps d'en choisir un, et que vous vous décidiez à l'acquérir ou pas, rencontrons nous au café Procope à Paris..Je pourrais vous en dire plus à propos de mes projets, et éventuellement vous amener l(objet de vos instances.
Les yeux quittent un instant les verres-rempart, et s'adoucissent furtivement en couvant son filleul semblant imiter Azelma spontanément en attaquant une esquisse. Puis reviennent enfin à la source, cueillir une réaction. Elle n'aurait pas pu être plus exhaustive tout en demeurant avare de détails, de ceux qu'elle ne peut livrer qu'à leur aise à l'abri de toute intempestive interruption.

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Auguste_T
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PostPosted: 08/11/2016, 10:11    Post subject: [RP] Salle Culturelle de la mairie de Paris Reply with quote

De la lumière , vers un conciliabule .




Elle , être tutélaire de ce trio de grâces , fait perler les premiers mots de sa prime intervention verbale et commerciale. Il ne peut que prendre acte que pas tout est à s'approprier pécuniairement. Bien qu'au demeurant tout est affaires de commerce, la teinte de sa peau est un rappel à des pratique s que lui-même n'use pas et sans parler des dotes que l'on s'échangent entre pères ,comme on vendrait des bestiaux Mais ça il ne l'exprime pas , il le garde dans sa réserve. En définitive tout est à vendre , il suffit d'y mettre le prix.





Aussitôt paru et galanterie courtoise effectuée, les rets arachnéens sont tendus , dictés par un impératif de la maîtresse exposante. Attiré bien vite , pour ne pas être exposé aux oreilles indiscrètes. C'est ainsi qu'il le perçoit et que l'intrigue s'écume au fil des mots de la signare.Il vient remettre le voile fumé sur sa vision et s'empresse de suivre le mouvement. Un sourire malicieux vient perler aux lèvres de l'Auguste, alors que sa guide mentionne la cour des attraits aimants et qu'elle pratique le compliment dans une même envolée. Il ne peut s'empêcher de porter prémices d'exégèses.




-La cour ne semble pas assez vaste pour nous satisfaire.




Son regard fait géographie de l'anatomie dévoilée de la femme accomplie qui lui fait compagnie. Un homme de goût ne peut que faire procès à la féminité qui retire l'homme de la lumière de la douce perfection. Son esprit se fait attentif et attentionné à l'écoute de la dame, bien que son attitude reste mesurée et facétieuse. Car besoin est acté et ça il le retient.Intuitive , voilà un trait qui complète la cavalière qui chevauche les mots pour mander son truchement. Le regard de miel derrière son rempart s'allume d'intérêt, car il subodore quelques marges à franchir d'une écriture gaillarde. Une inclinaison de tête à peine marquée lui fait entendre qu'il sera en lieu choisi en temps et heure. Espérant secrètement qu'il y ait quelques heurts passagers dans le cheminement de cette entrevue, en amont ou en aval , qu'importe. Il attend , observe l'attitude de la femme , attrape au vol la fugace douceur qui échappe de son regard , mais pas au sien. Il suit la direction et en fait constat , le jeune homme est un des tenant de l'histoire.



Sa dextre joue avec le pommeau de sa canne et il rompt le silence qui a laissé la mordorée dans l'incertitude. Revenant au côté commerçant et qui est l'un des desseins de sa venue.




-Il n'y a pas qu'un objet , qui aiguise ma convoitise. Mais bien tous ...Enfin ceux dont vous voulez vous séparer. Il vous faudra tombereau ou charroi pour me livrer , je le crains !




La dernière partie des mots est lâché d'un ton badin. Bien que la volonté d'achat est sérieuse à elle de voir ce qui peut lui être octroyé.  


Last edited by Auguste_T on 08/11/2016, 10:19; edited 2 times in total
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Roman
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PostPosted: 08/11/2016, 10:17    Post subject: [RP] Salle Culturelle de la mairie de Paris Reply with quote

Il n'avait pas envie de venir. 
Non, vraiment pas. La morosité qu'il le happait ces deux derniers jours espérait le garder en son sein pour achever son sourire qu'il avait déjà perdu. 
Il ne savait pas pourquoi, ni comment. Mais d'une profonde bonne humeur quelques jours plus tot, il s’enfonçait aujourd'hui dans les méandres d'une solitude involontaire.. ou pas. Il ne voulait rien, n’espérait rien, pas même un coup de pinceaux pour tenter de lui faire oublier ce mal être ressenti. Rien. Vidé de la jouissance de la vie. 
Pourtant cet après midi là, il marchait d'un bon pas dans le froid de cet automne qui ressemblait bien à un Hiver précoce le menant jusqu’à la salle des ventes . Il avait promis à la mairesse d’être là. Et toutes les morosités du monde ne pourrait rien face à la promesse lancée entre les deux amis. 
Il y avait déjà une petite foule qui s’agglutinait à l'entrée de la salle des ventes. Parisiens curieux de cet art venu d'autres pays, inconnu. Même pour lui ce serait une découverte. Il n'avait jamais croqué ou aperçu que ce qu'il pouvait toucher du Doigt.Son imagination etait fertile mais de là à deviner l'art des autres continents, il y avait un pas qu'il n'avait pas encore franchis. Un soupire espérant faire bonne figure quand il ouvrit la porte et .. 

Il fut interloqué. marqué au fer rouge face au masque accueillant les visiteurs. 
C'était d'une banale simplicité et pourtant un frisson lui parcouru l’échine le stoppant net dans toute pensée non artistique. Son esprit vidé de la moindre envie se trouva à reprendre gout à l'observation alors que sans un mot il s'avança vers l'objet étrange. Le regard vif examinait la moindre parcelle de cet art ancestral et le sourire disparu revient parfois quand il remarquait quelque chose lui plaisant. La façon dont le bois fut travaillé, la peinture recouvrant ce masque. Voulant etre effrayant c’était la un pur chef d'oeuvre charismatique.  Il resta de longs instants à tourner autour de lui, se penchant pour mieux voir, revenant sur ses pas, repartant dans l'autre sens, examinant l'inconnu qui venait de happer son esprit pour les prochaines heures et lui rendre la vie artistique qu'il semblait avoir oublié. 

Son regard finit par se détacher de l'oeuvre pour admirer la salle en son entier. Les œuvres étaient pêle-mêle allant de l'arme aux masques, passant par divers peintures que l'on pouvait deviner plus anciennes qu'il n'aurait pu croire quand Azelma lui avait parlé de cette exposition. Il s'attendait à du banal, et il avait devant lui de l'Exceptionnel. Ses yeux finirent par se poser devant une silhouette qu'il connaissait. Azelma et ses esquisses. Elle n’était pas possible cette femme. Toujours affairé et toujours à faire. Un léger sourire alors qu'un jeune garçon semblait imiter la Mairesse dans son envie de dessiner. La curiosité le mena entre les deux admirant par dessus leurs épaules ce que chacun croquait. Il ne regretta pas ce coup d’œil . Azelma comme à son habitude avait le coup de crayon ferme et décidé, quand au jeune garçon, il avait une excellente technique . Un futur artiste à ne pas douter. Se risquant à se faire découvrir comme observateur de leurs œuvres, il avança la main au dessin du jeune garçon , arrondissant du bout du doigt d'un trait invisible ce qui était dessiné murmurant : Regardez ici, la courbe doit etre plus marqué sinon vous ne pourrez créer votre ombre suffisamment pour qu'elle soit crédible. Il sourit à ce jeune artiste  avant de tourner son regard vers Azelma, la voix un peu plus élevée : Mademoiselle de Galaup . Cette exposition est une merveille. De où il était il avait une vraie vue d'ensemble sur tout objet et chaque visiteur. De ceux qu'il connaissait, il n'y avait que la jeune Celeste  mais à ses cotés une femme. Métisse. C'était la première qu'il voyait en vérité. Elle avait le port fier de ceux qui avaient vécu le pire pour être là. Sa peau ambrée , son regard profondément sombre étaient délicieusement artistique, . Qui est-ce ? 
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"Ne prenez pas mon silence pour de l’ignorance, mon calme pour de l’acceptation, ma gentillesse pour de la faiblesse»
(C'est peut-etre aussi que je m'en moque)
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Azelma
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PostPosted: 08/11/2016, 16:27    Post subject: [RP] Salle Culturelle de la mairie de Paris Reply with quote


Alors qu’elle reçoit autorisation, permission de croquer à son aise, Azelma sourit à la nouvelle pièce de puzzle dont Appoline fait mention la concernant. Est-il possible de connaître parfaitement une personne ? Cela lui paraît compliqué, chacun a un petit jardin secret bien à lui ! L’idée qu’elles doivent se côtoyer des années durant l’enchante sincèrement. Si au départ, elle est tombée sous le charme exotique et enivrant de la jolie métisse, désormais c’est sa personnalité, ses engagements, son tempérament et tout ce qui fait d’elle ce qu’elle est qui la pousse à vouloir en savoir toujours plus sur elle.

Là se pose l’envie irrépressible de découverte et de partage, de tisser petit à petit avec la jeune femme un lien sincère sur un air de franchise et d’honnêteté.  Cette phrase signifiée est une forme de certitude, que le chemin pour y parvenir ne fait que commencer.

Une nouvelle entrée attire ses azurs, un large sourire étire ses lèvres en découvrant Céleste Ceyssat, arrivée il y a peu sur Paris mais pleine de bonnes idées et un désir de s’investir au sein de la vie parisienne. Une jeune auvergnate avec un cœur gros comme ça et qui plus est charmante ce qui ne gâche rien bien au contraire. Respectueuse inclinaison de tête à son attention en lui répondant :

Bien le bonjour Céleste ! Avant de la laisser se présenter à la métisse tout en assurant que les petits fours dont elle devait se charger étaient bien arrivés d’un coup d’œil furtif et bienveillant. Elle ne doutait pas de ses qualités et est satisfaite de constater que la Ceyssat a tenu parole bien qu’elle n’en doutait aucunement.

Elle écoute l’échange entre les deux jeunes femmes en souriant légèrement amusée par la fraîcheur et la forme d’innocence dont fait preuve l’échevin à l’animation récemment recrutée. Quand arrive un homme qu’elle a quelques fois croisé toujours de façons succinctes et discrètes. A chaque occasion il l’intrigue et cette fois encore c’est le cas pourquoi cela changerait-il n’est-ce pas ?

La de Galaup l’observe discrètement jusqu’au moment où il vient dans leur direction et la salue engageant la conversation directement, la jeune femme incline une fois encore la tête respectueusement pour le saluer avant de lui adresser un sourire et lui répondre :

Bonjour Monsieur, il me semble que la mairie soit attentive aux besoins de ses administrés et en général pour leur plus grand plaisir. Quand à votre verbiage je le trouve personnellement toujours agréable à entendre.

Un regard amusé , le tout dit sur un ton taquine avant de le laisser aux bons soins de la maîtresse de cérémonie, laissant également Céleste à sa découverte. Azelma prend son sac et va s’installer sur une des chaises accompagnée d’Alexander qui s’installer à ses côtés. A peine se met elle à esquisser qu’elle remarque le regard du jeune garçon sur son croquis. Azelma lui sourit en sortant un nouveau carnet et un fusain neuf pour les lui tendre :

Souhaiteriez-vous vous essayer ou simplement dessiner ?

Il a le regard pétillant et la remercie d’un sourire en prenant les outils de dessin. Tous deux appliqués et concentrés, Azelma n’entend pas s’approcher Roman, pourtant elle sent sa présence et reconnait sa voix lorsqu’il s’adresse à l’enfant. Alexander intrigué par ce doigt qui se pose sur sa feuille relève le minois pour pouvoir lire sur les lèvres de Roman, Az en profite pour déposer une bise sur la joue de Roman avant de regarder le dessin d’Alexander et de répéter la consigne au cas où il aurait loupé le début du mouvement des lèvres de son ami.

Il vous dit qu’ ici, la courbe doit être plus marquée sinon vous ne pourrez créer votre ombre suffisamment pour qu'elle soit crédible. Elle ajoute amusée. Monsieur Ringuet a raison ! Un clin d’œil à Alexander qui s’attèle illico à la tâche et elle sourit à Roman qui ne pouvait pas savoir que l'enfant est malentendant.

Monsieur Ringuet, je partage complétement votre avis.

Reconnaissante de sa présence bien qu’elle ait remarqué qu’il n’était pas au top de sa forme ces derniers jours et ceci la soucie. Aussi elle le dévisage un instant afin de le percer à jour tout en suivant son regard qui se pose sur la métisse. Azelma esquisse un sourire avant de répondre le plus simplement du monde :

Mademoiselle Appoline Blanchaerts, une jeune femme exquise pleine de ressources. L’organisatrice de la vente aux enchères et marraine du jeune artiste assis à mes côtés. Ses yeux indiquent Alexander avant de revenir sur Appoline, elle aurait tant à en dire mais n’ajoute guère un mot supplémentaire, laissant son ami se faire sa propre idée s’il venait à lui parler. Au besoin, elle les présentera l’un à l’autre, mais pour l’instant la jeune femme est occupée. Azelma tourne une page de son carnet et interroge Roman du regard associé à un murmure : Superbe femme... Ressemblante non ? Peut-être lui critiquera-t-il le portrait à un autre moment, mais la jeune femme avait fait ce dernier de mémoire à sa sortie du Majestic.
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Appoline
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PostPosted: 09/11/2016, 16:13    Post subject: [RP] Salle Culturelle de la mairie de Paris Reply with quote


L'œil se fait plus avenant et le visage plus bonhomme dès lors qu'il gratifie son prémisse d'une juste conclusion : une acception de "cour" validée de part et d'autre dans sa largesse.
Bien qu'elle aie relevé avec une acuité accrue le branle de ses doigts sur les objets exposés, bien qu'il lui épargne, au vu de sa proposition de tout acheter, tout discours zélateur, et une conséquente perte de temps. Il est quelques éléments qui entravent son envie d'y céder.

    -J'ai promis à la directrice de l'Académie des Arts -qui ne devrait pas tarder- de lui vendre quelques pièces qui puissent enrichir la collection de cette institution royale. Vous serez le bienvenu si vous désirez rester faire connaissance avec d'autres…jusqu'à la fin de la vente, et dans ce cas le reste, l'invendu, nous déciderons ensemble de son sort.


Mais pas que, elle n'est pas sûre de revenir à son pays et se braque devant la possibilité qu'on la déleste du dernier objet.
Mais pas que que, il y'a aussi le fait, qu'elle n'aie nul désir que le préambule préambulatoire de leurs éventuels rapports soit basé sur une sorte d'avantage financier au profit du ténébreux. Puis, si d'autres considérations se rajoutent à tout ceci, et qu'elle taira, il en demeure une au-dessus du reste, sans doute pour avoir été éduquée comme une signare, indépendante et fière : Elle préfère vivre chichement sans le fifre plutôt qu'un homme l'entretienne d'une manière ou d'une autre.


    - J'ai …


Nul besoin d'une prière pour abolir la distance entre leurs deux corps, elle même élancée et sa bouche pouvant trouver le chemin de ses esgourdes sans déviation remarquée afin que le reste vienne dans un murmure aussi fluide qu'éloquent

    -…Je possède un objet particulier, qui est si précieux à mes yeux, que j'ai refusé de mettre sur la liste des objets à vendre. J'attendais un féru d'art et de littérature qui sache l'estimer à sa juste valeur. Je crois reconnaître cette personne en vous.


Suspension des mots donnés en partage, pour redresser lentement sa tête et croiser son regard fumé, révélant l'éclat qui marécage au fond de ses propres yeux. Mais pendant que l'esgourde est à l'affût d'une réponse, les quinquets eux embrassent la salle vivante et notent avec une légère défiance, la proximité d'un homme d'Alexander



[Alexander]


Lui, en était là, aux côté d'Azelma, à croquer maladroitement sa marraine, sourd au raffut, fatigué après la longue journée au rythme endiablé qu'elle lui a imposé mais heureux. Il commençait à réaliser qu'il appréciait la présence de cette femme croisée au Majestic et tentait tant bien que mal accrocher son regard émeraude à ses lèvres, le plus souvent que sa pudeur le lui permette, prêt à apprendre à lire les siennes. Personne ne sait que souvent il ne fait que deviner l'enchaînement sur les lèvres inconnues, et cela donne erratiquement des interprétations plus ou moins justes à moins qu'on prenne soin à articuler. Il n'y a que celles de sa marraine qu'il connait par coeur, sur le bout des cils.

Peu satisfait de certains détails sur le déssin, notamment le regard sans profondeur, les cheveux ressemblant à des barbelés, il essayait de s'inspirer de la technique d'Azelma, docile et studieux. Parfois un bout de sa langue rose apparaissait délateur d'une poignante concentration. C'est cet instant précis qu'a choisi un jeune homme pour l'approcher et débiter des mots sans qu'Alexander sourd de les entende jamais. Il saisit trop tard et vaguement cependant qu'on s'est adressé à lui et ne peut que céder à sa curiosité d'enfant de douze ans

-Je m'appelle Alexander, et vous?

Le regard intelligent du jeune homme dévore le visage du nouveau venu, jaugeant mentalement s'il s'était adressé à lui en ami, ou en ennemi.


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Auguste_T
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PostPosted: 09/11/2016, 23:39    Post subject: [RP] Salle Culturelle de la mairie de Paris Reply with quote

Le pas se conjugue au verbe de la conversation , ni trop preste , ni trop lancinant . L'échange des voix qui joue dans le ténu et de fait , les pousse à un côtoiement linéaire , le parallèle se barre et se tort au gré du déplacement. Il acte de la promesse faite, voyant le possible des marchandises convoitées se réduire à la part congrue, le bât de l'âne s'allège d'un potentiel. Il y va d'un trait d'un verbiage exotique.


-Bëgg-bëgg yee wuute, moo-tax njaay may jar ca jaba.*


Serait-il devenu fou , un illuminé hérétique, faisant invocation devant l'affront de ne pas être acheteur satisfait. Seule la signare peut en appréhender la teneur. Montrant de part son verbiage , qu'il abonde dans la direction de la femme cannelle. Son regard se porte vers le sien et elle laisse le pas courir sur l'étrave et le murmure d'une confidence vient se porter à ses oreilles après une introduction sommaire sans éclosion. Puis vient la reprise lapidaire, qui fait porter un intérêt nouveau à l'Auguste. Marquant le pas pour montrer son intérêt à cet objet qui n'est pas encore mise en vue et qui semble lui être lot promis à sa réserve.


Il fait faire un demi tour , pour ne pas finir contre un mur, car à force de se déplacer que dans un sens , on ne peut que trouver des obstacles , n'ayant pour sa part , pas encore la faculté de traverser les murs, sauf si une masse lui est fourni. Il reprend le pli de sa voix qui un instant est restée cachetée dans l'enveloppe du silence studieux, pendu qu'il était aux lèvres de la conservatrice des trésors.


-Si vous me croyez digne de me voir devenir nouveau propriétaire d'un objet qui vous tient à coeur. Je ne vais pas vous affirmer son contraire. Je vais vous rendre à votre public acheteur, je reste autant qu'il vous plaira , pour vous permettre d'engager à terme vos promesses et d'envisager de satisfaire d'autres personnes. Je jugerai de la pièce qui vous est précieuse, au moment opportun.


Le chemin du retour ce fait et bien vite ou trop vite , le point de départ est atteint. La flamme s'éteint dans une simple étincelle d'un regard posé. On barbouille , on fuse et on dessine à dessein dans le coin des artistes accomplis et en herbes.


*les goûts sont différents, c'est pour ça que tout ce qui se vend au marché trouve acquéreur.
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Augellin
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PostPosted: 10/11/2016, 11:28    Post subject: [RP] Salle Culturelle de la mairie de Paris Reply with quote



L'artiste arriva lentement , s'appuyant sur une canne. 
Elle avait eu la sublime idée de rater une des marches cassées , chutant lamentablement et lourdement pour finir aux pieds son logeur , jupons en bataille et dos endolori . 
Le vieil homme en était des plus confus et dès le lendemain faisait réparer toutes les marches qui devaient l'être . 
Mais cette chute , la douleur cuisante , ne retint pas la curiosité d'Augellin ! 
Comment résister a cette vente d'objets d'art qui l'attiraient terriblement ? 


IL y avait déjà du monde quand elle fit son apparition drapée dans une immense cape noire bien chaude . 
Sur le pas de la porte, son regard sombre embrassa un a un les objets mis en valeur amenant un léger sourire sur ses lèvres . 
La brune s'approcha doucement d'Azelma pour la biser, ainsi que Roman , Céleste et le jeune homme qui dessinait la belle mulâtre qui bavardait avec Auguste T . 
Les saluant sans les déranger, Augellin se perdit ensuite un instant dans la contemplation de l'oeuvre que l'enfant dévoilait petit a petit et sourit . 


Mon enfant, tu iras loin si tu continues a t'appliquer ainsi.


Elle lui passa la main doucement dans le dos l'encourageant silencieusement a continuer dans cette voie, sans nul doute qu'il deviendrait un excellent artiste en son temps  . 
La jeune femme dut s'asseoir un moment et en profita pour esquisser également ce qu'elle voyait . 
Un petit objet en particulier avait gagné son attention et l'attirait étrangement . Il semblait l'appeler . 
Se relevant, elle s'en approcha et le prit dans une main délicatement . Une petite statuette représentant sans doute une divinité mais laquelle ? 
Elle était totalement ignare des dieux , déesses qui composaient les croyances africaines et se tourna vers la propriétaire de l'objet attendant de pouvoir lui poser quelques questions . 

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Appoline
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PostPosted: 10/11/2016, 11:55    Post subject: [RP] Salle Culturelle de la mairie de Paris Reply with quote

Le murmure lénitif ayant fait l'effet escompté, La marchande d'art d'un jour et son potentiel client errent leur ambleur d'un pas synchrone, s’approprier l'espace, jusqu'à ce leurs pas les ramènent à la source, là même où ont jailli les premiers mots. Elle l'aura mieux approché, ce fils d'Eole, elle aura mesuré combien le tourbillon aura comblé l'immensité créative par sa simple présence. Elle aura probablement un peu relevé ses goûts, ses manières, ce qu'il révèle, ce qu'il ne révèle pas assez et ce qu'il cache sous un écran de "fumé" comme un dais d'étoffe prêt à s'abattre sur l'ouvrage dès lors qu'on cherchera à le percer. L'indolente prunelle glisse sur l'arête de son nez, s'imprègne une dernière fois de ce qu'il dégage, comme une bête sauvage qui jauge avec tous ses sens à l'aguet, loin de ne se fier qu'à un. Elle décide enfin de ne reprendre le débat sur l'argent supposé tout acheter que plus tard. Car oui plus tard il y'aura, elle désire ardemment le revoir et explorer jusqu'aux méandres abyssales de cette tête polychrome.

Tout en nuances brunes, posées par des touches maîtrisées sur des tables d'un blanc candide des premiers jours, ainsi leur apparaissent de là où ils sont les oeuvres. Mais c'est une qui retient son oeil, et vers laquelle son menton pointe

    -Puisque vous pouvez rester, je ne vous priverai pas du plaisir des enchères. Ne manquez pas l'objet numéro 8

Un regard plus souriant que ses lèvres scellera momentanément cet échange, car elle aperçoit de nouveaux venus, plus de monde, une jeune femme également s'approcher d'Azelma, mais surtout, elle reconnait avec un soulagement non feint, une apparition fort attendue. Un homme courtaud sur patte qui entre dans la salle en se délestant son chapeau afin de saluer les têtes croisées majoritairement inconnues, une chemise en cuir sous le bras, le pas qui claque et les doigts qui épongent désespérément son front avec un mouchoir brodé. Le temps de le rejoindre, d'échanger quelques mots, dernières mises au point s'assurant qu'il veillera lui même sur le déroulement des ventes pour y apporter une touche légale, et elle l'abandonne, s'approche elle même d'un pas décidé du milieu de la salle, afin que sa voix porte aux quatre recoins. Ses paumes assènent trois coups sonores qui font converger d'un même élan les regards

    -Mesdames, mesdemoiselles, messieurs, je vous prie de prendre place, les ventes vont commencer sous peu. N'hésitez pas à utiliser le livret avec des croquis parlants, plus vrais que nature, qui illustrent chaque objet, et son utilité première. Merci d'être tous venus, et je vous souhaite beaucoup de plaisir lors de ce temps passé avec nous.



Particulièrement excitée par l'expérience, elle se dirige d'une démarche féline jusqu'au pupitre, non sans avoir charrié avec elle un verre d'eau. Et la voilà qui clame tout haut d'une voix claire quoiqu'un peu rauque

    -Nous allons commencer par l'oeuvre d'art numéro 1. Statue d'un guerrier Wolof sculptée le siècle dernier et qu'aurait possédé jusqu'à sa mort un haut dignitaire de Gambie.
    Les enchères s'ouvriront à cent francs, qui dit mieux?


Regard circulaire pour guetter les réactions de la salle, avant de passer à la suivante.
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benoit
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PostPosted: 10/11/2016, 12:53    Post subject: [RP] Salle Culturelle de la mairie de Paris Reply with quote

Oui, on est ministre de la guerre et de la Marine...mais on est aussi celui des Colonies, et donc, quand il y a une vente aux enchères d'objets en provenance des colonies, ou juste à coté...ben faut y aller, ne serait ce que pour voir s'il n'y aurait pas des objets pouvant servir d'ornements aux froids bureaux du ministère.

Et en plus, ça changera des entrainements sous la pluie avec les troupes, ainsi que des enquêtes au beau milieu des plages et marécages battus par les embruns du "Far West" Français.

C'est donc un Benoit tout soigné,  lavé et surtout séché de son récent séjour au bord de l'Atlantique en plein mois de Novembre qui arrive au lieu de la vente en tenue de service d'officier de Légion Etrangère, comme du temps où il était en Guyane Britannique, ...pile au moment où elles vont commencer.

A vente coloniale, tenue coloniale...reste juste inventer le chapeau qui va compléter la tenue, parce que le shako et le bicorne, dans la jungle ou sous le soleil brulant, c'est un peu limite

Vu la pluie qui tombe, passe vite son manteau, met son bicorne et sort de la voiture. Tel quel, on devine juste que c'est un militaire qui passe dans la rue...comme tant d'autre

Un signe aux gardes du corps pour rester le plus discret possible, vérification qu'il y a au moins deux ou trois autres individus en uniforme parmi les gens rassemblés, arrivée devant la salle...et on conserve le manteau...pour le moment.

Vérifications effectuées, un autre signe afin de leur indiquer qu'il n'est pas besoin d'annoncer qu'il arrive, Benoit entre dans la salle, voit que les gens se sont tourné vers la maitresse de cérémonie, une femme visiblement au teint métissé qui captive son auditoire.
Suivant le pas des derniers arrivés, et, se mêlant à eux va se placer tranquillement en un endroit stratégique...soit a coté du buffet, dans le dos de tout le monde.

La vente commence sur ces faits...tout comme la dégustation d'un canapé du buffet, assorti d'une coupe de champagne.

C'est ainsi équipé et posté loin des regards que Benoit assiste aux premières enchères de ces objets d'art Africain.

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-Président du Conseil, Ministre de la Guerre, des Armées et des Colonies, Lieutenant Général
-Lord Manor of Rugby, -CB(hon.)
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